SÉRIE - Stranger Things (Netflix) - Présentation

Saison 4 revisionnée (c’est celle que j’avais le moins “vue”, une fois et demi à tout casser) !

Spoiler Saison 4

J’ai un ressenti assez paradoxal sur cette saison. Objectivement, je la trouve nettement meilleure que la 3 – et même, oui, que la 2 – en termes de qualité globale : plus ambitieuse, mieux rythmée, plus sombre, plus maîtrisée dans ce qu’elle raconte. Et pourtant… j’ai un vrai problème avec ce qu’elle préfigure pour la fin de la série, avec certains choix qui me laissent franchement dubitative.

Déjà, pour le positif : dans cette saison la plupart des acteurs sont au meilleur de leur forme et leurs personnages franchement attachants (je trouve même Erica et Mike bien plus supportables :smirking_face: ). Pour moi, les meilleurs persos de cette saison sont Max, Lucas et Dustin. Sadie Sink est absolument remarquable sur toute la saison, Caleb McLaughlin crève l’écran (j’adore le développement de son perso durant l’ensemble des épisodes et sa relation avec Max est spécialement touchante), et Gaten Matarazzo (le dialogue avec l’oncle d’Eddie dans le dernier épisode… aie, j’ai une poussière dans l’oeil) continue d’être très bon, que ce soit dans le registre dramatique ou comique. Pas loin derrière, Steve, Nancy, Hopper et – malgré peu d’apparitions réellement cruciales – Will. Les autres aussi font des performances très honorables sur certains passages.

Et, un petit mot sur Eddie Munson qui est tout de même mon chouchou de la saison :sweat_smile: Personnage génial, immédiatement attachant et sympa malgré – ou grâce à – son côté barré. Son perso fonctionne très bien, son intégration rapide au groupe aussi… mais, je maintiens après l’avoir “revue” que sa mort est inutile, en plus d’être d’une bêtise absolue. Il y a visiblement une confusion dans l’esprit des scénaristes entre “mourir héroïquement” et “se lancer dans un mouvement kamikaze complètement absurde”. S’ils voulaient tuer le perso, il y avait mille manières de gérer la chose plus intelligemment. Pour preuve, le passage m’avait laissée plus agacée qu’émue ; ce sont les scènes avec Dustin qui compensent ma frustration pour cette gestion et me mettent la larme à l’oeil :’)

Là où la saison me pose un vrai souci, c’est sur le plan de l’aspect horrifique du lore. C’est la saison la plus trash de Stranger Things, la plus violente (les morts de début de saison sont spécialement gores)… et paradoxalement, la moins effrayante après la 03 (et encore, ça si on ne prend pas en compte l’épisode “les flagellés”). À l’exception du truc de l’horloge – franchement bien crispant – l’angoisse retombe assez vite après le premier envol de Max.

À partir du moment où tu grilles l’identité/la nature de Vecna (ce que j’avais fait assez rapidement à mon premier visionnage), tout change. Les événements surnaturels de la série deviennent tout d’un coup beaucoup moins “étranges”.

Pour moi, l’horreur fonctionne quand elle conserve une part d’incompréhensible, de mystère. Et là, les explications autour de Vecna m’ont pas mal dérangée, en vrai. Jamie Campbell Bower est excellent (comme toujours dans les rôles de méchants :face_with_tongue: ), mais le personnage en lui-même est réduit à un antagoniste ultra classique : le sociopathe incompris voulant plié tout l’univers qui l’entoure à sa volonté. On flirte dangereusement avec un Voldemort ou un Sauron du pauvre (preuve s’il en est : son absence de nez :rofl: ). Je trouve que ça enlève énormément de sel à l’ensemble.

Pire, ce twist rend les créatures du Monde à l’Envers beaucoup moins effrayantes. Tout est ramené à quelque chose d’humain et d’attendu. À mon sens, le lore serait resté bien plus captivant – et fidèle à l’esprit des débuts – si le Flagelleur mental, ou une autre entité réellement issue du Monde à l’Envers, était à la manœuvre. Une créature aux motifs troubles et incompréhensibles au possible… une inquiétante étrangeté. Là, on bascule vers quelque chose de beaucoup plus habituel et prévisible avec le coup de l’humain maléfique, déjanté et ayant des pouvoirs. C’est dommage.

Pour ce qui est du classement des épisodes, c’est nettement plus compliqué que pour les saisons 2 et 3 (dans un sens, on se rapproche de la 1) mais en gros ça donnerait (dans un mouchoir de poche) et du meilleur au moins bon :

E9 : L’infiltration

E4 : Cher Billy

E8 : Papa

E1 : Le Cub Hellfire

E7 : Le massacre du laboratoire de Hawkins

E2 : La malédiction de Vecna

E6 : Le plongeon

E3 : Le monstre et la super-héroïne

E5 : Projet Nina

La saison est vraiment homogène et globalement très rythmée. Mais si je devais dégager les meilleurs épisodes : le 4 (Oh Kate Bush ! :smiling_face_with_three_hearts: ), l’épisode 8 (les visions de Nancy + la fin d’un personnage qui n’aurait jamais dû survivre à la S1/aura cassé les pieds à tout le monde pendant bien trop longtemps), et évidemment l’épisode 9 (le solo sur Master of Puppets dans le Monde à l’Envers… entre autres :star_struck: ).

Les épisodes les plus faibles – sans être mauvais – seraient pour moi le 5, le 3 et le 6. Ce sont des épisodes majoritairement transitoires, où il ne se passe pas grand-chose de captivant. Et c’est aussi dans le 6 où on se tape le retour acté de l’un des pires triangles amoureux de tous les temps… c’est assez fascinant de voir à quel point les acteurs (au demeurant doués) jouant Steve et Nancy semblent incapables de faire croire à la moindre once d’alchimie entre leurs deux personnages (eux aussi doivent trouver le triangle amoureux moisi xD).

Le gros bémol structurel de la saison réside également en partie dans l’éclatement des intrigues et la dispersion géographique des personnages (qui a toujours été présente dans ST, mais pas à ce point !). À partir de l’épisode 5, il devient franchement dur de s’intéresser à ce qui arrive à Hopper, Joyce et Murray (d’autant plus qu’on pressent très bien comment tout ça va se terminer), encore plus au groupe californien – hormis quelques passages comiques… kof… kof… Argyle – il ne leur arrive rien de bien passionnant, une fois la fusillade passée. Et pour Onze au labo (j’ai jamais accroché à Dark Angel), l’absence totale de suspense me rendait plutôt pénible l’ensemble des passages centrés sur elle : on devinait des plombes à l’avance qui avait commis le massacre et il était très facile de prédire que cette grande révélation ferait réapparaître ses pouvoirs comme par magie :sweat_smile:

Après, je râle mais, malgré quelques gros câbles scénaristiques et toujours quelques invraisemblances qui font lever les yeux au ciel (le fait que les services secrets russes n’aient pas réussi à trouver l’identité de Joyce tout en ayant sa photo, l’arrivée en URSS, la seconde évasion du goulag… sérieusement), la saison reste très agréable à regarder et prenante. Simplement, elle ne me préfigure pas forcément le meilleur pour la suite :grimacing:

J’ai peur que le côté blockbuster/grand public des saisons 3 et 4 soient encore plus assumé en S5 et que ça finisse de faire perdre – l’âme ? – la qualité d’écriture des premières saisons :’)

Ps : maintenant, il est urgent que je regarde la S5 avant d’être réellement spoilée. C’était limite, j’ai déjà eu droit à un spoiler (auquel je m’attendais, donc pas trop grave) et ce sans même l’assistante de facebook :stuck_out_tongue:

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Alors…

Je suis à la moitié du visionnage de la saison 5 (on vient de voir l’épisode 4), je devrais sans doute avoir tout fini d’ici ce soir ou demain. De petits commentaires à chaud sous balise spoiler :

Petit spoiler S5... si mon avis sur la qualité des premiers épisodes est considéré comme un spoiler en soi

J’espère vraiment que non, mais quand je suis aussi peu convaincue à la moitié de la saison finale… faut que je me rende à l’évidence, y’a peut-être un truc qui coince :grimacing:

Pour l’instant, seul l’épisode 4 a – un peu – surnagé (surtout grâce au cliffangher, attendu mais très satisfaisant sur lequel il s’achève), le reste était plutôt plat et pauvrement écrit (un comble pour une série qui détonait jusque là par sa qualité d’écriture :sweat_smile:). Certains personnages sont méconnaissables (Jonathan dans l’épisode 1 – haha xD – , Joyce, Nancy, Murray, Dustin, Elfe, etc…), sans qu’on ait suffisamment d’indications sur ce qui s’est passé durant les 18 mois de latence entre la S4 et la S5 pour appréhender si ces changements sont le fruit d’une évolution cohérente ou sont purement gratuits/des erreurs (ai-je droit de juger que les scénaristes font de l’OOC avec leurs propres personnages ? :thinking:). Plusieurs acteurs me semblent complètement à la ramasse… ce qui ne me laisse pas envisager le meilleur pour la suite. J’ai juste eu une très bon surprise avec Finn Wolfhard (alors que Mike n’a jamais été l’un de mes chouchous du lore). Les acteurs interprétant Vecna (ah ce bon vieux Jamie), Will (dont le personnages est, effectivement, enfin mis en valeur comme le suggéraient les BA) et Steve s’en tirent très honorablement, pour le reste… pas glop pour le moment :grimacing:

Allez, je croise les doigts et espère un miracle pour la seconde partie de la saison :wink:

Mais, au cas où le côté poussif se confirmerait… je n’ai pas fini de me plaindre.

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J’ai commencé le premier episode de la s5 hier soir !!!
Du coup je ne lis pas encore les spoiler. :face_with_tongue:

Edit : à la faveur d’un aprem tranquille, j’ai galopé et galopé jusqu’à en être rendue au même point.
Pour l’instant, je ne suis pas critique mais bon public, tellement contente qu’ils soient tous en train de travailler ensemble mais géographiquement proches cette fois.

Je ne peux pas dire que je sois déçue. Je trouve que c’est facile à suivre, avec certes une intrigue plus « simple », mais tendue vers un but clair. Plusieurs personnages un peu relégués jusqu’alors ont leur petit moment bien affûté où ils se distinguent (enfin ?). Leur coordination à tous est plutôt bonne (ils ont enfin tous des talkies-walkies qui marchent !.. Reste le problème des voitures et leur démarrage toujours poussif). :grinning_face_with_smiling_eyes:

Bref, si c’est juste pour une impression générale, eh bien je dirais pour l’instant à mi-temps parcours : « pas si pire » et « ne mérite pas d’être totalement ignoré comme une saison de trop inutile. »

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Yo, je n’avais pas vu ton édition de message… finalement, j’ai eu des activités diverses et variées le weekend dernier qui m’ont empêchée de galoper pour finir la seconde partie de saison d’une traite, puis ayant eu une semaine de reprise bien agitée/prenante, je n’avais pas la motivation pour finir la série dans de bonnes conditions avant hier soir (je voulais enchaîner les épisodes 7 et 8). C’est maintenant chose faite.

J’ai hâte de discuter de mes impressions à chaud post-S5 sous balise spoiler…

Juste un avant goût, je ferai un vrai décorticage plus tard

Alors, ce final…

Je Peux Faire Nettement Pire GIF - Je peux faire nettement ...

Mais tout de même :

Les meilleures répliques de Kaamelott en GIFs

Honnêtement, je trouve que les gens sont durs quand ils comparent la fin de ST à l’épique fail de la S8 de Game of thrones… mais je mentirai si je disais être satisfaite de la conclusion ^^"

J’ai énormément de regrets sur pas mal de choses au niveau du scénario (il y a plein de choses qui sont laissées en friche/d’arcs entamés lors des précédentes saisons qui ne sont pas correctement achevés) et de la mise en scène du combat final notamment… pas effrayant pour deux sous, très blockbuster :pleading_face: :grimacing:

Encore une fois, c’est peut-être ma faute : j’avais beaucoup trop d’attentes et, la déception et à la hauteur de l’attente. J’ai trouvé que c’était de loin la saison la plus faible de la série.

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Oh bah moi, ça sera moins « à chaud » vu que j’ai fini lundi ou mardi à deux heures du matin… :grinning_face_with_smiling_eyes:

J’ai eu le temps de me faire un film et 12 episodes d’une autre série hier. (On est d’accord, je n’ai pas avancé de fic et je suis en black out d’écriture, il faut dire ce qui est)

Au niveau de la critique, je serai sans doute plus douce que prévu car j’ai fait quelque chose de très mal juste après la fin : regarder le documentaire bonus du making-off de cette dernière saison.
Ne faites pas ça si vous voulez rester objectifs. :grin: Là on est au plus près des showrunners, de leurs doutes et leur professionnalisme, de certains acteurs, de leurs émotions, de tout l’envers du décor parfois très littéralement (on en parle de l’Arbre de la Douleur ? Oui !!!).
Quand on veut « prolonger » c’est bien, ça donne un autre regard et peut-être des idées de fics… On ne sait pas. :grinning_face:

Il y aurait tellement à dire, comment faire court ?
Procédons par ordre

L'intrigue

J’ai trouvé donc cela plutôt facile à suivre mais ça c’était avant la coupure au milieu de la saison. Les showrunners m’ont perdue quand ils ont essayé d’expliquer les Abysses qui viennent à la rencontre, comment c’était relié à Hawkins, au Monde à l’envers, tout ça… Je comprends l’effort fait à sortir du surnaturel pour insérer un peu plus de science mais même là, je suis infichue de réexpliquer clairement…
Sans savoir ça, je ne comprenais pas grand chose à l’enlèvement des enfants. Et je trouvais la justification de leur utilisation incompréhensible et ensuite un peu faible.
Attention, un grand méchant peut en cacher un autre. Là j’ai bien aimé retrouver le Mind Flayer comme grand machiniste ce qui valide tout ce qu’a vécu Will en s2, ça apporte de la cohérence.
Le combat final : improbable mais pas si mal contre le Mind Flayer, un peu bof contre Vecna. L’acharnement de Joyce à « vouloir sa tête » : je l’ai trouvé ridicule et un peu malaisant. Mais je comprenais le besoin d’insérer enfin des mères plus fortes et intrépides (youhou ! Karen Karen Karen ! Sauve les gosses grâce à une machine à laver… On utilise les armes qu’on peut).
Holly en nouvelle héroïne à la place de son frère Mike. Pourquoi pas ? Comme c’est bien illustré à la fin (il y a beaucoup de fins dans le dernier épisode), seuls les gamins font de bons héros en découvrant leur courage. La « passation » symbolique à une nouvelle génération rend un peu triste mais elle est obligatoire.
Les nouveaux adultes nostalgiques qui vont vers une vie « classique », conformiste, ennuyeuse mais reposante : encore plus crève-coeur après des années si intenses à lutter pour leur survie en mobilisant toutes ses ressources d’intelligence et de courage. Grosses larmes cette diaspora inévitable, chaque couple de son côté, mais qu’ils refusent de briser complètement avec des WE entre amis.
Gros coeur (forcément) sur l’hypothèse de Mike concernant la décision d’Elfe. Idem pour l’idée de rejouer leur aventure comme une partie de D&D pour refermer ce livre de leur vie.

Les personnages

Dustin le Banni. J’adore Dustin et durant cette saison, il va très mal en se coupant du groupe. C’est sur lui que ça tombe cette saison-ci, pas de bol. Je dois avouer que j’ai aimé qu’il repousse Steve de toutes ses forces par peur de revivre la même chose qu’avec Eddie. On aura remarqué qu’il n’y a pas de figure paternelle dans sa vie. Plutôt que de voir des bromances partout, je pense qu’il est en quête de modèles masculins tout simplement. Je pense que c’est grâce à Steve qu’il a pu se degoter une petite amie et à Eddie qu’il a pu assumer sa différence physique et son anti-conformisme. J’étais heureuse qu’il soit major de sa promo. Je pense que la suivante sera Erica qui pallie l’indisponibilité mentale de Dustin durant la saison.

Steeve la meilleure nounou de Hawkins. Je l’adore toujours autant. Ancré, loyal, plein de bon sens, protecteur, un peu ronchon de voir qu’il n’a jamais le dernier mot avec les gamins. Il n’a pas toujours un rôle important si ce n’est celui de renfort. Il dépasse le karma familial de « mec populaire du lycée » et au bout du compte admet qu’il est fait pour s’occuper de gamins, et en fait une carrière. Le seul qui m’ait fait sourire avec ce choix.

Will le sorcier. Assez jouissif de le voir sortir de sa coquille et de comprendre qu’il n’est pas n’importe qui, ni un pauvre Calimero. Lui aussi peut saigner du nez et faire pas mal de dégâts. Il n’est pas si différent de Henri et d’Elfe au bout du compte et… pour les mêmes raisons, une infection par le Mind Flayer. Il en a tout autant bavé, même sans le drssage qu’ont subi les rats de laboratoire numérotés, il est très puissant, trop empathique, juste pas « affûté ».

Nancy et Jonathan, leur relation yoyo noyautée de manque de communication (qui me laisse indifférente) stagne à mes yeux, je ne sais ce qu’ils vont devenir quant l’épreuve cessera de les rapprocher. Ce n’est pas mal que Jonathan prenne confiance en lui pour sa nouvelle vie et cesse de s’en faire en permanence pour ses proches. Mais Nancy ? Transmutée en femme au foyer après avoir joué les Sarah Connor ? :unamused_face: Elle tient plus de sa mère qu’on ne le croit… Gros big up pour Karen Wheeler dans la saison toutefois. Petit rôle mais bel effet !

Mike ? Bah, pas mal dans cette saison ! (Enfin ?) Pluridimensionnel, plus sympa, bon frère, moins égocentrique. Il commençait à prendre un bon chemin avant le nouveau drame. C’était peut-être évident et je ne l’ai pas réalisé mais ça ne sera peut être pas Will l’écrivain de Hawkins. :face_with_tongue: Il donne le sentiment qu’il restera affecté longtemps, plus que je ne l’aurais imaginé, là où les couples ont les moyens de se dire qu’ils peuvent aller de l’avant, ensemble.

Très contente de retrouver Max, encore une fois. Sa relation avec Lucas ne m’intéresse pas du tout mais la façon dont elle aide Holly, si ! Son énergie, son endurance, sa ténacité, malgré le temps passé seule, forcent mon respect. Elle fait une belle initiatrice, un peu comme elle l’avait fait pour Elfe antérieurement.

Mais où est Elfe ? Je ne l’ai pas trouvée très intéressante cette saison. L’élimination de Vecna reposait sur ses épaules, grosse pression, mais au final, après des mois et des mois d’entraînement, elle découvre qu’elle continuera à être un problème même en ne faisant rien du tout.
Sous exploitation totale de sa frangine qui a encore la mission dérangeante de la faire aller là où on ne veut pas qu’elle aille. J’espérais mieux.

Henri/One/Vecna ? Moins effrayant que la saison précédente sauf dans les yeux des militaires qui ne le connaissent pas. J’ai trouvé intéressant de connaître son drame personnel, sa véritable histoire, cela lui donne un peu de substance parce que son rôle en tant que M. Quiproquo, c’était pas folichon. Ce type a plus d’alias qu’un agent du MI6. Sa confrontation avec Will et leur parallélisme m’ont beaucoup plu. Je pense que c’est Will qui aurait dû l’avoir, coaché par Elfe. Trop corrompu depuis trop longtemps Henri n’était plus sauvable, mais c’était pas mal d’esquisser qu’il était une victime aussi au départ, et qui faute d’appuis aimants n’a pas pu s’en sortir.

Les adultes m’ont moins intéressée aussi. Joyce, Hoper, Murray (pourtant un si bon personnage), ils passent tous au second plan. Les méchants humains ? Tous débiles et sans intérêt à part être des nuisances…

Ambiance, décors

Toujours impressionnants. En regardant, j’oublie que c’est une simple série avec un budget de film. Maintenant que j’ai vu le making off, je comprends même mieux la claque visuelle. Il y a un autre making off de saison 2, je voudrais le voir.
La tension est présente. Pour Nancy et Jonathan, c’était vraiment moins une qu’ils finissent en fondue. Plusieurs fois, j’ai eu peur pour eux, la boule au ventre. Et d’autres fois, j’avais du recul et je disais « non mais arrêtez avec ça, on n’y croit pas, c’est capilotracté » :grinning_face_with_smiling_eyes:
Le dernier épisode est super long, et sortez les mouchoirs ! j’ai pleuré la moitié du temps lors des épilogues qui n’en finissaient plus d’épiloguer, les acteurs ne faisait pas semblant de jouer les séparations déchirantes.
J’en suis sortie rincée et étourdie. Le propre des bonnes séries, c’est de faire éprouver des émotions. Là c’était gagné. C’était une ambiance sans pareille il y a dix ans, on ne faisait pas de l’horreur avec des enfants au premier plan. Par cette originalité, ça pourrait rester comme une référence.

A chaque génération, il y a des réalisateurs élus qui seuls luttent contre les forces de l’immobilisme et du déjà vu… :grin:

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Allez, c’est parti pour mon avis détaillé ^^
Je vais essayer de structurer un minimum mon propos, mais, me connaissant, ce sera long et relativement fouillis :

Bureau des plaintes... mais pas que

Classement personnel de la S5, du meilleur épisode au moins bon (selon moi… j’ai pu constater que je n’étais absolument pas raccord avec les évaluations web), j’ai trouvé – heureusement – qu’il y avait une montée en puissance progressive et que le volume 2 et volume 3 étaient bien meilleurs que la première partie – qui m’avait laissée franchement dubitative :sweat_smile:

E7 Le pont
E8 Le Monde à l’Endroit
A égalité E4 Sorcellerie et E6 S’échapper de Camazotz (je mets Sorcellerie, dont j’ai trouvé le démarrage poussif, au même niveau que Camazotz à cause de la scène avec Will – qui était certainement la mieux amenée et la plus épique de toute la saison)
E5 Plan de choc
E2 La disparition d’Holly Wheeler (peut-être qu’en le revoyant dans de bonnes conditions, je le placerais plus haut : je sais qu’il y a des passages très forts dans cet épisode… mais je n’arrivais pas à me sentir impliquée en regardant ce qui arrivait aux personnages)
E3 Le piège
E1 L’incursion

Pour ce qui est des meilleurs acteurs : ceux campant Dustin, Will, Mike et Max sont ceux qui tirent le plus leur épingle du jeu. En même temps, ils bénéficient tous les quatre d’un très bon développement de leurs personnages… Sadie Sink (Max) est excellente – comme dans la saison précédente – et Finn Wolfhard (Mike – dont le rôle/jeu ne m’avait pas vraiment marquée depuis la S2) a été une vraiment bonne surprise. Pour moi c’est lui qui porte, au niveau émotionnel, la conclusion de la série.

Sur les jeunes adultes j’étais un poil moins convaincue ; ils étaient moins mis en valeur (mis à part Nancy) et je les trouvais globalement moins impliqués/efficaces que sur les saisons précédentes. Il n’y a que sur quelques passages (plutôt vers la fin de saison) où je les ai trouvés vraiment bons. Mention spéciale pour la scène de séparation sur le toit qui m’a vraiment émue… parce que les acteurs semblaient authentiquement bouleversés – et n’essayaient pas de le cacher :sweat_smile:

Oui, j’ai eu une poussière dans l’œil… comme pour l’ultime partie de D&D :face_holding_back_tears:

Même constat. J’adore Murray et j’étais ravie que M. Clarke soit exhumé du placard dans lequel on l’avait laissé depuis la S3, mais leurs personnages n’étaient pas forcément bien exploités/mis en valeur. Joyce m’a fait une impression très mitigée… de même qu’Hopper. Sa réaction à la perte d’Elfe était beaucoup trop tiède. Ca m’a laissé une impression plutôt curieuse… vu le développement du perso, il aurait été logique qu’il soit anéanti par ce nouveau deuil. Que nenni.

Mais bon, entrons dans le vif :

Alors cette saison 5… je l’ai abordée à moitié à reculons. J’ai sincèrement détesté le premier épisode… ce qui m’a sans doute mise dans un mauvais état d’esprit pour la suite. Pas mal de craintes d’être déçue après avoir été archi hypée et m’être volontairement perdue dans des élucubrations multiples sur le contenu de la fin de la série. C’est le problème quand on se monte le bourrichon tout seul et pond dans son coin un tas de théories de fan : la réalité peut difficilement égaler la vision personnelle qu’on avait soigneusement construite au fil des mois :melting_face:

D’un côté, j’étais vraiment contente de remettre les pieds à Hawkins, mais de l’autre, j’avais peur de revoir des personnages auxquels je m’étais beaucoup attachée et de ne plus les reconnaître/de ne plus les apprécier… Et c’est ce qui s’est immanquablement produit avec l’Incursion. Devoir constater leurs changements et essayer de comprendre leurs nouvelles dynamiques sans savoir ce qui s’était passé pour eux durant le gap temporel de 18 mois… bah, c’était frustrant.

Honnêtement, j’ai plus détesté les trois premiers épisodes de la saison que je ne l’ai laissé entendre dans mon message de la semaine dernière : ce n’est pas tant les incohérences au niveau du scénario (j’y reviendrai plus tard :p), ni même le manque de passages vraiment effrayants ou émotionnellement forts (quoi que, objectivement, la scène de l’épisode 2 chez les Wheeler était pas mal haletante) qui m’ont gênée sur ce démarrage, mais surtout le fait que les relations entre les personnages me paraissaient complètement à côté de la plaque par rapport à ce qu’elles avaient été auparavant. J’ai trouvé, entre autres, les interactions de début de saison entre Hopper/Elfe, Steve/Dustin, Nancy/Jonathan et Jonathan/Steve particulièrement crispantes. Je trouvais les personnages méconnaissables et leurs plans pour en finir avec l’Envers (très calme, si ce n’est ce brusque projet farfelu de kidnapper des mômes) me semblaient bien fumeux.

Et les dialogues sonnaient faux – ou du moins très bizarrement à mes oreilles – notamment quand ils tentaient de faire de l’humour pour alléger l’atmosphère irrespirable entre certains persos (comment ont-ils tenu 18 mois dans cette ambiance ? Comment ? :upside_down_face:). Mention spéciale au moment où Nancy menace d’émasculer Murray (heu… ? :thinking:) et au passage absolument rocambolesque sur l’enlèvement de la famille de Derek (d’ailleurs, ils deviennent quoi, une fois la crise passée ?). Je sais que c’était censé être drôle de voir Erica droguer tout le monde, agiter sa seringue et balancer des répliques de sociopathe avec sa bouille de petite peste… mais non. Définitivement, non : l’humour m’a échappé et je n’ai, à mon grand regret, pas esquissé un sourire.

Bref, après trois épisodes durs à avaler de mon côté, j’ai tout de même eu une bonne surprise avec Will le Sorcier. Malencontreusement, c’était l’élément – avec la rumeur sur la présence de Kali – sur lequel j’avais été spoilée deux jours avant de commencer la saison… mais ça ne m’a pas gâché le plaisir de la scène. Même sans le spoiler, je m’attendais à ce que Will acquière des pouvoirs avant la fin de la saga (en fait, je m’y attendais depuis la S2 :sweat_smile:) ; en revanche, je n’avais absolument pas prévu le contexte de déclenchement, ni la manière dont ça a été mis en scène. La fin de l’épisode est extrêmement bien exécutée et j’ai trouvé que l’emprunt du style de Vecna plutôt que de celui de Onze était une idée vraiment top.

J’étais cependant encore assez méfiante et avais du mal à entrer réellement dans la saison. Et alors que j’étais enfin intriguée / captivée par ce qui se passait à l’écran… j’ai été forcée – pour des raisons logistiques – à faire une pause de quelques jours dans mon visionnage. Résultat : j’ai vu les épisodes 5 et 6 une poignée de jours après le 4…

J’ai beaucoup aimé la fin du 5. J’ai trouvé le plan pour que Will se connecte à la ruche ridicule à souhait, mais j’ai vraiment aimé le fait que ce soit lui qui freine Henry dans sa poursuite de Max et Holly. Et j’ai adoré le suspense sur lequel se termine l’épisode, avec Dustin qui panique à l’idée de ce qui va se passer quand Nancy tirera – forcément qu’elle va tirer xD.

L’épisode 6 est le seul de la saison où j’ai ressenti une réelle tension / inquiétude pour les persos principaux. À cause d’un détail de la bande-annonce, j’avais conclu que Jonathan n’allait pas y passer, mais ils ont réussi à me faire sérieusement douter pour Nancy. Le truc de la pièce qui fond pendant que les deux tourtereaux enchaînent – enfin ! – les aveux était très réussi et bien glauque ; je dirais même que c’est l’un des rares passages véritablement effrayants de la saison.

Et, même si ça arrive bien tardivement, cet épisode a au moins le mérite de purifier l’atmosphère entre plusieurs personnages. La scène entre Dustin et Steve est très touchante, et – étonnamment – j’ai vraiment apprécié la “rupture” (je mets de gros guillemets) entre Nancy et Jonathan, qui leur permet de mettre les choses à plat… ce qu’ils avaient largement le temps de faire en 18 mois, mais bon, passons : visiblement, des expériences de mort imminente sont le seul moyen rationnel d’être honnêtes sur ses sentiments :smirking_face:

En revanche, la fin de l’épisode est ridicule tant au niveau rythme qu’au niveau scénario. Max qui prend le temps de faire un très looong discours d’encouragement à Holly alors qu’elle est censée s’évader… On se rappelle qu’à sa dernière tentative de fuite de l’Envers, sa porte de sortie a brutalement disparue en même temps que la voix de Kate Bush ? Elle pourrait être un poil plus stressée à la perspective d’à nouveau louper le coche :grimacing: Faire semblant de courir et d’être dans une urgence totale après avoir papoté pendant cinq plombes, bah, ça ne passe pas. Et le truc de Karen qui fait exploser les démogorgons avec une machine à laver, c’était du pur fan-service. J’aime bien l’actrice dans la scène (c’est pour nous montrer d’où les petits Wheeler tiennent leur côté badass ? :p), mais niveau timing, absolument rien ne va :sweat_smile:

Après ça, alors que j’étais de nouveau plutôt emballée et, paradoxalement, j’ai traîné des quatre fers pour visionner la fin. Certes, j’étais occupée, mais j’aurais aisément pu trouver un moment dans la semaine pour visionner les deux derniers épisodes… je crois que je n’avais simplement pas envie de dire au revoir.

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Mais, il y a un moment où il faut bien se résoudre. L’épisode 7 (qui est apparemment le plus mal noté de toute la série, pour une raison qui m’échappe complètement… si c’est à cause du coming-out de Will, j’ai juste envie de dire que les gens sont… fatigants) est sans doute mon préféré de la saison, malgré quelques longueurs. Déjà, les passages centrés sur Holly sont très réussis et vraiment perturbants (la scène où elle est brusquement aspirée en arrière et celle où les autres gosses se liguent contre elle sont très bien exécutées ; j’en profite que je trouve l’acteur qui campe Derek l’emm..chanteur – perso qui me laissait vraiment sceptique à son apparition – très bon). La scène du coming-out aurait pu être mieux placée, mais le jeu de Noah Schnapp était parfait, et celui de Charlie Heaton excellent – ce qui est heureux, vu que c’est la seule interaction concrète entre Jonathan et Will en S5… ils ont dû échanger trois phrases max sur toute la saison, un coup dur pour moi qui adorait la dynamique des frères Byers :sweat_smile:

Dans cet épisode, j’ai aussi beaucoup aimé que presque tous les personnages “sympas” du fandom soient réunis (avec les tensions entre eux purgées… ouf) pour préparer le plan de la bataille finale. Bon, j’aurais tout de même aimé que M. Clarke m’explique – à grands renforts de graphiques façon C’est pas sorcier – cette histoire d’abysses fusionnant avec le Monde à l’Endroit via un pont interdimensionnel chargé de matière exotique… kamoulox. Je n’ai rien bité. Rien :face_with_peeking_eye: En dépit ce gros flou artistique autour de ma compréhension des explications pseudo scientifiques, j’ai trouvé la dynamique entre la plupart des acteurs vraiment super dans cet épisode. Les seules qui détonnent, c’est Winona (Joyce) et Millie Bobby Brown (Elfe)… il n’y a aucun moment de la saison où les actrices m’ont semblé convaincantes/convaincues de ce qu’elles faisaient. Leurs personnages en ont clairement pâti à mes yeux.

Bon, et pour parler de la conclusion…

D’abord, j’ai eu la très bonne surprise de découvrir que l’élément dont je m’étais le plus plainte sur la S4 se voyait corrigé : Vecna n’était pas le grand méchant du lore, lui aussi n’était qu’un pantin du Flagelleur. Youhou. Ça rajoutait pas mal de sel à la confrontation/au parallélisme entre Will et Henry (qui était lui-même une victime à l’origine… même s’il préfère se persuader du contraire). En revanche, passé cette satisfaction initiale, force est de constater que le dernier combat se révèle extrêmement décevant.

J’ai eu l’impression que tout tombait du ciel, que les enjeux étaient posés puis évacués en deux temps trois mouvements, sans logique interne, sans cohérence avec les règles mêmes de l’univers. S’il y avait déjà eu des choses qui m’avaient fait froncer les sourcils ou lever les yeux au ciel dans les saisons précédentes, là, mon incrédulité a atteint des sommets tout le temps du combat (express).

Par exemple, l’arachnide géante (je tiens à dire que l’ancien design – S2/S3 – du Flagelleur était beaucoup plus réussi/effrayant ; là, comme Vecna, il ressemble à une version ratée et dopée à la 3D de lui-même) est une sorte de Démogorgon XXL. Démogorgons censés, on le rappelle, être quasi invulnérables et insensibles aux armes non incandescentes ; le Flagelleur étant une version ultra cheatée des démogogs, sur le papier, il devrait résister à tout (pourquoi le flingue de Ramb… Nancy lui fait de l’effet ?). Il est massif, terrifiant et parfaitement inutile en tant que grand méchant de fin… il se fait mettre à l’amende par une bande d’humains qui ont la taille de fourmis par rapport à son gabarit. Sérieusement, il n’y avait bien que Jonathan pour croire que Nancy allait laisser sa peau en jouant les appâts face au Flagelleur : la bestiole est vaincue en cinq minutes, montre en main. Puis Henry en six minutes… et onze coups de hache de Joyce – que cette scène était gênante.

Et c’est le problème global de la partie « action » de l’épisode final : tout y est expédié (et mal expédié).

Et pour en revenir au cas des antagonistes humains…

Ouaip, c’est un assez bon résumé de leur rôle. Bêtes à manger du foin, incompétents et cruels. Le Dr Kay est un personnage catastrophique (c’est une version féminine de Brenner sous testostérone ?) et son acolyte soldat (dont je n’ai même pas retenu le nom) n’en parlons pas. Le seul but de leur existence est de justifier la disparition finale de Elfe. Ils s’évaporent en même temps qu’elle d’ailleurs. Il est amusant de voir qu’Hopper, Nancy et Murray – qui ont, quand même, buté une pelletée de soldats – n’ont aucun problème avec les services secrets une fois la crise passée. Bon, la gosse magique est morte… tant pis, on oublie tout et on se serre la pince ?

Arf, et c’est peut-être juste un point de détail dans le monceau d’incohérences, mais où étaient passés les Démogorgons, les Démobats et les autres calamités de l’Envers durant le combat final ? Ils pioncent ? Pourquoi l’espèce de flou permanent autour de leur dangerosité ? À un moment, un seul d’entre eux constitue une menace absolue ; la scène d’après, un troupeau se fait gentiment mater par une petite explosion (coucou Mme Wheeler).

Tout ça donne une impression très étrange : les enjeux sont censés être colossaux, mais leur résolution est systématiquement trop facile/trop rapide.

À côté du cargo de doléances sur le déroulé du combat final, j’ai réellement adoré la dernière heure de l’épisode :sweat_smile:

La dernière scène dans le sous-sol des Wheeler est magnifique. Vraiment. Nostalgique, douce-amère, presque un instant suspendu quand la porte se referme. Elle fonctionne comme une vraie image de clôture. Avec, effectivement, ce truc très satisfaisant du passage de témoin entre Mike et Holly et sa bande pour reprendre le flambeau avec Donjons & Dragons.

Pour résumer mon avis une saison agréable, mais clairement en deçà en termes d’intrigue (et encore plus mal ficelée que la 3, à mon sens). J’ai trouvé les deux derniers épisodes très touchants grâce à la dynamique entre les personnages et aux longs adieux – qui ont lassé certains spectateurs non friands des épanchements émotionnels… Perso, j’étais au comble de la joie. C’était exactement ce que j’avais envie de voir et la meilleure façon de dire au revoir à la série. Et c’est justement tout ce mélo qui sauve la fin à mes yeux.

Certes, on ne saura jamais ce qui était à l’origine de l’Envers. Des intrigues ont été mal gérées ou mal bouclées (mais où étaient passés, au hasard, Owen, la mère de Max et nos amis les Russes ? Pourquoi les Byers n’ont pas les moyens de récupérer une baraque à Hawkins en dix-huit mois – alors que la fin de la S4 suggérait que les prix de l’immobilier allaient s’effondrer avec l’exode massif de citoyens quittant la ville – et doivent vivre chez les Wheeler ? Où Jon trouve les fonds pour partir étudier à New York ?), certaines amorcées cette saison avaient très peu de sens (pourquoi cette indication improbable selon laquelle Henry Creel aurait été au lycée avec Joyce, Hopper et compagnie ? Comment l’homme tué par Henry enfant avait-il récupéré la pierre dans sa mallette ? Pourquoi cette symbolique autour du 6 novembre ?), d’autres sont destinées à rester en suspens…

Mais, malgré tous les bémols ci-dessus et toutes les plaintes que je peux formuler concernant le côté bancal du scénario, je dois admettre que c’était une très belle fin qui m’a touchée. Et une vraie réussite, si on la considère uniquement sur le plan humain. Le discours de Dustin (un major de promo avec le t-shirt du Hellfire :love_you_gesture: ) sur fond de Iron Maiden, c’était un vrai baume au coeur après la perte d’Elfe… et oui, Erica prend visiblement bien sa suite :wink:

Le côté passage de témoin, des mômes qui ont survécu à des épreuves, qui quittent doucement le monde de l’enfance sans pour autant perdre espoir… bah, il y a un brin de magie là-dedans. Et Mike qui offre un conte de fées (ça m’a beaucoup évoqué la fin de L’Odyssée de Pi : à quelle version on choisit de s’accrocher ?) à ses amis en les invitant – et nous invitant – à “croire”… ça reste éminemment émouvant.

Et, si la musique n’a pas été autant mise en avant que sur les précédentes saisons (quid des combats épiques sur Queen et de Deep Purple annoncés en bande-annonce ? Remboursés xD), je salue la « bd » sur Heroes de Bowie. Un générique de clôture regardé jusqu’à la dernière seconde la larme à l’oeil.

J’avais fait ça pour Supernatural… oui, c’est vrai que ça aide à faire passer la pilule et à pardonner certaines incohérences. Me reste plus qu’à trouver ce making-off pour ce soir ou demain… tu m’as donné envie d’encore plus excuser les Duffer :stuck_out_tongue:

Hein ? Je suis aussi perplexe face à cette phrase que sur l’histoire du pont de verre et de la matière exotique… Il faut regarder le making-off pour comprendre cette mention ? :grin:

PS:

Moui, je compatis, ça rame aussi un peu de mon côté… bon, là, je viens d’écrire un long truc – ce message.Trois/quatre heures (voire plus… je ne sais plus ce que je fais :face_with_peeking_eye:) pour parler de la saison 5 de Stranger Things… voilà donc où file mon weekend :rofl:

J’ai lu tout ton pavé, et j’opinais du chef en ponctuant de « ouais, carrément », et « bah, ça ouais aussi »…

J’ai pas été sensible forcément aux mêmes choses que toi mais je suis globalement très en phase.
Et avec ce que tu exprimes au niveau des gros trous dans les raquettes à neige du scénario. On patauge au milieu des raccourcis supersoniques (d’ailleurs, en parlant de sonique, c’est déloyal d’invoquer la mémoire du 10e Docteur). :smiley:
Mais toute la fin, avec cette étouffante nostalgie qui prend à la gorge et suffoque autant que la poigne de Vecna, c’était très beau.

Alors oui, c’est quelque chose que tu vas découvrir comme moi, en regardant le documentaire : ce qu’ils appellent « l’arbre de la douleur » (pain tree), c’est en fait… l’arachnide-flagelleur tant qu’il n’est pas « déployé » ! (il faut le savoir). L’endroit où est suspendu Vecna, où il retient les gamins scotchés et « embouchés », cette « espèce de caverne », c’est l’intérieur du Flagelleur ! Et tout le cast et les décorateurs qui ont fait un super boulot avec leur polystyrène, et bien ils appellent ça l’arbre de la douleur…

Toujours en fouillant les documentaires disponibles sur Netflix, j’ai trouvé celui qui a été fait en 2023 et qui parle d’une préquelle concernant justement ce moment où les « adultes de maintenant » étaient au lycée. Et où Joyce essayait de sortir avec Harrington Père. :smiley:
Cette préquelle s’appelle « Stranger Things: The First Shadow » a été aussi écrite par les Duffer, hélas sous la forme d’une pièce ou d’une comédie musicale (je n’ai pas bien compris). J’aurais adoré avoir plus de contenu sur ce dont il était question niveau histoire, que sur les efforts de fou qu’a fait le metteur en scène pour transposer tout Stranger Things sur une scène minuscule et trouver comment donner corps à quelques lignes de script (on a beau être écrivain pour la télé ou le ciné, eh bien apparemment pour le théâtre, ce qu’on sait faire… ne sert à rien).

Ah attend, j’ai trouvé la page Wikipédia qui répond à certaines questions sur The First Shadow (la pièce est toujours jouée à Londres)…

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Un pavé ? Jamais :sweat_smile:

:innocent:

Je n’ai pas encore trouvé le documentaire en VO sous-titrée (non, je n’ai pas Netflix). Si je fais choux blanc, il faudra peut-être que j’attende la sortie du coffret des 5 saisons (je suppose qu’ils y incluront le making-off).

Ah, Ok, ça m’explique au moins les références – a priori curieuses et sans intérêt – autour de la pièce de théâtre de Joyce. Je me demandais ce que ça venait faire là ^^"

Mais bon, même si c’était une private joke, ils auraient pu rester un minimum soucieux de la cohérence avant d’intégrer le passage à la saison. Je vois – bizarrement – très mal Brenner permettre à son cobaye N° 1 de fréquenter le lycée d’Hawkins.

Tiens, et j’avais zappé mais ça m’intrigue : pourquoi la fin de saison te donne la sensation que Nancy va suivre les traces de sa mère et devenir une femme au foyer ? Ce qui serait, effectivement, très improbable vu le développement du personnage tout au long de la série.

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