POV : l'orthographe, c'est pas important

Pour le coup… Je suis contente de lire que je ne suis pas la plus intransigeante ! J’ai une marge supérieure à trois fautes et si on ajoute les coquilles, je me sens d’un coup tellement maganime ! :grin:

Le point qui différencie sans doute les points de vue est justement cela : se donner les moyens de ses ambitions.
Nombre de fanfiqueurs n’ont pas cette ambition-là et le disent honnêtement. Ils sont des fans et ils « ne font ça que pour s’amuser ».

J’imagine que l’écriture de la fanfiction, c’est ça, s’amuser et c’est clair que la langue française, c’est pas fun. :stuck_out_tongue:

On doit être une demi-douzaine à être franchement pointilleux, mais je suis à peu près sûre que pour la majorité silencieuse, avoir une orthographe impec, ce n’est pas si important dans le contexte préservé des plateformes amateur où nous sommes.

Il est certain que quand vous avez sué pour en avoir une bonne, vous la gardez.

Pour moi, si je travaillais ailleurs que là où je bosse, je ne me serais pas habituée à la trouver essentielle. :smiley:

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Je ne prête aucune attention à ce qu’on peut identifier comme des coquilles : on en est tous là - l’auto-correcteur fait son coup en douce et hop ! Oups ! Tabernacle ! voilà la monstruosité qui passe entre les mailles du filet !
Par contre, les j’espéraiT, il accourA, les quatre ami? et les j’avais espérER, ça non, no, neen, nein et niet !

2 « J'aime »

Il n’en reste pas moins que nous faisons tous plus de fautes que nous voudrions… :worried:

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Hélas, oui ! Parfois, en me relisant, j’aimerais me cacher dans un trou de souris ! :cold_sweat:

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Ce sentiment quand tu relis un OS vieux de cinq-six ans et que tu vois que tu y as mêlé présent et passé simple, avec des conjugaisons limite inexistantes. La honte suprême !

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Juste pour embêter le forum qui ne veut pas que je relance…

Voici, fraichement extraite de la page du Projet Voltaire, la leçon de grammaire du jour. Sur quoi on accorde ? Eh bien ça dépend. :smiley:

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Ouah ! Pas mal ! Je n’avais pas capté de prime abord (je dois être un peu lent du ciboulot :sweat_smile:). Mais j’avoue que c’est plutôt malin. Comme quoi, un simple « e » en plus ou en moins peut changer le sens de toute une phrase.

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:laughing:
J’adore !!!
Preuve que … E ou pas E, ça change tout tout tout !

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J’adore :joy: ça change du classique « Et si on mangeait(,) les enfants ? » ^^

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Quand ce sont des fautes qui n’entachent pas la compréhension du récit, je signale les soucis d’orthographe, mais ça ne va nullement m’empêcher de suivre l’histoire. Après tout, on ne juge pas un livre à sa couverture et je serais bien fermé d’esprit si je refusais catégoriquement de lire quelque chose où oh mon Dieu, Sainte-Marie pleine de grâce, il y a trois fautes d’accord.

Par contre, il m’est arrivé, à de multiples reprises, de voir des récits (le plus souvent originaux, comme quoi le cliché de la fanfiction bardée de fautes est, selon moi, une généralité à l’emporte-pièces que des gens n’ayant aucun argument solide contre la fanfiction utilisent pour ne pas avoir besoin de réfléchir) contenant tant de fautes de conjuguaison, d’accord, d’orthographe et parfois même de syntaxe que j’en venais à me demander si l’auteurice parlait couramment le français. J’ai tendance à jeter l’éponge face à ce genre de cas : j’ai peut-être été sclérosé par le fait d’être en licence de droit (études qui demandent une très bonne maîtrise du français), mais pour moi, une mauvaise orthographe a tôt fait de devenir un argument CONTRE une histoire.

Aussi, je ne tire aucun plaisir de lecture du fait de devoir me triturer le cerveau pour comprendre ce que quelqu’un a voulu me dire. L’écriture, c’est avant tout pour soi et vouloir écrire pour les autres est mauvais, certes, mais à partir du moment où l’on décide de rendre son histoire publique de quelque façon que ce soit, il FAUT que le confort des lecteurices soit un terme de l’équation. Deux ou trois fautes oubliées, ce n’est pas grave et probablement le fait d’un petit manque d’attention, ça m’arrive à moi aussi et il arrive que je ne m’en rende compte qu’en allant publier le chapitre suivant. MAIS un chapitre entier blindé de fautes, je considère que c’est limite du manque de respect vis-à-vis de la personne qui lit l’histoire.

Un chapitre avec davantage de fautes que de mots correctement orthographiées me renvoie une image de fainéantise : sans devoir acheter Antidote (ou se le procurer de manière pas très légale), la plupart des appareils sont équipés de correcteurs et il est possible d’en trouver en ligne. Quand une personne publie un chapitre qui fait mal aux yeux, ce que je me dis, c’est « iel a été trop feignant.e pour ouvrir Reverso », et ce n’est pas très engageant quant à la suite de l’histoire.

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Pour ma part, je dirai que je comprend les deux côtés !
L’orthographe/Grammaire ça n’a jamais été mon point fort. Plus jeune, l’on me disait que je faisais surtout des « fautes d’inattention » (le soucis étant précisément que je suis toujours dans la lune :sweat_smile:). J’écris souvent la nuit, je suis myope et plus je me relis, moins je vois les fautes xD
Paradoxe, j’arrive pourtant à repérer les coquilles dans ce que lis chez les autres. Et ça me trigger d’en voir. Allez comprendre !

C’est toujours avec une grosse boule au ventre que je partage un texte.
Maintenant, je préfère mille fois qu’on me le fasse remarquer plutôt que que le contraire. Bien sûr, je rage après moi-même, j’ai honte, j’aimerai me cacher dans un trou et mourir MAIS ça me permet de progresser (et c’est vital à mes yeux). Et je n’en voudrai jamais à quelqu’un qui essaie d’aider son prochain. D’autant que quand on me relève une faute, je suis la première à me dire « Ah bah, oui je suis bête… ». C’est arrivé pas plus tard que ce matin encore (d’ailleurs, encore un énorme merci @ensorceleurisee pour tes MP ! :slight_smile: )

Se dire « Osef, ce n’est pas grave », ça passe que si on écrit de temps en temps, comme ça, pour le plaisir ET pour soi-même. Quand l’on partage un texte (Fan-fic ou pas), l’on s’attend forcément à avoir un avis dessus (que ce soit conscient ou pas) sur le fond comme la forme. El famoso « savoir ce que les gens en pensent ». De là, l’expérience d’une bonne ou mauvaise lecture ça passe aussi par l’orthographe (pas que, certes mais ça fait parti du package).

Maintenant, je fais aussi la différence entre une personne qui n’en a rien à b***** et une personne atteinte d’un handicap. Ayant un fils dyspraxique et plusieurs amis dysortho’, je sais que ce n’est pas toujours facile de dire les choses sans vexer la personne. Mais, là encore, si on ne dit rien, ce n’est pas aider non plus.

Finalement, c’est peut-être une histoire de petit ego tout ça ^^ C’est sûr, ça ne fait jamais plaisir quand quelqu’un soulève nos petits défauts. C’est pourtant ce qui permet de s’améliorer :slight_smile:

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Non mais en fait des fautes on en fait tous plus ou moins et quand je relis mes premiers textes j’en découvre encore malgré moultes correction. Je t’invite à t’accueillir avec bienveillances pour ces coquilles. N’oublions pas que nous ne sommes pas des professionnels et que même les pro font des erreurs (c’est juste qu’ils ont du monde pour les relire et les corriger :wink: )

10 « J'aime »

Alors, personnellement, je ne suis pas contre que l’orthographe ne soit pas vitale dans une histoire, mais dans une certaines limite!
Je veux dire, on a tous fait une erreur en rédigeant un mot car on pensait avoir la bonne orthographe ou parce qu’on ne s’est pas relu. Mais dès qu’on commence à avoir des erreurs tout les deux mots, ça a tendance à m’énerver et me bloquer dans ma lecture puisque là ou une faute toute les 3 pages est remarquable mais pas gênante, la multiplication des fautes sur un court laps de temps fini par me faire jouer à « quel mot n’a pas de faute »

7 « J'aime »

Je ne partage pas totalement ton point de vue.
Ce que je partage c’est aussi la difficulté à lire un texte jonché de fautes. Mais ça ne m’énerve pas. En fait, je suis plutôt partisane de l’idée de bienveillance qu’évoquait @ensorceleurisee, s’il faut l’être envers soi-même, je pense qu’il faut également l’être envers les autres. Ils écrivent et rien que ça, c’est fou ! Encore plus s’ils osent partager leurs écrits sur un site. Ici, personne (ou presque) n’est professionnel de l’écriture, il est donc important qu’on comprennent que chacun.e a le droit de publier ce dont iel est fièr.e.
Bien sûr, l’entraide, la correction de l’autre sont tout aussi importantes, mais n’oublions pas de le faire avec bienveillance. Pleins de personnes n’osent même pas écrire sur un post-it par peur de faire une faute, alors encourageons celles qui sautent le pas !

8 « J'aime »

Je comprend cette idée, mais je pars du principe que le travail que tu présentes doit être un minimum « propre », d’autant plus qu’on a du temps pour travailler dessus, contrairement à un examen où tu as un temps limité et pas forcément le temps, on peut relire notre travail de nombreuses fois avant de le poster.
Et je ne demande pas non plus à l’auteur de ne faire aucune faute, juste d’éviter de se cacher derrière l’amateurisme pour justifier que son doc ressemble limite à un cours de médecine tellement le logiciel ne reconnait pas les mots

4 « J'aime »

La différence est que certains écrivent juste pour le fun, sans prise de tête, et se moquent de laisser des fautes, incohérences etc.
D’autres veulent écrire des histoires propres, presque « professionnelles », qui pourraient presque être publiées si ça n’était pas de la fanfiction.

Donc au final, ce qui importe ici, c’est plus l’objectif visé par l’auteur. Et en fonction des motivations, la position vis-à-vis de la qualité du travail peut varier. :wink:

9 « J'aime »

Je comprend cette idée d’écrire pour le fun, l’écriture étant clairement de la détente pour moi, mais j’ai toujours cette idée que ma façon d’écrire renvoie aussi la personne que je suis, car c’est le moyen d’expression que j’ai tendance à privilégier pour m’exprimer.
Donc pour moi, une personne qui laisse une blinde de fautes dans son texte, c’est soit un jeune/un étranger qui n’a pas encore compris toutes les subtilités de la langue, soit une personne atteinte de « dys » dans quel cas je comprend que c’est difficile pour elle, soit une personne qui en a rien à battre de son lectorat, ce qui peut clairement être un manque de respect.

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Exactement.

« Le principe » n’est justement pas partagé par tous les fanfiqueurs ! On peut partir de ce qu’on veut, ça ne change pas ce qui est… :grinning:

Une part dominante des auteurs n’est là que pour se divertir. Nous avons des membres qui disent « c’est juste un passe temps ».
Bah, je les envie ; parce que j’en cherche, moi, du temps pour écrire.

J’ai l’impression que c’est un peu le même problème que si on dit "j’aime chanter, je chante tout le temps, je chante depuis que suis petit(e).
Ça ne veut pas dire qu’on est bon pour autant.

Si certains arrivent et viennent nous dire « ah oui mais non, faut apprendre le solfège, puis faut savoir respirer, et tu chantes pas juste, alors pourquoi tu le fais ??? »…

Je répondrais zut. :grinning:

Parce que chanter même faux, même mal, est bien un plaisir personnel. Aujourd’hui, on peut poster comme on veut ses productions sur une chaîne youtube…
Est-ce qu’on exige que seuls les professionnels puissent avoir un compte et le droit de mettre leurs interprétations et compositions en ligne ? Non.

Il me semble que c’est le même genre de principe qui s’applique en fanfiction, sur une plateforme libre, pour amateurs.
Si quelqu’un vient nous dire qu’on n’a pas le droit d’être là tant qu’on n’a pas moins de trois fautes les mille, ça va être compliqué, et le site peut fermer ! :laughing:

Je schématise et grossis le trait. C’est plus nuancé.

Mais au bout d’un moment, la seule chose qu’on puisse faire, c’est comme il nous plaît / de notre mieux.

Je ne suis triste que quand une histoire avait du potentiel mais que je n’arrive pas à la lire parce que je dois… la déchiffrer.

Mais moi je ne pars d’aucun principe concernant les autres. Ce que j’attends de moi-même, il est hors de question que ce soit une règle. C’est moi que ça regarde si je veux travailler les intrigues et les textes au delà de ce que la bienveillance accepte gentiment. :slight_smile:

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C’est vrai que c’est une bonne question et je me permets d’ajouter mon petit grain de sel …

D’un côté, c’est vrai que trois voire cinq fautes par ligne(au point de me demander après le point : « Nieuu, keske chat rat compte ? ») m’ont déjà fait arrêter de lire une histoire ; mais je dois bien reconnaître aussi que je n’avais pas vraiment accroché au contenu ; ça n’a été que la goutte d’eau qui a fait que « non, définitivement, j’ai pas envie … »

De l’autre, @OldGirlNoraArlani a bien raison : nous n’écrivons qu’en tant qu’amateurs (enfin pour la plupart, je crois). Et puis, on n’écrit pas forcément depuis très longtemps. C’est pas simple de décrire ce qu’il y a dans notre tête, de transmettre les émotions, tout ça … et puis surtout, c’est comme tout, écrire, c’est de l’entraînement. Je remarque bien que je fais plus de fautes que quand, plus jeune, j’écrivais tous les jours ! :sleepy:

Mais l’amateurisme dans l’écriture ne dispense pas du respect de certaines règles et l’orthographe est la première peut-être, d’autant plus que copier-coller son chapitre dans un logiciel comme google-doc ou sur un mail pour bénéficier d’une correction automatique ne coûte pas grand-chose. Et même si le résultat n’est pas parfait, il permet d’éliminer une grosse partie des fautes les plus énormes (ou d’en ajouter, mais c’est un autre débat ! :laughing:)

Souvent, je me dis que le respect des règles orthographiques, c’est une sorte de sport : plus on pratique, plus on y arrive. De plus, certains vont s’entraîner plus régulièrement que d’autres ou avec des objectifs différents : juste renvoyer la balle aux matchs familiaux, faire de la compét à un niveau régional, devenir pro, participer aux prochains J.O. …

Et c’est là que la bienveillance est effectivement de mise : entre nous ! Car, on n’est pas infaillible. Personne ne l’est. Même les écrivains professionnels font des fautes mais, eux, ils ont pléthore de relecteurs ! Donc, si le respect de l’orthographe est indispensable à la lecture, il faut se diriger vers les librairies … Là, pas de risques (quoique … j’ai sauté sur mon canapé en découvrant dans une revue de mon gamin, un verbe RIRE conjugué au passé simple, troisième personne du singulier en RIA … !!! :scream:)

Ce qui compte pour moi est de prendre du plaisir à raconter des histoires et si certains prennent plaisir à me lire, c’est ma petite cerise sur mon gâteau !!! Je prends énooooormément de temps pour le relire de nombreuses fois et je trouve des fautes ou des coquilles presque à chaque relecture ! C’est affreux ! Mais je fais de mon mieux pour publier des chapitres corrects et je me dis que, à mon niveau plus qu’amateur, c’est bien l’essentiel.

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Rien avoir avec la fanfic mais on reste dans le thème.

Récemment, mes collègues et moi-même parlons de plus en plus de l’orthographe, pourquoi ? Parce que en tant que soignants, nous devons écrire des transmissions, des sortes de rapport sur les soins et les comportements du patient. Et la consigne de la direction c’était « ce n’est pas grave si c’est mal écrit, tant que c’est écrit ». Moi personnellement, je suis d’accord pour ça, mais je continuais tout de même à écrire correctement. Cependant, ce n’est pas le cas de mes collègues qui font pas mal de fautes, et où la ponctuation est inexistante. Quand je dois relire les transmissions pour m’informer de ce qui s’est passé la veille, la nuit ou la journée, je dois souvent déchiffrer.
Puis un jour, une soignante dyslexique me demandait régulièrement de s’il y avait des fautes, je la corrigeai avec plaisir mais franchement, pour ne pas trop la vexer, je lui disais que c’était pas grave s’il y avait des fautes, mais elle tenait à se corriger, si bien que je finissais par corriger toutes les fautes.
C’est alors qu’on me remarqua alors que j’avais tendance à « aider » cette soignante et on me questionna :
« Tu penses que c’est important dans les transmissions de bien écrire sans faute ? »
Et à cela, j’ai répondu : « quand je vois des transmissions bourrés de fautes et sans ponctuation, je perds plus de temps à déchiffrer, qu’à lire, si bien que je dois relire plusieurs fois, en tant qu’infirmière, chaque seconde est précieuse, j’aurai pu prendre ces 30 secondes à lire , à préparer mes médicaments… »
Et je dois dire que depuis, les collègues avec qui je m’entends plutôt bien (non parce que je vais pas révolutionner le service non plus), font un effort pour bien écrire.

Voilà petite anecdote. x)

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