La machine à remonter le temps : nos lectures d'enfance

Bah, c’est que ça rend presque nostalgique tout ça; il y a des titres que vous citez qui font remonter des souvenirs : @firestorm61 j’avais complètement zappé les aventures de Caroline mais ma mère m’apprenait à lire avec ça et les Contes de la rue Broca quand j’étais toute petite (et les Oui-Oui… encore un peu plus tôt) ! :open_mouth:

D’ailleurs l’adaptation animée des Contes de la rue Broca est aussi un très bon souvenir :

Comme @Thalia le premier vrai roman que j’ai lu seule c’était Harry Potter à l’école des sorciers -que je n’ai pas besoin de présenter- quand j’avais tout juste 7 ans. Ma mère -qui était ma conteuse attitrée à l’époque- avait estimé que j’étais « assez grande » pour me passer de ses services/lire seule; elle a arrêté de lire l’un des premiers chapitres à un moment frustrant et plein de suspens en prétextant être fatiguée… faut l’avouer, la ruse a très bien fonctionné :sweat_smile: J’ai poursuivi ma lecture en solitaire et n’ai plus lâché : ça a été un énorme coup de cœur et, j’en parlais dans ma présentation à mon arrivée le site (je crois), mais c’est d’ailleurs la saga HP qui m’a plus tard poussée dans l’univers merveilleux des fanfictions et donné envie d’écrire :slight_smile:

Sinon, comme beaucoup ici, j’étais une grande adepte du Club des cinq quand j’étais gamine : je crois que j’avais lu toute la saga -moins un ou deux durs à trouver ?- entre mes 8 et 11 ans (mes grand-parents étaient des pourvoyeurs de livre généreux, j’avais adoré les premiers tomes, du coup ils m’avaient financé la saga complète) et que c’est ce qui est à l’origine de mon amour pour les séries/livres policiers; forcément, c’était déjà un peu daté à mon époque mais ça garde beaucoup de charme et, de mémoire, les personnages étaient super attachants -le pénible mais adorable Mick était mon petit préféré- et les intrigues/enquêtes captivantes. Et merci pour ta jolie présentation du Trésor de l’île @Angel-Dust, je me demande ce que ça me ferait de le relire maintenant après autant d’années ^^

A peu près à la même période que le Club des cinq, je me rappelle avoir été très marquée par certains livres qui traînaient dans les bibliothèques de divers membres de la famille : Sans famille, Le tour du monde en quatre-vingt jours, Croc-blanc (je m’en souviens très mal mais je me rappelle bien avoir pleuré toutes les larmes de mon corps en le lisant xD), la Petite Princesse, le Petit Prince, Oliver Twist, Sherlock Holmes, etc… A part le Petit Prince -que j’ai relu plusieurs fois étant adulte- et Sans Famille (dont l’adaptation en manga a dû inscrire un souvenir plus vif), je sais que je les avais adorés mais ils ne m’ont pas laissé grand-chose en mémoire -si ce n’est une impression durable- et je ne les ai jamais relus.

Les deux autres titres qui me viennent spontanément à l’esprit quand je pense à mes lectures d’enfance c’est Cœur d’Encre de Cornélia Funke (je n’ai jamais lu les deux autres tomes de la trilogie -Sang d’Encre et Mort d’Encre- qui ont été traduits et publiés en français avec un train de retard alors que je n’étais déjà plus enfant) et Messieurs les enfants (avec toute l’extraordinaire Saga Malaussène en remorque; oui, ce n’est pas vraiment -voire du tout- de la littérature jeunesse, mais j’avais autour de 12 ans quand je l’ai lu et c’est clairement l’une des lectures les plus importantes de mon enfance <3) de Daniel Pennac.

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Résumé:
Meg, douze ans, vit seule avec son père, Mo. Ils partagent une passion commune pour les livres mais depuis la disparition de la mère de Meg, Mo ne joue plus les conteurs pour sa fille… Un soir un inconnu au nom étrange, Doigt de poussière, vient demander de l’aide à Mo, la vie de Meg prend un tour surréaliste. Qui est Capricorne ? Et qu’est-ce que Cœur d’Encre ? Nos personnages sont expédiés dans une rocambolesque aventure, devant aller chercher des réponses au cœur d’un petit village italien entre les pages d’un mystérieux livre…

Mon souvenir date pas mal mais j’avais trouvé ce livre excellent : les personnages sont vraiment attachants (mention spéciale pour Meg -c’est assez rare dans la littérature jeunesse que le protagoniste soit une fille, pas insipide, inutile ou bêtement in love d’un autre perso… kofkof,Tara Duncan et Bella Swann- et Doigt de Poussière) et l’intrigue du premier roman est passionnante. Le premier tome a une vraie conclusion (d’où le fait que ne jamais avoir lu la suite de la saga ne soit pas un réel manque, même si, de ce que j’en sais, les tomes 2 et 3 méritent amplement le coup d’oeil). C’est un livre jeunesse spécialement malin et qui ne prend pas les gosses pour les idiots, c’est également -et avant tout- un livre pour les amoureux de la littérature : tout le côté « surnaturel » du roman est centré sur le média livre et c’est un parti pris étonnement réussi (pour donner un petit spoiler sans conséquence, y’a une idée de scénario commune avec l’histoire sans fin ou « Richard au pays des livres magiques » mais le parti pris est différent et très astucieusement traité).

Extrait choisi : "Tu as remarqué que les livres deviennent plus gros quand on les lit plusieurs fois ? lui avait demandé Mo lors de son dernier anniversaire, comme ils regardaient ensemble ses vieux volumes. On dirait que chaque fois quelque chose reste collé entre les pages. Des sentiments, des pensées, des bruits, des odeurs… Et quand tu feuillettes le livre des années plus tard, tu te retrouves dedans, un peu plus jeune, un peu différent, comme s’il t’avait conservé, à la manière d’une fleur séchée, à la fois familière et étrangère."

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**Résumé made in wiki (parce qu’il n’y a pas de manière plus efficiente de résumer ce fabuleux roman):**Un vieux prof peu commode, Crastaing, donne un sujet de rédaction en punition à trois élèves récalcitrants de sa classe de cinquième (Igor Laforgue, Joseph Pritsky et Nourdine Kader) : « Sujet : vous vous réveillez un matin, et vous constatez que, dans la nuit, vous avez été transformé en adulte. Complètement affolé, vous vous précipitez dans la chambre de vos parents. Ils ont été transformés en enfants. Racontez la suite. »

La suite, la suite, mais quelle suite ?! J’ai un amour immodéré pour Pennac et « Messieurs les enfants » est le premier livre que j’aie lu de lui quand j’avais encore 12/13 ans; sitôt posé j’ai très vite dévoré, en quelques semaines, tous les romans composant la saga Malaussène publiés à l’époque et en ai adoré chaque volume (mention spéciale pour Au bonheur des ogres et Monsieur Malaussène); Messieurs les enfants n’est peut-être pas le roman le plus représentatif de Pennac -avec son pitch plus surnaturel que policier pour une fois- mais c’est la découverte coup de cœur qui a relancé mon engouement pour les livres à un moment où j’étais en train de m’en détacher : j’ai lu très jeune; à 12 ans, j’avais déjà presque arrêté (lassé par la littérature jeunesse ? xD) pour me plonger à corps perdu dans les mangas et comics, Pennac m’a réaiguillonnée et poussée à me plonger dans de vieux classiques et dans des romans « adultes » qu’il mentionnait à l’envi dans ces textes (c’est grâce à lui que j’ai lu Moby Dick; Bartelby le Scribe; le K de Dino Buzzati; les Démons et les Frères Karamazov de Dosto; Le bruit et la fureur, etc…). Parce qu’en prime des personnages hauts en couleur et des intrigues trépidantes, Pennac est un véritable amoureux de la littérature qui ne peut s’empêcher de faire fourmiller chacun de ses bouquins de mille références (de manière analogue à Cornélia Funke). Bref, Messieurs les enfants est sans doute le deuxième roman après Harry Potter qui ait réellement marqué mon enfance… et qui m’ait poussée dans les bras de la littérature adulte.

Extrait choisi : « Renoncer à l’assassinat c’est se condamner à comprendre ; il faudrait y regarder à deux fois. Ca fait de votre existence une longue suite de questions épineuses, là où un coup de canif bien placé résout le problème en supprimant son énoncé. »

Ps: jamais accroché à Fantômette par contre (va savoir pourquoi) et, il me semble, ne jamais avoir lu un seul Martine.

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