C’est en tombant par hasard sur cette illustration parfaite que l’idée m’est venue. Le défi « À table ! » est une véritable tentation d’écriture concernant un certain ange gourmand. Aussi j’ai, dans ce cadre, réinterprété à ma sauce (béarnaise) la fable Le rat de ville et les rat des champs de notre La Fontaine national.
illustration : Mathieu Maillefer pour Larousse
titre : Un démon chez l’archevêque
défi d’origine : défi « À table ! » novembre 2022
Fandom : Good Omens X fables
Nombre de mots : 3361
Rating : T
Genres : side story
Personnages : Aziraphale et Crowley
continuité : préquelle S1
niveau de connaissance du fandom : basique, voire aucune (sauf pour les refs)
Je vous laisse le texte original, pour ceux qui auraient oublié et la flemme de chercher :
Résumé
Autrefois le Rat de ville
Invita le Rat des champs,
D’une façon fort civile,
A des reliefs d’ortolans.
Sur un tapis de Turquie
Le couvert se trouva mis :
Je laisse à penser la vie
Que firent ces deux amis.
Le régal fut fort honnête,
Rien ne manquait au festin ;
Mais quelqu’un troubla la fête,
Pendant qu’ils étaient en train.
A la porte de la salle
Ils entendirent du bruit ;
Le Rat de ville détale,
Son camarade le suit.
Le bruit cesse, on se retire :
Rats en campagne aussitôt ;
Et le Citadin de dire :
Achevons tout notre rôt.
C’est assez, dit le Rustique ;
Demain vous viendrez chez moi.
Ce n’est pas que je me pique
De tous vos festins de roi ;
Mais rien ne vient m’interrompre ;
Je mange tout à loisir.
Adieu donc ; fi du plaisir
Que la crainte peut corrompre !
Pitch : En ce début d’année 1992, les routes d’Aziraphale et de Crowley se croisent une fois encore. Des plans divins et démoniaques y seront évoqués, sur fond de délices culinaires, bien entendu.
Extrait : Sur la longue table en chêne attendait une énorme miche de pain, sur une planche à découper, protégée d’un torchon de métis. Le long du mur du fond courait un plan de travail d’un éclat chirurgical, avec à droite un immense réfrigérateur. Des ustensiles en cuivre, suspendus en hauteur, lançaient leurs reflets chatoyants. À gauche trônait un buffet deux corps en merisier massif.
edit 7/10 : Je ne résiste pas à la tentation d’inclure un fanart de @flyingrotten, que j’ai un peu retouché :


