[TUTO] Comment créer un "bon méchant"?

Salut à tous

Celui-là, ce n’est pas moi qui l’ai écrit mais ce qui est déjà bien fait n’est plus à faire ! Je vous ai dégoté un article super qui va vous permettre de réfléchir quand vous créez un OC de méchant pour s’opposer au héros.

Car oui, sans un bon méchant en face, votre héros brille moins, c’est un fait. Mais comme le dit l’auteur, parfois c’est difficile de créer un méchant, parce qu’il n’incarne pas forcément nos valeurs, il ne nous ressemble pas, quoi…

Donc si vous voulez des méchants qui ne donnent pas envie de rigoler des genoux (qui d’entre vous se souvient du terrible Orangina Rouge : pourquoi est-il si méchant ? Parce queeeee… Et parce que rien, c’est jamais dit, et du coup ça tombe à plat).

Donc pour toutes les infos sur les différents types de méchants (maléfique, machiavélique, manipulateur, monstrueux, haineux…) et surtout comment les construire pour qu’ils soient aussi intéressants que les autres personnages, lisez ça !

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Un très bon article, très intéressant et qui donne à réfléchir ! Mon méchant “préféré” est le “manipulateur”… Cela dit, c’est une chose à laquelle je réfléchis rarement lorsque j’écris des fics et à laquelle je donnerai davantage de considération la prochaine fois : étoffer le passé, le caractère, l’histoire de l’antagoniste afin de lui donner davantage de relief.

PS : Orangina Rouge… Mon Dieu, que de souvenirs… tellement pas émus… :roll_eyes:

Quelques variations pour le plaisir de la contradiction…

  • La brute : sommet momentané de la pyramide de la terreur. Archétypes : le Grand Gobelin, le dictateur, le petit caïd local.
  • L’adversaire : plus implacable que le méchant, car il a des objectifs supérieurs. Il n’est pas vraiment méchant, mais il se trouve dans le camps adverse. Et la politique étant fluctuante, il pourra un jour se retrouver dans le même que votre héros (j’ai failli dire de vos joueurs…) Archétype : Le cardinal de Richelieu, le chef de la Guépéou
  • Le génie incompris. Sa créativité, quoique dévoyée, lui offrira toujours de quoi dépasser ses échecs. Archétype : Zorglub
  • Le cuistre. Il est puissant par hasard. Ses médiocres talents l’ont mis dans une position privilégiée dont il abuse. Bien sûr il a au moins une qualité, en général sa séduction. Archétype : Raspoutine, le politicien, le cardinal Mazarin.

Bon, j’arrête là.

Un petit coup de chapeau, au passage, à ce comédien si reconnaissable, Maurice Lamy, qui joua la bouteille ronde sanguine et secouée, mais aussi bien des rôles plus subtils.

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Alors mon préféré dans la première liste était le Manipulateur (sans doute parce que sa capacité à ne pas être franc ou frontal laisse la possibilité à des retournements de scenario soit quand il est démasqué… soit quand il se trouvera lui même victime de ses propres manigances !).

Mais dans la seconde liste proposée par Chiara ma préférence va à l’Adversaire. Un personnage qui n’est pas mauvais ou méchant mais qui se trouve dans l’autre camp et pas déterminé à laisser tomber pour “être sympa” : imaginez dans son monde intérieur, c’est lui le héros et votre personnage qui est “dans le mauvais camp”…

Un antagoniste construit qui un passé, une histoire, des préférences, des mobiles explicables – à défaut d’être logiques, me semble toujours préférable…

Après sur le plan de l’efficacité pratique, Marvel a démontré que Hulk fâché (la brute) applatit Loki (le manipulateur). :smiley:

Puisqu’on parlait des méchants…

Avez-vous remarqué qu’il n’y a pas que les fanfiqueurs pour écrire des seconds rôles complètement neuneus ?

Dans un langage pas trop châtié (que je condamne aux travaux forcés) Topito nous dresse la liste d’une catégorie nombreuse et incompréhensible : celle du séide, du second couteau, du sbire.
Et le moins qu’on puisse dire c’est que c’est pas une flèche…

Vous ne me croyez pas ? Repassez-vous mentalement tous vos fandoms où vous vous demandez comment votre méchant préféré a réussi à construire un empire du mal avec une masse de bras-cassés pareils ? Certes loyaux, parfois pleins de bonne volonté mais… honnêtement… Ils sont censés être forts et ils meurent en dix minutes. Ils “attaquent le héros un par un” (personne leur a dit que l’union fait la force ?).
On en parle des “clones” basés su Boba Fett qui ne savent pas tirer ? :smiley: Nan hein ? Je sens que c’est un sujet qui va fâcher. :stuck_out_tongue:

Bref en attendant, voici la liste de ce qu’il ne faut pas faire si vous voulez décrédibiliser votre grand méchant. Collez-lui des gros nuls sous ses ordres (en même temps, il fait peut-être exprès, s’il y en avait de trop intelligents, il pourraient lui piquer sa place…).

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Teeeeeeeeeeeeellement vrai.
Et teeeeeeeeeeeeeeeeeeeellement pas crédible. Depuis toujours (entendez : depuis 1997, date à laquelle j’ai découvert Star Wars), je plains les Stormtroopers. Les gars, ils obéissent sans réfléchir, ils savent pas tirer, ils se prennent les linteaux de porte (si, si, c’est vrai, dans le IV y a un stormtrooper qui se cogne la tête en entrant dans la pièce où se trouvent les droïdes, je crois)… et dans les films les plus récents, on voudrait nous faire croire qu’ils sont super entraînés ? Mouahahaha. Tellement-pas-crédible. Je ne résiste pas au plaisir d’un petit dessin humoristique (l’image n’est pas libre de droit, je mets le lien) :


(Pour info, les “tuniques rouges” de Star Trek sont les membres de Starfleet qui sont généralement sacrifiés les premiers lors des missions dangereuses (ou pas). Ils se font tuer même quand il n’y a aucun problème.)

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Oui la tunique rouge n’est pas un sbire à proprement parler (sauf dans le Monde Miroir ?) mais c’est vraiment le même combat. A se demander s’ils ne prennent pas n’importe qui à Starfleet… :stuck_out_tongue:

… Je n’avais même pas relevé !!! :grin: C’est pas très gentil pour Son Eminence… mais tellement vrai ! “Le fantôme de Richelieu”, disait Dumas qui ne l’aimait guère. Dans la typologie que cite @ChiaraCadrich, je vote pour “l’adversaire” : celui qui vous met des bâtons dans les roues non par méchanceté mais parce qu’il sert une cause qu’il estime noble et qu’il est persuadé que “la fin justifie les moyens”… Ce que dit @OldGirlNoraArlani est très juste : de son point de vue, le méchant, c’est nous ! D’ailleurs, je trouve que ça serait un défi “sympa” de proposer une histoire du point de vue du méchant, en essayant de faire en sorte que le lecteur finisse par détester le véritable héros.

Personnellement, j’aime beaucoup de méchants de Disney, Scar et Frollo en tête (OK, la voix de Jean Piat - le doubleur de Gandalf dans Le Seigneur des Anneaux et Le Hobbit - y faisait pour beaucoup) : encore des manipulateurs. Et dans le genre “méchant réussi”, à mon sens, il y a Olrik (dans la BD Blake et Mortimer) : le méchant qui survit TOUJOURS et qui ne renonce JAMAIS.

… Et je rajouterais, dans la liste : le séducteur (ou la séductrice) - archétypes : Milady de Winter (Les trois mousquetaires), Merteuil et Valmont (Les liaisons dangereuses)…

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Sauf que eux, ils avaient des ordres clairs (donnés par Darth Vader) : si la Princesse Leia tentait de s’évader (avec ou sans aide), les stormtroopers devaient faire semblant de chercher à l’en empêcher et donc viser à côté pour qu’elle puisse s’enfuir…

Il ne faut pas “dire du mal” de Loki… parce que moi, je ne pense pas à celui du Marvel-verse mais à deux autres Loki :

  • Celui de Stargate (un Asgard),
  • Celui de Supernatural (et qui ressemble “furieusement” à Gabriel… enfin, à qui Gabriel ressemble, en fait…). Bon, pour simplifier, ils ressemblent tous les deux à :
’’Mon’’ Loki n°2


:smirk: Richard Speight Jr. :smirk:

Et si le premier des deux n’est pas spécialement aimable (il ferait partie des adversaires), le second est plus… sympa quand on le connaît un peu mieux.