J’adore cette petite anecdote qui montre bien les limites de l’IA…
Je crois que ce que je préfère, c’est ça :
Euh, non. “Nous” EST le COD, point final. Ce n’est pas une subtilité, et cette lecture est la seule possible. En grammaire, chacun ne pense pas “ce qu’il veut” : il y a des COD, et il y a des COI, et les mots ne peuvent pas, dans une même phrase, être l’un ou l’autre indifféremment !!! ![]()
Sinon, juste pour la forme, l’accord des verbes pronominaux (réfléchis ou non) est quand même bien casse-tête. Un verbe pronominal, c’est quand on a un pronom qui se trouve entre le sujet et le verbe et qui désigne la même personne que le sujet : Ils se lavent, tu te promènes, nous nous aimons, etc… Or, tous les pronoms ont une fonction, c’est relou, mais c’est comme ça. Dans mes trois exemples, les sujets sont respectivement “ils”, “tu” et “nous” (le premier). Mais “se”, “te”, et le deuxième “nous” ont aussi une fonction… mais ils ne sont pas sujets, ils sont COD, car on pose la question “qui ? quoi ?” après le verbe !
- Ils se lavent : Ils lavent qui ? eux-mêmes, exprimé par “se”.
- Tu te promènes : Tu promènes qui ? toi-même, exprimé par “te”.
- Nous nous aimons : Nous aimons qui ? le deuxième “nous”, qui peut exprimer soit qu’on s’aime soi-même, soit que plusieurs personnes parlent et qu’elles s’aiment de manière réciproque.
Quand ce pronom est COD, pas de problème, on accorde le verbe avec : “Ils se sont lavés”, “Tu t’es promené(e) (selon qu’on parle d’une femme ou d’un homme), “Nous nous sommes aimés”.
MAIS parfois, ce pronom est un COI, quand on pose la question “à qui, à quoi, de qui, de quoi ?” après le verbe. Quelques exemples :
- Elles se parlent souvent : Elles parlent à qui ? à “se” (qui remplace les différentes personnes qui se parlent souvent).
- Vous vous obéissez : Vous obéissez à qui ? à “vous” (soit qu’on s’obéisse à soi-même, soit que plusieurs personnes s’obéissent de manière réciproque).
- Je me mens : Je mens à qui ? à moi-même, exprimé par “me”.
Dans ces exemples, on ne peut en aucun cas accorder le participe passé avec le pronom puisqu’il est COI !!! Cela donnera donc “Elles se sont parlé”, “Vous vous êtes obéi” et “Je me suis menti” (même si “je” est une femme).
Après, il y a le problème du “en”, qui est un mot vraiment bizarre en français : c’est à la fois un pronom et un adverbe (on appelle ça un “pronom adverbial”, il en existe deux : “en” et “y”). Il peut remplacer un COD ou un COI, mais on s’en fiche car on n’accorde jamais le participe passé avec “en”. Soit il est COI (J’en ai parlé : j’ai parlé de quoi ? de “en”, qui remplace le sujet de la discussion") et donc on n’accorde pas, soit il est COD partitif (J’en ai mangé : j’ai mangé quoi ? une partie d’un aliment) et comme il ne remplace qu’une partie du COD, on ne l’accorde pas. Je ne saisis pas totalement la logique là-dedans, mais bon, c’est comme ça. ![]()
… J’ignorais que ce genre d’accord était possible, et en recherchant sur Internet, je n’ai pas trouvé la source de cet accord qui, pour moi, n’est pas correct. Idem pour Zola. Est-ce que Copilot a cité ses sources exactes ?
J’espère n’avoir pas raconté de bêtises et avoir été claire…
Désolée, je n’arrive pas à me relire car j’ai une migraine ophtalmique et je ne vois plus rien. N’hésitez pas à me corriger en cas d’erreur flagrante !!!