Par contre pour l’absence des rimes avec « simple, triomphe, quatorze, quinze, pauvre, meurtre, monstre, belge, goinfre et larve », je ne suis pas si sûre, je vais chercher.
Là où je en suis pas d’accord, c’est pour oiseau. Il ne contient pas toutes les voyelles puisqu’il n’y a pas de Y… Mais il y a des trucs très sympas. j’aime bien la surprise de : une touche de clavier pour un seul mot Où…
Larve en a un : varve (mince lit de vase)
Par contre sur un autre site la liste est plus longue puisqu’elle rajoute : «abrupt», «perdre», «cuistre», «pourpre», «sceptre», «siècle», ou «puisque»
Ca dépend du type de rimes, je pense. Pour moi, « meurtre » et « monstre » ont en commun « tr », donc je le compte comme une rime (je dirais suffisante comme ça fait deux sons).
Sur la même logique, du coup, pauvre pourrait rimer avec mièvre (on a le son v et r, rimes suffisantes aussi). Et quatorze et quinze rime pauvre.
Corrigez-moi si je me trompe mais pour moi ça fonctionne comme ça
La réponse de Google indique que Y est une voyelle qui peut parfois être considérée comme une semi-consonne . (Allez savoir ce que cela signifie) Par conséquent, l’auteur de ce petit texte n’est que dans un semi-tort !
Il nous faudrait un topic spécial versification !
Je viens de trouver les définitions (j’ai cherché, car je ne connaissais pas la rime « suffisante ») :
Versification
Rimes pauvres: un phonème. genoux/roux, joie/flamboie, présent/frémissant, sceau/oiseau.
Rimes suffisantes: deux phonèmes. défend/enfant, colombe/tombe, tour/amour, crânes/diaphanes.
Rimes riches: trois phonèmes et plus. mandragore/fulgore, contemple/temple, cendre/descendre, universelle/ruisselle.
Je valide la proposition perdre/cèdre… il n’y a que les sons -d- et -r- qui sont communs, le son -é- de perdre est suivi du -r- qui n’apparaît pas dans cèdre. Par contre, on pourrait parler à la limite de paronomase entre ces deux mots (proximité phonique).
Du coup tu valides aussi « meurtre » et « monstre » qui ont le « tr » en commun ?
Le truc qui me perturbe un peu dans les exemples que je trouve sur le net, c’est qu’il y a très peu (voire pratiquement pas) d’exemples de rimes pauvres ou suffisantes avec uniquement des sons consonnes…
(comme cèdre et perdre ou monstre et meurtre)
Je déplace la conversation dès que je peux, là ce soir j’admets que j’ai un peu la flemme de scinder le sujet et de trouver un nouveau titre (enfin surtout de vérifier s’il n’y a pas déjà un sujet correspondant )
(A moins que quelqu’un d’autre le fasse d’ici-là )
En effet, la tradition veut qu’il y ait au minimum un son voyelle dans la rime. Toutefois, Rimbaud avait déjà fait des essais de rimes consonantiques, où seules les consonnes se retrouvent. C’est donc un phénomène plutôt rare.
Je suis d’accord qu’à l’oreille, c’est plus joli d’avoir un son voyelle dans la rime. C’est pourquoi, même si je ne suis pas spécialiste, je validerais volontiers perdre/cèdre qui ont le son [ɛ] en commun, même si pas exactement à la bonne place. De même qu’une rime pauvre genoux/roux suffit à mon bonheur, plutôt qu’une rime suffisante genre meurtre/battre
Alors, le cas du yod est un peu spécial en effet, on a tendance à penser qu’il fait partie des voyelles mais on le classe en fait parmi les consonnes (c.f. Tableaux d’alphabet phonétique), notamment quand on étudie l’évolution de la langue. Ce qui peut porter à confusion, c’est qu’il découle d’une voyelle (le -i- ou le -é-) qui s’affaiblit pour s’assimiler en partie à la voyelle qui suit : exemple lancea en latin (qui se prononçait l-a-n-k-é-a) devient vite l-a-n-k-ya (ce qui réduit le nombre de syllabes). Comme ce son n’existait pas à l’origine, les scribes ont composé avec des groupements de lettres (-ille) ou avec l’invention d’un nouveau graphème (y).
On le dit parfois semi-consonne pour cette raison : ni complètement consonne, ni complètement voyelle. Mais lorsqu’on analyse la production du son dans la bouche, elle se produit comme une consonne fricative (on restreint le passage de l’air au niveau du palais à l’arrière, presque au même niveau que le -gu-, même si celui-ci est un peu plus à l’avant sur le palais, mais c’est pour que vous le situiez lorsque vous vous concentrez à produire le son. Vous remarquerez aussi qu’il est juste en dessous du -i-, d’où la confusion aussi).
Voilà voilà… j’espère ne pas vous avoir saoulé avec ces explications un peu techniques .
Oh ! Je ne le savais pas ! C’est très intéressant au fait. Avec cette histoire de semi-consonne, j’ai sincèrement pensé qu’il s’agissait en une bizarrerie supplémentaire ou plus simplement un gag véhiculé par le Net.