NeuroA & Ecriture/Lecture

Bonjour,

Je me permets de créer mon premier post ( sans compter ma présentation :sweat_smile: ) J’ai essayé de chercher le sujet dans la barre de recherche et j’ai pas trouvé donc j’espère ne pas simplement avoir mal chercher ?

Je voulais créer un sujet pour les personnes avec une neuroatypie pour qu’on puisse se retrouver sur un seule sujet et qu’on puisse en parler dans le cadre de l’écriture ou même la lecture.

L’écriture à beaucoup de code qui sont majoritairement canonique ( si j’ose dire XD ), du moins établi et admit. Ce que je comprends totalement mais sur certains point je me demande si absolument toutes les règles y sont facile ou même logiques à appréhender pour un cerveau qui va fonctionner différemment, d’où mon post ou on va pouvoir se retrouver entre NeuroA d’autant qu’il a autant de NeuroA que de neurotypique donc au final on aura pas les mêmes difficulté sur la façon de construire, écrire, et ou lire une histoire.

Je vais commencer par donner un exemple me concernant qui me vient pour que se soit plus claire sur les aspects qu’on peut discuter ici.


Tu m’expliques ou pas ?!

J’ai décidé d’appeler ce point ainsi parce que je trouve ça rigolo ! :rofl:

J’ai beaucoup lu que pour avoir un texte agréable et maitrisé pour le lecteur et de pas SUR expliquer ce qui semble “évident” ou du moins ce que le lecteur pourrait “deviner par lui même ou par logique”.

:warning: Attention très mauvais exemple en approche XDD

“Il s’assoit sur une chaise.”

C’est un mauvais exemple car le fait de préciser que c’est une “chaise” peut être important soit pour poser une ambiance, soit si la chaise à une importance car c’est pas une chaise ordinaire mais je prends cette exemple simple pour montrer qu’à partir du moment ou on dit “s’assoir”, le lecteur si jamais c’est pas précisé sur quoi il s’assoit selon le contexte exemple :

“Il s’assoit dans le salon.” Le lecteur va deviner que le personnage s’assoit soit sur le canapé, soit dans un fauteuil, sans avoir besoin d’utiliser ces deux mots précis. ( peut être par terre si c’est le kiff du perso ou celui du lecteur XDD je ne sais pas… )

Je crois que pas mal de lecteurs n’aiment pas qu’on leurs expliques tout parce qu’ils ont l’impression que l’auteur leurs dis en gros : “T’es bête alors je t’expliques parce que sans ça tu pourrais pas comprendre.”

c’est plus sur les émotions ou ce que ressentent les personnages ce point je pense plus qu’une histoire de description d’action ( mais c’était plus simple à présenter pour moi avec l’exemple de la chaise alors je vais continuer à rouler avec même si ça s’apprête mieux au état d’âme des persos je trouve )

Contre toute attente, moi au contraire, j’ai besoin et j’ai envie que l’auteur me prenne par la main et m’explique tout dans le moindre détail. Justement dû au faites que je sois autiste ( je parle de mon autisme étant un spectre tout le monde n’en a pas forcement besoin ) Puisque l’autisme est un fonctionnement neurologique différent, j’ai beaucoup de mal à associer des idées ensembles que la plupart des neurotypique vont faire logiquement. J’ai toujours besoin de contexte pour comprenne voir d’un SUR-contexte ( si ça à du sens ) parce que sinon je comprends toujours de travers.

( Dans la vie de tout les jours mes proches n’en peuvent plus parce qu’ils doivent tout me réexpliquer et moi j’en peux plus parce que tout le monde semble fâché avec le contexte et les explications visiblement )

Aussi avoir le choix peut me stressé puisque je suis quelqu’un qui ne sait pas prendre des décisions sur l’exemple, si le personnage s’assoit dans le salon comme dit on peut imaginer qu’il s’assoit sous dans un fauteuil, soit dans le canapé et que si l’auteur ne le précise pas c’est que c’est pas si important, ben moi je veux pas faire le choix !! Moi ça m’angoisse de pas savoir et si les autres personnes ( quand c’est trop expliqué ) pensent :

“T’es bête alors je t’expliques parce que sans ça tu pourrais pas comprendre.”

moi de la part de l’auteur quand il explique pas assez, je comprends ça : "

“J’avais pas envie de me prendre la tête, alors prends là à ma place s’il te plait .”

D’autant que si on me laisse le “champs” pour imaginer je peux partir dans une direction qui n’a rien à voir et pas comprendre ce que l’auteur à voulu raconter. Ou alors passer même à coter d’info que d’autres ferait par logique et déduction et que moi je me serais même pas poser la question.

Lire me prend énormément d’énergie pour comprendre une phrase je dois souvent la relire trois fois pour juste la comprendre 1er degrés, si en plus je dois comprendre le sous texte, si jamais y a sous entendu, si y a déduction à faire par rapport au contexte, si un truc est dit justement parce qu’il est pas dit….

Ah ben là, je risque d’avoir du mal à aller au bout de ma lecture ou alors je vais y aller mais je vais la comprendre en surface…

Et étant entrain d’écrire une fanficiton je me rend bien compte que j’explique beaucoup ( ce qui est pour moi hyper important ) et je suis entrain d’enlever du texte mais là ou ça va mer... credi c’est que je n’enlève que ce que je suis capable plus ou moins d’identifier comme trop explicatif, alors qu’à mon avis y a pleins de texte que je suis incapable d’identifié comme tel et que pour moi c’est juste “si t’enleves ça c’est incompréhensible, il faut le garder” là ou un neurotypique pourrait peut etre se dire “ben non parce qu’avec tel élément et le contexte on suppose bien que c’est ça”

Ma question est la suivante : “Qu’es ce que vous avez à jouer les Sherlock Homes à chaque paragraphe ?” O.O je suis ebahi et consterner, moi je peux pas, j’aime déjà pas les casse têtes au secours XDD Non en vrai CHAPEAU

Voilà si vous voulez partager vous aussi une difficulté n’hésitez pas.

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Coucou !

Je trouve ton sujet vraiment intéressant et j’avais jamais pensé à la question, tiens :thinking:

Tu aurais un exemple ? :thinking: J’avoue que j’ai du mal à faire l’analogie entre la chaise et une émotion, là :sweat_smile:

Pour le coup je précise assez facilement ce genre de détails parce que ça peut avoir un impact pour la suite… et comme j’aime bien les descriptions, c’est difficile de pas préciser quelques détails pour rendre la scène plus « visible » :eyes:


Pour le coup, je ne sais pas si je suis concernée (je sais pas si y’a autre chose de non diagnostiqué, mais j’ai un HPI diagnostiqué, mais le HPI n’étant pas nécessairement considéré comme une neuroatypie…), alors je sais pas si mon avis comptera beaucoup :sweat_smile:

Mon souci réside pas tant dans le détail mais dans ce qui pourrait ressembler à des hyperfixations : je peux vivre littéralement pour une histoire, y penser h40, écrire uniquement dessus, développer l’univers, prendre des notes après un rêve à 4h du matin, en parler au point de soûler mon entourage… et PAF ! d’un coup, nouvelle idée, nouveau projet, le cycle recommence… et l’autre projet finit oublié dans un coin (pas du jour au lendemain mais presque).
Ca fonctionne aussi quand la vie m’empêche d’écrire et j’ai du mal à reprendre mes anciens projets quand une nouvelle idée se pointe.

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J’avoue qu’avoir un exemple la dessus pour moi peut avoir des tonnes de formes différentes et que je ne prends conscience du problème que quand j’y suis confronté ou quand on m’explique que j’ai compris de travers ce qui n’arrive pas souvent ( qu’on me fasse remarqué que j’ai pas compris j’entends ) mais les premiers trucs qui me vient ça peut être avec le principe du “show dont tell” quand tu veux pas décrire littéralement qu’un personnage est stressé par exemple au lieu de dire :

“Elle est stréssé’“ tu vas plutot décrire sa gestuelle peut etre ? mais pour moi y a des gestuelles de la communication non verbale qui peuvent convenir à plusieurs émotions qui peuvent etre différente comme : “elle trépigna sur place” Trépigner sur place, perso je peux trépigner sur place si je suis anxieux, comme si je suis impatient et excité et si le contexte pour moi et pas assez expliquer je peux soit comprendre de travers soit etre là à me dire : “ben c’est pas logique pourquoi elle est contente dans un moment de stresse ?” XD ( ça m’est deja arrivé ce genre de reflexion ) ( alors qu’en vrai pour moi c’est beaucoup plus simple et agreable de juste lire “elle est stréssé” ça va droit au but c’est clair, y a pas d’interpretation possible et c’est moins angoissant pour moi car sinon je peux etre dans la peur de mal comprendre vu que ça m’arrive au quotidien. Mais souvent dans les codes de l’ecriture c’est plus conseillé de plus montrer et que le lecteur face le lien logique tout seul.

Ou alors ça peut être dans des dialogues aussi, quand le personnage dit quelque chose de sa personnalité par une phrase qui semble peut être un peu banal ou flou comme ça mais qu’avec le contexte et le lien que les autres ont avec ce personnage, ils comprennent quelque chose de sa personnalité… C’est dure d’expliquer ce point mais pourtant j’ai souvent etait confronté à ça.

Je sais pas si ça va rentré dans ce cadre là mais l’exemple qui me vient c’est dans le jeu video : clair obscur ( si tu l’as fait )

Beaucoup de video explicative de l’histoire sur Youtube que j’ai vu ( car c’est un jeu qu’il y a des tonnes de choses que j’ai pas compris alors que j’ai même vu une video de quelqu’un qui disait que justement le jeu expliquer trop de truc….. Moi je trouve juste qu’il a un probleme d’ecriture sur le jeu parce que j’aurais plus tendance à dire qu’il s’acharne à expliquer des choses qui de mon point de vu ne sont pas si importante que ça et là ou ça me parait important c’est “démerde toi” mais c’est mon avis… )

Et enfaite dans toutes les vidéos explicatives que j’ai vu tout le monde dit que le personnage d’Alicia {Spoil} aimait l’écriture ( que c’était son truc à elle ) et c’est pour cette raison qu’elle s’était rapproché des ecrivains. Et moi j’ai beau refaire le jeu en boucle, je vois pas à quel moment c’est dit qu’elle aimait écrire ? voir que son truc c’était vraiment l’ecriture… Enfin je vois qu’il y a des pistes justement : Maelle dit qu’elle aime écrire des poèmes mais comme dit c’est Maelle et pas quand elle est Alicia qu’elle le dit donc je suis pas convaincu de trop… Après y a sa soeur qui dit qu’elle passait son temps à lire …. Ouais mais etre lecteur veut pas dire que t’es forcement écrivain… Apres il me semble que dans la chambre d’Alicia il y a une machine à écrire mais tu vois tout ça pour moi c’est pas assez temps qu’elle le dit pas elle même et surtout pour moi c’est de la surinterprétation des gens ? pourtant ça semble canon et tout le monde semble d’accord sur ce point ? et je ne comprends pas ? je pense que je rate des infos mais j’arrive pas à les voirs.

Plus t’es précise sur les descriptions plus ( perso ) je t’en remercie ! ^^ XD

Après je me suis peut etre mal exprimé c’est vrai que c’est pour partager aussi sur la neuroatypie mais je veux exclure personne et surtout des fois on peut ne pas avoir une neuroatypie mais etre confronter aussi au probleme donc il faut te sentir légitime de parler surtout ici, je voulais vraiment pas que des personnes ne se sente pas légitime au contraire c’est super interessant et important de tous s’ecouter ^^

Je comprends l’hyperfocus là ma fanfiction actuel je fais que penser à ça. Mais en vrai faut pas parce que je pense que c’est un peu comme ça qu’on finit par se “dégouter” un peu… et passer à autre chose aprés. mais c’est dure et quand le cerveau à decider … trés compliqué. Je comprends et je compatis mais j’ai pas la solution pour ça pour l’instant. je pense qu’il faut s’obligé à pas faire QUE ça pour arrivé au bout du proget et que ça prenne pas une place enorme mais c’est tellement dur…

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Bonjour @them_x4,

Sujet absolument passionnant ! De mon côté, j’ai le combo gagnant diagnostiqué dès l’enfance : TDAH, THPI et hypersensibilité. Autant vous dire que dans ma tête, c’est le grand huit permanent !

Mon super-pouvoir (ou ma malédiction, au choix) ? Une fixation absolue sur les descriptions sensorielles. Le bruit du vent, l’odeur de l’orage, la nuance exacte d’une feuille d’automne… Pour moi, c’est vital ! Bon, j’essaie de me soigner et je sabre la moitié de mes envolées lyriques avant de publier, parce que je me doute bien que tout le monde n’a pas envie de passer trois paragraphes sur la poésie d’une goutte d’eau qui écrase une feuille. :sweat_smile:

Côté écriture, mon cerveau est aussi totalement allergique au respect des lores. Je connais des tonnes de fandoms, mais impossible de filer droit. Il faut que je casse tout, que j’injecte des OC partout, ou que je supprime des personnages pour voir ce qui se passe.

Ajoutez à ça un cycle créatif ultra-stable. Je peux bloquer sur une idée, poncer dix chapitres d’affilée, tout supprimer le lendemain matin pour une illumination apparue en rêve, puis ne plus rien écrire pendant trois jours.

Bref, me suivre est un sport extrême. J’épuise littéralement mon entourage. Mes frères et sœurs me supplient régulièrement de « ralentir » ou de « me poser »… mais franchement, je n’ai toujours pas trouvé la définition de ces mots dans mon dictionnaire ! :sweat_smile:

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Je me reconnais dans pas mal de chose que tu soulèves. J’adore les envolées lyriques sur les details que tout le monde trouverai insignifiant c’est super chouette à ecrire et ce laissé porter en quelque sorte. En tant que lectueur j’aime dans le sens que je comprend l’auteur parce que je serais pareil mais en même temps compliqué parce que comme j’ai dis y a pleins de chose que je comprends pas trés bien et donc plus c’est simple et factuel plus mon cerveau arriverai mieux à comprendre et surtout ça prendrait moins d’energie mais ça m’embete parce que je sais que c’est tellement gratifiant à penser, ecrire et même à lire en soit c’est hyper jolie quand tu le découvres mais voilà je peux pas apprécier à ça juste valeur parce que je vais devoir décrypté. C’est quand même terrible d’avoir un cerveau qui va tellement loin dans son délire, qu’il a de lui même pour habitude de tout compliqué, de filler la métaphore, de faire des paralléles entre des trucs que personne avant toi n’avait penser et avec tout ça avoir un cerveau qui est même pas capable de comprendre ça quand c’est les autres qui le font…. Franchement ça m’enerve, et deteste mon cerveau pour ça, AU SECOURS XD ( en plus de faire hautain ou je sais pas quoi… Parce que moi quand je le fais ok mais les autres, non, comprends pas…. ZUT !! ) voila ce que je lui dis pour rester polie.

En vrai je comprends le truc de se restreindre directement quand tu ecris, moi j’essaye de me forcer à faire au plus simple c’est à dire : sujet, verbe, complement. Et ça c’est dure ! mon cerveau complique tout depuis le depart de façon naturel que je dois faire un effort de dingue pour simplifier ( je sais pas si tu le vis aussi ? )

je suis peut etre un peu eloigné de ce que tu dis mais en tout cas ce que tu expliques m’evoques aussi ça donc j’en parle. X)

Moi les OC c’est indispensable ! j’en fous partout aussi XD je comprends totalement !

Les trucs apparuent dans les reves je comprends aussi ! Enfaite je pense qu’on est tellement obnubilé par nos histoires que même quand on dors on y pense ( je veux pas parler à ta place ) mais perso j’ecris le jour, et je pense et en reve de mon histoire la nuit. Personne ne peut arreter la machine. Je compatis fort.

Tes dernières lignes me font de la peine :frowning: faut quand même faire un peu attention, de toute façon à un moment donné c’est le corps qui rattrappe l’esprit et que te dis non, donc faut faire un peu attention :victory_hand: :pink_heart:

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…Tes exemples me font me demander si je suis pas un peu sur le spectre aussi, j’ai un problème à expliciter masse de chose moi aussi quand j’écris :joy:
Mais cette réflexion mise à part (qui ne me pose aucun problème, rassurez-vous), pour ma part je comprends assez bien des implicites standards comme ton exemple du salon, je pense que je suis bien aussi le second degré à l’écrit ; mais c’est à l’oral qu’en faire est plus complexe pour moi :sweat_smile:

Pour ce qui est de quand j’écris, mon côté surexplicatif je l’explique comme venant de ma façon de voir les scènes comme dans un film ou un storyboard, et je veux absolument le faire partager au lecteur ; ce qui fait que je décris une scène d’action précise dans ses moindres détails, sans trop laisser la place au lecteur de s’imaginer comme le héros lance le sort ou riposte après une parade face à son ennemi, pour citer quelques exemples.
Mais je comprends la difficulté que ça peut être pour ceux qui ont besoin de "voir’ la scène par la lecture et non par leur imagination, quel qu’en soit la raison.

Je pense aussi que, comme j’ai des idées très précises de l’action/non-action qui se passe PARCE QUE je me plais à mettre des indices sur la suite (le fameux foreshadowing), il faut absolument que je mette tout ces détails qui sont pour moi important ; alors que à la relecture, même si moi je sais pourquoi je l’ai mis là, parfois je me rends compte que ça fait redite ou que c’est lourd et allonge le texte, même pour indiquer un détail important comme quoi par exemple 'X-perso est en fait un allié des héros même s’il travaille pour l’ennemi parce que il a eu un regard en coin vers les héros et qu’ils doivent comprendre que il va les aider à s’enfuir plus tard" qui peut très bien être compris plus tard quand la scène de fuite a lieu justement :sweat_smile:

Bref, tout ça pour dire que je pense mon côté neuroatypique plus du côté de l’écrit aux autres que de la lecture que je fais des œuvres des auteurs que je lis. Même s’il m’arrive effectivement de relire plusieurs fois une phrase ou un passage pour bien tout comprendre parce que c’était ambigüe :sweat_smile:
(et c’est sans parler des écrits ou, sans jeter la pierre, ce n’est pas le lecteur qui a du mal à comprendre mais le texte qui n’est pas clair à la base :laughing: :sweat_smile:)
(après je ne prétend pas être hors de ce panier-là, même moi je me retrouve à plus savoir qu’est-ce que je voulais dire exactement à la base :rofl: :joy:)

C’est en tout cas ce que j’analyse pour ma part :blush: :sparkling_heart:
Merci à toi pour ce sujet, Thèm ! :smiling_face_with_three_hearts: :+1: :memo: :love_you_gesture: :sparkling_heart:

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Le spectre autistique est tellement vaste, et j’ai vraiment l’impression qu’il est unique pour chacun. Mon frère, par exemple, a beaucoup de mal à s’exprimer, à accorder sa confiance et ne supporte pas le contact physique. En revanche, il fait de sacrées fixations sur certains sujets… mais ça, je crois bien que c’est notre super-pouvoir commun à tous les neuro-atypiques ! :wink:

Surtout, ne t’en veux jamais de ne pas comprendre certaines choses. Nos cerveaux fonctionnent simplement sur des fréquences totalement différentes, et c’est très bien ainsi, cela nous permets d’échanger nos opinions.

Je te rejoins tellement sur le fait qu’on fait des parallèles ou des connexions que les autres ne captent pas forcément. De mon côté, je suis une adepte absolue des métaphores (mon autre grand travers avec les descriptions ! :sweat_smile:) et j’essaie de me freiner un peu.

Ce n’est pas toujours évident de naviguer au quotidien avec un cerveau comme le nôtre, et c’est vrai qu’on se sent parfois un peu mis de côté à cause de notre différence. Mais sache que tu n’es pas seul, et que cette façon de voir le monde est aussi une immense richesse.

De mon côté, j’ai plutôt l’impression d’amputer mon texte ou de lui couper un bras dès que je retire une métaphore ou un morceau de description ! C’est un vrai déchirement. Mais je me console en me disant que sans toutes ces descriptions, le lecteur peut enfin s’immerger pleinement dans l’histoire et laisser sa propre imagination vagabonder.

Ces derniers temps, j’écris surtout la nuit. À vrai dire, je dors très peu. Mais quand le sommeil vient enfin, je rêve de ce sur quoi je travaille, ou de ce que je suis en train de lire ou de regarder. C’est souvent comme ça que naissent mes histoires ! L’autre grande source d’inspiration, c’est la musique. Elle prend une place immense dans ma vie : je joue de plusieurs instruments, et il suffit d’une mélodie pour qu’une idée d’écriture émerge.

Ne prends surtout pas mes dernières lignes de travers, tout va pour le mieux du monde ! Je suis extrêmement proche de mes frères et sœurs. Disons simplement que leur idéal de vacances, c’est plutôt de me voir lézarder tranquillement au bord de la piscine.

Le seul moment où je sais vraiment débrancher et prendre mon temps, c’est en voyage. Quand je découvre un paysage, je m’arrête pour imprégner mon cerveau de chaque détail, de chaque reflet. J’adore aussi échanger avec les habitants pour m’immerger au maximum dans leur culture. C’est quelque chose de viscéral et de profondément important pour moi.

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L’autisme a tellement d’aspect différent et y a tellement de point sur lesquels ça prend des proportions énormes et qui détruisent mentale sur pleins de sujets qu’il est difficile de lister des points comme une liste même s’il y a des choses qui se retrouvent forcement. Là c’est vrai que je parle que de l’écriture/lecture en soit mais si tu te reconnais sur pas mal de point en vrai des fois ça peut être des pistes et des questionnements à se poser au moins sur une neuroatypie parce que je sais qu’il a pleins de gens qui savent pas et qui masque beaucoup les difficultés et eux même n’en sont pas conscient et comme dit mon psychiatre : “La psychiatrie anglophone à toujours 10 ans de retard sur ce qui se passent réellement pour les patients et sur le fonctionnement du cerveau, quand à la francophone est en retard de 20 ans.”

En vrai la première personne à savoir entre toi et le psychiatre ce que tu as, c’est toi. ( je suis tombé sur beaucoup beaucoup de psychiatres vraiment…. juste pas possible )

Le second degrés je peux vraiment pas à l’oral je déteste, à écrit je le comprends pas toujours quand je le lis mais je peux en écrire puisque la comédie en générale à des codes et donc tu peux apprendre à en écrire ( le ressortir un peu comme un cours en quelque sorte ) Même si je sais qu’il faut pas que ça est l’air trop robotique c’est peut etre ça le problème après ? X) Puisque moi c’est pas mon humour de base donc ça sort pas naturellement. La pour ma fanfcition sur Good Omens j’ai fais une overdose de Sarcasme/second degres XDD j’ai tellement pas l’habitude d’en écrire et comme les personnages de cette serie le sont quand même pas mal… X) au bout d’un moment c’était machinale quand j’en écrivais et je soufflai tellement j’étais soulé puisque dans la vrai vie moi je déteste ça le sarcasme, je le comprends jamais et c’est pas trop mon humour ! J’ai arrêté pendant quelque chapitre et je me suis dis “Le prochain des personnages qui me sort un sarcasme, je m’en fous je vais lui faire vivre la misère ! ” :rofl: En tout cas je comprends le désarroi que ça peut être trés compliqué au quotidien.

Hé ben sache que ce coté surexplicatif moi ça me va trés bien ! J’adore ça en tant que lecteur, je dis OUI. Je suis un pareil sur ce point. J’aime aussi placer des choses qui serviront plus tard ou vraiment prendre le temps d’expliquer beaucoup mais oui le soucis c’est que ça fait des textes un peu lourd effectivement et du coup parfois trop fournit et peut être pas compréhensible de suite ? Du moins j’ai l’impression mais ça dépends, aussi parfois… ( Compliqué je trouve :sweat_smile: )

Ben de rien pour le sujet je suis content qu’il te plaise ^^

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Je me reconnait énormément sur ce que tu écris ici sur ton frère T.T je compatis beaucoup. S’exprimer personnellement c’est plus je vieilli moins j’y arrive, je pense aussi que plus les années passent plus je me fatigue donc forcement ça va pas en s’arrangeant la plupart des soucis !

Oui les hyper-fixations c’est sur que ça fait parti des choses trés commune ^^

Tu me rassures beaucoup et ça me touche ce que tu ecris. merci !!

Je te comprends sur les métaphores j’adore ça aussi mais comme tout le monde comprends pas je me suis arreter sur les comparaisons maintenant je pense que c’est plus simple XD déja à comprendre pour les autres mais aussi à maitriser en soit X) Parce que loin de moi l’idée de jeter tout la faute sur les autres en disant '“vous comprenez pas” je me doute aussi que j’ai du mal à maitriser certains code de l’écrit pour que ça devienne plus accessible ^^ c’est certain même !

C’est exactement ça. Je m’efforce à le faire pour plus de compréhension pour les autres mais ça fait super mal, effectivement l’image de l’amputation est tout à fait exacte ! ( en plus que nos textes c’est un peu nos bébés ) alors… nous sommes des parents indignes je pense T.T

Je comprends étant insomniaque je compatis pour ça aussi, surtout ces temps ci avec la chaleur c’est pire en soit ! Je dors pas depuis plusieurs jour mais chaque été pendant 2 mois je dors pas et c’est les périodes ou psychologiquement je deviens très instable heureusement c’est la première année ou mes parents ont la clim, je fais beaucoup d’allé retour entre chez eux et chez moi XD ( je me suis égarée dans la discussion ) Cela dit la musique est hyper importante je suis d’accord, moi je peux ne pas avoir la notion du temps qu’en j’écoute de la musique et ça m’inspire beaucoup

Voyager c’est tellement dépaysant en tout les cas je te souhaite de ces vacances dont tu parles ^^

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Hello!

Je viens poser mon petit caillou sur ce topic qui me faisait de l’oeil ! (mais le temps et l’énergie me manquaient :sweat_smile:)

C’est rigolo parce que j’ai toujours eu le même problème ; parfois les sous-entendus me passaient complètement à côté du cerveau !
Puis j’ai récemment appris que c’était un trait TSA. Est-ce que je suis sur le spectre ? On attend de finir le dossier :laughing:
Mais il est vrai que j’avais aussi ce problème du second degré dont tu parles dans un de tes messages. Les expressions imagées étaient parfois comme une langue étrangère que je n’arrivais pas à déchiffrer. Tout comme les éléments déductifs.

Comme je n’ai pas de diagnostic officiel, je vais parler en tant que pseudo-neuroa – je ne sais pas du tout si je suis à ma place dans cette catégorie, mais je m’y retrouve plutôt quand on regarde les traits TSA :sweat_smile:

Pour le thème du sous-entendu, du déductif et de l’implicite, c’est un problème que je rencontre souvent et auquel je tente tant bien que mal de pallier ! Ca se travaille et ça se soigne, on dirait, puisque j’ai pu interpréter tout à l’heure un sous-entendu lors d’une traduction – principalement parce que le contexte aidait grandement. Mais aussi, à force d’étudier sur les théories littéraires, linguistiques etc., notamment du côté narratif, j’ai fini par apprendre à déceler les indices type foreshadowing.

Je pense que, outre la neuroatypie, il y a aussi la connaissance du medium qui joue.
Pour reprendre l’exemple de Clair Obscur :

Résumé

Le joueur finit par comprendre quel est le thème Alicia à force de l’entendre lorsque la Alicia peinte entre en scène.
Mais a-t-il retenu le leitmotif qui définit Aline ? Celui qui définit Renoir ? Voire même Verso ?
Le thème d’Aline est entendu à tant de reprises dès lors qu’on entre sur le Continent. Exemple concret : c’est le premier thème qu’on entend dès que Gustave se réveille. C’est le thème de combat (hors boss) dans les Falaises de Rochevague. C’est le thème qui se joue dans la zone du Monolithe. Et tant d’autres !
En plus de cela, certains instruments représentent les personnages. Aline va être définie par les ensembles de cordes ; Renoir par le côté plus électrique (guitares, batterie) ; Verso par le piano. Verso étant d’ailleurs le seul personnage dont le thème n’a pas de paroles – un autre signe montrant qu’il n’est pas un véritable individu, mais l’ombre d’un fantôme qui ne peut trouver le repos.

Encore une fois, sur CO:E33, pour reprendre ton incompréhension :

Résumé

Le lien entre l’écriture et Alicia/Maelle est établi très tôt dans l’histoire. Maelle est définie par l’écriture et la lecture ; c’est la coursière de Lumière, elle livre les informations, les messages, le journal (de mémoire). Dans l’Océan Suspendu, Gustave se moque gentiment d’elle en commentant ses poèmes cyniques.
En visitant le manoir, on voit en effet que la chambre d’Alicia a des livres, une machine à écrire – des éléments qui évoquent la littérature. Verso, c’est la musique et les trains. Clea, c’est l’argile, la poterie, et l’atelier. L’ironie est d’ailleurs qu’aucun des trois enfants n’a d’attrait pour la peinture en tant que telle.
Pour moi, le lien entre écriture et lecture d’Alicia/Maelle est justement dans l’opposition de la peinture et l’observation d’un tableau. Ou même dans les intérêts de Verso et Clea, d’ailleurs. Alicia/Maelle est justement la cible de choix parce qu’elle a un intérêt pour le medium du « clan » rival. S’il y avait eu un clan de musiciens, ou un clan de potiers, il en aurait peut-être été de même pour Clea ou Verso – la naïveté en moins.
Il faudrait que je me refasse l’aventure, mais il y a beaucoup d’indices qui font ce lien entre Alicia/Maelle est l’écriture. Par exemple, c’est elle qui reprend l’écriture du journal de Gustave. Ses attaques font références à des auteurs (genre Stendhal). L’incendie peut évoquer des autodafés, peut-être être une référence à Fahrenheit 441… ou là je divague ? :stuck_out_tongue:
Peut-être qu’en se refaisant une partie et en se focalisant sur les éléments qui évoquent l’écriture et la lecture, tu pourrais trouver une réponse à tes interrogations ?

Pour en revenir avec l’implicite en lecture/écriture, j’ai deux façons d’aborder le problème :

  • En lecture, c’est selon le degré de connaissance que j’ai sur l’auteur, sa culture, la langue source et, parfois, les fondements de l’univers s’il est fictif.
    En ce moment, je lis L’ère des cristaux, un manga qui est très inspiré du bouddhisme. Je ne saisis que très peu d’éléments bouddhistes, principalement parce que mes connaissances sont limitées. Je me laisse porter par l’histoire et je sais d’avance que j’irai consommer toutes les analyses qui me permettront de comprendre ces liens, l’importance d’avoir une série en 13 tomes (ce serait un nombre important dans le bouddhisme, semble-t-il), etc. J’ai pu noter que les Lunariens adoptent des formes un peu de bouddhas et apparaissent/disparaissent dans des formes évoquant les lotus – un des emblèmes bouddhiques – mais c’est à peu près tout.
    Je me suis lu aussi récemment quelques tomes d’Astérix. C’est tout bête, mais en grandissant et en obtenant toutes ces connaissances et autres références culturelles, je capte les jeux de mots, les clins d’oeil, ce genre de choses. Pour reprendre le légendaire Mission Cléopâtre, le fameux « Je suis, mon cher ami, très heureux de te voir » suivi de « C’est un alexandrin » (en référence à la poésie car 12 vers, mais aussi parce que Numérobis vient de la ville d’Alexandrie). Le nom des camps romains (Petitbonum etc.) demande aussi un retour à l’époque d’écriture ; l’un d’eux fait référence à un médicament de l’époque, il me semble. Bref, plein de choses qui nécessitent, si on veut toutes les comprendre, de faire l’effort de chercher les indices – et je sais combien ça peut être fatiguant et sortir de notre lecture !
    Parfois, j’arrive à lâcher prise et à me laisser porter par la lecture ; à moins qu’une phrase ou un paragraphe me donne du mal, je ne vais pas me fixer sur des phrases que je pourrais mal comprendre. J’ai rarement des difficultés avec des textes français ou anglais (traduits), mais je note que, parfois, les traductions du japonais que je lis me chiffonnent car quelque chose me semble bizarre. Sans parler de quand je lis en VO – le manque de détail et l’appui du japonais sur le contexte rend parfois la compréhension juste impossible et, si je n’ai pas l’énergie cognitive, c’est impossible de comprendre ce que je lis.

  • En écriture, justement, j’ai tendance à sur-décrire pour éviter toute erreur d’interprétation et, aussi et surtout, parce que ma rigidité me fait décrire dans le détail (autant que faire se peut) pour que le lecteur voie la scène telle qu’elle m’apparaît. Ca me complique parfois énormément la tâche parce que si je veux décrire des mouvements, par exemple avec les mains, le manque de synonymes et d’images donne naissance à des répétitions juste lourdes, très lourdes.
    Du genre, A prend la main de B avec sa main gauche et, avec sa main droite, fait autre chose. Ca fait trois fois mains et, avec les redondances et le manque d’outils, je trouve que je ne clarifie pas assez. Peu importe le genre des deux personnages, le fait que le mot « lui » ait autant de sens me bloque et peut me faire vriller ! :laughing:
    Peut-être est-ce dû à la rigidité qu’on peut trouver chez les TSA ? :thinking:
    Dans un autre ordre d’idée, j’ai eu beaucoup de frustration en traduisant mes fanfictions en japonais dû, justement, à la contextualisation extrême de la langue. « Il lui prend la main », c’est « il prend main » et le lecteur comprend que « il » prend la main de l’autre personnage. Mais parfois, à cause de cette absence d’outils grammaticaux, je bloque sur des phrases qui ne poseraient normalement pas problème – à mon sens.
    Donc on va souvent retrouver chez moi des paragraphes de description lourds, parfois peut-être trop, mais c’est aussi un exercice que j’adore ! Décrire, imager, comparer, placer un décor et jouer sur l’ambiance et, parfois, l’implicite, pour immerger complètement le lecteur.
    Mais j’ai aussi remarqué que je redoute énormément que mes allusions et sous-entendus ne soient pas compris par mes lecteurs. Dans ma tête, c’est clair que je fais référence à X ou Y, mais est-ce le cas chez le lecteur ? Je m’efforce de rester parfois dans cette évocation et ne pas trop forcer l’explication, surtout parce que ça ruinerait la « beauté » du moment, mais c’est dur… :laughing:

Je sais pas si je suis hors sujet, mais voilà, c’était mon petit caillou tardif et nocturne !!

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Le TSA a énormément de point à prendre en compte et c’est très complexe mais comme dit plus haut vu à quel point les psychiatrie et au fraise et quel à des années de retard sur ce genre de sujet j’ai tendance à dire que si ont a des difficultés et qu’on se retrouve sur plusieurs points, il faut se faire confiance après c’est pas forcement un TSA parce que y a des tonnes de troubles ou certains points se retrouve dans l’un et dans l’autre c’est un peu compliqué mais en tout les cas si on se sent avoir un trouble faut se faire confiance parce que franchement le milieu médicale pour le reconnaitre, c’est l’enfer sur terre ! > <

Si si, tu as ta place !! crois moi et puis même sans être neurotypique tout le monde à sa place dans ce sujet ci, je pense que dans mon message de présentation j’ai du mal m’exprimer mais personne ici est rejeté en tout les cas XD tout le monde est le bienvenue pour parler de ces difficultés ^^

Je dirais pas qu’on s’habitue perso, un cerveau neuroa ne s’habitue pas mais il s’adapte et recite plus, comme des cours qu’on apprend par coeur par contre, je suis pas sur qu’on finit par comprendre et donc on peut pas adapter à toute les situations vu que dans la vie t’as des variante et comme pour s’adapter, on apprend par coeur comme si c’était une poesie, si la poesie et reciter tel quel du debut à la fin on va réussir à comprendre dans ce contexte mais si toutes la poesie est pareil mais que deux phrases sont changés ou réinterpréter avec d’autre mots. Comme c’est du par coeur on va pas reconnaitre la situation comme etant celle qu’on a apprise et donc là on va pas comprendre la variante.

Je sais pas si c’est claire ce que je dis mais c’est plus pour faire une nuance entre s’habituer et s’adapter, voir même le cerveau se sur adapte. ^^ Voila petite explication ( j’espère pas trop longue et barbante X) )

Je te remercie grandement pour tes explications sur Clair Obscur ! Pour Cléa j’avais absolument pas capté par contre… je me sens bete… Aprés c’est là que ça me fait me poser d’autres questions dont j’ai pas les réponses malheureusement et c’est du à ça que je me rends compte que dans ce jeu à appart Verso, je comprends pas la logique des persos décidément j’aime ce jeu autant qu’il me frustre d’incompréhension :sweat_smile:

Que des questions XD

Là tu parles beaucoup du lien de Maelle à l’ecriture et c’est ça qui moi m’embete, enfaite je distingue énormément Maelle, d’Alicia ( pas la peinte, la maelle qui redevient Alicia en se souvenant ) Parce que j’adorais la psychologie de Maelle et puis dés qu’elle est devenue Alicia j’ai pas trop aimé, je comprends sa souffrance mais j’arrive pas elle me sort par les yeux… Malheureusement… Et du coup déjà je fais une dissociation des deux personnages donc c’est pas évident pour moi si la plupart des indices vont à Maelle et pas à Alicia. Et là ou je vais avoir un problème c’est que Maelle ( appart si y a encore un truc que j’ai compris de travers ) est la version repeinte par Aline. Ma question est la suivante pourquoi Aline aurait repeint une version différente d’Alicia mais qui continue d’adorer l’écriture ? … J’avoue je comprends pas la logique bon en vrai, je comprends rien à la logique d’Aline tout court à vrai dire, pour moi ce perso est un mystére, c’est une mere hyper controlante qui force clairement c’es enfants à etre peintre comme elle donc ne leurs laissant pas de libre arbitre mais les humains de la toile qu’elle repeint eux, elle leurs laisse tout le libre arbitre pour interpreter sa presence en tant que peinteresse, le chiffre, le monolithe, le gommage, alors qu’en tant que pintresse, même disons le “deesse” de ce monde elle pourrait totalement leurs peindre une memoire collective d’és leurs arrivé au monde ou tout les humains serait que c’est elle qui essaye de les maintenir en vie et que c’est Renoir qui est à l’origine du gommage mais non elle leurs laisse le champs libre d’imaginer, d’interpreté ce qu’elle fait pas avec ces enfants ou elle les oblige à etre ce qu’elle veut qu’ils soient….. Je comprends vraiment pas ce personnage… LARGUER TOTAL :face_without_mouth:

Je comprends tout à fait ce que tu veux dire, aprés pour ce qui est des références pour moi la nuance avec le second degres ou un sous texte c’est que normalement une reference tu passes à coter d’elle la scene reste comprehensive. Celle d’asterix j’avais pas la référence en poésie mais effectivement comme il vient d’Alexandrie, petit je me disais juste “Ah c’est comme ça qu’on appelle ce qui vienne de la ville d’alexandrie” XD et je me disais pas que j’avais pas compris quelque chose. Que des fois dans le second degres, ou les sous entendu c’est les reactions des autres personnes qui te font dire… “quoi ?? j’ai loupé un truc ? ça à pas de sens ce qu’il dit” XD

En tout cas tu gères dans d’autre langues que le français chapeau d’essayer d’apprendre toujours plus parce que déjà avec une langue maternelle c’est pas simple alors une autre ! C’est ouf ! Mais oui je japonais je crois avoir entendu que c’est tellement liée au contexte effectivement..

J’ai le même problème pour les synonymes je compatis. En tout les cas tu comprends maintenant que moi ça me dérange absolument pas de lire des descriptions détaillé ^^

J’ai tellement cette peur aussi ! O.O tout le temps à chaque phrase c’est tellement difficile. Oui en tout cas bravo à toi, tout ça c’est vraiment pas évident ^^

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Je voudrais juste apporter un peu de nuance, même si je pense qu’en vérité les gens n’ont pas besoin de moi pour ça :laughing:

C’est aussi parce que c’est plein de facteurs confondants, non? :sweat_smile: Je veux dire, t’es un collégien qui se fait maltraiter dans la cour de récrée, évidemment que tu vas te renfermer sur toi-même, éviter le regard des autres, et c’est pas forcément un TSA, c’est juste normal de réagir comme ça dans ce contexte.

Du peu que j’en sais et tu me diras si je me trompe (d’ailleurs tu l’as dit toi même que c’est compliqué), le diagnostic de TSA de l’adulte et de l’adolescent bien fait c’est un bilan multidisciplinaire d’environ 2 jours où on interroge ta famille, on remplit des scores, on te fait passer une batterie de tests… J’ai quand même l’impression que si quelqu’un reconnait un TSA en cinq minutes, faut se méfier, surtout quand ça a des implications aussi importantes derrière ^^’ (sauf si c’est le diagnostic d’un jeune enfant vers 3-4 ans avec un TSA sévère : c’est souvent bien typique :upside_down_face:).

Honnêtement, j’encouragerai pas à se faire confiance sur ces pathologies là, et même sur toutes les pathologies en général. Moi honnêtement, je traine sur internet 10 minutes, je me diagnostic 50 problèmes différents x)

Et de toute façon le corps humain c’est très c** :

  • Vous avez une tumeur sur la peau de 50 cm de diamètre bourgeonnante qui pue comme un cadavre laissé à l’air libre : le déni! Yeaaaaaah
  • Vous avez un grain de beauté que vous avez depuis 10 mais que vous remarquez que maintenant : ça y est, vous allez mourir dans les 3 jours

Donc… Méfiez vous de votre corps, de vos pensées et de vos 5 sens, ils aiment vous piéger plus que vous ne le croyez :smiling_face_with_horns:

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Comme c’est un sujet sensible et que c’est un sujet qui me tient particulièrement cœur j’ai peur même si c’est à l’écrit de paraitre dure dans mes mots ou peut etre “d’attaquer” je sais pas trop comment le dire mais ça m’est déjà arriver de donner mon point de vu et qu’on me reprenne en disant que j’étais un peu trop émotif en l’écrivant et que la personne la prit trés mal ou que l’est bléssé et comme je veux que se soit un endroit “peace” et que j’aime pas du tout le conflit je veux pas qu’il est de mauvaise interpretation sur mes intentions en donnant mon opinons qui va etre contraire au tient mais ça s’arrêtera là et je voudrais pas que tu sois mal à l’aise en lisant ces lignes c’est pas le but. Je m’excuse d’avance si c’est le cas. Je me doute aussi que tu veux juste apporter une nuance et je sais que ce monde en à besoin mais ce sujet est très important pour moi. En tout les cas nullement mon intention de porter un jugement sur ta personne derriere l’ecran je me permettrai pas.

J’ai pas plus explicité que ça parce que je voulais pas rentré dans les détails mais diagnostiqué l’autisme se fait pas sur un fait, oui, et c’est complexe, oui. Mais ce que je voulais vraiment partager c’est que le patient est vraiment le premier à savoir avant le psychiatre. ça c’est trés souvent une vérité.

Et franchement si, moi j’encourage l’auto diagnostique, après j’encourage pas de dire “je suis autiste” si c’est pas reconnu mais “je me reconnais dans certaines difficultés qu’on les personnes autistes” est oui c’est normale et c’est ok c’est pas que les autismes qui ont des “problèmes d’autistes” ça n’existent pas en soit les problemes d’autistes.

Après se renfermer sur soit même parce que t’es maltraiter je t’avoue que je vois pas le rapport avec l’autisme donc j’ai pas trop comprit pourquoi comparer les deux… ?

En tout les cas en médecine déjà le mal physique est sous évaluer/ minimiser/ ou ignoré ( encore plus chez les femmes ) alors le mal psychologique ou psychiatrie c’est dix mille fois pire, les gens te prennent souvent au sérieux seulement quand c’est trop tard…

Perso je vois des psychologues, et psychiatres et des comportementalistes depuis que j’ai 8 ans, j’ai étais diagnostiqué autiste j’avais 24 ans j’en ai 27 aujourd’hui. Mon parcours médicale à était une catastrophe et des gens professionnel de la santé et des troubles mentaux j’en ai vu passé beaucoup m’ont fait pleurer, seuls les deux derniers m’ont accordés la délivrance de me dire ce que j’avais alors que je le savais depuis toujours. Quand ils me l’ont dit j’étais pas en mode : “c’est ça que j’ai ?!” je me suis dis “Enfin quelqu’un qui me le dit !”

Enfaite je me le disais depuis des années que j’avais un autisme, et puis à force de voir et revoir des professionnel qui envisagé même pas cette direction et qui parfois disait que mon mal c’était juste de ma faute, j’ai finis par croire au début de mon lycée à cause d’eux que j’avais le syndrome de Münchhausen, donc que je m’inventais des maladies, des troubles, des maux et qu’en faites j’avais rien. Et j’ai continuer à croire ça jusqu’à ce que je demande une hospitalisation à mon médecin traitant. Et c’est en hospitalisation que le psychiatre qui me suivait à tout de suite pencher sur un autisme, il a demandait à son collègue de prendre la suite car lui était spécialiste dans le TSA et ce dernier à parler avec moi m’a donner ces fameux tests à remplir et à donner à mes parents quand je lui ai rendu, il m’a dit que j’étais “obligé de passer par là” mais qu’il avait même pas besoin de regarder les tests pour savoir le résultat et que pour lui ça voyait comme le nez au milieu de la figure. ( j’ai vraiment failli pleurer de soulagement ) Il a quand même finit par regarder et les test en question qui confirmer ces dires.

Et franchement c’est le seul avant et aprés le diagnostique qui m’a dit et qui me dira que ça se voit, de tout temps on m’a dit et on dit encore “tient, t’es autiste ça se voit pas”

Les gens ont une image veillotte de ce que ça peut représenter, notamment avec des termes qui ne sont plus d’actualité que je ne t’en veux pas d’utilisé parce que peu de gens savent et en plus certain psychiatre continuent à les véhiculer parce que l’ancien systhéme est beaucoup plus facile pour diagnostiqué que ce nouveau système de “spectre autistique” qui permet de reconnaitre les autres formes d’autisme comme de vrai handicap mais qui de l’autre coté leurs falicite pas la tache à eux pour diagnostiqué. Comme le terme “sévère” qui sous entend qui à un autisme “léger” sauf que ça veut dire quoi avoir un autisme léger ? excepter minimiser la souffrance que les autismes vivent au quotidien, y a juste des autistes verbaux et non verbaux, et ou avec retard ou trouble de développement en plus.

Y a pas de mieux, ou de moins bien, c’est juste factuel est dans tout les cas c’est souffrant et la seule choses qui va faire que la personne concerner le vivent plus ou moins acceptablement c’est le cadre de vie ( repoint il à ces besoins ou non, difficilement ou acceptablement ) et l’entourage ( les personnes aidante et de confiance ) c’est tout sinon c’est souffrant.

En soit je suis un autiste verbeux donc léger pour la plupart des gens, sauf que dans le cadre de mon autisme en soit la parole m’as servit à rien, j’ai la chance de pouvoir exprimer avec des mots claire, pouvoir creer une réflexion sans mis perdre complètement , sauf que moi quand je verbalise mon mal, on me renvoi bouler pendant 20 piges et me dire que je me fais des filmes, je parle, j’explique, je cris, je hurle personne m’écoute et ceux qui peuvent même pas verbaliser leurs mal ce qui est terrible en soit ne pas pouvoir exprimer par des mots, cependant ils sont prit en charges de suite. En soit la parole dans ce cadre là ne te sert à rien… C’est triste à dire mais pour les médecins si tu peux parler, verbalisé ton mal, c’est que t’as pas si mal que ça et cette image ci marche pour l’autisme, elle marche pour tout type de mal physique comme psychologique dans le cadre de la medecine.

Et moi je suis navré d’encore te contre dire autant ce que j’ai dis avant ça dépends le chemin de vie, on peut ne pas etre d’accord sur tout c’est normale parce qu’on a pas la même vision et tout ça. Mais y a un truc ou je suis obligé de dire que au contraire : Ecoutez vous ! Ecoutez votre corps ! Le corps, il sait avant que vous puissiez vous en rendre compte.

Une amie à moi en faisant son footing habituel a eut mal au cœur de façon ou elle a trouvait ça bizarre, aprés son footing ça c’est arrété, elle est quand même allait voir le medecin et elle a insisté pour qu’elle puisse faire des examens du coeur pour verifier, le medecin disait que c’était inutile, elle a rien laché et en faisant les examens il se sont rendu compte d’un probleme au niveau du coeur elle a du avoir une opération et comme elle s’y est prit super tot ça c’est super bien passé et ça aurait pu etre vraiment grave si elle avait découvert vraiment aprés, l’operation aurait pu etre trés dangeureuse pour sa vie.

Alors vraiment si quelque chose que vous sentez comme anormal, suivait votre instinct et écoutez ce que votre corps et votre tête vous envoie comme signaux ça peut etre vitale et trés important. Notre société souvent oblige à minimiser se qu’on récent alors qu’il vaut mieux gerer le probleme quand justement ça fait pas trop mal et que c’est gérable que quand ça l’est plus.

Moi je fais beaucoup plus attention à ça même pour des petits trucs j’avais pour habitude avant d’avoir tout le temps mal à la gorge et perdre beaucoup ma voix parce que je traiter mon angine, ou rhume ou autre qui me donnait mal à la gorge 3 jours après que le mal avant commençait donc c’était installé avant et maintenant dés que j’ai un léger picotement dans la gorge j’attends pas je traite le probleme au lieu d’etre malade 2 semaines je suis malade 3 jours apart quand c’est des grosse maladie mais vraiment ne pas faire l’autruche sur les signaux de ton corps c’est le meilleur remède de tout les temps. ^^ prenez soin de vous les amis c’est super important

désolé si un bout de mon message est alarmiste n’hésitez pas si jamais je pourrais le supprimez mais fallait de je l’écrive quand même. Je mets des cœurs sur vous cela dit

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C’est exactement cela et je peux le confirmer pour avoir justement eu ce parcours de 2 journées d’évaluation au Centre Ressources Autisme de ma région, laquelle évaluation a débouché sur un diagnostic d’autisme de niveau 1 pour moi (jadis syndrome d’Asperger…).

Et je rajouterais aussi ceci : comme tu l’as dit, on interroge effectivement tes parents (ou tes plus proches parents comme des frères/sœurs si ton père et ta mère ne sont hélas plus là, ou que tu ne les côtoies tout simplement plus), tout simplement parce que ce que les experts recherchent avant tout, ce sont des signes explicites de l’autisme dans l’enfance, car c’est dans l’enfance que les signes prototypiques et visibles de l’autisme se manifestent d’abord, quel que soit le niveau d’autisme (1, 2 ou 3). C’est ainsi l’un des critères diagnostics les plus importants dans le bilan.

Autres précisions : un diagnostic d’autisme, en France, ne peut se faire que par un médecin, psychiatre (ou neurologue, je crois aussi avoir vu). En ce sens, beaucoup de psychologues ou de neuropsychologues font croire sur leurs sites que les bilans qu’ils font passer peuvent suffire à poser un diagnostic, mais c’est absolument faux ! Le trouble du spectre de l’autisme est un diagnostic, donc un processus médical que seuls des médecins, par conséquent, peuvent poser. De ce fait, un diagnostic posé par quiconque autre qu’un médecin relève de l’exercice illégal de la médecine.

Aussi, si vous passez des bilans chez des psychologues ou neuropsychologues, et que ces bilans semblent aller dans la direction d’un TSA, il vous faudra les faire absolument valider par un psychiatre, et cela ne se fait pas en une seule consultation. Le cas échéant, si le psychiatre en question est honnête en ce sens qu’il a conscience de ses limites pour évaluer quelque chose d’aussi sensible qu’un potentiel TSA chez un patient, il vous proposera de vous aider à faire un dossier pour le CRA de votre région afin de bénéficier d’un bilan complet et, comme tu l’as dit Weivern, multidisciplinaire et faisant donc appel à une équipe médicale plurispécialisée (psychiatre, infirmière, ergothérapeute, psychologue, éducateur…).

Et, je suis désolée d’avoir à le dire car je sais qu’ils ont la côte, mais certains psychologues et neuropsychologues qui, par excès d’empathie et de bienveillance pour leurs patients, se disent spécialistes du TSA et même du TDAH, sont complètement à côté de la plaque. L’équipe de mon CRA a déjà vu des psychologues/neuropsychologues se dire experts sur ces 2 troubles juste parce qu’ils avaient, par exemple, fait une journée de sensibilisation sur le TDAH, ou fait vite fait bien fait des formations en ligne sur le TDAH ou le TSA auprès d’un organisme douteux délivrant également des formations en pseudo-sciences. Ces mêmes psychologues/neuropsychologues étaient pourtant honnêtes dans leur démarche, convaincus de bien faire et d’œuvrer dans l’intérêt de leurs patients mais ça n’empêche pas qu’ils disaient et faisaient quand même n’importe quoi sur le sujet. Comme quoi, les biais cognitifs sont vraiment très humains et ont la vie dure, même chez ceux qui sont censés le plus les connaître et y prendre garde…

Preuve que le discours populaire sur les réseaux sociaux a beau encenser ces mêmes professionnels paramédicaux et prétendre que ce sont bel et bien les psychiatres qui, au contraire, ne connaissent rien au TSA et TDAH… eh bien en réalité, c’est souvent le contraire qui se constate. Ainsi, le psychiatre du CRA me disait que c’est avant tout parce que les psychologues et neuropsychologues n’ont tout simplement pas la formation clinique qu’un médecin psychiatre possède, laquelle permet donc de poser un diagnostic médical.

D’autre part, lorsque j’ai rempli mon dossier de demande de bilan au CRA, la première page comportait un disclaimer indiquant que de plus en plus de patients demandaient à effectuer un bilan, mais qu’il s’avérait que beaucoup d’entre eux n’avaient pas de TSA, mais plutôt un syndrome anxio-dépressif, ou bien une autre maladie mentale (bipolarité, schizophrénie, trouble de l’humeur ou de la personnalité, trauma…). C’est un fait que beaucoup de symptômes entre ces pathologies-là et l’autisme et le TDAH peuvent se chevaucher, et c’est pourquoi, quand un psychiatre reçoit un patient souffrant d’un mal-être qui lui paraît avoir des zones d’ombre (normalement, un psychiatre sait facilement diagnostiquer de l’anxiété, une dépression, une psychose, un trouble de la personnalité ou de l’humeur, un stress post-traumatique ; mais parfois il bute sur des aspects de la personnalité et des troubles d’un patient qui semblent comporter comme une sorte de chaînon manquant que le professionnel de santé lui-même n’arrive pas à expliciter), eh bien, il peut alors choisir de l’adresser au CRA pour s’assurer qu’il ne s’agit pas d’un TSA, voire d’un TDAH passé à la trappe.

Par ailleurs, le but d’un diagnostic médical est avant tout, outre le fait de pouvoir éventuellement mieux se comprendre, s’accepter ou s’écouter, de pouvoir bénéficier d’aides, accompagnements et d’aménagements dans sa vie personnelle comme professionnelle (pensons à la pension d’invalidité, l’AHH, la RQTH, qui permet de pouvoir obtenir des aménagements de poste au travail, ou d’accéder plus facilement à des formations, la PCH, etc.). En ce sens, les psychiatres libéraux et les CRA filtrent les patients aussi en fonction de l’âge, car ils estiment qu’un patient qui atteint l’âge de la retraite n’est pas prioritaire pour bénéficier d’un bilan, puisque la question du travail, et donc d’un aménagement de poste, ne se posera bientôt plus pour lui, voire ne se pose déjà plus.

Enfin, il faut le dire, mais oui, dans le milieu psychiatrique, le paradigme actuel est clairement qu’il y a un effet de mode réel au sujet du TSA et du TDAH (ma psychiatre de ville reçoit tout le temps des gens qui viennent chercher un diag auprès d’elle et qui, bizarrement, quand elle leur propose de les orienter vers le CRA, déclinent au motif que « mais le CRA il y connait rien à l’autisme ! Par contre ma psychologue/mon meilleur ami/un pote, il/elle m’a dit que je l’étais et il/elle a raison ! »), les psychiatres parlent même « d’autisme TikTok », et le déplorent tout en continuant de faire tout leur possible pour bien orienter et prendre en charge les patients se présentant à eux avec la conviction qu’ils ont un TSA ou TDAH, et pas autre chose. Il est vrai qu’à l’heure actuelle, ces deux troubles neuro-développentaux sont devenus très romanesques (ils ne l’étaient pas il y a encore 15-20 ans de cela, où être l’un ou l’autre voire les deux, était stigmatisé dans la société d’alors), et que beaucoup de gens en souffrance, pour cette raison, préfèreraient avoir cela qu’un trouble de la personnalité, de la bipolarité, une dépression ou une schizophrénie, par exemple, beaucoup moins bien jugés socialement. Du reste, il suffit de se plonger un peu dans les discours en vigueur au sein de la recherche mondiale sur l’autisme pour s’apercevoir qu’ils sont souvent en contradiction avec le discours populaire/réseau-socialesque et le plus souvent truffé d’erreurs diffusé sur ce trouble.

Et dans l’ensemble, accepter qu’on n’a pas forcément un TSA ni un TDAH, mais un tout autre trouble psychiatrique plus difficile à s’avouer à soi-même et à autrui en raison de l’opinion mauvaise (à tort, bien sûr) que la société en a (qu’il s’agisse de psychoses, de trouble de la personnalité ou de l’humeur, de dépression, d’anxiété sociale ou généralisée, stress post-traumatique, TOC, etc.), c’est pourtant un chemin essentiel à parcourir si l’on veut recevoir l’aide adéquate pour soigner ce trouble et ainsi, s’en sortir du mieux possible.

Voilà pourquoi les discours sur les « super-pouvoirs » de l’autisme ou du TDAH sont extrêmement dangereux selon moi : car ils tendent à glamouriser deux troubles médicaux qui sont d’abord des handicaps avant d’être des identités faire-valoir, et dont les diagnostics visent à mettre en place des traitements, compensations et aménagements quotidiens pour mieux faire face aux difficultés incessantes qu’ils entraînent. Mais aussi, parce qu’ils poussent plein de gens à s’auto-diagnostiquer un TSA, un TDAH ou les deux en même temps, et à refuser de considérer, par peur du jugement social et vis-à-vis de leur propre perception d’eux-mêmes, que peut-être, le cœur de leur souffrance n’est pas cela mais une autre affection psychique moins flatteuse pour l’ego que les deux précédentes, mais dont l’acceptation leur permettrait de pouvoir entamer un chemin vers une prise en charge et un mieux-être certes longs, mais réellement possibles. Or, que le discours populaire sur le handicap psychique ne continue de ne jurer que par le TSA et le TDAH, c’est aller droit dans le mur pour la reconnaissance, l’acceptation et la prise en compte des autres maladies et troubles psychiatriques et souffrances psychiques en général auprès du grand public.

Deux derniers points : concernant l’autodiagnostic, je pense qu’il faut en finir une bonne fois pour toutes avec ce terme. Qu’on se pose des questions, qu’on soupçonne pouvoir avoir un TSA ou un TDAH, c’est une chose parfaitement légitime, et c’est de ces interrogations et ces doutes que naissent la consultation chez un professionnel, puis éventuellement un parcours diagnostic.

Mais je le rappelle, un diagnostic est un procédé médical et scientifique rigoureux, encore plus quand il s’agit d’un TSA et d’un TDAH. Encore une fois, le parcours diagnostic par excellence en France se fait dans un CRA auprès d’une équipe constituée de plusieurs spécialités. En ce sens, prétendre que l’on peut se diagnostiquer tout seul chez soi est extrêmement fallacieux, et de même quand il s’agit d’affirmer que des tests chez des psychologues et neuropsychologues suffisent à poser le diagnostic. Même les médecins refusent de se diagnostiquer eux-mêmes pour plein de pathologies, c’est dire.

C’est donc ici un simple problème de terminologie, mais que je trouve pour ma part très, très problématique.

Ultime point, enfin, concernant cette fois-ci le HPI (Haut Potentiel Intellectuel) : il n’est pas à l’heure actuelle considéré comme un diagnostic médical ni, donc, comme un handicap. On estime d’ailleurs que les individus HPI ont, en raison de leurs facultés, moins de difficultés pour réussir que le reste de la population non-HPI, et que si souffrances il y a, alors elles sont à chercher plutôt ailleurs que directement dans le HPI lui-même (par exemple, dans l’une des nombreuses affections psychiatriques citées ci-dessus).

Ah, les joies de l’effet Barnum !

Édit : j’apporte encore un dernier point. Aujourd’hui, plusieurs spécialistes de l’autisme dénoncent un surdiagnostic, provoqué par l’élargissement de l’entité clinique de l’autisme et des critères diagnostics d’il y a quelque années, lesquels procédés allaient justement à l’époque permettre de pouvoir enfin révéler et diagnostiquer tous ces enfants, adolescents et adultes qui avaient été passés à la trappe jadis et qui continuaient de souffrir substantiellement dans leur quotidien du fait que leurs difficultés n’avaient pas été considérées comme relevant d’un TSA, eu égard aux critères trop restrictifs des anciennes classifications. Sauf qu’aujourd’hui, cela se retourne contre soi-même par le fait même qu’on assiste à un effet de mode sur l’autisme qui, s’il permet en effet à plein de gens de s’interroger sur eux-mêmes et d’accéder à un diagnostic puis des aménagements, provoque aussi la pose de pseudo-diagnostics chez des personnes qui, en réalité, ne souffrent pas de TSA. En France, le phénomène des bilans réalisés chez des psychologues et neuropsychologues attestés par certains de ces derniers comme suffisant à poser un diagnostic, pouvant ainsi convaincre les patients de ne pas chercher à faire valider ces dits bilans en psychiatrie, pourrait potentiellement être englobé dans cette problématique.

De plus, dans certains pays, on assiste également au phénomène de « moulins à diagnostics », en anglais diagnosis mills, des centres privés qui proposent, moyennant finances et sous des délais courts, un diagnostic certain – mais fait à l’arrache – de TSA ou d’autres troubles psychiatriques ou neurologiques. En gros, vous prenez rdv, vous y allez, vous payez, et sous parfois pas plus de 30 minutes, vous ressortez avec un diag’ d’autisme. Elle est pas belle la vie ? :clown_face:

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Ah, ah, non en vrai on est d’accord sur l’essentiel : attentions aux auto-diagnostiques et aux phénomènes de mode :wink:

Parce que tu remplis une des deux dimensions majeures qui est le trouble des interactions sociales, donc c’est possible qu’à partir de là on te fasse le gros bilan :sweat_smile:

Le retard des acquisitions (je pense que c’est ce que tu voulais dire par trouble de développement) ça fait quand même une grosse différence et ça peut être 100% lié au TSA (parce que les acquisitions sociales, ça compte mine de rien) :sweat_smile: Si ta trajectoire d’évolution c’est : « s’il arrive à aller aux toilettes seul à 10 ans, ça sera déjà une grande réussite » c’est dur de le mettre sur le même plan que la personne qui a dû mal parce que ses méthodes de compensation ne fonctionnent pas en étude supérieur.

Je comprends que dans un sens ça minimise la souffrance ressentie, mais ça ne me choque pas de « grader » une sévérité, tout bêtement parce qu’il y a besoin de savoir la proportion des aides dont il aura besoin ou s’il faudra qu’il vive dans un centre de vie adapté. Dans un sens c’est pas pour dévaloriser les gens moins sévères, mais pour s’occuper en priorité des enfants (parce que c’est surtout eux) qui ont des chances de devenir dépendant à l’âge adulte.

Et le côté moins sympa : un TSA léger, je sais qu’il n’y a pas/peu de risque qu’il soit un danger pour autrui parce qu’il garde des comportements un minimum adapté. Le TSA sévère par contre, ils peuvent te faire des dingueries que t’aurais jamais imaginé. On les retrouve ensuite dans la chronique fait divers et tout le monde va dire : c’est des monstres !!!

C’est l’exemple que je peux pas contredire :see_no_evil_monkey:

Donc je répondrai par un autre exemple :
J’ai vu quelqu’un d’hémiplégique, là la personne se lève difficilement et me sort : « J’arrive pas à me tenir debout sur deux pieds, par contre sur un pied je tiens beaucoup mieux ! »

Donc oui, écoutez vous, mais cherchez quand même les discordances, je vous en supplie :smiling_face_with_tear:

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Je m’excuse d’avance de pas citer tes textes exactes auquel je réponds, je vais faire une réponse générale de ce que tu as dit, déjà je te remercie pour ton explication détaillé si c’était moi qui aurait du écrire tout ça pour ce texte ça m’aurait prit 5 heures pour l’écrire au moins c’est claire bien expliquer et ça à du prendre beaucoup de temps.

Après moi je vais te dire qu’il y a des choses que tu dis qui me peine énormément comme le fait de dire que l’autisme c’est plus acceptable, c’est une mode ou encore que c’est des “supers pouvoirs” que c’est presque “cool” honnêtement j’ai jamais entendu ça et moi je dis le moins possible que je suis autisme dans ma vie de tout les jours je dis : “j’ai un handicap” point et si on me demande j’explique pas ce que c’est parce que j’ai super honte d’avoir un autisme. Si y en a vraiment qui trouve ça plus acceptable ou cool, j’en ai jamais rencontré et j’ai jamais entendu ça et si y en à bel et bien puisque je connais pas tout le monde dans la vie alors il est claire qu’ils ont pas d’autisme vu à quel point c’est souffrant et c’est pas vivable, surtout que personne ne peut souhaiter avoir un handicap quelconque ceux qu’ils le veulent sont complètement insensible à ce que ça peut représenter dans une vie.

Cela dit ça serait un PEU plus vivable si la société serait adapté au TSA. Mais bon toujours souffrant malgré tout.

Et surtout j’entends et je comprends ce que tu expliques et que tu sources et c’est une vérité mais là ou moi j’y vois un gros problème c’est de remettre la faute sur les patients sans se rendre compte que y phénoméne d “auto-diagnostique” c’est que les patients sont pas ecoutés, prit au sérieux, et le systhéme de la medecine actuelle et vraiment défectueux, pour essayer de trouver les solutions soit même à un mal etre ça alors que t’es aller toquer à la porte de tonnes de professionnel c’est qu’il y a un probleme.

Enfaite ce que tu dis est entièrement vrai pourtant la conclusion faites me dérange parce que c’est encore pensé que les gens s’inventent des trucs et ça c’est passé à coté de personne qui souffrent tout les jours. Et oui c’est sur on peut pas être diagnostiqué sur l’autisme comme ça et c’est pas normale ce qu’ils le font. Mais es ce qu’on peut s’accorder aussi d’attendre plus de 20 ans pour avoir les réponses à ta souffrance c’est pas normale non plus surtout que pendant 20 ans t’es laissé à toi même évidement que tu vas essayer de trouver la cause ou au moins ce qui peut ressembler… Tu risques peut etre de te tromper mais après on va t’attaquer toi, parce que t’as essayer de t’en sortir quand aucun médecin ne t’as écouter, aiguillé et prend en charge. Pour moi la faute et du au corps médicale ou au moins une partie et que dire que c’est juste les gens qui font un effet de mode je trouve ça déresponsabilisé les médecins alors que les tords sont pour moi des deux cotés ( certes je penche plus vers les médecins mais je me rend bien compte que c’est du à mon vécu et que les médecins ont plus eut tendance à me rendre mal qu’à m’aider donc forcement je suis biaisé. Mais au moins qu’on admette que les deux ont leurs part je pense que ça permettrait d’avancer sur ce problème d’auto diagnostique )

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Si je peux me permettre, n’importe quel handicap “soit disant aussi léger soit il” Tu seras un adulte dépendant toute ta vie. Franchement je l’ai appris de façon très violente mais si t’es handicapé, tu es par définition dépendant. Oui y a surement des degrés mais ça n’en reste pas moins très destructif quand tu te decides de le conscientiser et te dire que tu te suffiras jamais.

Et puis comme l’échelle '“dira t-on” de sévérité et en soit du à un barème qui se repose sur des choses contrainte ( comme tu le mentionnes “aller au toilette” par exemple et ( car même avec tout les efforts du monde tu peux pas savoir ce qui se passe réellement dans la tête des gens ) ben les aides sont pas accepter quand t’es considérais comme leger, moi j’ai besoin d’aide humaine au quotidien et elles me sont toujours refusé à la MDPH. Et je peux pas vivre tout seul, j’ai un appartement mais je finis toujours par rentrer chez mes parents en courant le temps de me remettre “du fait que la vie est trop dure et que je peux pas etre seul face à elle” je viens deux semaines en autonomie après deux semaines je reste un mois chez mes parents pour essayer de m’en remettre. Enfaite même qu’en t’as un “leger” tu peux pas vivre en autonomie. En hopital de jour ou je vais toute les semaines tout les autismes que je rencontre pourrait etre considérer comme “léger” aucun est indépendant et c’est les proches qui prennent en charge tout pour nous alors qu’on devrait être aider par des tiers.

Donc je suis un peu déboussolé, surtout que nous, on a l’impression d’etre des poids enormes que nos proches sont obligés de porter alors qu’ils ont aussi leurs vie à vivre.

Désolé je deviens trop emotif là.

Je pensais pas que ce sujet allait dérivé la dessus, ça me peine sachant que je suis entrain d’y contribuer. Je vais m’arrêter là et si jamais je répondrais dorénavant en message privé ou je répondrais pas mais je lis toujours vu que le but était quand même de parler un peu d’écriture et de lecture.

Donc je vais essayer de me recentrer.

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Aucun problème, sois rassuré ; j’ai écrit ça cette nuit alors que la canicule faisait rage et qu’il m’était difficile de m’endormir (j’imagine que nous sommes très nombreux en ce moment à nous coucher tard ou souffrir d’insomnie par la force des choses). Donc en soi si ça m’a pris du temps, c’était du temps de sommeil perdu que de toute façon, je n’aurais pas pu employer d’une autre manière qu’à lire ou écrire :wink:

Je comprends ton point de vue à la suite de mon post. J’aurais pas mal de choses à répondre, mais je crains qu’en faisant cela on dévie de plus en plus de ton sujet originel (et j’admets avoir moi-même participé à ce hors-sujet. Toutes mes excuses, donc !). Je préfère donc ne pas continuer plus dans cette direction, qui mériterait je pense bien un topic à part, et surtout que je sens bien que cela te touche et remue en toi des souffrances intimes que je ne souhaite pas attiser davantage. Si tu souhaites que je supprime mon post ou que la modération le fasse, aucun problème :folded_hands:

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En aucun cas, ce que tu as dit reste tout à fait vrai et sont des vérités importante que tu sources, même si tout me plait pas je suis pas pour qu’on efface des avis contraire au miens c’est pas ouf du tout comme mentalité, et je suis très re connaissant de ta gentillesse de ta proposition et de ton empathie à mon égard surtout que comme j’ai dis plus haut des fois je suis un peu etre “agressif” sans le vouloir ou sans m’en rendre compte j’espere que personne n’a vecu mes mots comme ça. J’en suis désolé si c’est le cas. En tout les cas c’est pas grave ça fait quand même partie un peu du sujet même si effectivement dans le cas présent je préfère qu’on reparle d’écriture et lecture.

Donc j’espere que d’autre pourront relancer le sujet en recentrant. mais merci pour tes informations et tes sources c’est important. Merci :handshake: :folded_hands:

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Pour ma part, je n’ai absolument pas mal pris tes réponses, ne t’en fais pas là-dessus :wink:

Il est vrai que j’avais sauté sur l’occasion de la réponse initiale que t’avait faite Weivern pour apporter des précisions sur le cadre diagnostic du TSA, car je m’étais dit également que ça pourrait être utile aux personnes en questionnement qui liraient ton topic. Mais bien sûr, le format « forum » impose de rester centré dans le sujet défini par l’auteur de ce dernier. Je m’éclipse donc sur la pointe des pieds !

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