
La saison 5 n’est pas celle que j’ai la plus visionnée/gardée en mémoire, mais j’ai toujours en tête certaines répliques de Shirley (qui n’est pourtant pas mon perso favori) sur cet épisode : “Peut-être qu’il est bon dans les bons films et que dans les mauvais, il fait des trucs bizarres pour de l’argent” et “Si tu cries pendant 70 films tournés sur 30 ans, peut-être qu’accidentellement tu gagnes un Oscar” 
Pour le Spider-Noir, j’ai justement beaucoup apprécié le côté un peu vintage : à la base, je n’ai rien contre les films et séries centrés sur des superhéros, mais je me rends compte, qu’au fil du temps, je suis de plus en plus blasée face aux blockbusters Marvel (“No way home” est le dernier que j’ai vraiment aimé… pour le retour de Maguire plus que tout autre chose) et à leurs personnages que trouve majoritairement insipides – les explosions, les combats grandioses mais décousus, les petits jeunes bankables et les faux anti-héros sans profondeur, ça va bien deux minutes 
Là, avec Ben Reilly, on se retrouve avec une ambiance et une proposition de protagoniste principal radicalement différente : le détective veuf un peu bourru mais pas trop (majoritairement de bonne composition : pas assez maussade ni addict pour jouer l’archétype du vieux flic revenu de tout… il échappe donc au risque d’être un cliché ambulant), avec de l’humour (savamment dosé), un certain sens de la formule (oh… je ne savais pas que bagou pouvait s’écrire avec un T
) et un bon entourage (la réceptionniste et le photo-journaliste sont des persos secondaires très sympas). Il s’éloigne nettement de la figure du héros typique sans pour autant être lâche et s’avère d’emblée plutôt attachant.
Le noir et blanc contribue bien à l’atmosphère polar, époque prohibition ; tout comme la très belle bande-son jazzy/soul qui porte parfaitement la plupart des scènes (intro de Cat Hardy, bagarre dans le bar) : gros coup de cœur pour l’excellent générique ^^
Pour les antagonistes, j’étais un peu moins convaincue également (l’amoureux sablonneux notamment manque de consistance), mais ai trouvé le chef de la pègre et “M. Mégawatts” (je ne sais plus comment il s’appelle) convaincants.
Pour Cat… je suis mitigée sur l’écriture du personnage, mais j’ai adoré certaines de ses scènes (la première rencontre (avec la chanson qui met les instincts arachnides de Ben en vrac), l’araignée écrasée dans le bureau et celle où elle se jette dans le vide pour l’obliger à se dévoiler) .
Ce n’est pas excessivement alambiqué niveau scénar (effectivement, ça se regarde sans l’ombre d’un mal de crâne), mais c’est bien ficelé et bénéficie d’une mise en scène et d’une esthétique très soignée (notez qu’en couleur, les costumes et scènes d’action à base de pouvoirs surnaturels rendent nettement moins bien). Sans conclure sur le talent de l’infatigable Nicolas Cage : dans cette saison, il faisait bien le job/le rôle lui allait comme un gant 
Qui plus est, je trouve très chouette que la saison soit (d’une certaine façon) auto-conclusive : s’il y a une S2, je serais preneuse, mais si la série s’achève comme ça, ça convient aussi parfaitement !