Conciliabules autour du vocabulaire

Ah ça c’est un mot que je connais et qu’on utilise pas mal en sémiologie neurologique notamment ! :hushed:

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Vous faites bien de le dire !
Parce que pour moi qui suis locataire, je me serais fait une toute autre idée d’un mot comportant « proprio ».:thinking:

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C’est quand tu es propriétaire de la table de chevet dans la chambre que tu loues de Jean-Pierre, propriétaire de la chambre, dans l’appart’ qu’il loue lui-même de Christophe, propriétaire de l’appart’, qu’il loue lui-même de Arnauld, propriétaire de l’immeuble.

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En faisant quelques recherches pour répondre au topic sur comment créer des fiches personnages pour OC, je suis tombée sur cette image. Or, un mot m’a interpellé : ludion.

Voici la définition trouvée sur CNRTL qui ne m’a que peu aidée :

A.− ANTIQ. ROMAINE. Danseur, bateleur venu d’Étrurie à Rome. Les ludions, venus à Rome en l’an 389, figuraient dans les jeux du cirque, y dansaient et exécutaient des improvisations faites de mouvements auxquels ils ne mêlaient ni chants ni paroles (Baril1964).

B.− Appareil (utilisé en physique pour mettre en évidence les poussées qui s’exercent sur un corps plongé dans un liquide) formé d’une sphère creuse contenant de l’air et percée d’un trou à sa partie inférieure, souvent lestée d’une figurine, qui monte ou descend dans un récipient de verre presque totalement rempli d’eau quand on y modifie la pression en pressant ou en relâchant la membrane élastique qui le ferme. Ludions qui montent ou descendent dans le bocal selon les coups de pouce imprimés par le caprice du physicien sur la membrane supérieure (Maurras, *Kiel et Tanger,*1914, p. xlii):

Je subodore que pour l’image, la référence est au sens antique (élément comique en soutien du héros qui dédramatise le contexte ?)

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Poussah !

… ou poussa, pluriels poussahs et poussas

  • Il s’agit, au sens premier, d’un jouet représentant un magot, dont la partie inférieure, lestée de plomb ou de pierre, permet à l’objet d’osciller en revenant toujours à une position verticale.
    • Un magot est un bibelot, une figurine, souvent en jade ou en porcelaine, représentant un personnage plus ou moins grotesque, provenant ou imité de l’Extrême-Orient.
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    • Par ailleurs, un magot est aussi un singe d’Afrique du Nord, cousin du macaque. Rapport à la laideur ?

  • Fatalement, le terme poussah désigne aussi un homme gros et laid, voire difforme, aux jambes courtes.
    • Par exemple, pour ceux qui auront la réf, Haroun El Poussah, personnage de la série de bandes dessinées Iznogoud

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  • Le culbuto ou le ramponneau sont les noms modernes de ce jouet mis au goût du jour, qui peut alors représenter n’importe quel personnage. Toujours pour ceux qui ont les réfs :
    • M. Culbuto est l’un des personnages du dessin animé Oui-Oui.
    • Gaston Lagaffe a inventé le déguisement de Culbuto. Mais si on danse ? …
    • En tant que synonyme de « personne qui se relève toujours malgré les coups qui lui sont portés », ces termes sont parfois appliqués à des personnalités politiques, comme dans l’ouvrage de Marie-Ève Malouines et Carl Meeus, La Madone et le Culbuto à propos de Ségolène Royal et François Hollande. Là, si je dis que tout le monde a forcément la réf, je risque sans doute de me faire des inimitiés…
  • On imagine facilement un dérivé du verbe pousser, puisque la chose est poussée avec constance et se redresse avec insolence.

Vous me voyez venir : hé bien non !

  • Le poussah est emprunté au chinois p’usa ou pou-sa, nom des idoles chinoises bouddhiques représentées dans l’attitude du Bouddha assis les jambes croisées, et figurant des saints bouddhistes.
  • p’usa signifierait «image de Bouddha» et serait la transcription chinoise du sanskrit bōdhisattva, « [possédant] l’essence (sattva) de l’éveil, de l’illumination spirituelle (bodhi)», nom consacré des saints bouddhistes.

Sources ici, et

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Coucou tout le monde !

Je suis tombé sur ce mot qui m’a interpellé lors de mes recherches pour ma fanfic BioShock.

Lépidoptériste

« Personne qui étudie professionnellement ou occasionnellement les lépidoptères ».

Mais qu’est-ce qu’un lépidoptère, me direz-vous sûrement ?

Il s’agit d’un « ordre d’insectes aux quatre ailes couvertes de minuscules écailles, aux pièces buccales en forme de trompe, qui subissent une métamorphose complète ». Grossièrement, cela correspond principalement aux papillons.

Donc le lépidoptériste est celui qui étudie les papillons ! :stuck_out_tongue_winking_eye:


J’espère que vous aurez appris quelque chose. :blush:

Source : CNRTL

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Lol, j’ai noté… je sens que je vais croiser ce drôle d’oiseau dans mes prochaines lectures, c’est ça ?

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Peut-être, @Angel-Dust… Peut être… :sweat_smile: J’y réfléchis encore, mais ce n’est pas pour maintenant. :wink:

5 « J'aime »

Quoique … ca pourrait aussi être un nom de méchant dans Batman… avec un filet électrique et des lunettes zarbi, ca peut le faire ?
:grin:

… je sais … je sors :face_with_peeking_eye:

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Je crois que j’avais découvert ce terme dans Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire :thinking: (un chef-d’œuvre absolu, lisez cette série !)

Maintenant je veux lire cette histoire :sob:

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Méfiez-vous ! Matt Reeves va peut-être nous sortir un nouveau méchant pour The Batman 2 :rofl: En vrai, je me dis sincèrement que moi aussi j’ai envie de lire cette histoire !!! Je vais peut-être l’écrire moi-même pour le fun :stuck_out_tongue_winking_eye:

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Oh je vous ai trouvé un nouveau mot !

Vous savez sûrement ce qu’est un cruciverbiste.
Mais savez-vous ce qu’est un verbicruciste ? (lisez-bien).

C’est quelqu’un qui met au point des grilles de mots croisés (contrairement aux premiers ci-haut qui ne font que les résoudre).

Voici un article qui parle de ce « métier ».

On ne sait jamais. Que quelqu’un veuille refaire des grilles, des vraies, en carré, dans la branche des Ateliers. :smiley:

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Le cruciverbiste est connu, contrairement au verbicruciste qui reste quant à lui obscur en effet !

Et justement, en tant que cruciverbiste, je me suis toujours demandé comment procédaient ceux qui créaient les grilles… font-ils tout par eux-mêmes ? Ou sont-ils aidés par des logiciels ? C’est un mystère qui me taraude depuis l’adolescence. Je suppose que le logiciel doit maintenant être un incontournable, pour permettre un montage et une vérification facile de la grille, pour assurer un résultat sans couacs. Autre question métaphysique que je me suis toujours posée : a-t-on justement jamais vu, de mémoire d’homme, une erreur dans une grille de mots croisés ou fléchés ? Car à n’en pas douter, cela doit être cocasse.

En attendant c’est ingénieux, d’avoir 'inversé les 2 parties du mot pour donner d’un côté celui qui fait les grilles, et de l’autre, celui qui les remplit avec une joie chaque fois renouvelée.

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brocard

Nom masculin

  • Une moquerie, une raillerie, un article désobligeant
    Votre honneur m’est cher, et je ne puis souffrir
    Qu’aux brocards d’un chacun vous alliez vous offrir. ! Tartuffe. Molière
  • Adage, maxime, sentence juridique
  • Atelier où les minerais sont broyés.
  • Chevreuil mâle de plus d’un an.

brocart

Nom masculin

  • Étoffe de soie brochée d’or ou d’argent.
  • Bête fauve d’un an

Essayons de mettre un peu d’ordre dans ce fatras, avec un peu d’étymologie…
Vous ne pensiez pas vous en tirer à si bon compte, tout de même ?

  • Ces deux mots, et même leur variante broquart, descendent de l’ancien français brocher, qui signifiait piquer. En couture, il parait qu’on le comprend encore.
  • Bien sûr brocher subsiste dans embrocher, la broche que l’on pique sur le vêtement, etc.
  • La moquerie n’est-elle pas une parole piquante, pour laquelle tout gentilhomme provoque en duel ?
  • Aux chevreuils et autres gibiers fauves, il apparait des cors ou bois, ormements pointus
  • Le sens de maxime viendrait de Brocardus, nom latin de Burchard, évêque de Worms, qui publia vers le début du XIe siècle un livre de sentences de droit canon.
  • Quant à l’atelier de broyage, il s’agit probablement d’une altération du vieux-francique brekan, lui-même cousin du vieil-anglais break-broke

Sources ici, et .

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Merci, j’aime bien tes petits points étymologiques ^^

Petite question aujourd’hui :

Est-ce qu’on en aurait tiré l’expression : « de bric et de broc » ? :face_with_monocle:

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Je recherchais un synonyme d’exclamation un peu soutenu quand google, ce cher ami, me proposa épiphonème : nom masculin, courte exclamation sentencieuse qui termine (ou commence) un discours ou une fable énonçant un fait incontestable ou une opinion générale. On le retrouve beaucoup chez La Fontaine :
« La raison du plus fort est toujours la meilleure » (Le loup et l’agneau), « Rien ne sert de courir, il faut partir à point » (le lièvre et la tortue)…

Source : ici et

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Oh bigre !

J’ai lu de travers et j’ai confondu avec « épiphénomène ».
Voilà que je me retrouvais soudain avec une définition qui n’avait rien à voir avec ce que je croyais ! (gloups).

Mais non.

Epiphénomène

nom commun substantif masculin

  • manifestation associée à un phénomène et qui n’exerce pas d’influence directe sur lui

  • phénomène secondaire

  • (par extension) phénomène accessoire, sans importance, mode passagère
    et c’est cette définition que j’utilise en général, d’ailleurs je l’ai retrouvée dans un de mes posts de cette branche :sweat_smile:

.
Le terme est par ailleulrs utilisé en médecine et en philosophie, mais je cherche encore à comprendre concrètement la définition. :face_with_raised_eyebrow:

Définitions sur La Langue Française

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Eh bien, par extension, en médecine, ça devrait être un symptôme secondaire d’une maladie mais qui a peu de conséquence et aucune sur la maladie en elle-même.

En philo’, bonne question ?? Une conséquence secondaire du phénomène principal sans aucune conséquence sur celui-ci ?

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Bon,
faut que je me grouille et j’ai la flemme de retaper alors je vous mets une capture :

image

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Bonne question !

Le CNRTL indique qu’il s’agit d’une juxtaposition de deux onomatopées, entrée dans le langage au 19ème siècle, pour signifier en employant des éléments pris au hasard. ou constitué d’éléments de nature hétéroclite. Preuve à l’appui, deux citations :

  • Les rapports continuaient, de bric et de broc, va comme je te pousse (Zola, L’Assommoir, 1877, p. 675).
  • Je vous écris de brique et de broque, j’ai la tête pleine de choses (Balzac, Correspondance, 1822, p. 202).

Deux onomatopées, soit !
Mais pourquoi celles-là ? Car les constructions de ce genre emploient plutôt le I et le A, comme dans tic-tac, tric-trac, fric-frac, pif-paf, micmac, etc. Littré suggère d’ailleurs que de bric et de broc dérive du bric-à-brac, au sens très voisin, d’amoncellement hétéroclite, désordonné et de piètre valeur.

Le CNRTL qualifie même lesdites onomatopées d’origine douteuse !

Il est donc permis d’émettre quelque hypothèse…

  • on peut imaginer que bric dérive plus ou moins consciemment de brique, élément constitutif élémentaire de bien des choses diverses
  • de même on pourrait rapprocher broc de brocante, qui évoque le marché de seconde main, le fouillis, la débrouille. Or brocante, toujours d’après le CNRTL, dériverait du haut-allemand broken (cf. break-broken anglais), dont le sens de brisure, fragment aurait été altéré en celui de vente au détail, cohérent avec la brocante.
    L’hypothèse d’ @Angel-Dust parait donc parfaitement plausible.

Ce sympatique méli-mélo a donné quelques variantes, comme les adjectifs bricabracant, te et bricabracois, se ainsi que les noms bricabracologie et bricabracomanie

EDIT
et pour ceux qui ne connaissent pas…

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