C’est à peu près sûr : si vous êtes là, il y a gros à parier que vous aimez lire.
Le saviez-vous ? La compulsion qui consiste à acheter toujours plus de livres sans jamais les ouvrir s’appelle… « le syndrôme de la pile à lire » (ou tsundoku).
Et alors que certains sujets du forum vous demandent quels sont « les livres que vous lisez en ce moment », ou quels sont ceux qui pourraient valoir un coup de projecteur avec une petite présentation en bonne et due forme… (voir la section « La noblesse des lettres »).
… la question insidieuse se pose, même aux bibliophiles. Que faites-vous quand vous avez trop de livres de partout, que votre bibliothèque a les planches qui ploient et que vous ne savez plus où les mettre ?
Allez, petit sondage.
Cliquez sur autant de propositions que vous voulez et qui correspondent à vos habitudes (le sondage est anonyme)
AU SECOURS, MA BIBLI FAIT UN MALAISE…
Vous les gardez et rachetez des bibliothèques. Un livre, c’est sacré.
Vous les offrez dans votre entourage ? ça peut faire plaisir.
Vous allez les proposer à la bibliothèque de votre quartier ?
Vous les déposez dans « bulles de lecture » où chacun peut se servir et rapporter ?
Vous les revendez dans une librairie solidaire, d’occasion, ou bourse aux livres ?
Au pilon ?
Je n’ai pas le problème, j’achète des versions numériques…
0votant
Papivores, que vous soyez pratico-pragmatique, ou idéalistes adeptes de l’économie circulaire, comment vous débrouillez-vous ?
Sacré sujet… Chez moi, ça va loin : il y a la bibliothèque des enfants qui grandit à vue d’oeil, la mienne ne cesse d’augmenter, et j’ai très souvent des livres en double…!
Je m’explique : j’ai une version bas prix que j’annote, stabilote, corne, bourrés de post-its ; et une version sacrée pour le plaisir de lire dans un beau livre (seulement pour les livres que j’aime beaucoup, hein… ). Et la belle version, ce n’est pas une édition payée des milles et des cents, non, c’est mon mari qui les relie… Ah oui, parce que mon mari est artisan relieur. Donc quand un livre me plaît vraiment, il me prend une belle édition chez l’imprimeur et me le relie. Vala vala…
Exemples : la saga de Diana Gabaldon en cuir vieille époque… et la couverture du 6e tome des Harry Potter. Évidemment, il m’a fait toute la saga Harry Potter comme ça, et chaque fois un motif et des couleurs différentes.
De mon côté, ça dépend. Je suis chroniqueuse littéraire depuis bientôt 10 ans, et c’est une question à laquelle j’ai dû réfléchir :
Si le livre est dédicacé ou est un énorme coup de cœur, il reste (moins de 5% de ma bibliothèque)
Si le livre est très récent, d’abord, je vois si ma meilleure amie en veut, et si elle en veut pas, je revends.
Pour les livres récents de maison d’édition petites et moyennes dont je sais que ça ne partira pas si je revends, c’est boîte à livre direct ou don à une association s’ils prennent à cette période, ou annonce sur Donnons éventuellement quand j’en ai une grosse pile. Ici, aucune bibliothèque ne reprend de livres (et ils ont bien raison vu que très souvent les gens ramènent leurs poubelles…)
Pour les services presses, qui ne peuvent pas être revendus, ça va soit en boîte à livres, soit en association en général, après un délai de 6 mois sur l’étagère parce que les revendeurs de livres de boîte à livres existent et j’ai pas envie d’y être associée.
Le livre est abîmé ou très vieux (sauf les livres de JK Rowling qui ont aussi fini dans cette catégorie ) , ça part au recyclage. Non, aucun de vos dictionnaires de 1957 ou livres de poche de Mathusalem n’est rare. Je ne donne pas à Emmaüs & co parce que j’estime que les pauvres ont aussi le droit d’avoir des livres de qualité et en bon état
Avrc snake, eh bah… on continue la collection… on rachètera des étagères un jour !
Quand on tombe sur une belle édition d’un livre qu’on a aimé mais qu’on l’a déjà, on se débarrasse de l’édition qu’on a en la vendant sur leboncoin pour quelques euros ou selon l’état (et notre niveau de flemme), ça finit dans une boîte à livres.
Pour les mangas, c’est différent, il y en a qui valent quand même assez cher (surtout quand ils ne sont plus édités…) donc souvent on les met en vente.
La seule exception, ce sont les livres pour enfant que je ne vends jamais, je les mets toujours dans des boîtes à livres.
Tu as bien raison de profiter des talents de ton mari, c’est très joli !
Quand j’ai déménagé au Japon, j’ai du me débarrasser d’une bibliothèque entière, plusieurs centaines de livres. Je crois que j’en porte encore les traces ! Bon, je n’ai pas tout jeté bêtement, mais il y en avait beaucoup trop pour tout donner ou même pour caser ça en boîte à lire. Rien de vieux, tout en très bon état… Mes collégiennes intéressées sont un jour rentrées chez elles avec un sac de courses plein à craquer de manuels de japonais (niveau débutant à bilingue ). Mes classiques de la littérature anglophone ont été revendu pour trois franc six sous à la librairie à côté de la fac. Le reste… Aïe. Je dois avoir un petit carton de manga dans le grenier chez mon père.
J’ai tenté le numérique, heureusement un peu avant de m’expatrier, ce qui a limité la casse… mais je n’aime pas. J’ai l’impression d’oublier les livres qui m’attendent sagement dans la liseuse, tandis que ceux papier me procurent non seulement le plaisir de la lecture, mais aussi cette dimension tactile qui me relaxe tant. Et je ne sais pas… je les affectionne moi, ces reliés qui font plier mes étagères. Il faut dire que je relis beaucoup. À présent, après m’être réapproprié ma vieille kindle (pour, ahem, la rendre plus indépendante d’amazon dirons nous), je n’achète plus de livres numériques. Les fanfics arrivent dessus, de même que les œuvres tombées dans le domaine public. Pour le reste, j’ai accepté mon sort, ce sera du papier et des murs tapissés de livres. Il y a pire problème à avoir.