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Oh, mais cette couverture de Danse macabre m’évoque furieusement les clairs-obscurs musculeux (et très chiches en tissu), d’un Frank Frazetta sur son versant Dark Fantasy…

Ça me rappelle le temps où j’écumais le rayon bien garni fantasy-sf de la grande librairie près de mon lieu de travail. :laughing:

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J’avoue que la couverture envoie vraiment du lourd :grinning_face_with_smiling_eyes: Quand je l’ai vu, elle m’a immédiatement fait penser aux magazines pulp.

Pour le coup, je n’ai même pas choisi l’édition, puisque je n’ai pas acheté mon exemplaire qui est en piteux état (je l’ai piqué, mais chuuut :grin:). L’édition date de 1980, et le livre a été imprimé en France en 1990, mais je ne sais pas du tout qui a fait l’illustration.

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Salut amis lecteurs

Juste pour dire qu’après trois premiers tomes de la série des Capitales (du Nord et du Sud) recommandée par Alresha, j’ai fait une pause pour me lancer dans le premier tome du Batard de Kosigan de Fabien Cerutti, acheté à Noël. :sweat_smile: Je lis trop de fanfictions pour me tourner vers des librairies.

Je ne sais pas pourquoi j’y allais à reculons. Quelle erreur ! Je viens de finir le 1er et je n’ai qu’une envie : poursuivre avec le suivant.
Il était suffisamment bien présenté ci-haut je n’ajouterai donc pas grand chose de formel, mais plutôt ce que j’en pense (une reco quoi).

:small_blue_diamond: C’est écrit à la première personne et au présent. :smiley: Les deux trois qui me connaissent en tant que lectrice savent que ce n’est pas ma tasse de thé…

Ici je confirme ce que les plus fervents défenseurs martèlent : dans ce roman épique, picaresque et pittoresque, ils participent à l’immersion, au rythme effréné, à la vivacité des scènes d’action. J’ai lu des pages entières de tournois, et combats avec diverses armes blanches, pointues ou contondantes sans jamais m’ennuyer.

Nota : pas un seul verbe d’incise malaisant dans les dialogues et bon dieu que ça fait du bien !

:small_blue_diamond: Le worldbuilding est élégant. J’avais oublié l’essentiel de la présentation ci-haut, donc je l’ai pris en pleine face, avec l’excitation croissante des amateurs de vieux cycles arthuriens littéraires qui découvrent une boîte à trésors gravée de runes là où ils s’attendait à du Made in China peinturluré…
J’imagine qu’il y a chez les amateurs du genre, une secrète déception que les fantasmagories médiévales ne soient que la subsistance d’un indécrottable obscurantisme païen.
Ce roman balaie ça d’un revers indifférent, celui de qui à mieux à faire, et défonce les portes de l’histoire de France comme un soudard éduqué aussi roublard que le héros.

:small_blue_diamond:Dois-je dire que de Kosigan le personnage principal (du XIVe siècle) est attachant ? Sa qualité de mercenaire lui autorise un système complexe de loyautés disons très souples et adaptables, avec les grands de son monde. Mais pas avec ceux qui le servent.
Une bonne moitié du plaisir consiste à assister à la façon dont son sens de l’impro supplée sa chance et son intelligence.
L’auteur a hélas un sens aigu du cliffhanger répétitif qui ne fait pas de bien aux nuits de sommeil.

L’enquête parallèle du petit-petit-petit-fillot, située à la fin du 19e siècle, peut sembler lente à démarrer autour d’un protagoniste un peu fallot mais, au bout d’un moment, on peut y voir l’écho d’un archéologue accro. Opportunément bien entouré, il s’est lancé sur la piste frustrante d’un mystère qui s’épaissit au fur et à mesure qu’il trouve des réponses (et que son compte en banque grossit…). Réponses qu’il a peut-être sur le bout des doigts. A mesure, on a le sentiment que son côté lisse, prend quelques aspérités bienvenues.
J’attends de voir si mes soupçons se confirment ou si je suis (comme souvent) à côté de la plaque.

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Bonjour à tous !

Je suis en train de relire — je ne sais même plus combien de fois — Les Douze Chaises d’Ilf et Petrov. Comme à chaque fois, j’ai reçu cette décharge de bonne humeur et de rire. Je me suis alors demandé si une traduction française existait, et bingo ! Elle existe bel et bien, signée par le traducteur Alain Préchac. J’en ai parcouru quelques pages et elle me semble tout à fait réussie et proche de l’original. C’est donc avec plaisir que je partage cette lecture avec vous.

Sujet : L’histoire se déroule à l’époque de la NEP (Nouvelle Politique Économique) en URSS. Sur son lit de mort, une dame autrefois fortunée révèle à son gendre, Hippolyte Matvieïévitch Vorobianinov, qu’elle a dissimulé ses diamants dans l’une des douze chaises de son ancienne demeure, depuis réquisitionnée. Complication : ces chaises ont été dispersées et vendues. Un personnage haut en couleur, Ostap Bender, se définissant lui-même comme un « grand combinateur », apprend la nouvelle et convainc l’aristocrate déchu de partir à leur recherche. Les deux « héros » se lancent alors dans une course folle à travers une grande partie de l’Union soviétique — un voyage qui devient le prétexte à une satire mordante de l’époque, montrant les absurdités et les travers du quotidien soviétique.

Il m’échappe vraiment comment ce roman satirique avait pu contourner la censure, mais le fait est là : il fut d’abord publié sous forme de feuilleton en 1928, avant de paraître en livre.

Ce roman n’a pas pris une ride et se distingue par sa verve remarquable. Voici un petit florilège de citations :

La statistique sait tout.

…L’automobile n’est pas un luxe, c’est un moyen de transport.

…Je respecte le Code pénal. C’est justement pourquoi je m’efforce de ne pas me faire prendre.

…La glace est rompue, Messieurs les jurés !

…Il y avait dans la petite ville de *** tant de salons de coiffure et de bureaux de pompes funèbres que les habitants ne semblaient naître que pour se faire raser, couper les cheveux, frictionner le cuir chevelu et aussitôt mourir.

…Le marché est vaste ; les imbéciles sont nombreux.

…Le cadavre n° 2 est celui d’un homme de vingt-sept ans. Il a aimé et il a souffert. Il a aimé l’argent et souffert de ne pas en avoir.

…Il parlait avec une telle assurance que tout le monde finissait par croire qu’il comprenait lui-même ce qu’il racontait.

…Le gérant de l’hospice n° 2 était un voleur honteux. Tout son être s’insurgeait contre l’idée du vol, mais en même temps il ne pouvait s’empêcher de voler. Il volait et il en avait honte…

Bref, si vous voulez une dose de la bonne humeur c’est ici :

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Tu m’as mis l’eau à la bouche, @Beauvais ! C’est typiquement le genre de satire que j’apprécie. Et puis l’intrigue a l’air incroyable, lire ton synopsis m’a bien fait marrer.

Dans le genre satire de l’époque communiste, je pense aussi à Venu du temps dièse, du Roumain Bogdan Suceavă, que j’avais aimé sans plus, non pas tant à cause du sujet que du traitement inégal de ce dernier (dans mon souvenir en tout cas, car ma lecture remonte à loin). Il n’empêche que c’était drôle à lire et un pur monument d’absurdité et de déjanté !

« Venu du temps dièse est un état des lieux hallucinant. Amer, jouissif, parodique, niais, féroce et documenté en diable. Un état des égarements ‹ mystiques › de la Transition roumaine, poussés jusqu’à une ‹ guerre sainte › entre diverses factions.
L’effondrement de l’utopie communiste aura creusé un gouffre identitaire et spirituel, et engendré un marécage à colmater coûte que coûte de toutes les dérives : charlatanismes, pseudosciences, faux messianismes. »


Sources : Babelio et Cultura

Te lire m’a aussi fait penser à cette scène culte se déroulant en URSS de la non moins culte série Au Service de la France, où Moulinier, perdu face au fonctionnement de la cuisine, se fait corriger par Calot d’une façon que je qualifierais de caricaturalement soviétique, sous l’œil perplexe et médusé du premier et de Jacquard. Dans la série, chacun de nos 3 franchouillards agents secrets gère une zone du monde en tension : l’Afrique subsaharienne pour Moulinier, l’URSS pour Calot, et l’Algérie française pour Jacquard :

Édit : il y a aussi la partie 2 que j’avais oubliée de poster :

@Beauvais si ça t’intéresse :zany_face:

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Je suis contente, c’était bien un peu mon intention ! J’ai un vrai coup de cœur pour ce livre, qui, bien qu’écrit il y a près d’un siècle, n’a rien perdu de sa verve comique. Il existe d’ailleurs une suite, Le veau d’or, tout aussi drôle — et même plus mordante, à mon sens. Une traduction française est disponible, signée par le même traducteur que Les douze chaises.

Pour continuer de te donner l’eau à la bouche, juste deux citations (Le veau d’or) :

En Russie soviétique, disait-il en se drapant dans sa couverture, l’hôpital psychiatrique est le seul endroit où puisse vivre un homme normal…

…On doit aimer les piétons.
Les piétons représentent la plus grande partie de l’humanité. Et non seulement la plus grande, mais la meilleure. Ce sont les piétons qui ont créé l’univers. Ce sont eux qui ont construit les villes, édifiées des immeubles à plusieurs étages; qui ont posé des canalisations et des conduites d’eau; eux qui ont pavé les rues et les ont éclairées au moyen d’ampoules.

Je ne l’avais pas lu. Il faudrait que j’y remédie.

La série, je ne l’ai pas vue non plus ! Et oui cela m’intéresse ! Les extraits sont vraiment drôles — même s’ils ne ressemblent pas du tout à la vie en URSS telle que je la connaissais, mais pour une parodie, c’est exactement ce qu’il faut. Je vais me mettre à chercher la version complète.

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Bonjour à tous !

Avec cette chaleur,.je pense que beaucoup d’entre nous se mettent ou remettent à lire.

Personnellement, je pense que je vais investir dans une série de livre que j’ai lu étant gamine : La vallée des mammouth de Jean. m. Auel.

C’est curieux comment certaines oeuvres vous marquent. Les livres parles de la rencontre entre deux espèces préhistoriques qui ont permis d’arriver à notre homo sapiens. J’ai appris pleins de choses avec ces livres et comme j’adore apprendre en lisant…

Mon mari va encore râler pour la.place dans la bibliothèque.

Bonne lecture à tous !

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Ce ne serait pas plutôt « Les chasseurs de Mammouths » ? Le tome 3 de la saga des Enfants de la terre ? :thinking:

J’ai adoré les deux premiers tomes quand j’étais ado, le 3e moins. Et les deux suivants ne m’ont pas laissé un souvenir impérissable.

Mais une fiction préhistorique ultra documentée, à l’époque ça avait fait du bruit.

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Oui en effet, désolée.

Je vais voir si avec mon regard d’adulte, si je vais les trouver aussi bien.

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