Guimauve... vous avez dit guimauve?

Coucou !
Je crée ce sujet - en espérant qu’il n’est pas redondant- parce que je commence à m’inquiéter…
J’aimerais vous demander ce que, personnellement, vous entendez par « guimauve » - « fluff ».
Je comprends votre détestation, je n’en suis moi-même pas fana, mais il se trouve qu’à certains moments précis de leur parcours mes personnages ressentent le besoin de se montrer passablement fleur-bleue.
Personnellement, je fais une différence - énauaurme - entre une histoire sentimentale (Hallmark, Harlequin, etc.) et une histoire romantique (dans le sens du romantisme à la Hugo, Stendhal, Sand, Shelley -Percy et Mary…)
Cependant, même dans mes histoires d’amants qui se malmènent, il m’arrive de voir entre eux des petits accès de tendresse (que je soigne au plus vite à fortes doses de sadisme ou de masochisme…)
Alors, qu’en pensez-vous ? Est-ce que les accidents de dégoulinante tendresse sont à proscrire absolument pour ne pas tomber dans la guimauve (que j’adore sous une autre forme au point de ne pas oser en acheter !) ?
Je suis curieuse :wink: :thinking:

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Du sp*rme… :joy:

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:joy:

J’en rougis ! :face_with_monocle:

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Je n’ai aucun souci avec les histoires sentimentales ou les histoires d’amour, je les ai beaucoup appréciées plus jeune. J’ai arrêté d’en lire depuis des années. J’en écris par contre. D’ailleurs mes fics les plus lues sont… des histoires sentimentales – donc je sais quoi faire si je veux être lue… :smiley:

J’ai juste 2 problèmes :

  1. la plupart des gens ont la même définition que Hal, et pour moi, ça n’a rien de « sentimental »
  2. Et pour cette raison, je n’aime que les miennes qui sont périmées de trente ans.

J’adore des sentiments surannés (obsolètes ?) bref, qui datent pas d’hier. La tendresse, la complicité, les silences qui ne pèsent pas, une forme de pudeur (allez la trouver dans les fics, et bon courage ! :smiley: )
En gros, tout ce qui relève de la délicatesse et de la politesse du cœur, ce qui s’appelle être attentionné ou relève de l’affection et de son expression indirecte.
Il m’est plus facile de travailler sur le tacite, l’indicible et le non-dit (mais qui se prouvent par les actes).

Par contre, je n’ai jamais dit que sentimental voulait dire « idyllique ». Bien au contraire.
Et si ça doit dégouliner, c’est plutôt du drama, des coups du sort contraire, du fatum, de la malignité des dieux désœuvrés.
Sentimental, ça peut être des relations désynchrones, de l’incapacité à communiquer et à s’écouter et à s’entendre, à se comprendre ; un amour qui n’est pas partagé, des vies incompatibles, des missions divergentes, où justement l’amour-amoureux ne triomphe pas de tout mais se soumet à d’autres impératifs plus cruciaux.

Bref, à l’ancienne quoi. :relaxed:

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Moi, c’est principalement dans ce sens que je l’utilise (En avant, marche… Mallow !) :tent: :fire: :dango: … Ou alors c’est la jolie fleur qui sert à fabriquer celle que tu n’oses acheter.

En tout cas, quand je pense à un texte « Guy Mauve », je parle d’un texte qui te fond dans la bouche et qui est tout doux.

Avec un texte « Guy Tare », par contre … Il faut se méfier, il est soit un peu barge, soit très musical… (Pas taper, siouplè, je suis un peu fatiguée, ce soir)

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Bien sûr, le romantisme n’a rien à voir avec les niaiseries des « attentions romantiques ».
L’absolu, l’exaltation des sentiments ne se réduit pas à la relation amoureuse.

Sous l’égide poisseuse de la guimauve, se cachent toutes les formes complaisantes et lénifiantes des clichés cupidoniens, confits des excuses de l’aveuglement (amoureux, vous aviez compris…).

Par exemple, ce matin ma fille m’oblige - mainmise sur l’autoradio - à écouter « Avant toi » de Vitaa et Slimane - un véritable florilège de guimauve, de l’image triviale - avant toi, yavait rien, pas de couleur - à la ficelle usée - âme sœur, le monde ne tourne pas rond - avec force formule creuse - c’est écrit, c’est la vie, etc.

Nos jeunes gens méritent mieux…

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Oh, oui ! Je suis d’accord ! Le genre de chanson neuneu qui me donne des envies de secouer le chanteur !

Intéressante discussion. Intéressante distinction. Voici quelques idées en l’air.

« Romantique » = la génération Hugo, Dumas, Stendhal, Musset, George Sand j’en passe et des meilleurs. Je suis fan des trois quarts des textes « classiques » appartenant à cette période (à l’exception de Chateaubriand que je n’ai jamais réussi à lire sans périr d’ennui). J’aime les beaux et grands sentiments exaltés, même lorsqu’ils ne sont absolument pas crédibles - mais, chez les romantiques comme ailleurs, je préfère les grands et beaux sentiments lorsqu’ils ne sont pas amoureux. J’ai toujours un peu de mal avec Cosette et Marius chez Hugo, les amours à la cour de Louis XIV chez Dumas, alors que par ailleurs j’adore leurs romans. Mais je préfère « ce » romantisme-là au sens qu’on a tendance à donner aujourd’hui à ce terme (grosso modo, tout ce que peut représenter la Saint Valentin : des cœurs, des fleurs, du rose partout, et un étalage de sentiments amoureux que je trouve souvent trop surjoué pour être totalement crédible).

« Sentimental » = soit roman / série / film à l’eau de rose (qu’il se termine bien ou mal), ce que l’on appelle « comédies romantiques », et qui suit un schéma très classique : solitude / coup de foudre / obstacles (internes ou externes) / résolution des obstacles / ils vécurent heureux et on s’arrête là. En gros, c’est toujours le même modèle revu et réécrit en variant les rencontres, les obstacles et les moyens de résoudre le problème. Les sentiments amoureux sont mis en avant, évidemment, mais il n’y a pas nécessairement cette exaltation (parfois couplée au « mal du siècle ») que l’on trouve chez les romantiques. Et, généralement, c’est quand même vachement moins bien écrit. Et, malheureusement - je dis « malheureusement » car je partage les goûts d’OldGirl sur ce point - ça a tendance à virer vers le côté sexuel de la chose, ce que je trouve toujours réducteur.

La guimauve est donc, pour moi, incarnée par ces histoires vues et revues sans fois, concentrées exclusivement sur la relation amoureuse plus ou moins réussie, et qui ne sont pas relevées ou épicées par d’autres événements « intéressants ». Pour moi, l’enjeu d’une histoire ne doit pas être uniquement amoureux. Lorsque c’est le cas, 9 fois sur 10, la guimauve n’est pas loin…

Je partage, en fait, à 99% l’appréciation d’Oldie sur le sujet. J’aime aussi les non-dits, la complicité, la pudeur et la « délicatesse du coeur ». Pour cette raison, j’adore Cyrano de Bergerac, qui est essentiellement une histoire d’amour, et les 15 premières minutes de Là-Haut (oui, oui, le Disney-Pixar) qui réussit à raconter une histoire d’amour complètement banale, sans un seul mot, et tragique comme toutes les histoires d’amour (parce qu’à la fin il y en a un des deux qui meurt) - et, donc, à me faire chialer comme une Madeleine à chaque fois.

… Oui, voilà. :smile:

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Ah ! C’est marrant : dans ma tête, le guimauve c’étaIt tout ça mais SURTOUT : « cachez ce sexe que je ne saurais voir ! » NO sex, please… du Barbara Cartland, quoi ! :grinning:

Ah ne pas confondre le sucre de la guimauve et l’édulcorant de Barbara Cartland. :smiley:
Cartland c’est vraiment une autre époque.

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:joy::joy::joy: le parfum de la dame en rose !

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