Clair Obscur : Expédition 33

C’est un sujet d’actualité (les Game awards, cocorico c’est un jeu français, les chevaliers des arts et des lettres et encore ce vieux sujet qu’on pensait enterré depuis bien longtemps, j’ai nommé : la corrélation entre violence et jeux vidéos … :frowning:), mais si j’en parle aujourd’hui c’est parce que j’ai commencé ce jeu il y a quelques semaines et ça faisait bien longtemps qu’un jeu ne m’avait pas autant rendue accro (le dernier en date c’est Zelda - Tears of the kingdom que je n’ai toujours pas terminé… la map est beaucoup trop grande, j’ai renoncé à explorer le monde souterrain de fond en comble).

En quelques mots (copie mot par mot du synopsis dispo sur Playstation):

Clair Obscur: Expedition 33 est un RPG au tour par tour révolutionnaire qui utilise des mécaniques uniques en temps réel afin de rendre le combat plus immersif et addictif que jamais. Explorez un monde fantasy inspiré par la France de la Belle Époque dans lequel vous affronterez de terribles ennemis.
Une fois par an, la Peintresse s’éveille et dessine un chiffre sur son monolithe. Un chiffre maudit. Toutes les personnes ayant atteint cet âge se transforment en fumée et disparaissent. Année après année, ce chiffre diminue, et nos rangs s’amenuisent. Demain, elle s’éveillera et peindra le chiffre 33. Demain, nous partons pour notre ultime mission : nous allons anéantir la Peintresse, afin que jamais plus elle ne peigne la mort.
Nous sommes l’Expédition 33.

Le RPG, ce n’est pas le genre de jeu auquel je joue et pourtant j’ai bien aimé ce jeu (je ne l’ai pas encore terminé donc NO SPOIL SVP! Utilisez la bannière « spoil » :wink: ).

Ce que j’aime :

  • la musique :heart: qui a été écrite pendant le développement du jeu
  • les personnages (Esquié et Gustave sont mes favoris ! Je ne me remets toujours pas de ce qui est arrivé à Gustave d’ailleurs)
  • l’histoire (qui paraît-il vous retourne le cerveau à un moment donné - bon je n’en suis pas encore là)
  • le design
  • le level-up qui est plus que correct et assez juste
  • le niveau de difficulté est acceptable (j’ai vite compris que si je n’ai pas le niveau pour combattre, ben j’ai plus qu’à faire du level-up et à revenir plus tard …)

Ce que j’aime moins :

  • les techniques de combat de certains personnages (Sciel et Lune … j’ai encore du mal à jouer avec Sciel et à comprendre ses techniques), et même pour certains ennemis je trouve que c’est limite (surtout quand ils ont plusieurs tours à la suite)
  • le système de compétences et luminas qui est un peu complexe à comprendre au début
  • les parades et esquives : alors OUI j’admets, je suis, de base, nulle en esquive (dans n’importe quel jeu), mais je ne renonce pas aussi facilement, et je n’hésite pas à refaire un combat plusieurs fois jusqu’à ce que l’esquive soit à peu près maîtrisée (donc que j’aie le bon timing) et que je gagne le combat. J’ai renoncé à parer les attaques parce qu’apparemment ça demande un bon niveau de maîtrise que je n’ai pas et n’aurais sans doute jamais (ça c’est admettre son niveau de nullité).

Allez, je suis sûre qu’on est plusieurs à y avoir joué, montrez-vous les gamers :wink:

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Je me demandais quand quelqu’un allait être en parler x)

Je suis aussi loin d’être une gameuse, les seuls que j’avais réussir à aller au bout de l’histoire jusque là étant Pokémon et Monster Hunter Stories (j’ai joué à Monster Hunter 3 aussi, mais je crois que je ne l’ai pas fini ^^’)

Bref, Clair Obscur j’aurais dû rage quit le jeu dès le premier ennemi, mais il y a quelque chose de profondément addictif dans le fait de se sentir vraiment progresser! Il y a ce truc où au départ tu n’arrives même pas à voir et comprendre toutes les attaques que l’ennemi a fait, et plus tu réessayes, plus tu as cette sensation grisante que le temps ralenti et que tu peux parfaitement lire ton adversaire ! Sans compter toute la mise en scène qui rend ton contre très satisfaisant, comme si c’était déjà une victoire en soit (avant de te faire tuer par le combo suivant ^^)

Pour moi, ça a été d’autant plus flagrant que j’ai joué à Pokemon Legends ZA en même temps et que ce dernier m’est tombé des mains. Les combats étaient brouillons, l’abandon du tour à tour rendait les actions des pokémons moins marquantes, et je déteste ce côté où ça part dans tous les sens ^^’ Bref, quand je me loupais sur Expédition 33, je me disais “c’est ma faute”, mais dans Legends ZA j’avais l’impression que c’était la faute du jeu donc c’était frustrant.

Plus simplement, je me disais que quand je jouais à Pokémon, c’était du temps perdu pendant lequel je ne jouais pas à Expédition 33 ^^’

Même Zelda j’avais lâché rapidement, parce que comme je ne joue qu’occasionnellement, j’oublie assez vite quel était l’objectif (et je me perds…) avec les couloirs, bon je me perds toujours, mais au bout d’une dizaine de minutes à tourner en rond, je remarque les repères que les développeurs ont mis et je dis “aaaah!!! Merci”, j’ai même pigé que je pouvais me repérer par rapport au Monolithe sur la worldmap pour savoir où est le nord x) Et il y a ce truc génial où tu es justement forcé de regarder les environnements, donc inconsciemment chacun devient mémorable (mon coup de coeur reste l’océan suspendu). Les boss aussi deviennent mémorables vu tout le temps qu’on passe dessus (même les monstres “faciles” d’ailleurs - le premier monstre qu’on croise dans l’océan suspendu et où il t’attaque à vitesse lumière et toi t’es en mode : je suis censée parer ça ??? avant de remarquer l’indice auditif). Et la musique rend le tout encore plus mémorable, parce que quand tu entends le thème, tu peux dire :ah mais oui, ça c’était contre… ou c’était dans cet environnement

Bref, pour moi c’est un bon jeu parce que j’ai eu envie de le finir alors que normalement quand c’est dur, j’abandonne rapidement :sweat_smile:

Effectivement les mécaniques de Lune et Sciel sont dures à comprendre, et à vrai dire la seule chose que j’ai compris sur Sciel c’est qu’elle buff mes autres personnages, mais je n’arrive toujours pas à comprendre comment lui faire faire des dégâts :joy:

Et je dirais quand même que la parade n’est jamais impossible, et c’est ça qu’il y de bien dans ce jeu. Et je pense que tu finiras par l’apprécier parce que le rythme de la parade donne l’impression d’une danse et de complètement dominer ton ennemi là où l’esquive casse ton rythme

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Oui, j’ai cette même sensation !

Et je me perds aussi très facilement.. :slight_smile: Je n’ai aucun sens de l’orientation IRL (il suffit d’un petit détour et je suis perdue sans GPS…). Il y a beaucoup moins de repères que les autres jeux je trouve et c’est bien mais pas pour des gens comme moi :rofl: Et puis parfois ce n’est pas toujours forcément évident de savoir si tu peux sauter ou pas. :sweat_smile:

5 « J'aime »

Merci pour ce topic !

Pour ma part, je suis accro au jeu depuis qu’il est sorti (j’ai dépassé les 500h, sans commentaires)(j’ai même changé ma pp sur le site pour Lune)(je vais peut-être finir par changer celui du forum aussi, tiens).

• Ah, la BO est incroyable et c’est un euphémisme ; celle qui m’émeut le plus, c’est Une vie à t’aimer. Aussi, The Reacher - Orphelin et Monoco’s Station - Tics Tacs (trop sous-cotés)
• Oui, horrible pour Gustave, mais j’avoue, dès que j’ai vu Verso,

vsa
(oups)
Blague à part, je trouve le personnage très réussi, mais je ne vais pas spoiler :slightly_smiling_face:
(et je ne vais pas parler d’autres persos pour la même raison)

• Je confirme pour l’histoire, ça, c’est du retournement de situation. Je trouve que ça arrive un peu tard, cela dit. Y’a beaucoup de scènes en mode “wow, c’est mystérieux”, j’avoue que j’en ai eu marre au bout d’un moment et j’ai dû me spoiler pour avoir envie de continuer :sweat_smile: (surtout qu’au début, j’étais très mauvaise au jeu). Bon après, dans l’ensemble, l’histoire est très bien et c’est intéressant à revoir quand on connait le dénouement.
• Tout ce qui est art visuel est incroyable aussi (d’ailleurs, j’ai sauté sur l’artbook).

Perso, j’aime bien Sciel, c’est peut-être celle que je joue le plus ; son gameplay est basé sur les Présages :

Les compétences de type Soleil permettent d’appliquer des Présages (jusqu’à 10), une compétence Lune de les récolter.

Utiliser une compétence Soleil octroie une charge Soleil. (pareil pour les Lunes)
Avec 1 charge Soleil et 1 charge Lune, on entre en phase Crépuscule où les dégâts sont augmentés. (et on peut appliquer jusqu’à 20 présages)

Après, il faut étudier les compétences et les spécificités des armes pour voir comment en tirer parti le plus efficacement possible. (pas hésiter à regarder des vidéos sur Youtube, y’a plein de tutos).

J’aime bien Verso aussi, avec sa montée de rang progressive qui augmente les dégâts, mécanique inspirée de Devil May Cry (j’avais tous les épisodes sur PS2)

Pour ce qui est de Lune, j’avoue, c’est celle que j’ai le plus de mal à build. Je sais jamais si je dois la jouer en support ou en attaque. En attaque, je ne suis que sur des coups à 2 millions de dégâts, peux mieux faire (mais c’est celle qui a le moins de luminas)(je suis en NG+)

Maelle est la plus facile à transformer en bombe atomique, mais du coup, je ne la joue presque pas (vu qu’elle one-shot tout…)(mon record est à 143 millions de dégâts, mais on peut faire plus)

Monoco a un système sympa, mais comme Lune, je tente toujours de trouver un build qui me va.

Si les ennemis ont trop de tours, il faut que tu augmentes ta vitesse. Par les attributs (dans le menu du drapeau) et/ou les pictos/luminas.

Pour rappel : on peut équiper jusqu’à 3 pictos. (qui ont leurs propres statistiques).
Après 4 combats, le picto est appris et on peut équiper la lumina correspondante.

Mais, oui, c’est compliqué à appréhender (surtout au début), il faut vraiment prendre le temps de tout lire. Et tout combiner pour maximiser les dégâts, c’est tout un art, j’suis encore loin d’être une experte :sweat_smile: .

Bah écoute, j’ai fini ma première partie en arrivant à peine à esquiver en facile, et là, je pare en expert (ce qui ne sert à rien, parce que je one-shot à peu près tout), c’est vraiment une question d’habitude et de prendre le rythme. (bon cela dit, c’est pas demain la veille que je vais parer les boss les plus difficiles)

Aussi, bien regarder les mouvements ennemis et tendre l’oreille (ou augmenter le son :laughing:) parce qu’il y a toujours un indice sonore.

Perso, moi je trouve ça bien, l’absence de minimap, ça permet de mieux explorer, et les zones ne sont pas si grandes, tant pis si je me perds un peu :sweat_smile:.

Bon, je vais m’arrêter là, ce post est déjà trop long, mais oui… le jeu est bien !

6 « J'aime »

On m’a appelé ? Non ? Bah je suis là quand même !

Alors j’ai fini le jeu il y a quelques jours quand @PrincesseKokaiso me laissait y jouer^^… Je plaisante, je jouais quand elle n’était pas là.

Quand je dis “fini”, je parle de l’histoire car il me reste plein de choses à faire (des boss et des zones optionnels) que je ferais petit à petit en parallèle d’autres jeux. Et j’ai adoré ce jeu ! Son ambiance est géniale, la musique est parfaite, l’histoire prend aux tripes et le gameplay (bien qu’un peu dur parfois) est super.

Alors, je sais que le gameplay tour par tour peut en rebuter plus d’un, mais étant un vieux briscard du jeu vidéo (j’ai commencé à jouer dans les années 80, donc oui, on peut dire ça de moi je pense), ça m’a rappelé mes premiers RPG (la série Final Fantasy en tête, série qui a inspiré les créateurs d’Expédition 33). Et ce petit retour aux sources, j’adore.

Bon, tout a été dit plus haut, je ne vais pas en rajouter. Juste, j’ai découvert un groupe de musique qui a fait des metal cover de la BO du jeu (Powerplant). C’est génial !

Kenavo

7 « J'aime »

Oh, Princesse, merci pour la création de ce topic !
J’envisageais depuis un petit moment à faire la présentation du fandom de façon officielle parce que c’est une pépite qui m’est très chère, mais maintenant j’hésite par peur de faire doublon !! :laughing:

Si je dois résumer mon avis sur CO:E33… Je dirais « chef d’oeuvre ».
Je suis tombée dessus un peu par hasard, parce que ma chère @Astree m’en parlait, me partageait son impatience de la sortie du jeu. J’en avais pour ainsi dire jamais entendu parler et, quand je lui ai demandé plus en détail, ma curiosité a été piquée et le site internet a fini d’achever de me convaincre.
Donc très rapidement à sa sortie, nous l’avons acheté avec mon adelphe sur le groupe famille Steam, et je l’ai dévoré, à mon rythme. J’ai dû boucler le premier acte assez vite, mais la fin de ce dernier m’a fait comprendre que 1) j’allais vraiment me prendre une claque et 2) je devais déguster cette histoire. Et la suite de mon expérience me l’a prouvé !

Tout dans ce jeu m’a charmée. L’ambiance, les personnages, la bande originale, le double-sens, les détails cachés… Les retournements de perspective, de situation, les indices cachés là qu’on ne comprend que bien plus tard, peut-être trop tard. Sans parler de l’histoire. Elle doit bien avoir des défauts, mais si on plonge dedans sans trop réfléchir (absolument pas ce que j’ai fait jusqu’à la moitié de l’acte II), on se laisse embarquer et on la vit aux côtés de nos protagonistes.

Je suis vraiment heureuse de la réussite de ce titre francophone made in France mais pas que, qui a donné leur chance à des débutants auxquels les grands studios n’auraient probablement jamais fait appel. À quel moment peut-on envisager de recruter un professeur de guitare qui fait des musiques et les partage sur Soundcloud pour le fun, et lui demander quelque chose comme huit heures de BO juste fantastique, qui mêle des tas de genres, de l’instrumental à la chanson (on en parle des paroles ??), le tout alors que c’est un inconnu au bataillon ? Rien que pour cette « success story » à la française, je suis heureuse d’avoir découvert cette histoire à l’aveugle et de m’être laissée embarquer.

Là où je suis très frustrée, c’est le recul de certains qui ne veulent pas y jouer parce qu’ils n’aiment pas le combat au tour par tour, et le côté « réflexion RPG » (je parle de builds, de réfléchir à quelle attaque choisir etc.). Je dénonce là mon conjoint, qui est intrigué par l’histoire mais reste réfractaire au gameplay des combats… alors qu’on fait littéralement du jeu de rôle avec des copains et que ça fonctionne de la même façon. Pire, en JDR on peut pas tellement parer, esquiver ou contre-attaquer comme on peut le faire dans CO:E33 ! Mais bon, peut-être finira-t-il par réaliser son erreur et donnera-t-il sa chance à ce jeu ?

En tous les cas, j’ai été conquise dès la première bouchée, on est très vite plongé dans le bain, et l’histoire, peu importe sa conclusion, nous apporte (si on se laisse toucher) un début de réflexion, peut-être d’introspection. Je mets la suite sous balise spoiler car ça va parler de l’épilogue entre autres !

Spoiler spoiler!

Je crois que la thématique du deuil m’est très vite venue à l’esprit – peut-être était-ce cette forme prostrée de la « marionnette » de la Peintresse qui semblait pleurer, même si on la voyait de terriblement loin depuis Lumière. Je ne saurais pas dire à quel moment ça a fait « click » dans ma tête, probablement à la fin de l’Acte I, à la mort brutale de Gustave, et à la réaction de Maelle. Pourtant, le gommage de Sophie dans le Prologue pose déjà un poids dans le cœur, et le massacre de l’expédition par Renoir peint sur les rives obscures laisse comprendre qu’on est pas là pour rigoler du tout.
Mais quand l’un tombe, on continue.
L’arrivée de Verso, personnage entouré d’ombres et de mystères, semble apporter quelques réponses, et celle de Monoco (Monoco… que je t’aime !!) rajoute un comic-relief dont on a parfois besoin. Son côté décalé, sa relation avec Verso, tout ça permet d’alléger un peu – mais on sent bien que lui aussi a du mal, notamment avec la perte de Noco et la réalisation que, malgré sa réincarnation, il a presque tout oublié. Ce cycle sans fin que vivent Verso et Monoco, de voir leurs êtres chers partir, peut-être revenir mais différents, c’est dur émotionnellement.
Enfin, quand on arrive à la fin de l’Acte II… Je me souviens encore de la façon dont j’ai dit « c’est la maman… » quand on fait face à Aline. Quand j’ai compris qu’elle tentait de faire vivre éternellement un souvenir d’un être perdu (via son journal audio notamment), je n’ai pas pu ne pas compatir. Et la disparition de Lumière et ses habitants, alors qu’on pensait avoir gagné, nous rappelle qu’on est pas maître du destin, que parfois les choses sont plus fortes que notre volonté.
L’Acte III est techniquement le plus faible car sitôt a-t-il commencé qu’on peut l’achever. C’était le moment idéal pour explorer, creuser, comprendre davantage. On avait pourtant déjà toutes les clés, mais d’approfondir encore les relations entre les différents personnages, leurs buts et surtout le poids qu’est le Tableau pour la famille Dessendre renforçait cette inéluctabilité du choix final. Sauver ou détruire le Tableau ? Laisser Alicia s’y perdre dans une vie parfaite entourée de gens qu’elle aime, entièrement valide, au prix de sa santé et de sa vie, et laisser Verso souffrir ? Ou bien renvoyer Alicia dans sa réalité, où elle est défigurée et muette, où elle porte encore les stigmates de l’incident qui a quasiment détruit sa famille, mais aussi pour lui permettre de faire correctement son deuil de son frère ?
J’ai, personnellement, choisi la deuxième option. J’avais beaucoup d’empathie pour Verso – un immortel qui n’a pas demandé à vivre tout ça, qui sait très bien qu’il est faux même s’il est vivant, qui sait pertinemment qu’il n’est qu’une pâle copie d’un autre, décédé. Mais surtout, je considérais que c’était la façon la plus saine pour Alicia que de faire son deuil. Oui, le peuple de Lumière était réel, conscient – ces personnes avaient une âme. Mais en s’enfermant dans le déni, Alicia ne pouvait que se détruire à petit feu. Aline et Renoir n’auraient pas seulement perdu leur fils dans cet incident, mais aussi leur benjamine. Et Renoir l’aime, plus que tout, il veut la tirer vers le haut, l’aider à s’envoler. Il sait pertinemment, à la fin de leur affrontement dans l’Acte III, ce qu’elle prépare, mais par amour pour sa fille, il accepte de fermer les yeux.
Pour moi, la fin de Maelle est une fin de souffrance psychologique. Peut-être parce que j’ai déjà vécu – et vis encore – des dénis de deuils qui rongent de l’intérieur ; la « maladie » du Tableau est une représentation de la souffrance psychologique qu’on peut somatiser lorsqu’on n’arrive pas à tourner la page. Et par empathie pour elle, qui n’a techniquement qu’une petite vingtaine d’années mais un vécu quasi double, je ne pouvais pas me résoudre à accepter cette fin.

Mais je suis sortie de cette expérience avec une merveilleuse sensation : celle d’avoir expérimenté une oeuvre marquante, poignante et juste. Comme après avoir fini de lire un bon livre, de regarder un bon film ou une bonne série qui prend aux tripes, finir ce jeu m’a laissée avec un sentiment de vide enivrant. Oui, l’histoire est terminée. Mais elle m’a grandie, dans un sens.
Et tout ça, par le plus grand des hasards, parce que ma meilleure amie attendait ce jeu avec impatience et parce que je lui demandais de m’en parler… :blush:

Sans oublier Aux lendemains non écrits, ou tout simplement le trio avec Nos vies en Lumière. Ou encore Goblu:heart:
C’est incroyable comment la composition, l’instrumentalisation et la chanson m’ont fait tomber amoureuse de chansons françaises. J’avais, jusqu’à récemment, beaucoup de mal avec le français chanté, mais une fois encore grâce à Astrée qui m’a recommandé un groupe qu’elle adore, j’ai pu réapprendre à aimer ça, et la BO de CO:E33 a achevé de me convaincre.

Pour les builds, je pourrais vous partager mes combos (après complétion de l’histoire ; je suis tranquillement sur le DLC), mais ça ne casse pas trois pattes à un canard :laughing:

Je n’ai qu’une hâte désormais : le concert fin avril… !!!
(et lire ENFIN les fanfics d’Astrée et Hestha que je me garde indéfiniment pour plus tard sans que ce « plus tard » n’arrive :smiling_face_with_tear:)

6 « J'aime »

Alors, c’est drôle parce que perso, je déteste le tour par tour (Fallout 2 a réussi à m’en dégoûter à vie).

Mais oui, je comprends la frustration (je l’ai aussi vécue avec d’autres jeux), toi tu viens de vivre une expérience qui a changé ta vie et on te dit “Nah…” :sob:

Ah, j’adore voir les builds des autres ! Contrairement à ce que j’avais pensé au début, c’est un jeu qui demande un minimum de créativité et il semble que j’en sois dépourvu (en tout cas, dans ce cas précis), du coup, je m’inspire des autres. :sweat_smile:

Je partagerais éventuellement les miens (là, je suis en train de build pour les ennemis les plus difficiles du jeu).

En attendant, voilà un exemple pour Sciel et Lune, qui devrait marcher en début de partie :

Sciel

> En vidéo

Avec l’arme Chation (normalement, elle se trouve à Rochevague).
(attention, avec cette arme, les dégâts que vous subissez sont doublés).

1ᵉʳ tour : Carte Marquante, +10 présage (grâce à l’arme) +marque (les ennemis marqués subissent plus de dégâts)
2ᵉ tour : Attaque de base, pour profiter de la spécificité de l’arme. +brûlure.
3ᵉ tour : Crépuscule (1 charge Soleil + 1 charge Lune).
Donc à nouveau, Carte Marquante, +20 présages +marque.
4ᵉ tour : Sort Scellé.

Lune

> En vidéo

Avec l’arme Lumerim (si je dis pas de bêtise, elle est dispo dès le premier niveau du jeu)

1ᵉʳ tour : Feu Sauvage, +brûlure +2 pigments Feu et Clair (peut remplacer n’importe quel autre élément)
2ᵉ tour : Appel de la Tempête, -2 pigments Feu et Clair +2 pigments Foudre et Clair. Maintenant, à chaque fois qu’un ennemi subit des dégâts, il en subit également des passifs.
3ᵉ tour : Fureur Sismique, -2 pigments Foudre et Clair +2 pigments : Terre et Clair.
4ᵉ tour : Danse Foudroyante.

(à noter qu’en début de partie, bien sûr, on fait bien moins de dégâts que ça)

Ah, merci d’avoir parlé de la fin, j’aime toujours lire les avis ! (quand ils sont calmes et posés, parce que le moins qu’on puisse dire, c’est que ça déchaîne les passions…)

Spoilers !

Le niveau de l’Aspirante devrait à minima être obligatoire avant Renoir, d’ailleurs, je trouve. Clea aussi, mais bon, le boss est difficile.

Comme toi, j’ai choisi la fin de Verso ; sur le coup, ça me paraissait la meilleure chose à faire, mais après, j’y ai réfléchi (ça ne finit jamais bien, ça)

Mais voilà, on ne peut pas forcer le deuil, en décidant à sa place quelle est la meilleure façon pour elle de le faire.

Et elle va devoir vivre avec un handicap à vie. Tu sais bien qu’il ne reste plus rien de vie, là-dehors.Mais quelle vie ? Une vie seule enfermée dans une coquille vide ? Bâillonnée et sans avenir ?Ici, j’ai une chance de vivre ! De vivre, Verso ! En dehors, je ne fais qu’exister.

Et la renvoyer à cette vie est… hypocrite. (On est tous des hypocrites, et on fait tous subir la même chose aux autres). Je vis avec une maladie chronique, s’il existait un monde factice où je puisse la gommer, plus jamais je ne retournerais à la réalité. Et encore une fois, personne ne devrait prendre cette décision pour elle.

Et c’est là que les fins sont réussies, je trouve : Verso décide pour Alicia qu’elle doit retourner à sa vie (même s’il n’en reste rien), Alicia décide pour Verso, et le ramène à une vie dont il ne veut pas.

C’est un peu la tragédie de cette histoire. Personne n’écoute personne et prend ses décisions dans son coin. Aline s’est enfermée dans son deuil… Elle nous a abandonnés, nous laissant sombrer seuls, afin de pouvoir se noyer elle aussi de son côté… (-Renoir), Clea est préoccupée par la guerre en dehors de la toile, Verso aurait pu expliquer la situation à la 33, il a choisi de ne pas le faire. D’autres solutions existaient, mais pour ça, il aurait fallu nous faire suffisamment confiance pour nous parler ! (-Lune), Renoir tente désespérément de reprendre le contrôle sur la situation. La mort de Verso nous a brisés. Je veux que ce soit réparé. Il faut à tout prix… Je dois… (-Renoir), et Alicia se retrouve au milieu de tout ça, sans le soutien dont elle aurait besoin.

Mais l’avenir de Lumière n’est-il pas plus important que la vie d’une seule personne ?
COE33GL

Maintenant, je ne suis pas en train de dire que je préfère la fin Maelle, c’est une réflexion en cours^^ Cela dit, si je devais écrire une fanfic, c’est cette fin-là qui m’intéresserait le plus d’exploiter.

D’ailleurs, si tu es sur le DLC, The End in Me :heart: aussi Pour que Naisse un Bouquet.
Et en fait, je crois qu’y a pas une musique qui ne mérite pas une récompense.
.
Et je me rends compte que j’ai oublié de citer un des trucs qui m’a le plus intéressé ; l’art et le rapport de l’artiste à ses œuvres. Il y aurait beaucoup à dire, mais ce post est déjà trop long, alors en attendant, citons (sous spoil, au cas où) :

Spoilers

… L’art nous confère une impression de contrôle. Pendant quelques instants, lorsque je peins, j’arrive à trouver l’ordre au cœur du chaos, et c’est pour moi un moment de pure félicité, sensation qui vaut bien plus, à mes yeux, que la plus grande des perfections.

… l’art peut être une fenêtre, et l’art peut être un miroir. Et les
chefs-d’œuvre sont les deux à la fois. Sache, mon fils, que tu ne
pourras jamais être un grand artiste tant qu’il y aura un masque entre
toi et celui qui regarde tes œuvres… surtout si ce dernier n’est autre
que toi-même.

(- Renoir)

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