Sachez d’abord que je différencie le trope et le cliché.
Trope = ce dont OldGirl parle, des éléments qui peuvent faire la force d’un genre. C’est là que je rangerai les poncifs un peu usés mais qui marchent, comme l’Acolyte-Dont-Ça-Crève-Les-Yeux-Qu’En-Fait-C’est-Un-Trouduc et le Seigneur des Ténèbres en Fantasy. Vous savez, le genre de mec qui est trop trop maléfique, qui s’habille tout en noir, qui dort dans la lave, qui se chauffe en brûlant des goodies Hello Kitty. Je trouve que c’est facile, peut-être trop facile pour certains, mais ça marche. Un de mes antihéros préférés de tous les temps rentrait d’ailleurs dans le trope de l’allié shady dans les premiers tomes de la série où il apparaît (qui est malheureusement aussi un de mes meilleurs exemples de naufrage lié à un trop grand nombre de tomes) avant de passer en mode full méchant.
Cliché = Une très forte connotation négative. Ce sont les tropes TROP usés dont les gens se lassent. En gros, tous les clichés sont des tropes, mais tous les tropes ne sont pas des clichés.
Comme cité plus haut, un cliché de fanfic qui me saoule très très largement, c’est celui des romances à bad boy. Genre…eurgggggghhhhh ça m’énerve.
Parce que souvent, voire même toujours, ce cliché induit une très forte romanticisation des relations malsaines où on te dit que la pureté du personnage principal va sauver son mec de lui-même. Alors que juste non. Ça ne fonctionne pas en vrai et la seule solution quand on rencontre quelqu’un comme ça en vrai est de fuir très loin.
Et même au-delà de ça, ce genre d’histoires ne montre généralement AUCUN développement des personnages.
Le personnage principal est uniquement là pour que la lectrice s’identifie à lui (dans le cas d’une romance hétéro) ou fantasme sur la relation (dans le cas d’une romance MxM, vu que de telles histoires sont souvent écrites par des filles hétéro qui n’ont jamais dû fréquenter de gays de toute leur vie). C’est l’équivalent humain d’une feuille blanche.
Le bad boy est juste un porte-clefs qui parle et fait bouger ses cheveux, et qu’on fera jouer par un mec montrant au public son plus beau regard de vi*leur si l’histoire est adaptée à la suite de je ne sais quelle pratique vaudou menée par l’autrice (genre y a eu trois films 50 Nuances de Verdâtre et After est en train d’être adapté, ça je suis désolé mais c’est de la sorcellerie). Parfois, on lui donne une backstory traumatique sur laquelle on ne s’étendra pas et qui est juste là pour que la lectrice ait pitié de lui.
Nan vraiment, ce cliché doit disparaître à jamais.