NeuroA & Ecriture/Lecture

Bonjour,

Je me permets de créer mon premier post ( sans compter ma présentation :sweat_smile: ) J’ai essayé de chercher le sujet dans la barre de recherche et j’ai pas trouvé donc j’espère ne pas simplement avoir mal chercher ?

Je voulais créer un sujet pour les personnes avec une neuroatypie pour qu’on puisse se retrouver sur un seule sujet et qu’on puisse en parler dans le cadre de l’écriture ou même la lecture.

L’écriture à beaucoup de code qui sont majoritairement canonique ( si j’ose dire XD ), du moins établi et admit. Ce que je comprends totalement mais sur certains point je me demande si absolument toutes les règles y sont facile ou même logiques à appréhender pour un cerveau qui va fonctionner différemment, d’où mon post ou on va pouvoir se retrouver entre NeuroA d’autant qu’il a autant de NeuroA que de neurotypique donc au final on aura pas les mêmes difficulté sur la façon de construire, écrire, et ou lire une histoire.

Je vais commencer par donner un exemple me concernant qui me vient pour que se soit plus claire sur les aspects qu’on peut discuter ici.


Tu m’expliques ou pas ?!

J’ai décidé d’appeler ce point ainsi parce que je trouve ça rigolo ! :rofl:

J’ai beaucoup lu que pour avoir un texte agréable et maitrisé pour le lecteur et de pas SUR expliquer ce qui semble “évident” ou du moins ce que le lecteur pourrait “deviner par lui même ou par logique”.

:warning: Attention très mauvais exemple en approche XDD

“Il s’assoit sur une chaise.”

C’est un mauvais exemple car le fait de préciser que c’est une “chaise” peut être important soit pour poser une ambiance, soit si la chaise à une importance car c’est pas une chaise ordinaire mais je prends cette exemple simple pour montrer qu’à partir du moment ou on dit “s’assoir”, le lecteur si jamais c’est pas précisé sur quoi il s’assoit selon le contexte exemple :

“Il s’assoit dans le salon.” Le lecteur va deviner que le personnage s’assoit soit sur le canapé, soit dans un fauteuil, sans avoir besoin d’utiliser ces deux mots précis. ( peut être par terre si c’est le kiff du perso ou celui du lecteur XDD je ne sais pas… )

Je crois que pas mal de lecteurs n’aiment pas qu’on leurs expliques tout parce qu’ils ont l’impression que l’auteur leurs dis en gros : “T’es bête alors je t’expliques parce que sans ça tu pourrais pas comprendre.”

c’est plus sur les émotions ou ce que ressentent les personnages ce point je pense plus qu’une histoire de description d’action ( mais c’était plus simple à présenter pour moi avec l’exemple de la chaise alors je vais continuer à rouler avec même si ça s’apprête mieux au état d’âme des persos je trouve )

Contre toute attente, moi au contraire, j’ai besoin et j’ai envie que l’auteur me prenne par la main et m’explique tout dans le moindre détail. Justement dû au faites que je sois autiste ( je parle de mon autisme étant un spectre tout le monde n’en a pas forcement besoin ) Puisque l’autisme est un fonctionnement neurologique différent, j’ai beaucoup de mal à associer des idées ensembles que la plupart des neurotypique vont faire logiquement. J’ai toujours besoin de contexte pour comprenne voir d’un SUR-contexte ( si ça à du sens ) parce que sinon je comprends toujours de travers.

( Dans la vie de tout les jours mes proches n’en peuvent plus parce qu’ils doivent tout me réexpliquer et moi j’en peux plus parce que tout le monde semble fâché avec le contexte et les explications visiblement )

Aussi avoir le choix peut me stressé puisque je suis quelqu’un qui ne sait pas prendre des décisions sur l’exemple, si le personnage s’assoit dans le salon comme dit on peut imaginer qu’il s’assoit sous dans un fauteuil, soit dans le canapé et que si l’auteur ne le précise pas c’est que c’est pas si important, ben moi je veux pas faire le choix !! Moi ça m’angoisse de pas savoir et si les autres personnes ( quand c’est trop expliqué ) pensent :

“T’es bête alors je t’expliques parce que sans ça tu pourrais pas comprendre.”

moi de la part de l’auteur quand il explique pas assez, je comprends ça : "

“J’avais pas envie de me prendre la tête, alors prends là à ma place s’il te plait .”

D’autant que si on me laisse le “champs” pour imaginer je peux partir dans une direction qui n’a rien à voir et pas comprendre ce que l’auteur à voulu raconter. Ou alors passer même à coter d’info que d’autres ferait par logique et déduction et que moi je me serais même pas poser la question.

Lire me prend énormément d’énergie pour comprendre une phrase je dois souvent la relire trois fois pour juste la comprendre 1er degrés, si en plus je dois comprendre le sous texte, si jamais y a sous entendu, si y a déduction à faire par rapport au contexte, si un truc est dit justement parce qu’il est pas dit….

Ah ben là, je risque d’avoir du mal à aller au bout de ma lecture ou alors je vais y aller mais je vais la comprendre en surface…

Et étant entrain d’écrire une fanficiton je me rend bien compte que j’explique beaucoup ( ce qui est pour moi hyper important ) et je suis entrain d’enlever du texte mais là ou ça va mer... credi c’est que je n’enlève que ce que je suis capable plus ou moins d’identifier comme trop explicatif, alors qu’à mon avis y a pleins de texte que je suis incapable d’identifié comme tel et que pour moi c’est juste “si t’enleves ça c’est incompréhensible, il faut le garder” là ou un neurotypique pourrait peut etre se dire “ben non parce qu’avec tel élément et le contexte on suppose bien que c’est ça”

Ma question est la suivante : “Qu’es ce que vous avez à jouer les Sherlock Homes à chaque paragraphe ?” O.O je suis ebahi et consterner, moi je peux pas, j’aime déjà pas les casse têtes au secours XDD Non en vrai CHAPEAU

Voilà si vous voulez partager vous aussi une difficulté n’hésitez pas.

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Coucou !

Je trouve ton sujet vraiment intéressant et j’avais jamais pensé à la question, tiens :thinking:

Tu aurais un exemple ? :thinking: J’avoue que j’ai du mal à faire l’analogie entre la chaise et une émotion, là :sweat_smile:

Pour le coup je précise assez facilement ce genre de détails parce que ça peut avoir un impact pour la suite… et comme j’aime bien les descriptions, c’est difficile de pas préciser quelques détails pour rendre la scène plus « visible » :eyes:


Pour le coup, je ne sais pas si je suis concernée (je sais pas si y’a autre chose de non diagnostiqué, mais j’ai un HPI diagnostiqué, mais le HPI n’étant pas nécessairement considéré comme une neuroatypie…), alors je sais pas si mon avis comptera beaucoup :sweat_smile:

Mon souci réside pas tant dans le détail mais dans ce qui pourrait ressembler à des hyperfixations : je peux vivre littéralement pour une histoire, y penser h40, écrire uniquement dessus, développer l’univers, prendre des notes après un rêve à 4h du matin, en parler au point de soûler mon entourage… et PAF ! d’un coup, nouvelle idée, nouveau projet, le cycle recommence… et l’autre projet finit oublié dans un coin (pas du jour au lendemain mais presque).
Ca fonctionne aussi quand la vie m’empêche d’écrire et j’ai du mal à reprendre mes anciens projets quand une nouvelle idée se pointe.

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J’avoue qu’avoir un exemple la dessus pour moi peut avoir des tonnes de formes différentes et que je ne prends conscience du problème que quand j’y suis confronté ou quand on m’explique que j’ai compris de travers ce qui n’arrive pas souvent ( qu’on me fasse remarqué que j’ai pas compris j’entends ) mais les premiers trucs qui me vient ça peut être avec le principe du “show dont tell” quand tu veux pas décrire littéralement qu’un personnage est stressé par exemple au lieu de dire :

“Elle est stréssé’“ tu vas plutot décrire sa gestuelle peut etre ? mais pour moi y a des gestuelles de la communication non verbale qui peuvent convenir à plusieurs émotions qui peuvent etre différente comme : “elle trépigna sur place” Trépigner sur place, perso je peux trépigner sur place si je suis anxieux, comme si je suis impatient et excité et si le contexte pour moi et pas assez expliquer je peux soit comprendre de travers soit etre là à me dire : “ben c’est pas logique pourquoi elle est contente dans un moment de stresse ?” XD ( ça m’est deja arrivé ce genre de reflexion ) ( alors qu’en vrai pour moi c’est beaucoup plus simple et agreable de juste lire “elle est stréssé” ça va droit au but c’est clair, y a pas d’interpretation possible et c’est moins angoissant pour moi car sinon je peux etre dans la peur de mal comprendre vu que ça m’arrive au quotidien. Mais souvent dans les codes de l’ecriture c’est plus conseillé de plus montrer et que le lecteur face le lien logique tout seul.

Ou alors ça peut être dans des dialogues aussi, quand le personnage dit quelque chose de sa personnalité par une phrase qui semble peut être un peu banal ou flou comme ça mais qu’avec le contexte et le lien que les autres ont avec ce personnage, ils comprennent quelque chose de sa personnalité… C’est dure d’expliquer ce point mais pourtant j’ai souvent etait confronté à ça.

Je sais pas si ça va rentré dans ce cadre là mais l’exemple qui me vient c’est dans le jeu video : clair obscur ( si tu l’as fait )

Beaucoup de video explicative de l’histoire sur Youtube que j’ai vu ( car c’est un jeu qu’il y a des tonnes de choses que j’ai pas compris alors que j’ai même vu une video de quelqu’un qui disait que justement le jeu expliquer trop de truc….. Moi je trouve juste qu’il a un probleme d’ecriture sur le jeu parce que j’aurais plus tendance à dire qu’il s’acharne à expliquer des choses qui de mon point de vu ne sont pas si importante que ça et là ou ça me parait important c’est “démerde toi” mais c’est mon avis… )

Et enfaite dans toutes les vidéos explicatives que j’ai vu tout le monde dit que le personnage d’Alicia {Spoil} aimait l’écriture ( que c’était son truc à elle ) et c’est pour cette raison qu’elle s’était rapproché des ecrivains. Et moi j’ai beau refaire le jeu en boucle, je vois pas à quel moment c’est dit qu’elle aimait écrire ? voir que son truc c’était vraiment l’ecriture… Enfin je vois qu’il y a des pistes justement : Maelle dit qu’elle aime écrire des poèmes mais comme dit c’est Maelle et pas quand elle est Alicia qu’elle le dit donc je suis pas convaincu de trop… Après y a sa soeur qui dit qu’elle passait son temps à lire …. Ouais mais etre lecteur veut pas dire que t’es forcement écrivain… Apres il me semble que dans la chambre d’Alicia il y a une machine à écrire mais tu vois tout ça pour moi c’est pas assez temps qu’elle le dit pas elle même et surtout pour moi c’est de la surinterprétation des gens ? pourtant ça semble canon et tout le monde semble d’accord sur ce point ? et je ne comprends pas ? je pense que je rate des infos mais j’arrive pas à les voirs.

Plus t’es précise sur les descriptions plus ( perso ) je t’en remercie ! ^^ XD

Après je me suis peut etre mal exprimé c’est vrai que c’est pour partager aussi sur la neuroatypie mais je veux exclure personne et surtout des fois on peut ne pas avoir une neuroatypie mais etre confronter aussi au probleme donc il faut te sentir légitime de parler surtout ici, je voulais vraiment pas que des personnes ne se sente pas légitime au contraire c’est super interessant et important de tous s’ecouter ^^

Je comprends l’hyperfocus là ma fanfiction actuel je fais que penser à ça. Mais en vrai faut pas parce que je pense que c’est un peu comme ça qu’on finit par se “dégouter” un peu… et passer à autre chose aprés. mais c’est dure et quand le cerveau à decider … trés compliqué. Je comprends et je compatis mais j’ai pas la solution pour ça pour l’instant. je pense qu’il faut s’obligé à pas faire QUE ça pour arrivé au bout du proget et que ça prenne pas une place enorme mais c’est tellement dur…

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Bonjour @them_x4,

Sujet absolument passionnant ! De mon côté, j’ai le combo gagnant diagnostiqué dès l’enfance : TDAH, THPI et hypersensibilité. Autant vous dire que dans ma tête, c’est le grand huit permanent !

Mon super-pouvoir (ou ma malédiction, au choix) ? Une fixation absolue sur les descriptions sensorielles. Le bruit du vent, l’odeur de l’orage, la nuance exacte d’une feuille d’automne… Pour moi, c’est vital ! Bon, j’essaie de me soigner et je sabre la moitié de mes envolées lyriques avant de publier, parce que je me doute bien que tout le monde n’a pas envie de passer trois paragraphes sur la poésie d’une goutte d’eau qui écrase une feuille. :sweat_smile:

Côté écriture, mon cerveau est aussi totalement allergique au respect des lores. Je connais des tonnes de fandoms, mais impossible de filer droit. Il faut que je casse tout, que j’injecte des OC partout, ou que je supprime des personnages pour voir ce qui se passe.

Ajoutez à ça un cycle créatif ultra-stable. Je peux bloquer sur une idée, poncer dix chapitres d’affilée, tout supprimer le lendemain matin pour une illumination apparue en rêve, puis ne plus rien écrire pendant trois jours.

Bref, me suivre est un sport extrême. J’épuise littéralement mon entourage. Mes frères et sœurs me supplient régulièrement de « ralentir » ou de « me poser »… mais franchement, je n’ai toujours pas trouvé la définition de ces mots dans mon dictionnaire ! :sweat_smile:

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Je me reconnais dans pas mal de chose que tu soulèves. J’adore les envolées lyriques sur les details que tout le monde trouverai insignifiant c’est super chouette à ecrire et ce laissé porter en quelque sorte. En tant que lectueur j’aime dans le sens que je comprend l’auteur parce que je serais pareil mais en même temps compliqué parce que comme j’ai dis y a pleins de chose que je comprends pas trés bien et donc plus c’est simple et factuel plus mon cerveau arriverai mieux à comprendre et surtout ça prendrait moins d’energie mais ça m’embete parce que je sais que c’est tellement gratifiant à penser, ecrire et même à lire en soit c’est hyper jolie quand tu le découvres mais voilà je peux pas apprécier à ça juste valeur parce que je vais devoir décrypté. C’est quand même terrible d’avoir un cerveau qui va tellement loin dans son délire, qu’il a de lui même pour habitude de tout compliqué, de filler la métaphore, de faire des paralléles entre des trucs que personne avant toi n’avait penser et avec tout ça avoir un cerveau qui est même pas capable de comprendre ça quand c’est les autres qui le font…. Franchement ça m’enerve, et deteste mon cerveau pour ça, AU SECOURS XD ( en plus de faire hautain ou je sais pas quoi… Parce que moi quand je le fais ok mais les autres, non, comprends pas…. ZUT !! ) voila ce que je lui dis pour rester polie.

En vrai je comprends le truc de se restreindre directement quand tu ecris, moi j’essaye de me forcer à faire au plus simple c’est à dire : sujet, verbe, complement. Et ça c’est dure ! mon cerveau complique tout depuis le depart de façon naturel que je dois faire un effort de dingue pour simplifier ( je sais pas si tu le vis aussi ? )

je suis peut etre un peu eloigné de ce que tu dis mais en tout cas ce que tu expliques m’evoques aussi ça donc j’en parle. X)

Moi les OC c’est indispensable ! j’en fous partout aussi XD je comprends totalement !

Les trucs apparuent dans les reves je comprends aussi ! Enfaite je pense qu’on est tellement obnubilé par nos histoires que même quand on dors on y pense ( je veux pas parler à ta place ) mais perso j’ecris le jour, et je pense et en reve de mon histoire la nuit. Personne ne peut arreter la machine. Je compatis fort.

Tes dernières lignes me font de la peine :frowning: faut quand même faire un peu attention, de toute façon à un moment donné c’est le corps qui rattrappe l’esprit et que te dis non, donc faut faire un peu attention :victory_hand: :pink_heart:

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…Tes exemples me font me demander si je suis pas un peu sur le spectre aussi, j’ai un problème à expliciter masse de chose moi aussi quand j’écris :joy:
Mais cette réflexion mise à part (qui ne me pose aucun problème, rassurez-vous), pour ma part je comprends assez bien des implicites standards comme ton exemple du salon, je pense que je suis bien aussi le second degré à l’écrit ; mais c’est à l’oral qu’en faire est plus complexe pour moi :sweat_smile:

Pour ce qui est de quand j’écris, mon côté surexplicatif je l’explique comme venant de ma façon de voir les scènes comme dans un film ou un storyboard, et je veux absolument le faire partager au lecteur ; ce qui fait que je décris une scène d’action précise dans ses moindres détails, sans trop laisser la place au lecteur de s’imaginer comme le héros lance le sort ou riposte après une parade face à son ennemi, pour citer quelques exemples.
Mais je comprends la difficulté que ça peut être pour ceux qui ont besoin de "voir’ la scène par la lecture et non par leur imagination, quel qu’en soit la raison.

Je pense aussi que, comme j’ai des idées très précises de l’action/non-action qui se passe PARCE QUE je me plais à mettre des indices sur la suite (le fameux foreshadowing), il faut absolument que je mette tout ces détails qui sont pour moi important ; alors que à la relecture, même si moi je sais pourquoi je l’ai mis là, parfois je me rends compte que ça fait redite ou que c’est lourd et allonge le texte, même pour indiquer un détail important comme quoi par exemple 'X-perso est en fait un allié des héros même s’il travaille pour l’ennemi parce que il a eu un regard en coin vers les héros et qu’ils doivent comprendre que il va les aider à s’enfuir plus tard" qui peut très bien être compris plus tard quand la scène de fuite a lieu justement :sweat_smile:

Bref, tout ça pour dire que je pense mon côté neuroatypique plus du côté de l’écrit aux autres que de la lecture que je fais des œuvres des auteurs que je lis. Même s’il m’arrive effectivement de relire plusieurs fois une phrase ou un passage pour bien tout comprendre parce que c’était ambigüe :sweat_smile:
(et c’est sans parler des écrits ou, sans jeter la pierre, ce n’est pas le lecteur qui a du mal à comprendre mais le texte qui n’est pas clair à la base :laughing: :sweat_smile:)
(après je ne prétend pas être hors de ce panier-là, même moi je me retrouve à plus savoir qu’est-ce que je voulais dire exactement à la base :rofl: :joy:)

C’est en tout cas ce que j’analyse pour ma part :blush: :sparkling_heart:
Merci à toi pour ce sujet, Thèm ! :smiling_face_with_three_hearts: :+1: :memo: :love_you_gesture: :sparkling_heart:

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Le spectre autistique est tellement vaste, et j’ai vraiment l’impression qu’il est unique pour chacun. Mon frère, par exemple, a beaucoup de mal à s’exprimer, à accorder sa confiance et ne supporte pas le contact physique. En revanche, il fait de sacrées fixations sur certains sujets… mais ça, je crois bien que c’est notre super-pouvoir commun à tous les neuro-atypiques ! :wink:

Surtout, ne t’en veux jamais de ne pas comprendre certaines choses. Nos cerveaux fonctionnent simplement sur des fréquences totalement différentes, et c’est très bien ainsi, cela nous permets d’échanger nos opinions.

Je te rejoins tellement sur le fait qu’on fait des parallèles ou des connexions que les autres ne captent pas forcément. De mon côté, je suis une adepte absolue des métaphores (mon autre grand travers avec les descriptions ! :sweat_smile:) et j’essaie de me freiner un peu.

Ce n’est pas toujours évident de naviguer au quotidien avec un cerveau comme le nôtre, et c’est vrai qu’on se sent parfois un peu mis de côté à cause de notre différence. Mais sache que tu n’es pas seul, et que cette façon de voir le monde est aussi une immense richesse.

De mon côté, j’ai plutôt l’impression d’amputer mon texte ou de lui couper un bras dès que je retire une métaphore ou un morceau de description ! C’est un vrai déchirement. Mais je me console en me disant que sans toutes ces descriptions, le lecteur peut enfin s’immerger pleinement dans l’histoire et laisser sa propre imagination vagabonder.

Ces derniers temps, j’écris surtout la nuit. À vrai dire, je dors très peu. Mais quand le sommeil vient enfin, je rêve de ce sur quoi je travaille, ou de ce que je suis en train de lire ou de regarder. C’est souvent comme ça que naissent mes histoires ! L’autre grande source d’inspiration, c’est la musique. Elle prend une place immense dans ma vie : je joue de plusieurs instruments, et il suffit d’une mélodie pour qu’une idée d’écriture émerge.

Ne prends surtout pas mes dernières lignes de travers, tout va pour le mieux du monde ! Je suis extrêmement proche de mes frères et sœurs. Disons simplement que leur idéal de vacances, c’est plutôt de me voir lézarder tranquillement au bord de la piscine.

Le seul moment où je sais vraiment débrancher et prendre mon temps, c’est en voyage. Quand je découvre un paysage, je m’arrête pour imprégner mon cerveau de chaque détail, de chaque reflet. J’adore aussi échanger avec les habitants pour m’immerger au maximum dans leur culture. C’est quelque chose de viscéral et de profondément important pour moi.

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