L'utilisation des temps dans l'écriture

Bonjour à tous ^^

Il ne me semble pas avoir vu de sujet concret sur ça…:thinking: et j’aurais justement besoin d’infos, puis je pense que cela pourra aussi être utile à beaucoup d’auteur :smile:

Je pense déjà avoir compris que dans notre texte en général :

  • lorsqu’on écrit au présent, on utilise le passé composé.
  • lorsqu’on écrit au passé, on utilise l’imparfait.

(Enfin je ne sais pas si j’utilise les bons mots…:face_with_raised_eyebrow:)

Mais on peut aussi allier passé composé et imparfait ? Mon exemple correspond à ce qu’un de mes personnages racontent.

Exemple : « Quand l’assistant de l’empereur a appris que Mulan était une femme, il a voulu immédiatement l’exécuter » - voilà ce que j’ai écris naturellement. Ca donne donc passé composé + imparfait + passé composé
Mais si je suis mon résonnement, je devrais écrire : « Quand l’assistant de l’empereur apprit que Mulan était une femme, il voulut immédiatement l’éxécuter » - Est-ce cela ou les deux phrases sont correctes ?

La première phrase je l’ai écris comme je parle, donc ça me paraît bien, mais point de vue « écriture » j’ai un doute… Vous voyez ce que je veux dire ? :crazy_face: lol

Enfin voilà si quelqu’un pouvait m’éclairer sur le sujet, car j’ai beau faire des recherches sur internet avec la ligne du temps (passé/présent/futur)… Mais quand il s’agit de mettre en pratique je galère :unamused: lol

Merci d’avance à ceux et celles qui prendront le temps de me répondre ^^

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Hello Saiyuki :slight_smile:

Tes deux phrases d’exemple, sont correctes mais selon moi elles correspondent à un contexte différent et ne peuvent donc pas être employées l’une pour l’autre.

PASSE COMPOSE

ta première phrase correspond à un rapport oral des faits (un personnage en parle a un autre en décrivant une action qui a eu lieu)

– Lorsque l’assistant de l’empereur a appris que Mulan était une femme, il a voulu immédiatement l’exécuter !

PASSE SIMPLE

Le passé simple est le temps de narration du roman, auquel la majorité des lecteurs est habituée. Il sert à décrire une suite d’actions. C’est le temps des romanciers (ou des historiens). Jamais dans la vraie vie on n’irait utiliser le passé simple à l’oral par exemple, mais plutôt ta première version.

Dans le roman, on utilise le PASSE SIMPLE pour signifier des actions courtes, ET l’IMPARFAIT pour des actions plus longues qui prennent du temps, ou un état, ou pour désigner une situation habituelle qui se répète…

Lorsque l’assistant de l’empereur apprit que Mulan était une femme, il voulut immédiatement l’exécuter.

Pour finir, un temps très utile à qui écrit au passé (et souvent méconnu de ceux que je corrige), le…

PLUS-QUE-PARFAIT

soit la narration d’un passé plus ancien, quand on écrit un texte au passé :

Lorsque l’assistant de l’empereur avait appris que Mulan était une femme, il avait voulu immédiatement l’exécuter. Cette nouvelle ne manqua pas de laisser Mushu stupéfait.

Lorsque l’assistant avait appris = événement survenu avant celui où Mushu apprend l’info.


La 2nde TIMELINE

En réalité il existe une autre “timeline” à apprendre quand on veut écrire (avec ses temps correspondants)

  • passé composé + imparfait / PRESENT / futur
  • plus que parfait / PASSE SIMPLE + IMPARFAIT / conditionnel

L’utilisation correcte des temps de conjugaison permet au lecteur de se positionner mentalement par rapport au repère temporel passé / présent / futur.

Connaître dans quelles circonstances on utilise chaque temps de verbe, permet de garder la cohérence de cette ligne temporelle dans la narration, et d’éviter que le lecteur ne soit perdu et infoutu de savoir quand un événement s’est produit par rapport à un autre…

LE CONDITIONNEL

  • fait office de conditionnel dans une narration au présent (jusque là, tout est normal)
  • mais de futur dans une narration au passé.

Narration au présent :

Si l’assistant de l’empereur apprend que Mulan est une femme, il voudra (futur) immédiatement l’exécuter.

Narration au passé :

Si l’assistant de l’empereur apprenait (imparfait) que Mulan était (imparfait) une femme, il voudrait (conditionnel faisant office de futur) immédiatement l’exécuter.

Passé plus ancien encore dans un texte écrit au passé :

Si l’assistant de l’empereur avait appris que Mulan était une femme, il aurait voulu immédiatement l’exécuter.


Ça te semble plus clair ?

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Hello à tous

je remonte ce sujet pour l’enrichir d’un article qui présente un comparatif et des arguments pour et contre l’utilisation du présent ou du passé comme temps de narration dans le roman.

Quels sont ses avantages et quels sont ses inconvénients ?
Une réponse plutôt complète ici :

2 « J'aime »

Hello, Fanfic !
Tes deux phrases sont correctes en effet, mais la première appartient davantage au langage parlé. Dans une fiction, on trouvera surtout la deuxième version.

Tu peux aussi écrire " Quand l’assistant de l’Empereur eut appris que Mulan était une femme, il voulut immédiatement l’exécuter.

:wink:

1 « J'aime »

Perso, il m’arrive d’utiliser les deux, dans des circonstances différentes et pour des raisons bien précises.
Dans l’un de mes romans, par exemple, un personnage X fuit vers une île où il espère trouver l’anonymat.
Au départ, X est dominé par son passé et écrit toutes les scènes du passé au présent alors qu’il raconte son présent (par écrit) au passé.
Pour marquer qu’il a subi un changement salutaire à un moment donné, qu’il s’est libéré du passé et s’ancre désormais dans le présent, je fais l’inverse : X parle dorénavant de son passé au passé et écrit son présent au présent… Mais c’est juste une petite entourloupe, hein … Pas sûr que mes trois lecteurs le remarquent :joy:

1 « J'aime »

Non mais à partir du moment où un auteur réfléchit consciemment à ce qu’il veut faire et utilise les temps avec une intention narrative très précise, c’est bon hein ? :smiley:

Ce qui nous chagrine, c’est plutôt quand c’est fait au pifomètre, par erreur, ou par méconnaissance de la conjugaison.

4 « J'aime »

Tenez !

Plutôt que de vous poster le banal article qui explique comment ne plus faire de fautes…

Je viens vous en déposer un autre. Oui, vous allez dire qu’il est un peu long et plein de mots compliqués MAIS il nous intéresse au premier chef. (Enfin, il intéresse ceux qui n’écrivent pas au présent)…

Regardez comme son titre est délicieusement provocateur… :stuck_out_tongue:

A moité enseigné au collège depuis 2016 « comme une langue morte », jamais vraiment retenu faute de le retrouver à l’oral (où cela sonne très pompeux), les fautes s’accumulent.

On trouve dans l’article l’explication (?) de la montée en puissance des romans écrits à la première personne et au présent, elle s’inscrit dans la frénésie d’immédiateté que l’on vit actuellement : moi je (parlez-moi de moi, selfies…) + réseaux sociaux où les posts se périment à toute vitesse.

Le temps du recul et de la distance (procuré par le passé simple) n’est plus de mise.

Mais alors, les générations futures comprendront-elles encore quelque chose aux « grands textes de la littérature » ou faudra-t-il les « traduire » ?..
Comme on traduit du Rabelais aujourd’hui ? (non mais c’est vrai, essayez de lire du français médiéval, ou même du 17e siècle, bon courage).
.
Une note positive pour tous ceux qui peinent, l’auteur trouve les fautes des enfants charmantes lorsqu’ils essaient de l’utiliser quand même :

Les enfants ne sont-ils pas les premiers à s’amuser des formes cocasses du passé simple ? Ils disent « il prena », « il disa » lorsqu’ils racontent des histoires. Mais n’est-ce pas charmant ? Le conte est une fabrique de passés simples fascinante.

Moi je dis que, déjà, le passé simple des verbes du premier groupe a toujours la cote, c’est toujours ça. :smiley:


Edit de du post ci-dessus, reprise condensée des éléments d’explication du désamour du passé simple

  • C’est toujours l’usage oral qui mène la langue. Toute langue qui se parle mais ne s’écrit plus, ou bien s’écrit mais ne se parle plus est condamnée l’usure et puis à l’oubli (à terme). Exemple donné du gaulois dont il nous reste 150 mots.

  • Ce n’est pas un temps « précieux » (des élites), il a été utilisé jusque dans les années 50 en Normandie et en Touraine (langue d’Oil), et au sud dans la « langue d’Oc » il est toujours présent au delà de cette date, car cette langue est très proche de l’italien, de l’espagnol et de l’occitan, où le passé simple est toujours en vigueur à l’oral. C’est un temps des terroirs… qui s’est raréfié !

  • Comme on ne l’entend plus, on essaie de le prononcer comme on le voit écrit. Or « je demandai » et « je demandais » ne se prononcent pas de la même façon (et comment faire la différence si personne ne le dit plus). De là découle aussi l’erreur commune de vouloir mettre un « s » au bout de la 1e personne. On lit le son « è » dans les deux cas, donc on le prononce pareil… et rien ne vient nous mettre la puce à l’oreille.

  • Pas la peine de se leurrer, et ça ne date pas d’hier (exemple du 17e siècle cité plus haut : vesquit ou vescut, devenu finalement vécut), le passé simple… n’a rien de simple. Pour éviter de se tromper → solutions de contournement qui consiste à utiliser un autre temps du passé plus facile…

  • Face à cela, et en partant du principe que notre langue contemporaine veut forcément aller vers plus d’économie et de simplicité, on a l’impression qu’avec deux temps du passé, il y en a un de trop.
    Or les deux temps ne « servaient » pas à la même chose. Le passé simple comme temps d’énonciation des actions mais sans lien avec le présent. Tandis que le passé composé comme façon dont on considère l’action dans son déroulement, mais vue comme en lien avec le présent.
    Le passé composé s’est chargé des valeurs du passé simple (le remplaçant de fait dans sa fonction).

  • Dans la littérature, Céline et Camus ont jeté un pavé dans la marre avec l’usage du passé composé… (notamment ce dernier avec L’Etranger) sauf que… ils l’ont abandonné par la suite dans leurs ouvrages… Dans les productions journalistiques, le passé simple s’est raréfié.

  • La littérature est le reflet de son temps. La nôtre est maintenant dans l’immédiateté, le virtuel, l’urgence de vivre et de le mettre en mots. Il y a vingt ans, les éditeurs n’avaient pas de discussions avec les auteurs sur « quel temps utiliser pour la publication ».
    Floraison des livres à la première personne et utilisant le passé composé… parce qu’il renvoie toujours au présent (on a dit dans nos branches que le présent avait l’air plus accrocheur et plus vivant, et l’utilisation du passé composé situé dans la droite continuité du présent (donnant l’air de l’annoncer ou de le préfigurer). Un temps du passé qui fige les actions et les situations n’est plus dans l’air du temps. :stuck_out_tongue:
    Perte des repères temporels, aplatissement de leur valeurs, à force d’en revenir tout le temps au « moi » et au « maintenant ».

  • Notre société est marqué par la rentabilité : tout doit être utile. Toutefois, la langue et sa complexité jusque dans les conjugaisons, font partie du patrimoine, est-ce qu’il faut se couper des textes qui ont utilisé le passé simple pour ne pas trop déranger les gens ?
    (Note de Oldie, pour faire une analogie sur l’utilité et la rentabilité : imaginez si on supprimait le château de Versailles sous prétexte que plus personne n’habite dedans et qu’en plus c’est une ruine à chauffer…).

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Hélas ! Trois fois hélas !
Mais ne date pas d’hier
Cette terrible menace,
Reposant sur de fallacieux critères.

Il y a longtemps déjà,
Nous fûmes informés
Que d’une célèbre saga,
Le passé simple avait été expurgé…

… Et par le présent, éhontément remplacé :

https://bibliobs.nouvelobs.com/romans/20170406.OBS7659/le-club-des-cinq-a-perdu-son-passe-simple-et-pas-mal-d-autres-choses-aussi.html

https://www.lavie.fr/ma-vie/famille/litterature-jeunesse-le-club-des-cinq-et-le-mystere-du-passe-simple-perdu-73502.php

(Et il y a plein d’autres liens sur le sujet, si vous tapez par exemple « Club des Cinq passé simple » dans Google.)

4 « J'aime »

Alors, oui, sortant de la bouche d’un petit enfant, c’est rigolo. Mon fiston, lui a du mal avec le verbe peindre … « J’ai peinturé les œufs en jaune » … :rofl:
Par contre, pour de vrai de vrai : j’ai trouvé dans un de ses livres, un « la petite fille ria » , imprimé noir sur blanc et publié à des milliers d’exemplaires … D’un coup, j’ai trouvé les erreurs de conjugaison beaucoup moins cocasses.

Anecdote futile pour ce débat ^^

Après, la littérature est aussi est une question de mode, non ? Peut-être que le temps du recul et de la distance reviendra ? on peut toujours garder espoir ^^

6 « J'aime »

Personnellement, ça ne m’étonne même pas. Les relecteurs/correcteurs (pourtant encore nombreux et impliqués) sont de plus en plus boudés par les maisons d’édition (ça coûte cher…), ce qui crée des absurdités comme celles-ci. Il suffit aussi de jeter un œil aux sous-titres de traduction dans certains reportages ou émissions de télé, dans lesquels on trouve souvent des énormités au niveau de la conjugaison.

Je pense aussi que cela vient du fait qu’on n’enseigne peut-être pas forcément bien la conjugaison française aux élèves, ou que les élèves rechignent à apprendre par cœur les règles d’une langue qu’ils parlent tous les jours, et dont ils ne voient pas l’utilité, puisque ces règles concernent un aspect de la langue qui a pratiquement disparu ? J’ai fait L, et j’ai le souvenir qu’en première, notre prof de français, un homme charmant, avait gentiment chambré une camarade parce qu’elle avait écrit un truc du genre « Nous démarrûmes [ou « démarrâmes » ou « démarrurent », impossible de me souvenir] la voiture ». Il lui avait répondu que si elle lui parlait comme ça, à la voiture, elle ne risquait pas de démarrer :rofl: .

Enfin en terminale, en DM d’anglais – c’était une version --, nous n’avions été que 2 dans toute la classe à traduire correctement « I kept » par « Je gardai ». On aurait pu aussi traduire par de l’imparfait bien sûr, mais là dans le contexte, c’était bien le passé simple qu’il fallait en français.
La prof s’était agacée : elle avait eu de l’imparfait (en soi ça allait encore donc, même si encore une fois, ça n’était pas correct dans le contexte), mais aussi des « Je garda », « Je gardis »…

Et nous étions en L…

J’avais constaté à cette époque que mes camarades connaissaient mieux le passé simple des verbes espagnols que français. Et idem pour le futur et les temps du subjonctif. Et idem pour l’anglais. Parce que s’agissant de langues étrangères, il fallait apprendre ces verbes par cœur depuis le milieu du collège, chose que nous ne faisons plus depuis la primaire pour les verbes français, que nous étions de fait supposés connaître sur le bout des doigts.

À une échelle plus globale, j’ai souvent parcouru le sous-Reddit Fanfictions, sur lequel certains sujets reviennent souvent comme celui qui consiste à encourager et féliciter les auteurs qui écrivent en anglais alors que ce n’est pas leur première langue ; ou qui demande justement à ces mêmes auteurs pourquoi ils écrivent en anglais et pas dans leur langue natale. Ce à quoi d’aucuns répondent souvent que c’est parce qu’ils sont justement plus à l’aise en anglais – une langue apprise activement – que dans leur propre langue – une langue apprise passivement.

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Ça me rappelle une anecdote, en L3 de japonais, dans un exercice de traduction. La phrase, une fois traduite, devait donner quelque chose comme « il vécut confortablement grâce aux richesses des trésors ».
Et une élève de demander, pendant la correction du DST : « Madame, pourquoi vous m’avez mis faux ?
— Vous avez écrit quoi ?
Il viva confortablement (…).
— Mais parce que ça n’existe pas, voyons ! »

Alors OK, le passé simple ça doit être être simples pour certain.e.s mais on le lit beaucoup, et ça se retient que vivre, naître et quelques autres ont des conjugaisons inédites sur ce temps…
En tout cas ça m’a un peu fait rire sur le moment, et désespérée ! :weary:

.

Pour rebondir plus sur l’article (qu’il faudra que je lise) résumé par Oldie, ce serait bien dommage de perdre mon temps de conjugaison préféré ! Je suis mille fois plus à l’aise avec la rédaction au passé simple ! Un peu moins avec le subjonctif imparfait, mais quand je vois combien mes amis francophones natifs galèrent avec et ont tendance à le remplacer par du présent…
Alors franchement, si on pousse à l’extrême et que dans quelques années il faudra traduire les classiques écrits au passé simple au présent comme on a traduit Rabelais en moderne (bon sang j’y comprenais rien) ça me ferait mal au cœur ! Ça voudrait clairement dire que l’EN a raté quelque chose dans l’enseignement du français… :grimacing:

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Oh pétard ! L’article est pour les abonnés ! (M’en suis pas rendu compte car j’étais sur mon compte pro)

Heu c’est pas vraiment résumé, j’ai plutôt indiqué ce qui me frappait le plus… Mais du coup, il faut vraiment que je le résume mieux.

Du reste la mention sur Rabelais – et je pense aussi à Ronsard que j’ai un tout petit peu plus lu – ne figure pas dans l’article. C’est de mon cru parce que vraiment, cela m’a fait comprendre que l’évolution d la langue n’était pas un vain mot ! (Et que les anciens faisaient des fautes de conjugaison).

On y parle de l’interrogation qui en laissait perplexes. Non pas : il « viva » mais « il vescut » ou « il vesquit » ? (je crois, je corrigerai au bureau).

Il y a tout de même un truc avec les verbes du 2e groupe et du 3e groupe qui n’arrivent pas à rentrer… Je crois qu’il faut les supprimer…
Ça va finir par l’avènement des verbes rier, viver et prener. Et là, le passé simple passera nickel et tout le monde le déduira d’instinct, sans avoir à l’apprendre par cœur. :laughing:

(Eh je ne vais pas vous faire croire que je ne vérifie pas les temps de « acquérir »…)

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Que celui ou celle qui n’a jamais fait appel aux sites/applis de conjugaison pour des temps bizarres me jette la première pierre ! :joy:

(Merci le conjugueur pour les subjonctifs, des fois j’y arrive pas du tout.)

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J’aime bien la distinction que fait @SteliosAbaris

Et j’avoue que je suis assez d’accord…

Pour ma part, je galère toujours autant avec la Time Line dans mes fanfictions. Et pourtant @Angel-Dust m’a répété encore et encore toujours la même chose sur l’utilisation du pass&é simple, plus-que-parfait et imparfait. Je galère et j’ai vraiment besoin de réfléchir. Alors oui, je suis pas une littéraire mais est-ce véritablement une excuse ? Je lis beaucoup, et je suis assez à l’aise avec le passé simple et me trompe rarement pour les conjugaisons de ce temps.
Mais les concordances des temps justement, tout au long d’un récit, c’est un casse-tête. :frowning: :exploding_head: :face_with_head_bandage:

Pourtant j’essaie, j’essaie vraiment. J’ai des souvenirs vagues de mes cours de français, qui, une fois qu’on quitte le cursus général pour aller en S deviennent quasi inexistants et il y a beaucoup moins d’accent mis dessus. Et c’est bien dommage.

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J’adore aussi le passé simple. Ça permet, entre autres choses, de prendre du recul, je trouve, avec ce que l’on est en train d’écrire, ce que les personnages sont en train de vivre. Mais pas que. Personnellement je m’immerge plus dans une histoire au passé simple qu’au présent, car je ne me « retrouve » pas dans l’immédiateté qu’implique le présent. J’ai constaté que cet « inconfort » chez moi ne se manifestait pas seulement avec le français, mais aussi avec l’anglais, où il m’est plus difficile d’aborder une fanfic ou un roman au présent qu’au prétérit.

Pour ma part c’est le contraire… je suis une fanatique du subjonctif imparfait (demandez à @MegOu26 qui en a fait les frais, la pauvre :cold_sweat: !), même si je sais contrebalancer tout ça par du subjonctif présent quand il le faut. Récemment j’ai lu un roman traduit de l’anglais, c’était une comédie romantique « feel good », j’ai été étonnée, je l’avoue, de trouver de beaux subjonctifs imparfaits dans le texte français, même si certains étaient en trop et auraient dû être remplacés par du subjonctif présent à coup sûr (bon j’ai fait l’échange dans ma tête, rien de grave, la traductrice devait être en pilote automatique à force, lol).

Oui ! Et c’était en un temps où la graphie du français n’était pas fixée. L’Académie française a servi à ça justement : fixer les règles de la langue de manière générale. Quand on fait son arbre généalogique, en fonction de la période, on peut retrouver des actes de naissance concernant les membres d’une même famille, mais avec le nom orthographié différemment (et de fait c’est la galère après pour remonter plus haut, ou s’assurer que la personne qui porte ce nom orthographié différemment du nôtre est bien un ancêtre). Je crois que le phénomène se retrouve surtout avant la Révolution, où les curés des paroisses s’occupaient des registres d’état civil et où cette procédure n’avait de fait pas été centralisée ni institutionnalisée (mais on peut aussi parler de l’horreur que c’est que de chercher la correspondance d’une date de naissance entre le calendrier révolutionnaire et le calendrier grégorien, mais c’est un tout autre sujet). De toute façon il est impossible que des écrivains de renommée n’aient pas commis de fautes de français à un moment ou un autre de leur carrière, que ce soit parce qu’ils n’étaient pas à l’aise avec les règles de la langue, ou que parce que plongés dans le jus de l’écriture, ils allaient vite et commettaient des bourdes naturelles quand on est en pilote automatique et très concentré sur son histoire. Mais justement, les éditeurs sont là pour corriger tout ça, c’est aussi à ça qu’ils sont supposés servir, rendre un texte lisible pour pouvoir le publier.

Hum… « Il vescut/vesquit » donnerait en français moderne « Il vêcut/vêquit », vu que le « s » est devenu maintenant un accent circonflexe. Peut-être l’écrivait-on ainsi à l’époque ou peut-être que Rabelais pensait qu’on l’écrivait ainsi ? Ça se prononçait peut-être déjà avec un accent au niveau du « e » et le « s » était alors la seule lettre capable de marquer ce phonème (d’ailleurs les diacritiques existaient-ils ?) ? Je fais des suppositions à l’emporte-pièce. Mais là encore, l’orthographe n’était pas fixée pour de bon…

Ça c’est sûr ! Ce sera même encore plus facile pour les verbes à l’impératif : au premier groupe, pas de « s » à la deuxième personne du singulier ! Et ce sera encore moins prise de tête.
Maintenant je ne suis pas sûre pour ma part d’avoir envie de conjuguer tous les verbes en « asse » à certaines personnes du subjonctif imparfait :sweat_smile: . C’est pas franchement beau.

Tu m’étonnes qu’il y a de quoi s’y perdre. J’ai fait une bourde une fois, dans le second chapitre de ma fic principale. J’avais mis un verbe au subjonctif passé, du second ou troisième groupe il me semble, et je l’ai conjugué avec la terminaison d’un verbe au premier groupe. J’ai mis du temps avant de me rendre compte, après X relectures, que quelque chose sonnait mal :grin: . J’ai même vérifié sur un tableau de conjugaison. Heureusement qu’ils sont là ces petits tableaux, c’est normal de les utiliser.

C’est aussi avec ça que j’ai le plus de mal. Bon là j’ai du passé simple, c’est bon. Mais la phrase ou la proposition d’après je la conjugue à quelle sauce ? Imparfait ? Plus-que-parfait ? Subjonctif présent ou passé ? Passé composé ? Voire… conditionnel ? C’est surtout à ce niveau-là pour moi que ça coince : parfois je ne sais pas si mon verbe doit être à l’imparfait ou au conditionnel. Mais d’une manière générale, la concordance des temps tu as raison, c’est infernal. (Une des raisons pour lesquelles je n’écris pas en anglais d’ailleurs. Là c’est 1000 fois pire je trouve. J’ai l’impression que la notion du temps et des temps du passé dans cette langue est tordue et déstructurée.)

Édit : et pour finir, puisque Oldie a cité un article du Figaro, je me permets de dire au Figaro que tout ses articles et ses quiz sur la langue française, c’est bien, mais que s’appliquer à soi-même ses leçons de morale, c’est mieux. Non parce que bon, mon cher Figaro Figaro Fiiiiigaaarrroooo, tu ne connais manifestement rien aux règles de typographie française, dont tu te contrefiches comme de ta première brosse à dents, puisque tu n’es pas fichu de les respecter. Et ça fait des années que ça dure. Faites ce que je dis, pas ce que je fais, pourrait ainsi être ta devise, mon cher petit Figou…

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J’en suis encore toute traumatisée… Hahaha :rofl:

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