[Sherlock Holmes] Fanfiction : "Le problème à deux corps"

Après avoir repris mes anciennes fics dans le fandom de Sherlock BBC, je suis revenue à mes anciennes amours : le Sherlock Holmes de Conan Doyle. J’avais déjà posté ici une fic victorienne, aux très très très longs chapitres :sweat_smile:, et j’ai donc essayé pour cette nouvelle histoire de faire un peu plus court. Il s’agit de la première histoire d’une série que j’espère poursuivre et qui devrait comprendre 4 ou 5 fics. Le but de ces fics est d’explorer à la fois la relation Holmes / Watson, le renforcement progressif des liens de leur amitié et la complémentarité incroyable qui fait d’eux, à mes yeux, un des plus beaux duos de la littérature, et d’autre part le personnage complexe de Holmes, sa psyché unique (dont j’ai déjà parlé longuement avec @Crapule dans ce topic : Histoire de la folie à l’âge fictif).

Je dois l’avouer, Sherlock Holmes me fascine depuis que je l’ai rencontré, durant mon année de 5ème (ce qui remonte à une petite trentaine d’années). J’aime les histoires policières d’une manière générale, le contexte victorien, la puissance de déduction du détective, la narration de Watson, très agréable et nuancée, mais par-dessus tout, j’aime la manière dont est présenté le personnage : un type étrange, à la fois parfaitement représentatif de son époque et complètement en décalage par rapport à la norme, entièrement dévoué au travail qu’il a lui-même inventé mais passionné de musique et de chimie, solitaire et indissociablement lié à son colocataire, capable par moments de produire une énergie incroyable et de s’effondrer totalement après une enquête, inaccessible à l’amour mais capable d’analyser les sentiments humains avec une rare acuité…

Le problème à deux corps” est avant tout une affaire policière, racontée par Watson à la première personne, mais j’aimerais qu’à l’enquête criminelle se superpose une autre enquête, celle que mène le narrateur sur son colocataire, à la fois en tant que médecin et en tant qu’ami. Nous sommes à Londres, en mars 1881. Après les événements racontés dans « Une étude en rouge », John Watson a besoin de se remettre de ses émotions. Il n’a certainement pas l’intention d’enquêter une seconde fois aux ôtés de Sherlock Holmes. Mais lorsqu’une nouvelle cliente arrive au 221B et demande l’avis d’un médecin… comment résister à l’appel de l’aventure ?

Rating global de la fic : T (il y a meurtre, mais rien de vraiment graphique)

Nombre de mots : entre 4000 et 4500 par chapitre; 13 chapitres sont prévus.

Connaissance du fandom : comme d’habitude, je mets plein de notes de bas de page, mais sinon, je pense qu’il suffit de savoir que Holmes est un détective et Watson un médecin à l’époque victorienne.

Rédaction : autonome (est-il besoin de le préciser, étant donné mon amour envers l’IA), avec relecture par un beta-lecteur 100 % humain (merci @bruant !)

Voici donc le premier chapitre, intitulé La vie privée de Sherlock Holmes.

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Oh ! Ca y est, c’est sorti ^^

Chouette de retrouver Sherlock Holmes version victorienne. Hâte de lire ça, même si je me réserve la lecture pour un autre soir où je serai un peu moins à la ramasse : un demi-cerveau ne va pas suffire pour envisager un problème à deux corps :stuck_out_tongue:

Et je salue le très joli titre du premier chapitre : le film de Billy Wilder était improbable mais bien drôle :slight_smile:

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@Crapule : Merci beaucoup pour ton long commentaire très détaillé auquel je vais répondre très vite !

Voici la suite, à savoir le chapitre 2 : Est-ce crime ? (Non, bien évidemment, le titre n’est pas de moi… :roll_eyes:) Lady Amelia expose les faits au détective, les principaux suspects commencent à se dessiner, l’enquête va bientôt pouvoir commencer…

Petit extrait du jour :
– L’inspecteur a provisoirement conclu à un malheureux accident.
Holmes leva les yeux au ciel.
– Vous n’êtes pas, je suppose, en accord avec les conclusions de la police, provisoires ou non, sans quoi vous ne seriez pas venue me consulter.
Lady Amelia se redressa et une expression déterminée, presque féroce, passa sur son visage.
– Monsieur Holmes, mes enfants ne sont… n’étaient pas stupides. Je ne peux imaginer que leur mort puisse être le résultat d’une maladresse de leur part, pas plus que d’une volonté de se nuire l’un à l’autre.

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Avec un peu de retard (j’espérais poster toutes les semaines, mais il y avait trop de copies à corriger :sweat_smile: ), voici le chapitre 3, dans lequel Watson va essayer de déchiffrer ce qui se cache Dans les yeux d’Emily (j’ai même pas fait exprès de l’appeler Emily pour faire ce jeu de mots, promis).

Holmes et Watson discutent donc du crime avant d’arriver sur les lieux où les choses sérieuses vont pouvoir commencer…

– Vous excluez donc la thèse de l’accident ?
– Par principe, je n’exclus aucune possibilité, mais je ne croirai à l’accident que si l’ensemble des domestiques, le précepteur et au moins un des membres de la famille m’affirment que ces deux enfants étaient d’une stupidité crasse ou d’un tempérament suicidaire. Il n’est pas vraisemblable que deux garçons de douze ans, habitués à pratiquer l’escrime depuis des années, aient pu se montrer maladroits au point de s’entretuer.
– Vous pensez donc qu’un meurtre a été commis, puis mis en scène afin de correspondre à la prophétie de cette vieille femme ?
Holmes hocha la tête.
– Le terme « mise en scène » est bien choisi. Vous avez mis le doigt sur le plus important.

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Oui, je suis humain, je vous le promets ! Et très “bêta” certaines fois, c’est tout aussi certain !:grinning_face: Plus sérieusement, je m’estime très heureux d’avoir pu lire en avant première votre histoire, et ce serait donc plutôt à moi de vous remercier. Bon, je vous ai dit tout le bien que j’en pensais, au fur et à mesure de ma lecture et je ne vais pas réitérer car je ne veux pas vous faire virer pivoine ! Par contre, j’ai également la chance de découvrir sur fanfictions les notes que je n’avais pas eu au départ. Ainsi que… certains titres ! Les jeux de mots, j’adore (à tel point que ma compagne doit en avoir marre, parfois, j’imagine…). Et je vois que votre compagnon possède certaines références musicales en commun avec moi (et pas des plus érudites, il faut bien l’avouer !). Sacré Joe, si on lui avait dit qu’après les Dalton, il explorerait cet autre fandom ! :grinning_face:

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@bruant : Encore merci pour votre relecture ! J’adore aussi les jeux de mots, mais je ne suis pas très douée pour les trouver, je délègue donc cette tâche à mon compagnon chez qui il s’agit d’une seconde nature…

Cette période de fêtes ayant été bien remplie, je poste avec un peu de retard le chapitre 4 dans lequel vous pourrez rencontrer Les suspects habituels… qui vont défiler devant notre détective préféré et commencer, peut-être, à laisser échapper quelques indices.

– Tout cela me semble tellement incompréhensible, tellement absurde ! La vérité, Monsieur Holmes, c’est que je n’ai aucune idée de ce qui a pu se passer. Que cette stupide malédiction se soit révélée vraie… cela me dépasse complètement.
Mon étrange colocataire demeura un instant silencieux, puis, joignant ses longs doigts fins sous son menton dans un geste qui me deviendrait bientôt familier, articula nettement tout en fixant le jeune homme :
– Je vais formuler ma question différemment. Qui aurait intérêt à la disparition de vos cousins ?

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… Je n’ai trouvé le titre de ce chapitre qu’hier, conjointement avec mon compagnon, mais il me semble approprié, car bien que je n’aie pas vu le film auquel il fait référence, ce chapitre 5 décrit bien la scène d’un meurtre dans un jardin anglais… Vous y verrez Holmes dans ses œuvres, Watson chargé de la première mission confiée par le détective, et l’inspecteur Bradstreet de Scotland Yard (que, personnellement, j’aime bien).

Le petit extrait du jour :

La gloriette présentait encore les traces sanglantes de l’atroce événement : de nombreuses empreintes en avaient souillé le sol et se perdaient ensuite dans l’herbe détrempée par la pluie de ces derniers jours. Mon camarade émit un bruit désapprobateur.

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Après quelques hésitations, nous (comme d’habitude, je n’étais pas seule pour choisir le titre, je remercie pour la énième fois mon compagnon qui ne perd pas une occasion de détourner un titre de livre ou de film) avons baptisé le chapitre 6Laudanum et vieilles dentelles”. Les choses se précisent, des éléments relativement importants sont portés à la connaissance du lecteur et nous en sommes à peu près à la moitié de l’histoire…

Petit extrait (si certains parmi vous doutaient de l’identité, de l’existence ou de la sincérité de la vieille diseuse de mauvaise aventure, bonus pour vous, vous étiez sur la bonne piste…) :

– Connaissez-vous beaucoup de diseuses de bonne aventure qui se contentent, sans rien vous demander en échange, de prophétiser une mort épouvantable au coin d’un bois, puis disparaissent en courant ? En courant, Watson, en courant ! Une vieille femme ! Rien ne va dans le récit de cette rencontre avec cette prétendue gitane. Si les enfants ont croisé quelqu’un, il y a fort à parier que cette personne n’était pas ce qu’elle prétendait être.

Je restai un instant bouche bée, cherchant dans le raisonnement du détective une faille qui n’existait pas.

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J’adore ce titre :+1: merveilleux

Je n’avais pas vu qu’il y avait un topic dédié, ça le permet de te dire a nouveau tout le plaisir que j’ai a lire cette histoire (comme souvent avec tes histoires). Dès que j’ai deux min, je te lis :+1:

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Oui, c’est un titre génial… encore bravo à ton conjoint !

Les détournements de titres de films/livres/musiques et les jeux de mots, ça marche toujours fort avec moi ^^

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J’adore quand on évoque le laudanum, mais je dois dire que la proposition de @OldGirlNoraArlani en commentaire m’a laissée sans voix.
« Arts scéniques et vieilles dentelles », franchement ! :rofl: Bien joué !

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Oui, j’aime beaucoup « Laudanum et vieilles dentelles », mais il faut reconnaître que « Arts scéniques et vieilles dentelles » c’était un coup de maître niveau jeu de mots. Parfaitement raccord avec les capacités de comédien/le sens du déguisement de Sherlock Holmes, en prime xD

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Etant donné le… bazar, pour ne pas employer un mot plus grossier, qui règne au collège depuis quelques temps (il y aurait de quoi écrire un roman-feuilleton, parfois j’ai envie de publier ici en fiction originale - mais pas si fictive que ça - un truc qui s’intitulerait “Profs au bord de la crise de nerfs” :roll_eyes:), et qui explique mon silence de cette semaine, j’en ai oublié de poster le chapitre 7 (alors qu’il est prêt depuis plus de 15 jours) : Chères loques. (Oui, évidemment, c’est mon conjoint qui a trouvé le titre, et comme je n’aurai probablement jamais l’occasion de le caser ailleurs, je l’ai gardé.)

Dans ce chapitre, Bradstreet et Holmes unissent leurs forces pour essayer de tirer quelque chose de leurs principaux suspects. On peut dire que ça fonctionne. Très bien. Peut-être même un peu trop bien…

Petit extrait du jour :

Tout en parlant, l’inspecteur avait tiré de la bassine posée derrière lui la jupe préalablement essorée, qu’il déplia devant son interlocuteur tandis que Holmes faisait de même avec le châle. Sa réaction fut immédiate : ses traits se figèrent, il se dressa debout comme s’il eût été muni de ressorts fixés sous ses chaussures, puis retomba sur son siège, la tête dans les mains.

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