Jeu « It Takes Two » - Présentation

Bonsoir à tous et à toutes (ou bonjour, selon l’heure à laquelle vous lirez ce topic) !

Si vous avez un peu suivi l’actualité concernant les Game Awards, vous n’êtes pas sans connaître le lauréat du prix du jeu de l’année (Game of the Year) : It Takes Two.
(Il a aussi remporté les titres de meilleur jeu multijoueur et meilleur jeu familial lors de cette même cérémonie !)

It Takes Two, qu’est-ce que c’est ?

It Takes Two est un jeu vidéo d’aventure édité par EA Originals et développé par Hazelight Studios, déjà connus pour leur précédent jeu A Way Out, et sorti en mars 2021.
Il se démarque par son gameplay simple, mais efficace, qui repose sur un seul mot : CO-LLA-BO-RATION !

En effet, le jeu ne peut se jouer qu’à deux. Impossible de le faire seul. Pour la simple et bonne raison que les niveaux sont pensés pour être affrontés à deux.
Vous pouvez y jouer à deux sur votre console/ordinateur (à condition d’avoir deux manettes) ou bien à distance (chacun chez soi, et les crocos seront bien gardés).

C’est donc un jeu d’aventure, de plateformes et aussi quelque peu de réflexion, car il vous faudra faire preuve d’adresse afin de franchir les obstacles, mais aussi faire travailler vos petites méninges pour trouver des solutions pour poursuivre l’aventure.

Et en voici le trailer de présentation :

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Et c’est quoi le pitch ?

Le pitch est tout simple.
Le couple de Cody et May bat sévèrement de l’aile. Lui se plaint qu’elle soit débordée par le travail et délaisse leur famille, et elle se plaint de ne pas avoir le soutien qu’elle espère en retour.
Leur fille, Rose, prend très mal l’annonce de leur divorce, et ne désire plus qu’une chose… Qu’ils se rabibochent. Amatrice de l’ouvrage d’un certain Docteur Hakim, spécialiste en thérapie de couple, elle voit en cet ouvrage le remède miracle pour que ses parents se renouent. Jouant avec ses poupées faites main à l’effigie de ses parents, elle leur « jette un sort » en pleurant.
May et Cody se réveillent alors dans le corps de ces poupées, à une taille minuscule en comparaison de leurs réels corps humains. Le livre, qui se présente comme étant le Docteur Hakim, leur annonce alors qu’ils doivent collaborer, apprendre à vivre ensemble, et retrouver la flamme qui animait leur couple.

Ainsi, chaque joueur incarne un personnage de son choix. May, ou Cody. Libre à vous de voir auquel vous vous identifiez le plus (ou pas).
L’écran sera généralement séparé (dit "split-screen) si vous jouez en local, mais fusionnera parfois, notamment lors des phases de boss et bien sûr pendant les cinématiques.
Au fil des niveaux vous débloquerez des outils/pouvoirs/facultés propre audit niveau, que vous perdrez une fois ce chapitre terminé.


Par exemple, ici, May (à gauche) possède un pistolet à allumettes qui permet de mettre le feu à la résine ultra-collante et explosive que peut projeter Cody (à droite).

Ainsi, c’est via sept niveaux (eux-mêmes divisés en sous-parties), que vous pourrez explorer la maison de May et Cody, réparer ce qui a été brisé, et leur permettre de suivre, malgré eux, cette thérapie de couple.
Car s’ils sont entièrement focalisés sur l’idée de retrouver Rose et lui faire inverser le sort (« Si le sort a été jeté quand elle a pleuré, alors il faut la faire pleurer de nouveau pour que ça s’arrête ! »), le Docteur Hakim ne cessera de leur semer embûches et obstacles pour les forcer à collaborer…

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Les personnages

  • Cody
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    Cody dans son apparence humaine.


Cody dans son apparence de poupée d’argile.

Père de famille et homme au foyer, Cody est plutôt proche de Rose puisqu’il est le plus souvent à ses côtés. Il est aussi assez enfantin, aimant les jeux et les distractions (figurines, jeux vidéo, tout y passe).
Il peut facilement être irrité (parfois il donne presque l’air d’avoir un semblant de complexe d’infériorité), et se laisse aussi souvent détourner de l’objectif principal, mais prend grandement soin de sa fille.
Il rêvait autrefois d’être jardinier, et avait commencé l’entretien d’une serre dans leur jardin, avant d’arrêter peu à peu et de laisser tomber.
Parmi les pouvoirs qu’il débloque, la plupart est assez « inoffensive » – on pourrait plus le qualifier de « soutien ». Il obtient des clous qu’il peut jeter dans des murs pour permettre à May de traverser de grands vides, un canon à résine qui permet de figer les ennemis (et que May peut faire exploser), une « ceinture cosmique » qui lui permet de grandir et rétrécir, une montre qui permet de stopper le temps…

  • May

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May dans son apparence humaine.


May dans son apparence de poupée de bois articulée.

Ingénieure, et apport financier de la maison, May est un bourreau de travail, délaissant sa vie de famille en s’y consacrant entièrement, bien qu’elle soit aussi très maternelle et attentionnée envers Rose.
Très portée sur l’objectif, elle montre souvent son irritation quand Cody se laisse distraire, et n’hésite pas à aller au combat lorsque la situation le demande (elle est plutôt bagarreuse, en comparaison de Cody !). Elle est aussi plutôt acerbe, et ne se prive pas de faire quelques remarques plutôt blessantes envers son mari.
Parmi les pouvoirs qu’elle débloque, May est plutôt violente, brutale. Elle obtiendra, notamment, une tête de marteau qui permet d’enfoncer les boutons ou les ennemis, un lanceur d’allumettes pour faire exploser la résine qu’envoie Cody, des bottes qui défient la gravité et lui permettent de marcher sur les murs ou la tête à l’envers, ou encore la capacité de se cloner pour se téléporter instantanément, pour ne citer que ces pouvoirs-là !

  • Rose
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Fille de Cody et May, elle est âgée d’une dizaine d’années. Elle aime énormément ses parents, et est très affectée par leurs disputes à répétition, et par l’annonce de leur divorce.
La montagne de jouets qu’elle possède (en témoignent les quelques niveaux de sa chambre) montre qu’elle affectionne particulièrement les nouveaux, délaissant souvent les anciens.
Lorsque May et Cody perdent connaissance (pour se retrouver dans leur enveloppe de jouets), elle pense qu’ils ne font que l’ignorer, faisant semblant de dormir uniquement pour la faire culpabiliser, et se convainc que la raison de leurs disputes et de leur divorce est sa simple présence.
Bien qu’elle ne soit pas jouable, de nombreuses cinématiques (ainsi que certains décors de niveaux) la montrent seule, dans la maison, à jouer, s’occuper comme elle peut, et peu à peu s’attrister de voir que ses parents ne se réveillent toujours pas, jusqu’à fuguer en leur laissant une lettre.

  • Docteur Hakim
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Le « Livre de l’amour » du Docteur Hakim est personnifié (en quelque sorte) et sert de deuteragoniste tout au long de l’aventure. C’est lui qui donne les directives à Cody et May, leur répétant qu’il faut « CO-LLA-BO-RER » s’ils veulent s’en sortir, et les met face aux faits.
Très irritant au début aux yeux de May et Cody, il se démarque par son accent espagnol (et les bruits de castagnettes qui l’accompagnent) à chacune de ses apparitions. Et il sert, malgré lui, bien souvent de terrain d’entente entre eux, lorsqu’ils s’accordent à dire qu’il est particulièrement agaçant, à ne pas les aider à retourner à la normale !

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Et en quoi il vaut son titre de « jeu de l’année » ?

Cette partie risque d’être très « avis personnel » alors je m’excuse par avance de mes divagations.

Personnellement, j’y ai joué en couple, avec mon petit-ami. Il a entendu parler du jeu, m’a rapidement montré de quoi il retournait, et l’a acheté presque aussitôt. Quelques collègues de l’usine m’ont dit qu’ils le faisaient avec des amis, donc peu importe avec qui vous jouez tant que c’est quelqu’un avec qui vous pouvez passer un bon moment !
Mais ce qui m’a touchée, en plus de la bande originale magnifique (bon sang, ce thème principal et ce thème de crédits !), c’est tout simplement le développement des personnages, l’évolution au sein du jeu.

Nous commençons l’aventure avec May et Cody qui se détestent, n’hésitant pas à se lancer des piques méchantes et basses. Leur seul moteur est de retrouver Rose et de se sortir de cette enveloppe corporelle immortelle de poupées faites-main. Cette animosité se ressent dans les interactions verbales, mais aussi physiques : lorsqu’il met la main sur les clous, Cody peut facilement empaler May avec ; un mini-jeu appelé « frappe-Cody » réinvente le jeu de « frappe la taupe », sauf que la taupe… c’est Cody ! Et May le frappe avec son marteau ! Et bien plus encore !
Puis, peu à peu, les tensions se libèrent. Les reproches sont plus rares, jusqu’à ne plus être faits. Peu à peu, des mots gentils, presque doux, sont dits, et les mini-jeux sont plus dans le fun et la détente, moins dans l’opposition. Entre ce mini-jeu où Cody peut tricher en empalant May, celui où chacun contrôle un tank et doit détruire l’autre, et ces derniers mini-jeux où c’est juste un concours de curling, ou bien un simple jeu de rythme, il y a de l’évolution !

Le jeu est truffé de petites références. On note celle à The Legend of Zelda (Ocarina of Time, même !à, et un petit clin d’œil à A Way Out (le précédent jeu du réalisateur, aussi basé sur la coopération) !

Mais aussi dans les variations de gameplay. Des phases d’exploration simple, d’autres où on affronte des ennemis et des boss, toute une phase type RPG (May devient un chevalier de feu, Cody un mage de glace, et ils doivent user de leurs pouvoirs dans une vue aérienne assez typique des (J-)RPG), et j’en passe !
Les pouvoirs qu’ils débloquent amènent de nouvelles manières de progresser, et il faut parfois ruser pour accéder à certains endroits. Certes, May a pu parvenir à ce lieu grâce à Cody, mais comment faire pour le ramener jusqu’à elle et ainsi progresser ? Et inversement. Il faut observer, collaborer, réfléchir… mais vous pouvez, bien sûr, allègrement tuer votre compagnon de route en faisant tomber la porte que vous souleviez, en vous déplaçant du bouton qui soulevait les plateformes sur lesquelles iel avance… :smiley:

Et bien sûr, si vous y jouez en couple, il est difficile de ne pas soi-même s’y projeter. Personnellement, je me suis beaucoup retrouvée en May, étant d’un caractère plutôt « bossy » et parfois mesquin (:stuck_out_tongue:), et je trouvais que c’était aussi naturel que mon petit-ami incarne Cody, qui paraissait toujours plus calme et détendu, moins prise de tête. C’était d’ailleurs assez amusant, et parfois très dérangeant, de voir qu’à mes yeux ils nous ressemblaient autant. (dérangeant dans le sens « est-ce que je suis vraiment comme ça ? est-ce que mon entourage me perçoit vraiment comme ça ? » – ce genre de questionnements qui peuvent vous retourner le cerveau :sweat_smile:)

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Je vous invite grandement, si le cœur vous en dit, à faire l’expérience de ce jeu !
Si vous ne perdez pas votre temps à explorer chaque recoin, à galérer sur un certain endroit pour obtenir le succès lié, et à jouer maintes fois aux mini-jeux, le jeu se complète en deux heures environ (d’après les playthrough, parce que personnellement j’ai mis plusieurs mois… la faute à de trop grandes pauses dues au travail ! :stuck_out_tongue: ). Mais même une fois terminé, laissez-vous quelques semaines/mois pour le digérer, et retentez l’aventure, en inversant les rôles !

Et si votre plume vous démange… Sachez que les fanfictions sur ce fandom sont aussi les bienvenues ! :hugs:

5 « J'aime »

J’ai pris grand plaisir à faire ce jeu avec mon gn’homme ! Merci du partage de sa présentation :slight_smile:

1 « J'aime »

Avec Snake on a vu les vidéos du Joueur du Grenier sur ce jeu, ça a l’air d’être un très bon jeu en duo, je pense qu’il mérite son titre de jeu de l’année !

Alors oui ça donne envie d’y jouer mais j’ai peur qu’on se dispute si on y joue tous les deux … on s’entend très bien mais il y a des choses qu’il vaut mieux ne pas faire ensemble :laughing:

3 « J'aime »

En vrai, je vois mal comment on peut se disputer en y jouant. L’échec n’est pas tellement punitif ; hors phases de boss on réapparaît aussitôt, il n’y a des pseudo game-over que quand les deux personnages se font tuer par le boss.
Au pire, les moments un peu gonflants seraient quand l’un a trouvé la solution pour progresser mais doit attendre l’autre… Ça m’arrivait souvent, d’attendre mon copain qui se promenait alors que j’avais besoin de lui pour activer un truc ou progresser… Pire, quand c’était à moi de lui ouvrir le chemin et qu’il voulait aller voir cette petite décoration au fond du jardin plutôt que d’avancer sur sa plate-forme ! :joy:

L’ambiance et les interactions font qu’il est difficile d’être agacé en y jouant, à mon sens. Sauf pour avoir le succès de la tour infernale, qui est un vrai défi (je n’ai pas réussi à le faire, j’ai demandé à mon copain de le faire à ma place — il l’a réussi trois fois au total :joy:), et très frustrant quand on tombe alors qu’on est à une ou deux plateformes de la fin ! :roll_eyes:

Et ça sert toujours de semi thérapie de couple. Vous vous disputez quand il faut collaborer ? Le Docteur Hakim va arranger ça ! :wink:

4 « J'aime »

C’est l’expérience qui parle, on a joué à Secret of Mana ensemble et ça n’a pas duré très longtemps :sweat_smile:

Oui, c’est pas faux !! :laughing:

2 « J'aime »

Avec Chéri, on voulais se payer ce jeu… Puis on a zappé.
Merci de l’avoir rappeler à ma mémoire, je vais en reparler à l’homme :slight_smile:

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