Je viens de refermer le roman « Aux marges du palais » de Marcus Malte, dont j’ai mis quelques extraits en gras.
L’excellent jeu de mots du titre tient ses promesses. Le style est un mélange de langage familier et d’envolées lyriques, tout en finesse. Sont parsemées ça et là des références à notre culture française ou à la littérature internationale.
Le 7 est sans conteste un chiffre à part… / …Citons comme autant de preuves : les 7 péchés capitaux, les 7 ans de malheur, les 7 nains de Blanche-Neige ou encore les 7 filles du docteur March (trois étaient illégitimes).
Ou encore :
Les neuf cent vingt-cinq membres du Sénilat, ayant tous de loin dépassé la date limite, furent donc conviés à retourner, pleins d’usage et de raison, vivre entre leurs parents le reste de leur âge, et revoir de leur petit village fumer la cheminée.
Il m’a fallu chercher quelques mots dans le dictionnaire (sybarite ? sardanapalesque ?) même si parfois j’ai préféré glisser sur un vocable inconnu plutôt que de perdre le fil du récit.
Pour le fond, ça commence très fort avec le beau pays de Frzangzwe (monnaie : le drelin), dirigé par l’Archimaréchal, entouré de l’Archimaréchère et leur fille, la Marjorette Anne-Sophie-Catherine-Élisabeth, dite Aneth. Le chef de l’état est secondé par toute une armada de fifres et de sous-fifres, ainsi que son conseiller personnel Gabriel Pipaudi, dit l’Archange.
Sa fiche de poste fait mention de « porte-parole du gouvernement », mais il fait aussi officieusement office de porte-drapeau, porte-plume, porte-clés, porte-flingue, et accessoirement de porte-manteau, quand un valet vient à manquer.
À l’autre bout de la ville et de l’échelle sociale, nous ferons connaissance avec une bande de marginaux plus ou moins hors-la-loi mais au grand cœur (évidemment), menée par la Baronne.
Bien sûr, ces deux mondes - que tout oppose - vont se rencontrer, que dis-je ? se télescoper, à l’occasion d’un grand chambardement. La Tour Eiffel y jouera un rôle primordial, et nous y apprendrons l’origine du 1er mai.
Vous l’aurez compris, ce roman est éminemment politique, ce qui ne l’empêche nullement d’être superbement écrit.
– Les grenades n’ont pas suffi. Que nous reste-t-il ? Les mots ?
– Les mots, les mots… C’est de l’air, mon Archimar. C’est du vent ! Les mots n’ont jamais protégé d’une rafale de mitraillette ou d’un tir de 49.3 ! Ils n’ont jamais tué personne non plus !
– Détrompez-vous, commandant. Bien choisis, bien maniés, ce sont des armes redoutables.
Extrait de la 4ème de couv’ :
« Marcus Malte ne cesse de surprendre par l’originalité et la maîtrise de ses œuvres. Aux marges du palais est un feu d’artifice d’inventivité verbale, une fable sociale et politique à l’humour ravageur. »
Je plussois.
J’ai fini hier soir ceci :
Un éclat de givre de Estelle Faye
Quatrième de couverture
Paris devenue ville-monstre, surpeuplée, foisonnante, étouffante, étrange et fantasmagorique. Ville-labyrinthe où de nouvelles Cours des Miracles côtoient les immeubles de l’Ancien Monde. Ville-sortilège où des hybrides sirènes nagent dans la piscine Molitor, où les jardins dénaturés dévorent parfois le promeneur imprudent et où, par les étés de canicule, résonne le chant des grillons morts. Là vit Chet, vingt-trois ans. Chet chante du jazz dans les caves, enquille les histoires d’amour foireuses, et les jobs plus ou moins légaux, pour boucler des fins de mois difficiles.
Aussi, quand un beau gosse aux yeux fauves lui propose une mission bien payée, il accepte sans trop de difficultés. Sans se douter que cette quête va l’entraîner plus loin qu’il n’est jamais allé, et lier son sort à celui de la ville, bien plus qu’il ne l’aurait cru.
Ce que j’en pense :
Le livre est sorti en 2017 et je l’ai vu passer bon nombre de fois chez mes amis lecteurs. Je ne sais pas si des personnes l’ont lu par ici et si c’est le cas, je serais ravie d’en discuter ^^ En tout cas, quand je l’ai vu (enfin) à ma médiathèque, je me suis dis : wow, le pitch vend du rêve. Je me suis donc lancée.
Les descriptions, en particuliers des combats sont très bien écrites et très travaillées. On s’y croit, dans ce Paris monstrueux, post apocalyptique. Il y fait chaud et ça pue la crasse. J’ai cependant eu du mal à accrocher au style d’écriture, surtout passer la première moitié du roman. Les phrases sont courtes, parfois (souvent) sans verbes, sujet ni complément. Je comprends l’idée et le truc rechercher : mettre la pression au personnage et par extension au lecteur. Et c’est vrai, ça marche. Peut-être un peu trop et que l’ambiance y aurait gagner à laisser souffler le protagoniste et le lecteur par moment. Du coup, je ne suis pas complètement embarquée et j’ai eu du mal à m’attacher au personnage que l’on suit pourtant de bout en bout, narration à la première personne oblige.
Je viens de terminer une série vraiment super et je me suis dit que j’allais vous en parler par ici, parce que ça vaut vraiment le coup. Si vous aimez la fantasy, je vous la recommande chaudement. Il s’agit de La Tour de Garde, une hexalogie coécrite par Guillaume Chamanadjian et Claire Duvivier. Ces romans racontent l’histoire de deux villes, Gemina, la capitale du Sud, ville de soleil, de vin et de poésie, et Duhaven, la capitale du Nord, ville d’avocats, de penseurs et de raison. Le principal lien entre les deux villes ? La Tour de Garde, un jeu très en vogue au Nord comme au Sud, qui aura un impact très important sur les protagonistes.
Le narrateur du Sud, Nohamux de la Caouane, est un jeune homme au passé mystérieux, commis pour une épicerie de vins fins et protégé par un des puissants de la ville, qui se découvre un étrange pouvoir lié à la Cité qu’il connaît par cœur et dont il aime chaque rue. Pendant qu’il explore ce don qui lui donne accès à une ville-miroir inquiétante, plongée dans une brume sinistre, Amalia, au Nord, jeune femme de la meilleure société élevée dans la plus stricte rationalité, découvre la magie par le truchement de son meilleur ami, qui a mené d’étranges expérimentations avec un miroir qui semble montrer une tout autre ville que la capitale qu’ils connaissent.
La série alterne entre un récit « Capitale du Sud » (qui a ma préférence tant au niveau du style que des personnages) et un récit « Capitale du Nord ». Pendant les quatre premiers tomes, on ne perçoit pas les liens entre ces deux histoires parallèles, mais les fils vont se recouper dans les deux derniers romans, et le destin des personnages se croiser. Ces tomes 5 et 6 sont particulièrement habiles puisqu’ils relatent les mêmes événements, mais avec deux points de vue différents, celui de Nohamux puis celui d’Amalia. L’ensemble forme un tout très cohérent. Les auteurs ont très intelligemment introduit par petites touches la magie et disséminé des informations cruciales au fil des tomes.
Le tout est servi par un style impeccable qui, dans un cas comme dans l’autre, reflète la personnalité des deux protagonistes mais aussi des deux Capitales. A Gemina, l’écriture est très fluide, empreinte d’émotion et de poésie, tandis qu’à Dehaven, tout est plus froid et analytique, à l’image d’une narratrice qui se sait et se sent différente, coupée des autres et parfois même de ses propres sentiments. Tout le contraire de Nohamux, dont l’empathie n’a d’égal que ses dons de conteur. Cela ne les empêchera pas de se rejoindre sur le plateau de la Tour de Garde.
Cerise sur le gâteau, les illustrations des couvertures sont magnifiques et forment un tout. (La photo n’est pas très belle, mais ça donne une idée. Si on assemblait les livres en rond, ça ferait un seul et même dessin qui tourne à l’infini.)
Salut tout le monde
!
Dernièrement, j’ai lu trois livres qui m’ont vraiment marqué, chacun à leur manière :
Girl in Pieces de Kathleen Glasgow
Un roman bouleversant sur la reconstruction après le trauma. L’écriture est brute, sincère, parfois même poétique malgré les sujets très durs. Ce n’est pas une lecture facile, mais elle m’a profondément touché. Le personnage principal est tellement humain que ça m’a donné envie d’écrire des persos plus fragiles, plus vrais.
Si ça s’apprend de Sophie Gonzales & Cale Dietrich
Une romance M/M entre deux membres d’un boys band ultra connu, pris entre leur relation naissante et les pressions de l’industrie musicale. C’est touchant, bien écrit, et le roman aborde avec justesse des thèmes comme la bisexualité, la célébrité, le contrôle médiatique… Une lecture fluide, moderne et franchement addictive. J’ai été agréablement surpris.
22/11/63 de Stephen King
Grosse claque. J’adore quand un auteur mêle voyage temporel, histoire d’amour et suspense, et ici c’est maîtrisé de bout en bout. C’est mon King préféré pour l’instant (avec L’institut,Salem,Rage et Ça pas loin derrière). Le côté « et si on pouvait changer le passé ? » m’a inspiré pas mal de réflexions narratives pour mes projets d’écriture.
Et vous, vous lisez quoi en ce moment ?
Je suis toujours preneur de nouvelles découvertes !
— SuiteMonsieurBlue ![]()
Oh, ça a l’air bien Girl in Pieces, tu m’as tenté !
Personnellement, je lis Outlander qui est bien connu, je viens de finir le tome 2 et je suis emportée par l’intrigue.
Et je lis quelque chose de peu connu, qui s’appelle Contes Nippons, tout simplement. Ce sont des légendes et contes asiatiques, repris et adaptés au style occidental par un collectif d’auteurs occidentaux. J’aime beaucoup l’immersion dans des légendes qu’on ne connait pas.
Bonjour,
Je vous présente une œuvre très atypique du grand écrivain russe Dostoïevski, tout en précisant que je n’admire pas particulièrement ses écrits. Je les ai certes lus et étudiés durant ma scolarité, mais les apprécier ? Pas vraiment. Ce roman-ci fait pourtant exception, je l’adore. Il s’agit du « Bourg de Stépantchikovo et sa population ». Deux traductions au moins existent : celle d’André Markowitz et celle d’Henri Mongault. Je ne peux juger de leur qualité puisque j’ai lu l’œuvre dans sa version originale.
Sujet : Un jeune étudiant de Saint-Pétersbourg se rend chez son oncle dans le domaine de Stépantchikovo où il découvre un véritable « asile de fous ». Son oncle, Iegor Ilitch Rostanev, ancien hussard, colonel à la retraite et veuf quadragénaire, est propriétaire de cette riche demeure qu’il partage avec sa mère (veuve du général Krakhotkine), sa sœur célibataire, sa fille Sachenka, âgée de quinze ans, et son fils Ilioucha de huit ans.
La propriété abrite nombre de parasites, au premier rang desquels figure Foma Fomitch Opiskine, qui jadis servait de simple bouffon chez les Krakhotkines et divertissait l’assemblée « pour une bouchée de pain ». Opiskine est parvenu à subjuguer entièrement la veuve du général et son entourage de demoiselles vieillissantes grâce à ses lectures d’ouvrages « salvateurs », son interprétation des « vertus chrétiennes », ses songes, ses critiques « magistrales » d’autrui et ses auto-admirations démesurées. Véritable « incarnation de la vanité », « rongé par les humiliations passées » et débordant « d’envie et de fiel » face aux réussites des autres, cet homme insignifiant trouve auprès de Rostanev le terreau idéal pour épanouir sa nature perverse.
Le récit progresse à un tempo soutenu, présentant des protagonistes dépeints avec une remarquable vivacité dans un registre satirique inhabituel chez Dostoïevski. L’auteur nous offre ici un Tartuffe russe, Tartuffe puissance 10. L’œuvre allie habilement le comique et la force narrative, tout en s’enrichissant d’une trame sentimentale.
Bref je le conseille de tout cœur !
Un message a été fusionné à un sujet existant : Stephen King
Bonjour,
Je partage avec vous une excellente série de bande-dessinées : DE CAPE ET DE CROCS, par Ayroles et Masbou.
L’histoire se déroule au milieu d’un Grand Siècle fantasmé, à l’époque de Louis XIV, où se mêlent fantastique, êtres humains et animaux anthropomorphiques. On y suit les aventures de deux compère, réinterprétation des personnages du Roman de Renard : un loup espagnol, don Lope de Villabolos y Sangrin et un renard français, messire Armand Raynal de Maupertuis, qui vivent des aventures rocambolesque inspirées des oeuvres de capes et d’épée, et croisent toute une gallerie de personnages hauts en couleurs. Don Lope est sanguin, impulsif, c’est un duelliste hors-pair. Messire Armand est plus réfléchi, très courtois et amateur de poésie. Mais tout deux sont aussi intrépides l’un que l’autre et particulièrement attaché au sens de l’honneur.
De Cape et de Crocs est un véritable hommage à ‘la littérature du Grand Siècle, qui occupe parfois un rôle central dans l’intrigue: A des degrés différents, de nombreuses références sont faites à Molière, Corneille, Cyrano de Bergerac… Des passages entiers de la bande dessinée sont déclamés en alexandrin. De même, l’ambiance et les décors, grandioses embrassent pleinement l’esthétique du siècle de Louis XIV, avec parfois une dimension rétro-futuriste. L’oeuvre s’inspirant des films et de la littérature de cape et d’épée, il y a aussi bien évidemment des références à ses œuvres plus modernes de ce genre, pour ne citer que les Trois Mousquetaires. L’intrigue n’hésite à jouer et détourner les codes de ce genre.
L’humour est omniprésent, sous toute ses formes : gags visuels, jeux mots, comique de situation, référence cachées… plusieurs lectures sont nécessaires pour toute les saisir… L’un de mes gags préférés : les explications pseudo-scientifiques du savant fou allemand , Bombastus JohannesTheophrastus Almagestus Wernher von Ulm, qui ne tiennent absolument pas debout… mais qui marchent. Il invente notamment la fusée/l’avion à réaction en prétendant que “si le bruit d’une explosion casse les fenêtres, il peut aussi briser les atomes d’air (plus fragiles que du verre) . Cela crée du vide et un appel d’air qui attire à lui la matière environnante (le vaisseau) qui alors se déplace. En conclusion, la vitesse est proportionnelle au bruit, il faut donc beaucoup d’explosifs dans les reacteurs.
Les personnages secondaires sont mémorables, comme Eusèbe : un placide lapin joufflu, tout discret, poli et timide, trop gentil pour son propre bien. Il lui suffit évidemment d’enfiler un casque de sbire des méchants pour se fondre parfaitement parmi eux grace à cet indétectable déguisement.
Et encore le captain Boone, pirate cupide et mégalomane à la tête d’un équipage de vermines des océans. S’imaginant déjà roi d’Angleterre, il nomme l’un de sbires archevêque de Canterbury. “Archevêque” qui, seul “prêtre” disponible, se retrouvera un jour au coeur des préparatifs d’un complot de mariage.
Pour l’intrigue, elle débute à Venise : don Lope et messire Armand sont engagés par un vieux grigou afin de libérer son fils retenu contre rançon dans un navire turc (Mais que diable allait-il faire dans cette galère ? )
De fil en aiguille, le complot se dévoile et les voilà embarqué dans une perilleuse chasse au trésor qui les emmènera plus loin, bien plus loin que prévu, sur d’utopiques territoires jusque là inexploré.
Les alliances se font et se défont au fil du périple, égrené de nombreux retournement de situations , d’épiques combats et de verbes bien placé.
Je conseille absolument De Cape et de Crocs aux amateurs de bon mots et de littératures, qui veulent vivre une aventure aussi drôle que palpitante, exaltant l’honneur, le courage la tolérance et l’amitié, sublimé par des dessins somptueux et de grands moments de poésie. C’est le genre de bande-dessinées que l’on lit plusieurs fois sans se lasser et où à chaque lecture, on découvre un petit gag discret que l’on avait oublié.
Bonjour,
Je souhaite vous faire part d’une lecture qui m’a ravi : La lune de Cendres, 1er tome de la trilogie Le maître de l’art (2 tomes parus) de Kutchuk Salmidanach.
J’ai été marqué au fer rouge dans ma jeunesse par la lecture de la saga Les neufs princes d’ambre, de Roger Zelazny. Cette série est à mes yeux le plus grand chef-d’oeuvre de la littérature de l’imaginaire, dominant même les récits de Tolkien ou de Rowling, et je la place si haut dans mon estime qu’elle ne représente pas un horizon indépassable mais un zénith éblouissant. Si haut que je finis parfois par l’oublier et n’en ai pas touché un mot lors de ma présentation
! J’ai apprécié beaucoup d’autres lectures, mais sans jamais retrouver cette émotion particulière, si ce n’est avec Dilvish le Damné du même auteur. J’ai du mal a expliciter cette notion d’émotion particulière, ce n’est pas une quantité de plaisir, en transposant au monde du jeu vidéo je dirais un gameplay. Toujours est-il que j’ai éprouvé de nouveau cette émotion à la lecture de La lune de cendres, bien que ce livre ne cherche aucunement à imiter le style de Zelazny.
Mais de quoi parle donc La lune de cendres ? Voici ce qu’en dit son auteur :
“Les humains avaient tort, la terre n’était pas sphérique. C’était une bouteille de Klein, dont une partie était invisible de l’autre. Pendant de nombreux millénaires, les dieux anciens (Egyptiens, Grecs,..), au nombre de dix-neuf, vécurent en harmonie avec les faunaliens. Mais après le concile de Carthage, ils se réfugièrent avec les créatures, les monstres, la magie, dans la partie cachée de la bouteille.
Mais les humains, par leur bêtise, mirent leur propre univers en péril, fragilisant celui des dieux qui s’unirent alors pour inverser le visible et l’invisible. Ils plongèrent le monde des hommes dans les ténèbres et firent revenir au grand jour les créatures, la magie et les monstres. Ils sauvèrent ceux des humains qui eurent la présence d’esprit de les supplier, ainsi que de nombreuses œuvres d’art (à l’initiative de Pholia, déesse de l’art) puis scellèrent le passage entre les mondes.Depuis dix mille ans, les peuples vivent ensemble sur la partie devenue visible de la bouteille. La magie y exerce toute sa puissance sauf pendant le mois de deuil où la lune cabossée se cache derrière sa sœur, la lune de cendres. La technologie est bannie de toute la planète. La roue est tolérée, mais l’utilisation de machines autonomes et la fabrication de tout ce qui pourrait s’apparenter à un moteur sont interdits.
L’histoire se passe onze mille ans après notre ère. Le héros, Gülüshamar, est un serviteur de la déesse de l’art. C’est un poète guerrier qui manie le sabre et la plume. Il revient dans la ville de sa jeunesse et de ses premiers amours parce qu’il a appris récemment qu’il s’y trouve sa fille dont il ignorait l’existence, que celle-ci est en danger et que de surcroît, quand elle le verra, elle essaiera de le tuer…”
Pourquoi est-ce si plaisant à lire ?
Tout d’abord pour son intrigue captivante, avec des rebondissements surprenants mais toujours très cohérents. Si l’intrigue est complexe et impossible à anticiper, suivre le fil de l’histoire est aisé.
L’univers est très riche, très original, et se dévoile subtilement au fil de la lecture. On découvre ainsi ce monde nouveau sans effort, et l’envie de connaître la suite des évènements se mêle au plaisir d’en apprendre plus sur l’univers.
Le style est agréable à lire, bien entendu, et le récit est parsemé de poèmes.
Et puis, aussi sombres que soient les machinations des uns et des autres, il y a toujours beaucoup de place pour l’Art et l’Amour, et ça, ça fait beaucoup de bien.
Y-a-t-il des défauts ?
Il faut savoir qu’il s’agit d’une auto-édition, et on remarque parfois quelques bricoles de mise en page (par exemple le retrait en début de paragraphe n’est pas constant), j’ai relevé deux fautes d’orthographes, peut-être cinq ou six répétitions qui auraient pu être évitées, et une position parfois bizarre des virgules (mais je ne suis pas expert en la matière et n’ai aucune légitimité pour statuer de la juste position des virgules). En tout cas il n’y a rien qui ne gâchera le plaisir de cette lecture.
Le prix de la version reliée est celui d’une petite production, mais il existe un format numérique bon marché. Pour ma part je conseille quand même le bouquin en papier, c’est si agréable de tourner des pages
!
Tout cela se trouve sur une plateforme de vente en ligne portant le nom d’un fleuve.
En résumé : Si vous aimez les histoires où les Dieux vivent parmi les hommes et complotent les uns contre les autres, si vous aimez être surpris, et que vous appréciez l’Art sous toutes ses formes, embarquez-vous pour cet univers merveilleux !
Je précise n’avoir aucun conflit d’intérêt, j’ai juste été emballé par ce livre et je pense qu’il mérite d’être connu ! ![]()
Bonjour,
À l’instar de tout le monde je crois, je n’ai pas grandi avec Harry Potter… (bon ok, les films, oui, mais j’ai lu les livres sur le tard !).
Je viens donc vous parler de la saga qui a bercé mon adolescence et que j’ai lue, je ne sais plus combien de fois… et certainement une fois de + après ce post.
Rire diabolique…
Nous parlerons donc de Chroniques des Temps Obscurs de Michelle Paver !!
Saga littéraire fantasy en 6 tomes, sortie en 2005.
L’histoire se déroule dans le Grand Nord, 6000 ans avant notre ère.
On suit les aventures de Torak, 12 ans, dont le père est tué par un ours possédé par un démon. L’intrigue principale de la série met en scène le combat de Torak pour sa survie, dans un environnement hostile, aidé de deux compagnons de route : un jeune loup et une fille nommée Renn. Le héros évolue dans un monde où chaque individu est rattaché à un clan totémique. Rejeté par ses semblables, Torak combat un groupe de mages corrompus qui, à l’origine, agissaient en tant que guérisseurs, mais qui ont mal tourné et souhaitent étendre leur pouvoir sur l’ensemble des clans : les mangeurs d’âmes.
Ce qui est intéressant, c’est qu’au début de l’histoire, Torak est comme nous : il comprend rien et ne sait rien. Élevé à l’écart par son père pour une raison spécifique, on découvre le monde en même temps que lui. Le monde, sa magie et… ses dangers. (au sens propre hein, tu vois un arbre, t’as peut-être quelqu’un derrière qui va te sauter dessus).
- Chaque livre se situe dans des décors différents. (Forêt mignonne + montagne ; Bord de mer, île ; Désert glace + tempête de neige ; Forêt profonde…)
- Chaque livre se déroule sur une nouvelle année, les personnages grandissent et évoluent tout au long de l’histoire.
- Immersion totale à chaque instant, tout est très bien écrit et suffisamment détaillé pour nous permettre d’imaginer ce qui entoure nos persos.
- différents POV des personnages et même du loup.
- POV de Loup intéressant car on sent vraiment la perception de l’animal (neige = froidure-douce-et-brillante, glace = froid-dur-et-brillant, feu = …-qui-mord, etc.)
- Rien n’est laissé au hasard, les livres se suivent mais chaque fin de livre répond aux questions posées au fil de la lecture. CHAQUE QUESTION A SA RÉPONSE !
- Des cliffhangers à foison…
- DES PLOT-TWISTS en veux-tu en voilà.
Si vous aimez la magie, des personnages avec des forces mais surtout des faiblesses, des morts là où on ne les attend pas, des tortures, des combats, de la trahison, de la tension, cette saga est faite pour vous.
J’ai déjà crié « Mais nooooon !? » plusieurs fois, pleuré, rigolé, fermé le livre parce que j’étais pas d’accord avec l’autrice, puis dit le fameux « eh ■■■■■ » en regardant un public invisible pour lui demander son avis…
Puis je voulais en faire une adaptation cinématographie et être Renn x)
En bref, foncez ![]()
Pas convaincu ? Foncez quand même…
Edit : je viens de découvrir que 3 autres tomes étaient parus en anglais en 2020, 2021 et 2022… Comment vous dire que je sais pas comment réagir et que je vais probablement retourner Internet, Google et tous ses copains pour mettre la main dessus ?
Courage ![]()
Wowowowowo attends mais je la connais cette série, ils l’ont à la bibliothèque !!!
Par contre je sais plus si j’avais dépassé le tome 3 (pas sûre qu’ils avaient les suivants
)
Mais j’avais adoré !!! La magie de Torak qui est INCROYABLE, le point de vue de Loup (c’est pas lui qui dit deux-pattes pour humains ?
), l’histoire en elle-même… tu me donnes envie de les retrouver !!!
( @April il me semble qu’on en a déjà discuté de cette saga
)
Ouais !! Une connaisseuse !! ![]()
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Oui !! Je crois que les deux-pattes, c’est ça ! Il donne des noms différents des autres basé sur sa propre perception !
Pendant longtemps j’ai aussi cru qu’il n’y avait que 3 tomes, car chaque livre a sa propre fin et en fait… il y en 6 ! (Enfin 9, d’ailleurs j’ai trouvé les 3 derniers !! Ils n’ont jamais été traduits en français mais ils sont dispos en anglais, héhéhé, j’ai trop hâte et je ferai un autre post plus tard)
Si tu connais déjà, je ne peux que te conseiller de continuer ou de tout recommencer… le tome 4 était le meilleur pour moi… juste boum ![]()
Hé bah si je les retrouve je m’y replonge ! Faut juste que je renouvelle ma carte de bibliothèque… ou que je troue mon compte bancaire… ![]()
Effectivement, je ne les ai plus vus en rayon depuis x années, mais en bibliothèque ou d’occasion, oui ![]()
Tu me diras ce que tu en a pensé si tu les lis ! ![]()
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Bonjour, c’est encore moi !
Bonne nouvelle : j’ai décidé de vous faire part de toutes mes prochaines lectures terminées !
Non, parce que si je vous parle de toutes mes lectures déjà terminées, vous allez en avoir marre…
Je me contenterai donc de vous donner des titres qui me viennent en tête… Je vous invite par exemple à aller lire La vérité sur l’affaire Harry Quebert de Joël Dicker, c’est simple, vous ne voyez rien venir… Je remercie donc chaleureusement ce livre de m’avoir tenue éveillée jusqu’à 4, puis 6h du matin…
ET Juste un regard de Harlan Coben, un regard furtif sur une photo et POUF ! tout part en cacahuète…
Bref, aujourd’hui, je vais vous parler de La Belle et la Bête de Gabrielle-Suzanne de Villeneuve, la toute première version publiée en 1740.
Chronique numéro 1 : un nouveau livre de lu ! - La Belle et la Bête
J’avais déjà écrit un défi basé dessus – hors Disney on va dire – et je viens ENFIN de lire le livre. Je me souvenais d’un extrait que j’avais entendu en classe de CM1/CM2 et en fait, surprise ! Je ne l’ai pas retrouvé ^^
À vrai dire, d’après mes recherches, l’extrait attendu est sans aucun doute dans la version de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont qui a repris le conte en 1756.
Il semblerait que la différence réside dans le fait que la seconde version soit plus centrée sur la relation de la Belle et la Bête, alors que la première est plus élargie sur le monde qui les entoure, la magie et leurs familles respectives… Je vous dirai ça une autre fois parce que je compte bien lire ce conte ! (AH !
)
Non, je ne m’égare pas…
Amis lecteurs, oubliez TOUT ce que vous savez sur cette histoire, il n’en est rien ! ![]()
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Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi Belle est belle ? Saviez-vous qu’elle a six frères et six sœurs ? Pourquoi tombe-t-elle réellement amoureuse de la Bête ?
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Pourquoi, c’est elle qui va dans ce château où il est promis qu’elle en sera prisonnière et pas une autre ? Oui, elle se sacrifie pour son père et les connaisseurs sauront que c’est un marchand qui a juste eu le malheur de profaner le jardin de la Bête en cueillant une rose pour celle-ci, MAIS, et s’il y avait une autre raison ?
-
Cette vagabonde qui demande un abri pour la nuit à notre charmant prince avant de le transformer en hideuse bête, qui était-elle réellement ? Pourquoi être venue le voir, LUI ? Voulait-elle le punir pour sa cruauté ou avait-elle une autre raison de se venger ?
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À quoi ressemble physiquement la Bête avec ses écailles et sa trompe d’éléphant ?
C’est un secret pour personne, Disney prend de grandes libertés (+1 pour la ref à la rose), mais là…
Non, il n’est rien des mobiliers vivants qui chantent que c’est l’heure de dîner ; à la place, il est plutôt question de singes serviteurs, de perroquets bavards, de chevaux intelligents ; le tout accompagné de fenêtres magiques donnant vue sur certains des plus beaux spectacles de l’époque.
Si, durant les dernières pages, j’ai relâché le livre en disant moult gros mots à mon public invisible, c’est que je peux vous dire que c’était incroyable !
Vous voyez le pourquoi du comment il se passe tout ça et qu’en fait non seulement on se rend compte qu’on ne s’est pas posé la question mais qu’en plus la réponse est juste ohlala mais c’est quoi cette dinguerie ?
Voilà, c’est cette question-là que vous vous poserez.
Concernant la lecture, elle peut faire peur au début, les phrases à rallonge vous feront comprendre de quoi je parle. Cependant et à juste titre, c’est magnifiquement écrit. On plonge directement dans un « conte » et la tournure des phrases qui nous les fait relire pour bien comprendre ne nous embête que durant les quelques premières pages.
Une chose est sûre : je ne verrai plus la Belle et la Bête de la même façon.
Merci à vous, autrice.
En espérant avoir piqué votre curiosité, je vous salue ! ![]()
Eugegio, alias Breakfire
Ouiiiiiiii! Tu as bonne mémoire @Fahliilyol
Les Chroniques des temps obscurs si brillamment écrites et immersives!! Une de mes sagas favorites ever! Merci de l’avoir si bien présentée @Eugegio
Ah la la, comme Fah, ton message me donne envie d’y replonger, alors que je dois déjà avoir relu ces bouquins trois ou quatre fois. ![]()
Comme tu l’as si bien souligné, chaque roman nous plonge dans un décor et une année différente. J’ai vraiment adoré ce côté découverte, car chaque peuple possède son propre animal totem/habillement/coutumes, etc.
Il me semble d’ailleurs que l’autrice est garde-forestière et a fait un gros travail de recherche.
Je suis une grand fan de Renn aussi!
Et le “froidure-douce-et-brillante” me rappelle tant de souvenirs. Sauf erreur, Loup utilisait aussi le qualificatif de Serre pour évoquer les couteaux?
Sinon, OMG, c’est pas une blague, concernant les trois derniers tomes? Mais pourquoi n’ont-ils jamais été traduits?
![]()
OUI !! Serre/griffe, longue/courte, de mémoire pour différencier les couteaux des lances. Je sais plus comment il les perçoit, mais c’est bien ça ! ^^ Et les humains, c’est grand(e)-sans-queue, ça vient de me revenir !!
Ooh, d’en parler, j’ai envie de les ressortir… Mes livres sont dans mes cartons, donc pas accessibles, mais je compte bien les relire prochainement ! ![]()
Il me semble que l’autrice est une ancienne avocate, je n’en sais pas plus. Je sais qu’elle est britannique. ![]()
Pour les 3 derniers, apparemment, ce serait la faute de la maison d’édition Hachette. ![]()
J’ai réussi à les trouver sur internet et je compte bien les lire pour vous faire une nouvelle chronique
(Je ne sais pas encore quand, j’ai une PAL plus haute que moi…)
Contente de connaître d’autres fans ![]()
Chronique numéro 2 : un nouveau livre de lu ! - Nous les menteurs
Nouveau livre terminé, nouvelle chronique !
Petite information qu’il me semble utile de préciser, mes chroniques ne suivent que mon avis perso et mon ressenti sur chacune de mes lectures… Nos avis divergeront peut-être, alors débattons ! ![]()
Aujourd’hui, je vous parle de Nous les menteurs de E. Lockhart.
Alors, celle-là, je ne l’avais pas vue venir. Je ne pensais vraiment pas écrire sur ce livre. Déjà, à partir du moment où je me suis laissée influencée par un extrait musical de la série adaptée (vu sur un célèbre réseau social) pour acheter ce livre, je savais que j’allais potentiellement passer un mauvais moment.
Eh oui, j’aime être pénible dans la vie. Si tout le monde aime quelque chose, je ne l’aime pas, voilà x)
Bref, nooon, je ne m’égare pas…
Toujours est-il que cette série, je ne voulais pas la voir, vu que c’était tiré d’un livre. Livre que j’ai acheté il y a quelques mois donc. Pourquoi l’avoir acheté si ça se présentait mal ? Parce que je suis faible et que dans ma vie, tout est prétexte pour acheter un livre.
Ce qui m’a poussée à le lire ? Son format poche que je peux emmener partout. Sachez que je n’aime justement PAS les formats poches… Mais quel genre de personne serais-je si je n’étais pas pleine de contradictions ?
Au fond de moi, je savais que je n’allais pas aimer, donc pour, moi (Bouh ! le vilain préjugé), cette histoire ne méritait pas d’être magnifiquement présentée sous grand format dans ma « bibliothèque ». (oui, c’est une vrai bibliothèque, mais j’ai bien mettre des guillemets parce qu’il y a plus de livres que de place, que c’est le foutoir et que les livres lus partent dans des cartons pour faire de la place. Vous comprenez pourquoi j’aspire à avoir une bibliothèque plus haute que moi-même afin de m’y déplacer à l’aide d’une graaaande échelle coulissante ?)
DONC !
Avant tout, je pose mes deux recommandations de livres déjà lus : Voyage à Pitchipoï de Jean-Claude Moscovici et Le passage de Louis Sachar (-> adaptation cinématographique disponible, l’une des rares respectant l’œuvre, découverte ce mois-ci)
DONC (bis) !
J’ai bien failli DNF ce livre (Do not finish)… Mais comme je n’avais que celui-là sous la main pendant que j’étais assise sur mon banc à lancer inlassablement une balle de tennis à ma chienne, la logique a fait le reste.
Mauvais départ, je ne suis pas fan des livres à la première personne du singulier. Ça me retire souvent de l’histoire, j’ai l’impression de lire le vécu de quelqu’un que je ne connais pas et qui ne m’intéresse pas (au début), le tout sans voir ce qui se passe réellement autour. Oui, je suis étrange parce qu’on ne peut espérer mieux niveau immersion, mais c’est mon ressenti. Donc, bon. J’essaie d’éviter quand je le peux ^^
Je vous laisse imaginer mon état lorsque j’ai lu pour la première fois « je » dans le texte.
Au final, j’ai été agréablement surprise ! ![]()
Pour faire court, c’est l’histoire d’un secret de famille que tout le monde connaît sauf l’héroïne principale. Et comme nous suivons l’histoire à travers ses yeux…
Voilà, je n’en dis pas plus pour ne pas dévoiler l’intrigue. ^^ Et non, je n’ai pas mieux comme résumé.
J’avoue, le début est ennuyant au possible, mais on se prend très vite à la lecture qui est d’une simplicité presque déconcertante. L’intrigue est bien installée, on se pose beaucoup de questions, enfin, l’héroïne le fait pour nous, mais disons qu’on se demande surtout quand on aura les réponses. On comprend le pourquoi du comment elle n’est au courant de rien et je vous avoue avoir versé ma larme – impossible de me souvenir de la dernière fois que j’ai pleuré devant un livre… Tome 4 de Chroniques des Temps Obscurs, peut-être ? (Comment ça, je vous incite à lire cette super saga ? Mais pas du tout !
)
Pour en revenir au livre, on devine facilement la fin, mais… voilà. Y a ce truc qui fait QUE. Faut lire. Faut pleurer. J’ai pleuré. Je pleure encore.
Bref, une chronique pour à la fois ne rien vous dire et tout vous dire à propos de ce livre, on adore…
Mais vraiment, si vous voulez une histoire touchante (et qui ne vous laissera pas indemne)… Allez-y.
Merci à vous, autrice.
En espérant avoir piqué votre curiosité, je vous salue ! ![]()
Eugegio, alias Breakfire
Chronique numéro 3 : un nouveau livre de lu ! - La couette de l’oubli
Aujourd’hui nous parlerons du Donjon de Naheulbeuk, de John Lang, le tome euuuh 3 ? Ah non, 2. Enfin presque, car pas tout à fait.
Alors, comme j’adore les trucs compliqués, on va faire simple.
C’est le 1er livre paru, mais le 2ème à lire dans l’ordre chronologique qui relate la 3ème saison. ![]()
Vous avez compris ? Formidable.
En gros, vous avez les audios. De ces audios sont nés les bandes dessinées (25 tomes) ET les livres (5 tomes). (5 parce que 2 d’entre eux sont condensés en 1 mais il y a bien 6 saisons)
Le premier livre a avoir vu le jour vient directement après les évènements du Donjon de Naheulbeuk qui se déroule sur 2 saisons. Donc le livre La couette de l’oubli est la suite directe des aventures de nos compagnons favoris après avoir dérobé la statuette de Gladeulfeurha à Zangdar, qui est le maître du donjon de Naheulbeuk !
Bon, je vois que nous sommes toujours tous perdus, alors faisons encore plus compliqué.
Le Donjon de Naheulbeuk est le nom de la série, mais également le nom du donjon. Sauf que seules les 2 premières BD s’y passent à l’intérieur. Donc, c’est confus.
Voici une petite liste, BD + Roman.
- Saison 1 & 2 : À l’aventure, compagnons, (Tome 1 à 6) Roman paru en 2013.
- Saison 3 : La couette de l’oubli, (Tome 7 à 9) Roman paru en 2008
- Saison 4 : L’Orbe de Xaraz, (Tome 10 à 13) Roman paru en 2009
- Saison 5 : Le Conseil de Suak, (Tome 14 à 18) Roman paru en 2011
- Saison 6 : Chaos sous la montagne, (Tome 19 - 25) Roman paru en 2014
Si vous voulez connaître la suite des aventures de nos fidèles baltringues, vous pouvez lire les 3 BD Les fiers de Hache.
En audio, dispo en intégrale : Saison 1 à 3 et la 4 sous forme de résumé par notre camarade Ranger.
Voilà, bon, cernant les suggestions du jour, vous avez déjà de quoi faire avec tout ça.
Bon, si vous insistez, je peux vous conseiller la plus belle histoire d’amour que j’ai pu lire jusqu’à ce jour : Le chant d’Achille de Madeline Miller. Voilà. C’est beau, c’est puissant, je n’ai rien d’autre à dire.
J’allais vous dire au revoir sans vous parler du livre… Qu’est-ce qu’on s’amuse…
En vrai, si vous connaissez plus ou moins les loustiques qui composent la bande des aventuriers les plus chanceux de l’histoire de la Terre de Fangh, il n’y a pas grand chose à rajouter. Ce livre est à l’image des héros dont les aventures sont relatées : débile. On rit à chaque phrase, on s’imagine les voix ainsi que les images dans la tête. Fidèle à lui-même, John Lang nous en apprend davantage sur son monde.
Si cet univers est votre tasse de thé, foncez ! ![]()
PS : Ah oui, et pourquoi ai-je commencé par le tome numéro… ■■■■■. Euh, bref, celui-là ? Parce que je les tous commandés dans l’ordre dans lequel je parvenais à les trouver et que c’est le premier que j’ai reçu avec Le Conseil de Suak, donc j’ai lu un minimum dans l’ordre. Oui, je sais, le temps de commencer ma lecture, j’avais reçu les autres, mais que voulez-vous, on ne se refait pas.
En attendant, merci à vous, auteur.
Je vous salue ! ![]()
Eugegio, alias Breakfire
A défaut d’écrire (hélas, les essais de ces derniers mois n’ont pas été très concluants, mais je compte bien persévérer
), j’ai profité de mes vacances pour rattraper mes lectures en retard.
- J’ai enfin terminé de lire L’homme invisible d’H.G. Wells :
Résumé : Un scientifique découvre une formule d’invisibilité qu’il essaie sur lui-même. Profitant de son nouvel état, il commet des vols en tout anonymat. Mais il ne parvient pas à trouver l’antidote : le voilà condamné à demeurer invisible. Dès lors, comment vivre en marge de la société ?
J’ai plutôt bien aimé ce roman, même si les formulations parfois ampoulées ou vieillies (ce qui est un peu normal vu la date de publication du roman) m’ont un peu sorti de l’intrigue. Il faut dire que j’ai lu le roman sur un laps de temps assez long, ce qui n’a sûrement pas aidé et ce qui est sans doute la raison de ce ressenti, d’autant plus que j’ai déjà lu des romans écrits à la même époque (y compris La Machine à explorer le temps du même auteur) qui ne m’ont pas donné cet effet là.
Pour le coup, je crois que c’est l’une des seules histoires sur l’invisibilité qui nous fait vraiment réaliser à quel point l’invisibilité… et bah ce n’est vraiment pas une bonne idée
Je trouve que même si on en apprend pas mal sur le personnage de l’homme invisible au fur et à mesure du livre, notamment sa vie avant l’invisibilité et tous les éléments scientifiques qui l’ont amené à devenir l’homme invisible, Wells arrive vraiment à insuffler un côté mystérieux et dangereux voire instable au personnage au début du roman, pour finalement tenter de comprendre pourquoi et comment il est devenu ce qu’il est. Cependant, les personnages secondaires sont à mon sens beaucoup moins intéressants et parfois, on a l’impression de carrément les zapper assez rapidement.
- J’ai également pu commencer le recueil de nouvelles de Stephen King qui me donnait vraiment envie, Danse Macabre :
J’ai pour l’instant à mon actif quatre nouvelles et je compte bien continuer à dévorer ce recueil
. Vraiment agréablement surpris par celles que j’ai pu lire, avec une variété de tons et de styles assez folle, particulièrement entre la première nouvelle intitulé “Celui qui garde le ver”, qui s’articule autour de plusieurs échanges épistolaires et entrées de journal, et les trois autres nouvelles.
Celle qui m’a le moins enthousiasmé est celle qui dure le moins longtemps pour le moment, à savoir “Une sale grippe”, qui a apparemment servi de base à ce qui est devenu plus tard Le Fléau, mais pour laquelle je n’ai trouvé que peu d’intérêt.
J’ai particulièrement aimé “Poste de nuit” qui est pour moi celle qui invoque le plus l’esprit Stephen King-iesque, avec la tension et le gore en guise de récompense. J’ai également beaucoup apprécié “Comme une passerelle”, qui m’a rappelé quelques épisodes de la Quatrième Dimension se déroulant dans l’espace.








