Hey !
J’écris un dernier message sur ce sujet pour vous présenter le dernier jeu en date : BioShock Infinite, sorti en 2013.
Contrairement aux deux opus précédents, ce dernier épisode (avant le quatrième
) prend une direction totalement différente dans à peu près tous les domaines.
D’abord, exit Rapture et bonjour Columbia, la cité flottant dans les cieux. Ce changement semble alors bienvenu : après avoir exploré Rapture de fond en comble, il était temps de passer à autre chose. D’autant plus qu’il ne s’agit pas là d’une simple transposition de l’ambiance de Rapture dans les cieux, mais bien une véritable nouvelle ville que l’on nous laisse découvrir, avec ses panoramas et ses paysages à couper le souffle.
Mais malgré son aspect idyllique, tout n’est pas rose dans cette ville. Et ça, le joueur va rapidement s’en rendre compte.
Tout commence par un phare. Booker DeWitt, un détective privé, est amené en barque par deux étranges personnages sur une petite île qui abrite un phare.

Les deux étrangers ne l’ont pas amené ici par hasard : pour régler ses dettes de jeu, il doit retrouver une certaine Elizabeth et la ramener à New York saine et sauve afin de satisfaire ses créanciers. Après avoir gravi les nombreuses marches et découvert quelques sombres secrets, Booker arrive au sommet et réussi à déverrouiller la porte menant au feu du phare. Il y découvre un petit siège, se révélant être le fauteuil d’une fusée, qui finit par l’amener vers Columbia.
Booker va ainsi découvrir la ville sous son meilleur jour, au moment même où les habitants célèbrent une tombola annuelle. Mais lorsque le rideau tombe et que la ville se dévoile sous son vrai jour, avec son prophète, son racisme et sa ségrégation, DeWitt, ancien soldat ayant combattu à la bataille de Wounded Knee, va devoir s’armer pour combattre ses opposants, pour enfin ramener la fille et effacer sa dette.
Néanmoins, la jeune fille va se révéler pleine de ressources : grâce à son intelligence et à un pouvoir aux origines inconnues, elle va aider Booker face à ses ennemis.
Et ils sont nombreux : entre les Handymen, des hommes malades engoncés dans des armures métalliques pourvue de mains énormes et d’un cœur préservé derrière une vitre au niveau du torse, les Patriotes motorisés ou encore les Sirènes, il y a de quoi faire.
Mais la plus grande menace qui plane littéralement sur Booker et Elizabeth reste le Songbird, cet immense oiseau fait de métal et de cuir, qui n’aura de cesse de les poursuivre.
Ce jeu a été une grande claque pour moi, une vraie bouffée d’air frais par rapport aux autres jeux de la saga. Si les thèmes abordés sont totalement différents de ceux de ses prédécesseurs, ils m’ont immédiatement tapés dans l’œil.
Pourtant le jeu n’est pas parfait : il tombe très souvent dans l’écueil qui consiste à dire au lieu de montrer, contrairement aux deux autres jeux, qui se reposaient bien plus sur la narration environnementale. En outre, le jeu se perd parfois à vouloir aborder trop de thèmes sans les approfondir comme le faisait le premier jeu, ou à vouloir en mettre plein la vue au détriment de la cohérence. Concrètement, on sent parfois que le jeu avait vocation à être plus ambitieux mais qu’il est limité, et cela se remarque dans les vidéos de gameplay publiées bien avant la sortie, et qui dépeignent un jeu complètement différent (selon Ken Levine, avec ce qu’ils ont retiré du jeu, il y avait de quoi faire plusieurs autres jeux). Au niveau du gameplay, également, les quelques améliorations sont contrebalancées par le choix étrange de ne laisser au joueur que deux armes maximum, limitant ainsi les possibilités qui nous étaient offertes dans les deux premiers jeux.
Cependant, on ne peut lui enlever de nombreuses autres vertus, comme la qualité de ses personnages, qui comptent parmi les plus réussis de la saga. Cela est dû en grande partie à la narration, qui prend une place largement plus importante dans ce dernier opus. Je pense notamment aux Lutece, ces « jumeaux » un peu particuliers.
Avant de terminer, je voudrais glisser un petit mot sur le DLC en deux parties, nommé « Tombeau sous-marin ». Comme je ne souhaite pas divulgâcher le jeu principal, ça va être compliqué d’en parler ici, même si je l’ai déjà évoqué dans la préface de ma fanfiction BioShock : Retour vers les abysses.
En effet, le DLC reprend dès le départ les mêmes personnages mais sous des perspectives nouvelles qui pourront en décontenancer certains. Mais ce qui me dérange le plus dans ce DLC, c’est le manque de cohérence avec le canon établi dans les jeux précédents : si je peux comprendre (difficilement tout de même) que Levine renie le deuxième épisode sur lequel il n’a pas du tout travaillé, il m’est difficile d’accepter qu’il puisse se contredire lui-même sur ce qu’il avait dit dans le premier jeu.
Mais d’après ce que j’ai vu, cela peut s’expliquer par la présence de différentes timelines, dont j’évoquais déjà l’existence au travers d’une vidéo incluse sur le sujet présentant mes fanfictions.
Toujours est-il que BioShock Infinite reste selon moi un très bon jeu, qui complète élégamment la saga.
Pour finir, je remets ici les liens vers les bandes-annonces réalisées dans le cadre de la sortie de la Collection BioShock.
Je vous renvoie aussi vers cette série de podcasts, agrémentés d’images de jeu, réalisées par un youtubeur que j’apprécie énormément, Monsieur Plouf. Lui et son invité donnent leurs avis sur les trois jeux respectifs et je partage beaucoup de leurs idées, sauf peut-être pour le troisième épisode. ATTENTION: Divulgâchis en perspective.
Merci à vous de m’avoir lu ! J’espère que vous avez apprécié cette présentation. N’hésitez pas à partager votre impression sur le jeu.
A bientôt,
Hawthorne.





