Qualité VS Quantité : un éternel débat

(tapote le micro. « Un, deux, test. Y a quelqu’un ? »)
(je sais que le forum est un peu dormant, mais bon, tentons quand même !)

.

Bonjour, bonsoir à toutes et tous !

Le débat qui oppose la quantité à la qualité a toujours été présent, peu importe le domaine.
Que ce soit dans la littérature, le cinéma, la musique, ou même dans le monde des entreprises, la question se pose toujours.

Doit-on miser sur la quantité de production, ou bien sur la qualité ?

Les deux avis s’opposent, se rejoignent, s’entrecroisent…
À un moment T de votre vie/carrière/autre, vous pourriez être plutôt d’avis qu’il vaut mieux tout donner sur la quantité, quitte à réduire la qualité. Et à un autre moment T, vous pourriez plutôt pencher de l’autre côté de la balancer, argumenter qu’il vaut mieux tout mettre sur la qualité, quitte à réduire la quantité.

C’est donc autour de ce débat que je vous réunis ce jour, dans l’univers des fanfictions !

  • Laquelle de la quantité et de la qualité est plus importante pour vous ?

  • Privilégiez-vous plutôt l’un que l’autre ? Cherchez-vous à garder la balance la plus équilibrée possible ?

  • … ou bien au contraire, êtes vous plus catégorique, et penchez-vous plus sur l’un ou l’autre ?

.

Pour uniformiser un peu le débat, je vous invite à répondre dans un premier temps au sondage ci-dessous. Puis, si le coeur vous en dit, argumentez votre réponse dans un message ! :blush:

Sur quel aspect mettez-vous l’accent dans votre création fanfictionnesque ?
  • La quantité
  • La qualité
  • Un peu des deux
  • Ne se prononce pas

0 votant

Sachez qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse à ce débat, quoi qu’en disent les puristes (y compris moi-même :face_with_hand_over_mouth:) ! Vos avis se valent, se défendent, se partagent !
Echangez dans la bienveillance et la compréhension mutuelle s’il vous plaît ! Acceptez le fait que d’autres ne partagent pas nécessairement votre point de vue ! :wink:

.

À vous la parole maintenant ! :face_with_hand_over_mouth:

13 « J'aime »

Pour moi, la quantité n’a pas d’intérêt si la qualité n’est pas au rendez-vous et je préfère lire un texte court mais qualitatif qu’un long texte insipide. Le Haïku (exercice que je ne maîtrise absolument pas) est un exemple parfait de qualité sur une petite quantité.

9 « J'aime »

J’ai choisi « ne se prononce pas » parce que la question m’agace en fait. Comme si un truc « gros » ou « riche » était forcément mauvais… Et un truc court génial.
Donc Tolkien, GOT ou encore Guerre et Paix c’est nul en résumé. :sweat_smile:
Je grossis le trait mais c’est quand même ce que suggère cette opposition.

La logique est évidente en littérature : ce qui compte c’est la qualité. On sera tous.toutes d’accord, personne n’a envie de lire un truc pénible.
La quantité n’a qu’une logique purement mercantile. En alimentaire et dans l’industrie ça peut se justifier pour nourrir des populations nombreuses ou quand il faut aller vite (par exemple produire des masques en pleine pandémie de covid). Mais en littérature, hormis engraisser les éditeurs je ne vois pas l’intérêt de privilégier la quantité à la qualité.

Après, dans la qualité, il y a des bons auteurs qui écrivent peu ou dans un très style concis, tandis que d’autres s’épanouissent dans la grande épopée en 5 volumes de 600 pages. Il en va de même pour le médiocre, même s’il est toujours plus facile de lire un truc court, qu’il soit de bonne qualité ou sans intérêt, voire mal écrit.

Bref, cette opposition qualité/quantité me laisse toujours pantoise. C’est un faux débat me semble-t-il. Je pense qu’on est un peu trop habitué à cette logique simplement parce que la société de consommation nous impose d’aller vite, tout le temps et dans toutes les professions (ou même les loisirs). Donc la qualité diminue dans plein de domaines, on a alors la fausse impression qu’un truc de qualité est forcément petit ou court, c’est simplement que la qualité prend du temps, alors entre écrire un bon OS en un mois et une fanfic longue en un an (ou deux ou cinq ou dix…) il me semble que la première solution semble plus attrayante.

7 « J'aime »

Oh
Je ne sait pas si on peut opter pour la quantité quand on écrit, ou bien alors avec cynisme.

Mais dans un système de « posts de plateformes sociables » je vois comment ça peut arriver, oui.
La fréquence prime, la tyrannie de l’update. Si on n’a pas d’animation quotidienne, on est oublié. Les followers suivent d’autres fifrelins… Alors vite je twitte que j’ai déjà un nouveau chapitre de 1000 mots.

Mais sur des sites de fanfics ? Quel intérêt ?

Après, je veux bien souligner qu’on espère privilégier le qualitatif dans nos écrits…

Moi si j’écris un chapitre que je trouve bof jugé à l’aune de mes critères, j’ai honte de faire perdre leur temps aux lecteurs en postant un blabla creux, des réactions peu crédibles et une intrigue qui n’avance pas.
Par exemple mon dernier en date est comme ça. :joy:

J’ai posté quand même, parce que le qualitatif prendrait encore des semaines interminables.

Alors peur de perdre du lectorat en faisant du remplissage pauvre ou peur de perdre du lectorat en prenant trop de temps pour la qualité ? C’est tomber de Charybde en Scylla…

9 « J'aime »

J’ai répondu en expliquant ce que je pensais de la question mais pas sur mon propre usage.

Je privilégie la qualité (je suis d’accord avec Oldie qu’il faut être assez cynique pour opter pour la quantité) ou du moins ma vision de la qualité : si je suis contente de ce que j’écris je publie.
Or, si j’estime qu’une idée nécessite une quantité monumentale d’informations pour être exploitable, je l’écris de cette façon. De cette manière, je peux me retrouver avec un chapitre de 15 000 mots et un autre à 1 500.
Et, finalement, la quantité entre en jeu quand même.

Dans le cadre d’un OS, je m’efforce de ne pas dépasser la barre des 10 000 mots, ce qui peut nuire à la qualité, en voulant réduire la quantité, une partie de la compréhension disparaît (souvent pour coller aux défis bimensuels, sinon il me suffit de segmenter le chapitre et on n’en parle plus).

Dans le cadre d’une fanfic plus longue, je n’aime pas qu’il y ait de gros écarts de taille entre mes chapitres. Je suis obligée de passer outre car c’est une prise de tête sans nom sinon pour conserver une qualité convenable (toujours selon mes critères), il n’empêche que j’accorde beaucoup d’importance à la structure des œuvres (enchaînement logique et équilibre des parties), alors ce genre de problème de taille de chapitres m’énerve fortement.

6 « J'aime »

Je crois que la qualité est une évidence, justement encore plus à l’ère moderne. Les gens n’ont le temps de rien, et lire, c’est très long. Il n’y a pas de musique, pas d’image flashy, rien pour retenir l’œil. Donc il faut au minimum penser à la qualité de ce qu’on écrit si on veut être un peu lu.

Perso’ j’y fais pas vraiment attention. Bien sûr, quand on écrit, on pense d’abord à ce qu’on est en train d’écrire, donc à la qualité, et on peut vite oublier la quantité, mais je ne me dis pas « ça, ça va être médiocre, jamais je le publierai » ou autre. J’écris juste du mieux que je peux, je lis, relis, corrige, recorrige, et publie. Si le lecteur veut lire, il lira, si c’est mauvais, il ne lira pas.

A titre personnel, je préfère quand même le court. J’adore créer des univers, j’ai toujours plein d’idées et en général de bonnes accroches, mais flemme de les développer, trop de travail, etc… Et l’ennui vient si je reste sur le même univers.

9 « J'aime »

Disons qu’en général, je prête plus attention à la qualité (vous l’aurez remarqué, mes chapitres ne sont jamais très longs). Et puis, difficile de faire autrement lorsque la prof de français répète continuellement que « seule la qualité compte, la quantité laissez la de côté. »
Mais, il m’arrive de me concentrer sur la quantité- surtout durant les Défis. Le plus dur dans ce cas là est alors de trouver quelque chose de plausible à raconter, et bien rédigé…
Après, il peut m’arriver de publier des chapitres plus longs que les autres, mais de moins bonne qualité (c’est rare mais ça m’arrive sur un coup de tête). Ou bien, des chapitres très courts, mais sur lesquels j’aurai passé deux semaines (c’est pas un peu irrationnel ? :thinking:)
Bref, comme tu dis, @BakApple, c’est un éternel débat ! (et casse-tête ! :roll_eyes:)

7 « J'aime »

C’est plus ambigu que ça, les goûts et les couleurs ça va bien au delà de la qualité. Les lecteurs peuvent avoir un niveau d’exigence très bas mais être obtus sur l’univers, c’est d’ailleurs encore pire dans les fanfics que dans la littérature « classique ». Une fanfic, tu sélectionnes en fonction de tes fandoms de prédilection et en plus c’est gratuit, avec des auteurs débutants. Ça rend indulgent. Alors qu’un livre imprimé (je ne lis pas les ebooks alors je ne peux pas juger sur ces publications), perso je vais être assez acide sur ma critique parce que j’estime qu’un.e auteur.e qui a passé les filtres de l’édition devrait fournir de la qualité haut de gamme. Hors, quand je vois la production actuelle, je me dis que j’ai finalement plus de qualité sur certaines fanfictions ici (ou ailleurs) que dans les pages des romans de gare.

8 « J'aime »

Bonjour bonjour !

Je zyeutais le débat et je trouve assez marrant (étrange pour moi) que la quantité soit associé à la longueur du chapitre ou de l’histoire, surtout à l’époque où nous vivons, celle des fast-food des jeux vidéos, cinéma et séries télé.

Un texte très long n’est pas forcément moins qualitatif (vous commencez à me connaitre, je suis une aficionado des écrits d’un minimum de 100K)… je suis d’accord avec @Tracy Tracy sur ce point.
Et comme @OldGirlNoraArlani, je pense à cette tyrannie de l’update. Oui, quel intérêt en fanfictions ? Bah il faut le demander à ceux qui exploitent la quantité. Non pas au sens de longueur de chapitres et de nombre de mots, mais de redondances de fanfictions.

Quand lors de mes vaines recherches pour trouver un écrit à mon goût, je vois 4 ou 5 fanfictions d’un même auteur sur un unique épisode (qui a souvent fait un buzz) d’une série, je ne peux m’empêcher de penser que seule l’une d’entre elle sera vraiment travaillée. Et que cette quantité de récit n’est là que pour avoir plus de vues et de lecteurs. Car c’est triste, mais les loisirs et sites créatifs sont bien plus touchés par cette quête du like et de la vue que certains supports professionnels…

Je compare ce débat à ce cher Netflix, ami préféré de certains addicts de séries et son contenu original. Des séries fortement bâties sur un modèle qui fonctionne et qui se répète (un avis personnel ici).
C’est pareil en fanfiction, j’ai vu parfois des auteurs suivre le modèle qui marche, la mode du fandom, etc… finalement, beaucoup de récits se ressemblent… n’y perdons-nous pas la qualité au passage ?

.

En tant qu’auteur, j’aspire comme tout le monde à la qualité avant tout (selon mes critères personnels). La taille d’un chapitre dépendra toujours de ce que j’y raconte et si mon OS est jugé trop long pour être lu, tant pis, je l’ai écrit pour moi avant tout.
Et en prenant la définition de quantité que je trouve plus adéquate, je n’écris jamais deux fanfictions sur le même sujet et si le thème est commun, je l’interprète autrement, le but étant de rechercher à proposer de la nouveauté à chaque fois.

Je ne l’ai pas encore vu ici, mais sur fanfctions,net il y avait beaucoup de « chapitres bonus » à une époque, pour satisfaire les lecteurs qui en voulaient plus… une pratique que j’ai tendance à caser (à tord peut-être) dans un excès de quantité pour la quantité. Quand on a dit tout ce qu’on avait à raconter, les plus risquent de perdre en qualité.

9 « J'aime »

Bigre, je n’avais pas pensé à la quantité de fanfics ! (dit la fille qui en a des dizaines sur son profil).

Il y a beaucoup de one-shots qui « gonflent » les scores. (Merci les Défis).

.

Sur FFNet, de temps en temps, je créé un recueil pour désépaissir la masse, surtout sur des OS enterrés trop vieux, pas lus…
Souvent la quantité de fics sur un profil (de quelqu’un) me rebute a priori.
A posteriori c’est parfois un bonheur quand je trouve quelqu’un qui écrit (enfin) bien. :smiley:

En ce qui me concerne, mon volume a toutefois été généré sur 8 années de production sans réelle interruption. Forcément, il finit par y en avoir…

7 « J'aime »

Raison de plus pour faire de son mieux sans se prendre la tête x) La qualité de l’un n’est pas la qualité de l’autre. Et que ce soit la qualité du texte ou de la cohérence, ça reste de la qualité. Après, c’est les goûts et les couleurs.

7 « J'aime »

Eh bien ! Si j’avais su que je mettrais les gens relativement d’accord avec ce sujet ! Ce forum me surprendra toujours ! :face_with_hand_over_mouth:

Déjà, merci beaucoup d’avoir répondu ! Je vais cependant rectifier le sondage. Pour celui auquel vous avez déjà répondu, il s’agira de vos fanfictions. Et vous devriez rapidement en voir apparaître un second, qui portera sur l’attention que vous portez à la qualité/quantité en tant que lecteurice.
(s’il faut que je remette à zéro le sondage actuel, c’est possible)

.

Je suis, dans la majeure partie, d’accord avec vos réponses et vos arguments. À mes yeux aussi, en tant qu’autrice comme lectrice, la qualité prime.
Par « qualité », j’entends qualité du français, mais aussi qualité de l’intrigue. J’ai, pour ce point, mes propres préférences, des intrigues que j’adore et d’autres que je ne toucherais même pas avec un bâton, mais dans l’ensemble, je ne suis pas difficile. J’aime les crackfics, les nanars volontaires (coucou Zèd), et les trucs très sérieux dans lesquels je vais tellement m’impliquer que j’en perdrai le sommeil !

En fait, de tous les messages ci-dessus, c’est dans celui de @DreamingGreenHat que je me retrouve le plus.
La quantité de mots dans un chapitre m’importe pas des masses. 1k, 1k5 mots minimum, c’est mon seul critère. En deçà, je juge qu’il n’y a pas assez de contenu pour que ça m’attire. (je mets bien sûr hors catégorie les fics épistolaires, là le compte de mots n’a rien à voir)
C’est plutôt la quantité dans le sens « nombres de fanfictions de cet acabit dans ce fandom ». Les vieux fandoms très populaires (Harry Potter, Naruto, Le Seigneur des Anneaux…) en souffrent : trop de fanfics, souvent basées sur les mêmes trames (ships parfois improbables, voyage initiatique d’un OC qui calque l’histoire de base…), et peu de manières de dénicher la perle rare.
Je ne vais pas critiquer les auteurs qui écrivent beaucoup de fics, ou alors des fics avec beaucoup de chapitres, dans l’objectif de publier un max, chacun.e fait ce qui lui plaît ! Mais personnellement, je préfère proposer une fic soignée, OS comme à chapitres, quitte à publier une fois par mois.

Nous vivons dans une ère de surconsommation des contenus, où on se lasse vite lorsque l’auteurice (au sens large de créateurice de contenu) ne publie pas assez.
Le risque, c’est que les lecteurices nous délaissent pour aller voir ailleurs, chez la concurrence. « Peut-être que X écrit la même histoire que moi, et comme iel publie plus souvent, sa fic attirera plus que la mienne… »

Pour ma part, je m’en moque un peu de la quantité de fics. Je vais plutôt jeter un œil aux dates (100 fics publiées en 10 ans, ça a pas le même effet que 100 fics publiées en 1 an) et aux pitchs. Et après me faire une idée en lisant, si une fic m’a attirée suffisamment.

.

Là n’était pas mon propos, excuse-moi de m’être mal exprimée ! :sweat_smile:
Tout est parti d’une vidéo que j’ai vue hier soir, qui traitait de ce choix économique des studios d’animation de proposer de la quantité plutôt que de la qualité. En l’occurrence, il s’agissait du problème de la franchise de Moi, Moche et Méchant, et plus particulièrement du films Les Minions. En gros, le studio d’animation, Immumination, ne travaillait pas dessus pour proposer des films qualitatifs, profonds et qui font réfléchir, mais plutôt pour engrosser de l’argent, à la fois via les entrées et par les produits dérivés.
:computer_mouse: La vidéo en question.

Ça a fait ding dans ma tête puisque j’ai déjà vu ici des membres encourager les nouveaux arrivants qui tâtonnaient dans l’écriture en écrivant beaucoup, sans chercher spécialement la qualité.
D’où mon questionnement.

Personnellement j’envisage les deux Q comme deux faces d’une même pièce. C’est dur de la faire tenir sur la tranche sans qu’elle ne tombe (= lier qualité et quantité), à mon sens.

.

Edit : je ne peux plus éditer mon premier message puisqu’il contient un sondage (très certainement une sécurité pour ne pas falsifier les résultats). Donc si la perspective d’un sondage en tant que lecteurices vous intéresse, je le posterai dans un autre message… :grimacing:

11 « J'aime »

En tant qu’auteur, je préfère forcément la qualité à la quantité. Pas que je n’aimerais pas écrire plus, quitte à sacrifier un peu de qualité et de perfectionnisme au passage, puisque cette tendance obsessionnelle est très contraignante. Mais cela vient aussi du fait que je suis très lente à écrire, et que je n’ai pour l’instant rien d’autre que des esquisses ratées du 3ème chapitre de ma grande histoire en cours, associées à des tentatives avortées de nouvelles fics. Ma production est donc maigre parce que je ne sais pas faire autrement. Et puis les contraintes de ma vie actuellement font que je manque de temps autant que de liberté d’esprit pour pouvoir éventuellement faire plus, plus vite.

Des fois, j’aimerais bien publier en masse, faire des OS ou des multichapitres courts histoire de me donner l’illusion que je suis là et que je pèse dans le game :rofl: , et avoir une grosse présence sur les RS et être lue et célèbre dans mon fandom :grin: , qu’importe la qualité de ce que je proposerais alors, mais ce n’est que fantasme frivole. Et c’est frustrant, bien sûr. Mais dans le fond, je sais très bien aussi que ce n’est pas souhaitable et que ce n’est pas ma manière de vivre ni de faire. Il faudrait déjà que j’aie des comptes sur les RS, ce qui n’est pas demain la veille.

Donc, je suis lente, et c’est ainsi. Cela favorise bien sûr la qualité, mais ça ne la garantit pas pour autant ; de même qu’on peut être un graphomane et proposer toutes les semaines des OS de qualité tant dans le fond que dans la forme (mais après et c’est un autre débat sans fin : qu’est-ce que la qualité littéraire, d’un point de vue qui se voudrait le plus objectif possible ?). Me concernant, je pense jusqu’à maintenant avoir proposé des choses de qualité, au moins au niveau du style, mais quant au reste, c’est au lecteur d’en juger, pas moi. Je peux très bien avoir le sentiment d’avoir écrit un truc très bien fichu qui recevra des critiques négatives à l’arrivée, sur la cohérence de l’histoire, ma vision du fandom, la psychologie des personnages, le niveau d’humour, la qualité de l’exécution en général. C’est pourquoi, si je m’efforce de ne pas me ■■■■■■ de la tête de mes rares lecteurs, et si j’essaie surtout d’être à la hauteur de ce que je me sais être en mesure de faire quand je suis au maximum de mes capacités, il y a toujours une part de mon travail qui m’echappera et qui sera laissée à l’appréciation des lecteurs. Ce que moi je juge bon dans ce que je propose, peut-être que la critique le balaiera d’un revers de la main, qu’importe que j’aurai mis 10 jours, 10 mois ou 10 ans à écrire un chapitre.

10 « J'aime »

Sondage très intéressant, merci @BakApple ! D’ailleurs tu peux bien faire le sondage côté lecteurs ce serait sympa aussi :hugs:.
Côte écriture comme lecture, j’accorde une plus grande importance à la qualité de l’intrigue, bien avant la qualité de niveau de français je l’avoue honteusement :joy: !
Mais si dès le premier chapitre je suis emballée par l’histoire (là je parle en lectrice), si il y a quelques fautes franchement, je passe outre !
Quand à l’écriture, je ne cherche pas le nombre de followers alors je ne me met aucune pression sur le rythme de publication, et donc la taille des chapitres !
Selon l’intrigue a développer dans tel ou tel chapitre, peu importe qu’il fasse 700 mots ou 10K, la fin justifie les moyens :face_with_hand_over_mouth: !

5 « J'aime »

La seule fois où j’ai fait un chapitre bonus c’était dans Sentaï Scoop, parce que j’avais une idée farfelue que je voulais absolument exploiter, mais elle était impossible à caser dans la trame principale de l’histoire, et vu que c’est un fandom très peu connu, je me voyais mal faire un OS juste pour ça (mais ça se serait justifié dans un fandom plus célèbre).

Dans la version initiale de Dark Love, j’avais aussi des chapitres bonus, mais je les ai redispatchés en changeant la trame narrative. À la base, je les ai rajouté parce que mon récit initial était trop succinct à mon goût et aussi parce que Bucky m’a fait une remarque sur un personnage, je devais trouver un moyen de corriger ce « défaut ». Je ne sais pas si on peu vraiment comparer l’avis d’une bêta lectrice à un désir de fan, mais d’une certaine manière ça se rejoint. Le bonus est venu pour contenter un avis extérieur.

Je rejoins Oldie sur la quantité de fics sur un profil. Non pas parce que j’ai peur de la médiocrité, mais par pure flemme… Je n’ai pas envie de fouiller dans les 90 fanfics des sérial one-shoters pour trouver celles qui me plaisent. Je regarde les deux premières pages du profil et puis basta.

@BakApple ça ne m’étonne pas que le débat soit venu d’une vidéo sur les productions cinématographiques. Comme je l’ai dit plus haut, ce dilemme qualité/quantité n’existe que lorsqu’il y a de l’argent en jeu. De fait, la dualité n’existe pas vraiment en fanfiction (sauf comme l’ont dit Oldie et quelques autres pour la course à l’audience - nombre de lectures et like)

6 « J'aime »

Je rejoins Tracy.
Franchement, je ne vois pas qui, en tant qu’auteur de fanfics non rémunéré va répondre qu’il préfère faire de la quantité au détriment de la qualité ! Je pense que tous autant que nous sommes, nous tentons tous de faire de notre mieux.

Même si certains publient « en direct » des chapitres non aboutis, bourrés de fautes, mal construits et à la chaîne, je ne pense pas qu’ils aient conscience de ne pas être qualitatifs. Ou alors, c’est une donnée
futile pour eux. D’expérience, ces auteurs là sont même généralement les plus susceptibles quant aux remarques éventuelles sur leurs productions.

Si je n’ai aucun apriori sur la quantité de fics contenues dans un profil (après tout, un auteur qui écrit depuis plus de 10 ans peut avoir un certain nombre de fics au compteur), je vais en avoir quand à la fréquence de publication. J’en connais qui publient de façon quasi quotidienne… je trouve ça dommage parce que je trouve que l’auteur ne respecte pas son travail comme ça. C’est comme servir toutes nos spécialités en un seul repas. C’est trop.

Perso, je suis totalement étrangère à ce mode de fonctionnement : je ne mets en ligne le premier chapitre d’une histoire que quand celle-ci est entièrement achevée d’écrire. Et relue par ma bêta lectrice, cela va de soit.

Ca ne garantit pas la qualité, hein, je ne prétends pas être une bonne fanfiqueuse mais ça me laisse au moins le temps de prendre du recul, de relire, tout ça tout ça.

En ce qui concerne la quantité, comme je le répète souvent aux quelques auteurs que j’ai eu la chance de pré-lire : une histoire doit avoir la longueur qu’elle doit avoir. Il faut lui laisser la place nécessaire pour grandir, s’épanouir : un drabble, un OS, une mini fic, une saga … qu’importe jusqu’où nous emmène les idées de l’auteur… tant que ce dernier arrive à doser entre le trop et le trop peu … et à clore l’histoire

En fait, je pense que c’est peut-être là que le débat se situe, voud pensez pas ? Autour de nous, les films (star wars, marvel, matrix, pour ne citer qu’eux) ne savent pas s’arrêter. Toujours un énième volet, un autre opus, une differente version. Les séries, c’est pareil. On tire la corde jusqu’à ce qu’elle casse plutôt que de travailler une belle fin … qui resterait une fin.

Du coup, quantité, quantité, quantité, sans réfléchir à la qualité puisque les fans sont là et iront acheter leur ticket de cinéma. J’appelle ça du fan-service. Mais c’est vrai aussi que certains auteurs de fanfics en font du fan service, (d’où la pertinence de ta question @BakApple) mais :roll_eyes: par ici, sur fanfictions.fr, c’est plus rare, j’ai l’impression, non ?

En me relisant, je trouve que mon post fait un peu « vieille bique rabat joie » :rofl: J’espère que vous ne m’en tiendrez pas rigueur. Suis vieille mais pas rabat joie quand même :rofl: :sweat_smile: :crazy_face: enfin quoique …

11 « J'aime »

Ah bah tiens, ça fait écho à une autre vidéo que j’avais vue… Cette fois sur Gravity Falls !
Une « petite » série d’animation en 40 épisodes, sur deux saisons, créée par Alex Hirsch, et qui a fait son effet et perdure encore aujourd’hui. La trame se tient sur un été, donc deux mois, à la fin duquel les protagonistes, deux enfants, doivent retourner chez leurs parents après avoir passé la saison chez leur grand-oncle.
Une partie des fans refusait de voir cette série s’achever, et réclamait une saison trois. Ou un film. N’importe quoi tant que l’histoire continuait. Dans un sens, le final de la série devenait parfois carrément méta, avec l’un des protagonistes enfermé dans une « bulle » paradisiaque où le temps ne s’écoulait plus ; ainsi l’été ne finirait jamais… Ce personnage ne voulait pas voir cet été s’achever, tout comme les fans.
Et là, la question se pose. Tirer sur la corde, toujours plus, prolonger la série même si le pitch d’origine est rempli ?
À mon sens, non, ce serait trop facile et nuirait au propos. Toutes les bonnes choses ont une fin, et les meilleures sont celles qui savent quand s’arrêter.

Mais je digresse… :stuck_out_tongue:

.

J’ignore s’il y a un lien entre cette façon de faire et la susceptibilité des auteurs… :stuck_out_tongue:
Mais j’avoue qu’à une époque j’étais plus sur la quantité que la qualité. Je voulais écrire PLEIN d’histoires, quitte à ce qu’elles soient pas toujours ouf (même si j’en étais en quelque sorte fière, alors qu’avec le recul… yikes). À l’époque, donc, pour moi, la quantité primait sur la qualité.
Puis j’ai grandi, mûri, et voilà où j’en suis, à publier un chapitre de mes fics par mois (bon ok ça fait deux chapitres par mois c’est pas mal tout de même !), mais au moins je suis fière du travail que je produis, et comme tu dis, je le « respecte » dans un sens. :stuck_out_tongue:

À trop inonder le lectorat de textes, je crains qu’il ne sache plus où donner de la tête.
Tout comme un vidéaste ou une plateforme de streaming proposerait une multitude de nouveaux contenus chaque jour/semaine/mois, je considère qu’il nous faut, en tant qu’auteurices souhaitant (dans un sens, évidemment ce n’est pas notre seul et unique but) répondre aux attentes des lecteurices (ici, une fanfic sur un fandom).
Nous marquerons plus les esprits, nous ferons plus « un nom » en proposant des textes de meilleure qualité, quitte à être plus souvent absent.e de la page d’accueil.

Une fois encore, tout ce cheminement est lié très intimement avec notre rapport à l’écriture, au partage etc. :smiley:

.

Par contre je voulais revenir sur un point… :stuck_out_tongue:

« Nous tentons de faire de notre mieux » – n’en sois pas si sûre !
Il m’est déjà arrivé de voir ici ou ailleurs (.net, Wattpad, entre autres) des fics écrites purement et simplement, sans recherche d’une psychologie profonde, d’une intrigue solide comme un pneumatique Michelin parfaitement conforme (oups, déformation professionnelle), et au français si impeccable que l’Académie Française laisserait une place à l’auteurice ! :smiley:
Ces fics-là, en toute honnêteté, je doute que la personne derrière ait réellement tenté de faire de son mieux afin de proposer un contenu qualitatif.
À mon sens, ça s’inscrivait surtout dans cette idée de « je dois publier vite sinon on va m’oublier et adieu la célébrité et les portes des maisons d’édition » (je grossis le trait).

Mais je pense qu’ici, nous faisons tous et toutes de notre mieux, à notre échelle, c’est un fait ! :blush:

8 « J'aime »

Plus je relis les interventions… Plus je suis perplexe.:laughing:
Peut-être que je suis liquéfiée par la chaleur mais j’ai l’impression qu’on enfonce des portes ouvertes, d’une part (bah oui, la qualité, c’est mieux) et d’autre part que le débat nous échappe comme une truite arc-en-ciel au bout de la canne à pêche parce qu’on ne précise une définition consensuelle aucun des deux termes.

On se retrouve donc à dire que la qualité varie, que le court ou le long, ça dépend des gens, et que chacun fait bien ce qu’il veut comme il l’entend.

Et si on poursuit, on va bientôt exhumer des textes très courts qu’on trouve qualitatifs, ou des textes à chapitres qu’on ne jugera pas qualitatifs du tout…

Bref : peu mais bon, ou beaucoup mais médiocre, mais aussi bon et long, et court et médiocre. :roll_eyes:

Et là – ça ne m’arrive pas si souvent – je suis d’accord avec Tracy : est-ce que l’opposition des deux termes qualité / quantité a encore un peu de saveur pour de vieux routards de la fanfic comme nous ? :stuck_out_tongue_closed_eyes:
.
La charte éditoriale du site avait (a ?) pour vocation de « promouvoir des textes de qualité » (one-shots comme fics à chapitres).

Du coup, est-ce qu’on n’a pas déjà directement (sur le plan éditorial) une idée de ce qu’est le qualitatif en fanfiction ?

La qualité de la fic selon ces critères définis ne garantit pas que les fans ou les lecteurs l’apprécient pour autant et automatiquement (Et hop encore une porte ouverte enfoncée !) :pleading_face:

J’ai fait des recos sur des textes qui m’ont plu mais qui pouvaient être décotées par un ou deux critères – souvent orthographe à la frontière du « rha dommage ! » ou présentation très approximative.

Est-ce qu’on fait de notre mieux ? Généralement.

Les remarques de lecteurs « c’est bien mais il y a des fautes, tu devrais te relire » continuent à bien ventiler la journée portes ouvertes – comme si l’auteur ne savait pas du tout qu’il a des lacunes. Bah mince, tu fais bien de me le dire !
Et comme si se relire suffisait à éradiquer les fautes qu’on ne sait pas qu’on fait ! :grin:

Il y a des serial posteurs sur le site (mais on ne les voit pas trop sur le forum).
La pratique a fini par excéder tellement ceux qui se font zapper de la home par des publications en bloc, qu’on a fait faire un truc à Tehem pour laisser un maximum de trois nouveaux chapitres différents de la même fic.

Notre chapitre qu’on a mis des dizaines de jours ou semaines à rendre qualitatif, pouf ! Disparu en une minute !

Bref, un autre moyen de vérifier qu’on a choisi notre camp.

12 « J'aime »

Hum disons que, on n’a pas de preuve. Et parmi ces gens-là, je veux dire, parmi ceux qui tartinent chaque semaine les pages d’accueil de leurs OS, il ne faut pas oublier qu’il s’en trouve un certain nombre qui n’a pas de talent rédactionnel particulier, pas plus que de capacités réelles en grammaire, syntaxe ou orthographe. Et pourtant, s’il suffisait d’être bon voire brillant dans sa passion pour s’adonner à celle-ci, le monde serait triste. Il y a des gens qui aiment écrire, dessiner, cuisiner ou que sais-je encore, sans forcément être doués pour ça. Mais qui le font quand même, parce que mine de rien, ça leur procure du plaisir. Du plaisir qu’ils vont chercher, notamment à travers la fanfic, à communiquer ; et ce plaisir, cet enthousiasme débordant l’emporteront, pour eux, sur la solidité réelle de leurs écrits. Mais peut-être aussi auront-ils cherché à se corriger, à améliorer leurs textes, leurs intrigues, le développement de leurs personnages et leur niveau de langue, sans parvenir à atteindre un niveau correct. Parce qu’encore une fois, tout le monde n’est pas doué pour ça. Ainsi, le sentiment qu’ils n’auront pas cherché à faire de leur mieux parce que leur production est médiocre, voire mauvaise, est peut-être plus un biais cognitif qui touche les auteurs talentueux qu’un problème supposé de « j’en-foutisme » chez des auteurs « du dimanche ». Ne pas oublier non plus que certains veulent juste « se faire plaisir » et reconnaissent volontiers qu’ils ne sont pas forcément talentueux, mais qu’ils ne cherchent aucunement à s’améliorer, et c’est pourquoi il serait présomptueux d’exiger d’eux qu’ils s’astreignent à devenir meilleurs dans leur pratique, ce qui serait alors impossible, puisqu’ils auraient déjà atteint leur maximum en la matière. Ne pas oublier, non plus, que certaines personnes dans le lot sont peut-être atteintes de dyslexie. Aussi, on doit faire attention si l’on veut taxer les « moins bons » de négligence ou de paresse intellectuelle. Je ne pense donc pas qu’on puisse les blâmer pour ça. Sur ce point, je rejoins d’ailleurs l’avis de @Tracy :

Je suis d’accord. Mais justement, définir les 2 termes, « qualité » et « quantité », enfin surtout celui de « qualité » (parce que la quantité, c’est plus évident à définir, je pense), ça reviendrait à partir dans des dissertations philosophiques sans fin de niveau bac du genre « Qu’est-ce que l’art ? »

7 « J'aime »

J’ai une liste d’idées monstrueuse en tête, malheureusement ça s’accumule encore et encore depuis des années, depuis plus de 20 ans. Dans ma « jeunesse » (adolescence), j’avais déjà pigé que je n’aurais pas le temps de tout écrire et ça me minait le moral. Je n’en étais pas à la course à la publi de fait.
En y repensant, je suis étonnée de ne jamais avoir envisagé de devenir écrivain, histoire de consacrer tout mon temps à cela. Là encore j’avais pigé que les vrais écrivains (qui vivent de leurs écrits) sont rares et j’estimais que je n’écrivais pas assez bien pour en faire un métier.

D’accord avec BakApple, mais pour autant je ne pense pas qu’ils le fassent pour du quantitatif non plus. Ils ont juste une idée en tête et ils la postent comme ça, une sorte d’Instagram de la fanfiction. L’écriture instantanée et éphémère.

Tout de même :rofl:

7 « J'aime »