Ça me fait penser à une amie qui a sorti un livre traitant de l’abject et intitulé « Les avortons »
Autant en emporte le vent.
Ce titre est beaucoup trop bon, il ne mérite pas le film auquel il a été accolé ![]()
J’avais oublié. J’aime beaucoup aussi La couleur des sentiments. Non que je ne l’ai lu, mais… C’est dans mes projets !
J’ai vu le film, je l’aime beaucoup. Je ne sais pas si le roman est très éloigné de son interprétation cinématographique.
@fulmineo Mais c’est pas moi qui ai demandé ![]()
Tu as demandé par intermittence (belle flemme) !
Un ouvrage d’anthropologie si je ne m’abuse.
C’est un roman qui se passe pendant la préhistoire. Parler d’anthropologie me semble quelque peu excessif… mais l’auteur, Roy Lewis, était journaliste spécialisé en sociologie et anthropologie et les thèmes abordés sont en effet liés. (Mais c’est avant tout très marrant.)
@Helios : Merci beaucoup pour ton explication complète ! J’étais intriguée par le titre, et le thème m’intrigue également (notamment l’idée qu’un personnage se prenne pour la réincarnation du Messie…), alors pourquoi pas ?
Coucou tout le monde !
Je ne pensais pas m’immiscer dans ce topic, je suis plus souvent interpellée par les titres de films. Pour les romans, rien ne me venait naturellement.
Et puis, en zyeutant sur les étagères de l’appartement où nous passons nos vacances, j’ai trouvé ça. Alors, c’est pas forcement poétique, désolée ! Mais, le titre m’a donné envie de lire le résumé et le résumé… bah… me donne bien envie de me l’acheter en rentrant (2 enfants en vacances, en plus malades, dans tes rêves que t’arrives à lire un roman en 3 jours
)
Je rajoute ici un titre que je viens de découvrir en cherchant désespérément s’il n’existerait pas des Pratchett que je n’aurais pas lu, et ô joie, ô bonheur, ô félicité sans pareille, il y en a ! Et parmi la série que je n’ai pas lu, je suis tombée en admiration devant le titre suivant : Je m’habillerai de nuit (en anglais, tout aussi classe : I shall wear midnight)… ![]()
Je suis tombée par hasard sur ce vieux topic (déterrage !!
), dont le sujet me parle beaucoup. Une part non négligeable des romans que j’ai lus – notamment quand j’étais ado – l’a été “à cause” des titres… et je fais partie de ces gens qui aiment bien les titres à rallonge ![]()
Typiquement, s’ils avaient eu des titres moins longs/moins percutants, je ne les aurais sans doute jamais lus :
L’insoutenable légèreté de l’être de Kundera… qui est un très beau roman, en plus d’avoir un titre magnifique.
Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part d’Anna Gavalda… je n’en ai pas gardé un souvenir impérissable, mais je trouve le titre très beau.
La conjuration des imbéciles de John Kennedy Toole… Ô combien excellent.
J’irai cracher sur vos tombes de Boris Vian… la plupart de mes lectures de lui m’ont laissé un sentiment mitigé, n’empêche que j’ai lu pas mal de ses romans ados et je trouve qu’il avait un art des titres qui claquent : L’Ecume des jours, Les morts ont tous la même peau, Cantilènes en gelée, etc…
Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants de Mathias Enard… je ne m’en souviens plus vraiment, mais je l’avais aimé.
Kafka sur le rivage d’Haruki Murakami… c’était le premier Murakami que je lisais : à l’époque, j’avais beaucoup aimé le cheminement, mais le dénouement m’avait laissée perplexe – déçue ? Un peu – ; j’ai lu beaucoup d’autres romans de l’auteur par la suite – aux titres intrigants et poétiques : La ballade de l’impossible, Autoportrait de l’auteur en coureur de fond, L’éléphant s’évapore, Le passage de la nuit –, je n’ai adhéré à la conclusion d’aucun, mais je ne peux pas prétendre ne pas avoir apprécié les voyages.
Et en parlant du “passage de la nuit” :
- Voyage au bout de la nuit
- La promesse de l’aube
- Tous les matins du monde
![]()
- Le songe d’une nuit d’été
Je suis également sensible à l’utilisation des différents stade de la journée dans les titres. J’avais adoré Les promesses de l’aube et le Voyage au bout de la nuit… Le Quignard m’avait beaucoup marquée, notamment à cause du contexte dans lequel est réévoqué le titre dans le déroulé du roman (“tous les matins du monde sont sans retour” est une phrase qui m’a souvent trotté dans la tête par la suite).
J’aurais ajouté : Tendre est la nuit (bouleversant roman de Francis Scott Fitzgerald), Les chants du crépuscule (Victor Hugo… recueil jamais lu mais dont j’adore le titre) et La fin du monde avant le lever du jour (manga – sous format recueil de nouvelles – d’Inio Asano).
Et je suis également cliente de l’inclusion d’éléments météorologiques/astronomiques :
Déjà cités Autant en emporte le vent (Margaret Mitchell) et La horde du contrevent (Damasio) ont évidemment mes faveurs ; dans cette catégorie je citerai également La couleur tombée du ciel (l’un des seuls Lovecraft que j’ai lus) et Le Roi de l’Orage (deuxième roman du cycle “La Citadelle assiégée”, première partie de L’Arcane des épées, de Tad Williams… sans doute – avec SdA – ma saga héroic-fantasy préférée d’adolescence).
Invitation à des orages d’été, de Reinhard Lettau
Je ne connais pas, mais c’est un très joli titre ![]()
Je résiste à l’envie d’en citer 50 000 autres, mais si je devais donner mes cinq favoris (jamais cités si je ne m’abuse) ce serait :
On achève bien les chevaux d’Horace McCoy : pas encore lu, il traîne sur ma Pal depuis plus d’une quinzaine d’années – perdu dans un recoin de l’une de mes bibliothèques – mais j’adore le titre et le résumé de l’œuvre m’inspire pas mal… je le lirai un jour. Un jour ![]()
Des souris et des hommes de Steinbeck : je le trouvais étrangement évocateur/poétique avant de lire le roman, une fois la lecture achevée, je lui ai trouvé quelque chose de bouleversant.
Cent ans de solitude de Gabriel Garcia Marquez : c’est l’un de mes romans préférés et son titre ne gâte rien.
Etendards dans la poussière : pas mon Faulkner préféré – mais en même temps, la concurrence est rude
– mais, c’est un titre magnifique (parfait au vu du sujet) pour un très bon bouquin ; il est à noter que j’aime beaucoup la plupart des titres de Faulkner, notamment ceux de ces plus grands romans : Le bruit et la fureur, Tandis que j’agonise, Lumière d’août, Absalon, Absalon ! Que de must aux superbes titres ![]()
Demande à la poussière : sans doute mon titre préféré, oui, visiblement, j’aime beaucoup la poussière dans les titres… jamais lu le roman de John Fante (par contre, j’ai vu l’adaptation filmique, que je n’ai pas trouvée top) mais le titre est absolument extraordinaire, je le lirai un jour pour lui donner sa chance en dépit du film.
Deux constats : j’ai lu beaucoup plus de romans US que je ne le pensais (et j’apprécie majoritairement leurs titres
).
Deuxièmement, je dirais que les titres évocateurs sont souvent un gage de qualité… mis à part quelques exceptions, je ne regrette pas mes lectures faites au feeling sur base du seul titre : des fois faut se fier au plumage ^^

