Qualité VS Quantité : un éternel débat

Ça dépend où, en regardant les maisons d’éditions je suis tombée sur Black Ink spécialisée dans la romance et ils exigent 450 000 signes MINIMUM. :sweat_smile: Même l’adepte des pavés que je suis a fait un bond.

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Faut du temps pour créer un univers entier et je dirais, en temps que lectrice, plus c’est long, plus c’est bon ! J’aime les bons gros pavés qui me font voyager et les sagas en plusieurs volumes !

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Alors çà… :sweat_smile: L’équilibre entre les deux ne devrait surtout pas être rompu. Surtout que j’essaie de privilégier les deux.

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Personnellement, j’ai très peu voire pas du tout lu une fanfic avec une quantité minime de mots et de bonnes qualités. J’ai beau cherché dans mes souvenirs, j’ai pas une fanfic qui me vient à l’esprit ^^.
Donc j’ai répondu un peu des deux. En soit, je regarde toujours le nombre de mots des fanfics et de chapitres que je lis, ensuite je lis le synopsis/résumé. Si une fanfic est courte mais le resumé bien écrit et hyper interressant, je me lance. Idem quand c’est long. Par contre, si la fanfic est courte mais très peu à lire, avec un résumé pas ouf, je me lance pas. Si la fanfic est long, je laisse une chance pour le premier chapitre, mais si ça ne me plait pas, je passe.
Quant à écrire, eh bien, je ne sais pas si c’est de qualité, mais ça me frustre quand c’est trop court. Mon but en tant qu’écrivain, c’est de me faire comprendre et faire passer des émotions, après je ne sais pas si c’est quali, je ne sais pas si c’est quantitatif pour les lecteurs. Et franchement, ce n’est que leurs avis, je fais juste « mon taf » xD Un peut me dire que 10 chapitres c’est court, quand un autre me dira que c’est long. Wala. :3

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Bonjour à tous !

Me promenant sur le forum, je trouve cette discussion.
Je ne sais pas si elle est toujours d’actualité, mais j’ai eu envie de m’exprimer, maintenant que j’ai plus d’expérience des fanfictions. Faut dire que je me suis mis seulement il y a un peu plus de deux ans et que je ne participe pas à beaucoup de conversations sur le forum.
Qu’à cela ne tienne, il n’est jamais trop tard pour redynamiser d’anciens sujets !
Alors comme je me sens enfin un peu légitime d’aborder cet épineux sujet, je me lance.

Et je n’ai pas de réponse particulière lol !
Ben non, en fait, ça dépend tellement du style d’exercice !

Je m’explique :

  • les drabbles, c’est court donc il y a moyen de faire du pur qualitatif (pas le choix car fait faire tout tenir en très très peu de mots).
  • les défis, là encore, ce sont souvent des OS qui nécessitent (enfin pour moi) en moyenne 3-4 allers retours entre ma BL et moi. Le nombre de mots est moyen (environ 4000) et donc là encore, il y a vraiment moyen de forcer la qualité. Deux mois, ça permet de prendre son temps pour trouver le ton juste, les bons mots, d’approfondir ce qu’il faut (cohérence, réalisme, émotions, descriptions…) et surtout, le thème nous oriente, nous donne un cadre, un objectif rassurant. Ainsi, c’est plus motivant pour développer une vraie qualité de texte.
  • pour les fics longues, là je trouve que ça se corse. Je n’en ai écrit qu’une. Je suis content du résultat mais clairement, le texte est de moins bonne qualité que mes OS. Chaque chapitre n’a pas pu être géré comme un défi (et heureusement car je n’y aurais pas survécu lol !). J’en ai commencé une autre, mais je ne me sens pas de tout développer comme dans un OS qui doit forcément se suffire à lui-même. C’est peut-être moi, hein ? Parvenez-vous à développer autant vos chapitres de fic longues que vos OS ? Vivez-vous vos chapitres comme des défis ?
  • hors fanfictions, il y a les fics originales : là, il faut prendre le temps pour viser à la fois le qualitatif et le quantitatif, surtout si on vise la publication en ME. Mais ceci est un autre contexte (c’est un forum de fanfictions).

Outre la différence OS/chapitres de fic longue et donc le style d’écriture, il y a la question de la concentration. Peut-on écrire beaucoup, bien ET en peu de temps ?
Personnellement, je ne pense pas. Écrire, ça peut être court. Mais une BL et les correctifs qui en découlent puis resoumettre à la BL pour revérifier la cohérence du tout (je ne parle pas de la qualité de la langue là, mais surtout de celle du récit),… C’est loooong !
Je ne pense pas que le processus d’écriture puisse être précipité… Pourtant, je suis le premier à être rapide, pressé, enthousiaste, fier de ce que j’écris (parfois trop avant la BL lol !). Je ne suis pas quelqu’un de patient. Mais j’admets que si je ne prenais pas sur moi pour accepter les propositions d’amélioration et procéder auxdites corrections, si je n’acceptais pas de me remettre en question et de ravaler ma fierté, jamais je ne serais aussi content de mes textes ! Ce travail sur soi et sur son texte prend un temps énorme ! Au moins plusieurs jours entre deux révisions ! (N’est-ce que moi ??). Trop MERCIIIIIIII aux bêta lecteurs au passage !!!

Pfiou !
Et bien, j’ai bien fait de trouver ce sujet car ça permet de faire une séance d’auto-psychanalyse !

Je ne peux que conclure sur cela :
Tout dépend de l’exercice auquel on se soumet. Parfois on privilégiera le quantitatif. Parfois le qualitatif. Mais jamais les deux en même temps à court terme.
C’est la conclusion à laquelle je parviens pour moi (post apéro, je dois l’admettre :rofl:).
Qu’en pensez-vous ?

@+ !!

Hellth.

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Qualité.

Ah… Y a un nombre minimum de caractères à écrire ? Eh bien allons-y !
Ce débat a l’air de soulever plus de questions que je ne l’imaginais juste en lisant le titre. A priori, ça me semble impensable de publier un texte qu’on considère être du :poop: mais en lisant, et en y réfléchissant un peu, il peut y avoir des cas qui donnent cette tentation.

Je vois qu’il y a déjà eu un gros débat sur ce qui se cache derrière « quantité ». Et j’avoue que ça m’a surpris. Dès le titre, il me paraît évident qu’on parle de la quantité de publications, de « publier pour publier » et non de la « longueur » des fics. Ça ne me semble pas avoir de sens d’opposer longueur à qualité. On peut sans doute imaginer des cas où un auteur va mettre des mots artificiellement pour grossir le compteur, mais ça doit être assez marginal. Quand un point mérite d’être approfondi, c’est une bonne chose de l’approfondir (par exemple, cette madeleine trempée dans du thé fait vibrer votre personnage comme jamais, faites-en profiter vos lecteurs, rajoutez 4/5 pages dessus :yum:). Généralement, mon premier jet tout nul est bien plus court que la version finale.

Donc oui, y a l’idée de produire industriellement, ce qui a priori n’a de sens que quand il y a de l’argent en jeu, et pourtant… Il peut y avoir plusieurs raisons qui poussent des auteurs à publier des textes qu’ils auraient largement pu travailler plus (et ils le savent).

Voilà, c’est là qu’on veut savoir pourquoi, qu’est-ce qui te poussait à adopter cette stratégie ? :yum:
J’ai plusieurs hypothèses:

  • pour un auteur qui vient de débuter, il peut y avoir une certaine tristesse à voir son compteur de fanfictions rester assez bas → tentation de sortir rapidement plein d’OS (et/ou débuts de fics plus longues) pour avoir l’air plus productif et donc, peut-être, plus « crédible »
  • flemme de finaliser → bon là c’est un autre souci, le texte a été relu une fois, ça vaaaaaa… non ?
  • excitation de la publication → je pense qu’on sent tous une certaine adrénaline à publier, j’imagine que chez certains, l’excitation est trop forte, et prends le dessus sur le fait de refaire quelques relectures supplémentaires pour peaufiner
  • envie d’occuper l’espace → il y en a aussi probablement qui ont juste envie qu’on les voit un peu tout le temps apparaître sur la home, peut-être de peur d’être oubliés

Je t’avoue que ça me fait un peu cet effet aussi (en tout cas quand c’est beaucoup de publications en peu de temps). On a l’impression que l’auteur ne prend le temps de travailler ses textes, et donc ça ne donne pas très envie de prendre du temps pour les lire…

Alors bien sûr, on a pas tous les mêmes exigences avec nous-mêmes. Ma première fic, le premier chapitre qui est juste une scène d’exposition toute claquée, je n’oserais plus le publier en l’état si je l’avais écrit aujourd’hui, mais à l’époque ça me paraissait bien, et je n’étais sans doute pas capable de faire vraiment mieux.
Sur le défi « La Légende d’Antan », je n’étais pas satisfait de ce que j’avais écrit, donc je n’ai finalement rien publié. Ça se voulait humoristique et ma chute ne me faisait pas rire, dommage. Si on trouve que ce qu’on n’a écrit n’est pas assez bon, il me paraît raisonnable de ne pas le proposer aux autres. J’entends bien qu’il faut publier pour avoir des retours et progresser, mais ça n’empêche de faire de son mieux au préalable. De toute façon, pour progresser, il faut déjà essayer de faire son mieux, non ? :eyes:

Alors là, tu abordes le point qui m’intéresse pour cette année, et qui m’angoisse un peu aussi, je l’avoue :sweat_smile:
Effectivement, un OS ça reste assez court en général, et on a donc le temps de bien faire. Les fics longues, je n’en ai vraiment qu’une, et pour répondre à ta question, oui, je traitais chaque chapitre comme un OS. Un par un (sauf le dernier que j’avais quasiment écrit après le premier, et que j’ai juste eu à modifier pour prendre en compte l’évolution de la fic qui avait commencé à vivre sa vie en-dehors des plans initiaux ^^). Le résultat est que j’avais parfois un temps très long entre deux publications de chapitres, et psychologiquement c’est pas évident à tenir parce que:

  • on a peur que le lectorat nous oublie
  • on a la sensation qu’on n’en verra jamais le bout

Donc la pression pour publier est plus forte. C’est vrai qu’il y a une tentation à faire « de la quantité » qui devient de plus en plus prégnante.
L’idéal est sans doute de finir la fic (ou du moins avoir un bon premier jet) avant de commencer les publications, histoire de pouvoir rester régulier dans la publication. Ça retire la peur que le lectorat nous oublie, mais ça fait attendre encore plus avant de pouvoir publier une première fois, et ça ça doit être crispant.
Je vais voir si j’y arrive vu que cette année, j’ai envie de me concentrer sur des projets un peu plus gros. Beaucoup y arrivent après tout. Aller, on serre les dents :grimacing:

J’imagine qu’on trouvera toujours des surdoués, mais quand on a une vie à côté, c’est vraiment pas simple :sweat_smile:

Donc ma conclusion ce serait qu’il faut, autant que possible, privilégier la qualité. Mais attention aux excès de perfectionnisme qui font qu’on ne publie plus du tout. Une petite publi de temps en temps, ça permet de rester motivé.
Rien que pour ça, les défis avec leurs deadlines raisonnables, c’est vraiment super. Au bout de deux mois, en général, on arrive à faire quelque chose de décent, même pour les auteurs les plus exigeants avec eux-mêmes (pour peu que le sujet nous ait inspiré et que la chute ne soit pas trop nulle) ^^

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Hihihihi, je ne pensais pas avoir quelque chose à ajouter à ce sujet mais finalement, si…

Alors, histoire d’être bien pénible, je pense que c’est tellement différent que ce n’est pas comparable. Un OS (ou un défi-OS) soit être concis pour arriver à une fin correcte en peu de temps. Il faut donc avoir cisellé un scenario précis. Une fiction à chapitre aussi, mais moins : on peut se prendre le temps de développer des choses et des personnages « imprévus » ou pas forcément nécessaire. Ca se dillue un peu, on va dire. Par contre, chercher le mot juste, être précis, soigner son style et les descriptions, c’est pas optionnel.

C’est sûr ! lire 40 chapitres ou un OS demande 40 fois moins de temps… de même de l’écrire… Par contre, je réalise qu’autour de moi, beaucoup de Beta prennent un temps infini à restituer les textes à leurs auteurs. Du coup, je me demande, est-ce pour autant synonyme de Beta-lecture de qualité ? Je me demande. Ca me fait penser que je devrais développer cette idée sur l’autre sujet sur les Beta-lectures.

Après, n’est-ce pas uen sorte de passage obligé ? Je me retrouve totalement dans ces auteurs novices qui veulent publier, avoir des retours, partager leur anthousiasme. Comme un enfant avec un nouveau jouet ou qui découvre un nouveau sport. Le temps de maîtriser les choses, ses émotions tout ça… Ensuite, cette énergie se mue en autre chose : le besoin de s’améliorer, l’envie de se perfectionner, d’explorer, de tester de nouvelles perspectives.
Peut-être que ce besoin d’écrire beaucoup beaucoup (peut-être au détrimetn de la qualité, forcément puisqu’on est novice) fait partie de ces étapes d’écriture aussi ? C’est ce qui me pousse aujourd’hui à reprendre mes premières fics. Les idées n’étaient pas mauvaises mais certainement mal exploitées à l’époque (ça me fait plaisir aussi ^^, il y a un petit côté auto-satisfaction : à la fois en me disant : « Ah, c’était pas si mal au final » ou au contraire, « J’ai progressé quand même depuis ».

Alors, là, c’est clairement à cet instant qu’une Beta-lecture est utile. Un regard différent peut permettre de corriger le tir. Soit de aprtir sur un ton moins drôle au final, soit de peaufiner quelques détails pour que ça soit drôle. Surtout que l’humour est vraimetn un registre très difficile.

D’où l’intérêt de publier quand la fic est presque achevée ou en cours de relecture. Ca évite la pression inutile, les correctins avec retour en arrière…

Mais ça n’empêche pas la peur d’être oublié pendant tout le temps où tu rédiges et la sensation de ne pas en voir le bout. Cependant, il y a un avantage, et je parle en connaissance de cause, quand la fic longue en question ne reçoit pas forcément l’accueil enthousiaste qu’on escomptait en écrivant, la déception ne joue pas dans le processus d’écriture. De même que les commentaires trop intrusifs qui suggèrent des évoltuions qui n’étaient pas envisagées.

oui, c’est dur aussi mais si tu as la chance de partager ton hsitoire avec un BL, ça aide, je trouve.

Mais grave. Je connais un auteur comme ça qui, du coup, ne publie plus. C’est dommage parce que j’aime beaucoup son écriture et ses univers (@HawthorneAbendsen , si tu passes par là ^^) !!!

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Trop aimable Angel :smiling_face: Mais je ne sais pas si c’est tant un excès de perfectionnisme qu’un éternel syndrome de l’imposteur :laughing:

Pour essayer de rebondir sur le sujet :

Je partage totalement ton ressenti, c’est exactement pour cette raison (en tout cas pour la seconde) que je pense avoir abandonné mon projet en cours sur BioShock : une fanfiction qui à la base ne devait même pas dépasser un seul tome, pour se retrouver avec 2 tomes et un 1 autre tome sur les bras dont je n’arrive même pas à définir la fin, et 1 autre tome en gestation qui ne verra sûrement jamais le jour.

Outre le manque d’adeptes du fandom sur le site, je pense aussi que le manque de lecteurs et de commentaires sur ce 3e tome — qui m’embête un peu pour être honnête — est en grande partie dû à mon écriture vraiment très inégale, qui manque de peaufinage en général. Et ça c’est très compliqué à résoudre, surtout une fois que les fics ont été entamées. On a mal écrit tel personnage (ou ou en a mis tellement qu’on arrive plus à suivre dans mon cas), tel dialogue, tel description, et on a vraiment du mal à revenir dessus, et c’est toute l’histoire qu’on avait en tête qui en pâtit. Et ça peut être vraiment démoralisant.

Effectivement, c’est hyper compliqué de rester productif sur une fic longue tout en étant efficace et dans une qualité constante (voire une qualité tout court pour ma part). A part avoir une technique parfaite et une régularité admirable, je ne vois pas comment garder le rythme sans y perdre à un moment la motivation. Mais c’est une question à méditer :laughing:

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Je n’avais pas pensé à ça, mais c’est vrai que ça peut être un gros problème. En publiant avant d’avoir fini d’écrire l’ensemble de l’histoire, on « fige » ces chapitres, et si on découvre après qu’il faut corriger pour des raisons de cohérence, on doit le faire dans les chapitres non encore publiés (et moins il en reste à publier, plus les corrections risquent d’être tirées par les cheveux). Techniquement, on peut corriger un texte publié, mais s’il a déjà été lu, c’est compliqué de demander aux lecteurs de relire le texte mis à jour.
Ce qui va dans le sens de ne pas distinguer une fic longue d’un OS dans sa conception.

C’est un peu un nouveau débat finalement, cette question de la façon dont on aborde l’écriture et la publication d’une fic en fonction de sa longueur (estimée ou finale), mais c’est super intéressant d’avoir des retours dessus comme tu viens de le faire.
Peut-être qu’un auteur qui arrive à très bien structurer son histoire lors de la phase préparative, pourrait réussir à la dérouler proprement et publier au fil de l’eau. Je pensais être un peu comme ça, mais après quelques fics, je me rends compte que mes plans sont rarement respectés en-dehors des grandes lignes (qui elles-mêmes peuvent être bousculées). C’est souvent à cause des personnages, même si je pense avoir une bonne idée de qui ils sont avant d’écrire, je reste souvent sur des lignes un peu caricaturales. C’est en écrivant que je commence réellement à me les approprier, et il arrive souvent que ce que j’avais prévu initialement s’avère ne pas leur correspondre, et doit être changé pour un souci de cohérence.

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Ou si ça fait mille ans que la fic est en pause… :grin:
En vrai, c’est pas dramatique pour le coup. Je comprends que ça démotive, et moi la première (le gros coup de pied qu’il a fallu que je me mette pour relire et réécrire les chapitres avant de reprendre l’écriture), mais c’est pour le mieux ! Au moins, ton travail est abouti comme tu le souhaites !

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Le problème, c’est aussi quand on a l’impression d’être totalement prêt au niveau de l’intrigue, puis qu’on se rend compte en plein milieu de l’écriture de la fic d’une énorme incohérence qui vient tout gâcher, ou qu’on n’a tout simplement pas pris la bonne direction.

Ca peut aussi être une cause de blocage, et je pense que c’est en parti mon cas, ayant eu une mauvais expérience avec BioShock, j’ai beaucoup de mal à reprendre n’importe quel projet à cause de la peur de me lancer vers l’inconnu (même si j’ai une direction en tête). Bien sûr, si on est bon pour improviser ou pour gérer les imprévus, il n’y a aucun problème.

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Mais, on en est sûrs de ça ?
C’est vraiment « compliqué » ?

Je vais me faire l’avocate du Diable, mais à priori, l’intérêt majeur de publier en ligne, c’est que c’est éditable. Alors qu’une page manquante sur 5000 exemplaires papier, ça fait mal au coeur et au porte-monnaie quand il faut envoyer le stock au pilon et tout faire réimprimer.

Je pense que considérer que les chapitres antérieurs sont intouchables parce que quelqu’un les a lus une fois, c’est un excellent moyen de se mettre des bâtons dans les roues.

En ce qui me concerne, j’ai eu l’occasion de vérifier que les lecteurs n’impriment pas forcément tous les détails comme on peut le faire comme auteur. :smile: En clair, ils oublient, surtout si plusieurs semaines se sont écoulées.

Alors, je vais retourner l’argument. Si même l’auteur, qui est impliqué à fond et a tout de même une mémoire et une vue étendue de ses chapitres, si même l’auteur donc s’y perd un peu, est-ce que qu’on peut plausiblement s’attendre à ce qu’un lecteur bihebdomadaire ou mensuel – aille se souvenir vraiment de tous les détails et pointer les incohérences ? :rofl::rofl:
Écoutez, s’il y en a un qui vient s’en plaindre, il faut l’embaucher comme beta…

Personnellement, j’ai l’impatience qui rue dans les brancards en tant qu’auteur, je voudrais avoir fini depuis deux ans. Et une nouvelle année commence.:smile:
Alors vu le temps que ça m’aura pris d’accoucher le mammouth :mammoth: je ne vais pas me gêner pour retoucher ou gommer le plus de problèmes possible même après le mot fin !

Les lecteurs futurs ne m’en voudront pas de trouver un truc un peu mieux ficelé…

Après, je parle là de scènes intercalaires, ou de chapitres intermédiaires qui se glissent entre deux existants pour rattraper le coup, d’une ou deux répliques glissées dans d’anciens chapitres, qui viendront faire à propos du fore-shadowing ou exprimer les doutes et tourments d’un personnage et pouvant expliquer que son attitude semble osciller.

Mastic, raclage à la truelle, papier de verre, essuyage, coup de pinceau ! Je ne suis pas un auteur Architecte, moi, je suis un auteur BEP maçonnerie. :joy:

Allez, courage @HawthorneAbendsen, fais appel à la Pénélope qui est en toi !
Si un personnage te pose des soucis, prends-le entre quatre yeux et fait le point avec lui sur

  • sa carrière (ses actes au sein de l’intrigue),
  • son bilan de compétences (forces et faiblesses de son caractère),
  • son besoin d’évolution (ambition) dans la société (fic),
  • la formation nécessaire pour postuler à mieux (combler ce qui lui manque ou te manque pour qu’il remplisse tes attentes)…

S’il ne rentre plus dans le scope de tes activités, il te reste : le licenciement avec parachute doré (mort héroïque), la réorientation professionnelle avec mutation (on lui confie un autre rôle moins ambitieux), la mise au placard (disparaît mystérieusement de l’intrigue sans explication).

C’est qui le patron bondieudla ? :rofl:

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Sujet de discussion très intéressant ! :wink:

Je vais apporter ma pierre à l’édifice.

La quantité n’a jamais été une priorité/importance pour moi :wink: Ce qui importe c’est une histoire, que ce soit dans un cadre d’un Défi ou d’une fanfiction longue, de qualité.
D’ailleurs,

Je suis absolument d’accord avec vos propos :wink: Nous tous, en tant qu’auteurs, avons cet espoir au moment de la publication de nos fanfictions… Et nous espérons tous avoir des retours/commentaires constructifs de la part des lecteurs (c’est ce que j’apprécie le plus, puisque ça me permet de m’améliorer, de savoir quels sont les points à améliorer, les points qui sont corrects et appréciés, etc.).

Absolument d’accord, Vous venez de résumer à merveille ma manière de fonctionner en matière de publication ! :smile:
De toute manière, je conçois avec beaucoup de difficulté qu’un auteur moindrement sérieux, ce que nous sommes tous sur ce site (à quelques exceptions près probablement), publie un chapitre duquel il n’est pas satisfait …

Je saisis bien la situation délicate que vous présentez, effectivement, en écrivant sur plusieurs mois, voire plus d’un an :sweat_smile: une fanfiction longue, je dois me relire pour ne pas oublier certains détails mentionnés préalablement et les lecteurs seront certainement démotivés à continuer à lire, mais l’inspiration n’arrive pas sur commande.

Ainsi précisée, la qualité revêt un aspect incontestablement objectif (le français) qui peut s’améliorer par une pré-lecture, re-lecture, etc. et un aspect subjectif (l’appréciation de chaque lecteur) qui est absolument hors de contrôle de l’auteur… Mais si l’auteur est satisfait de son chapitre, il ne devrait pas y avoir de souci du côté du lectorat. Il est certains qu’il y a des lecteurs plus exigeants que d’autres, mais aucunement gênants pour ma part.

J’ignore pour les autres auteurs, mais personnellement, même si que je reprends certains épisodes d’une série (euhm Ghost Whisperer), ce n’est aucunement pour « augmenter » le nombre de lecteurs, ce n’est point mon intérêt, mais bien plutôt pour écrire et réécrire ce même épisode différemment, sous un autre angle d’approche qui ne peut fonctionner si insérer dans une histoire. C’est faire de la fanfixion pour citer l’un des Défis passés sous diverses formes.

Je me joins à vos propos, une écriture d’une fanfiction sur plusieurs mois (eh oui, trop ambitieuse dans mon projet, alors que le temps me manque cruellement, trop occupée et accaparée par mon travail, entre autres, pour avoir l’énergie et la motivation de continuer à écrire Réinterprétation et autres histoires et Mythologie au rendez-vous, Version 2) peut paraître compliqué, mais l’essentiel et de ne jamais publier un chapitre bâclé et négligé, un torchon. Prenons le temps nécessaire pour un travail duquel nous serons satisfait, nous en tant qu’auteur ! Nos lecteurs, eux, n’ont guère le choix que de patienter. D’ailleurs, la patience n’est-elle pas une vertu ? Et il ne sert à rien de se forcer à écrire alors que l’inspiration n’est pas au rendez-vous, on ne sera que plus frustré du résultat probablement médiocre à nos yeux du chapitre.

Le problème qui, malheureusement, nous guette, ce que je ne souhaite à personne, mais qui est bien réel, est ce blocage qui nous fait abandonner notre fanfiction en cours d’écriture pour d’autres projets, voire pour des Défis. :cry: Et il est exact que l’imprévu est toujours déroutant en cours d’écriture (j’en ai fait l’expérience avec Mythologie au rendez-vous… J’ai été étonnée de l’aboutissement et la tournure de l’histoire qui est tout autre que ce que j’avais prévu initialement, lui donnant une touche plus épique et romantico-dramatique).

Absolument d’accord, je retiens mieux mes propres écrits plutôt que ceux que je lis (je pense surtout au très long projet d’écriture de 1950m intitulé Ennemi ou ami, imaginaire ou réel ? Ou Jackyll et Hyde à la Ghost Whisperer en trente chapitres et il n’est pas encore terminé :sweat_smile: que je lis lors des publications occasionnelles), parce que je dois relire certains chapitres précédents, lorsque nécessaires, pour me replonger dans l’ambiance de l’histoire. Compliquer ?

Donc une correction ultérieure des chapitres ne peut nuire à quiconque… Et encore moins au lecteur :slight_smile:

Voilà pour mon avis, en espérant que je n’ai pas divagué vers d’autres sujets en chemin :wink:

À bientôt.

Respectueusement et amicalement vôtre,
B7B14

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