Comment améliorer vos dialogues?

Salut à tous,

A propos des dialogues, on parle souvent de leur présentation… mais on ne parle pas (encore) des dialogues par eux-mêmes !

A quoi servent-ils dans le roman ? A quoi ne doivent-ils pas servir à contrario ?
Qu’en est-il de la communication non verbale ? Des silences ? Des « dialogues de sourds » entre des personnages ? Comment les rendre « naturels » plutôt que lourds et empruntés ?..

Mais aussi et surtout : sont-ils vraiment utiles ?
La face de votre intrigue en serait-elle vraiment changée s’ils n’étaient pas là ?
et si oui, n’est-ce pas – par hasard – parce que vous vous en seriez servi pour exposer des informations qui auraient pu être passées autrement, pour imiter ce qui se passe dans votre série préférée ?

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Voici un article concret sur le sujet, avec exemples et analyses :

:computer_mouse: Caroline Duchesnes : 5 conseils pour réussir les dialogues

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Il y a une chose qui va beaucoup plaire à ceux qui sont embêtés par les verbes d’incise et leur adverbe que j’ai trouvée en écumant Google, c’est que beaucoup trouvent que « moins c’est bien ».

Ils se concentrent sur de rares « dit-il » ou « répondit-il », s’ils sont absolument nécessaires, car tout le boulot renseignant sur l’état d’esprit ou humeur de la personne qui parle ne doit pas être fait dans l’incise verbale, mais bien avant qu’elle prenne la parole ou par le choix des mots qu’elle utilise pour s’exprimer.

Voici un exemple de « mauvais dialogue » tiré de l’article ci-haut

Jean Guénot, dans Écrire, donne l’exemple d’un mauvais dialogue, bourré d’incises :

« — Je suis kinésithérapeute, avoua-t-elle.

— Vous voyagez beaucoup ? s’enquit-il.

— Pas mal, minauda-t-elle.

— Vous aimez flirter ? questionna-t-il.

— Je sors rarement, soupira-t-elle.

— Vous vivez toute seule ? insista-t-il.

— J’habite chez ma sœur, elle est mariée, lui confia-t-elle.

— La vie ne vous attire pas ? insinua-t-il.

— Oh non, pas du tout ! s’écria-t-elle.

— On va bien voir ! éructa-t-il.

— Non ! s’égosilla-t-elle.

— Si ! tonna-t-il.

— Pitié ! glapit-elle.

— Je vous veux ! s’emporta-t-il.

— Pas sur la bou…, n’eut-elle pas le temps d’achever. »

Il accompagne cet exemple de ce conseil :

« Sucrez toutes ces annotations ; ils sont deux ; quand ce n’est pas l’une qui parle, c’est l’autre. Vous pouvez aussi sucrer tout ce dialogue. Il n’avance guère. Remplacez-le par quatre lignes narratives se terminant sur une paire de gifles. L’avantage du dialogue imprimé, c’est de pouvoir être remplacé par une autre forme de langage ; en dialogue oral, ce ne serait pas possible. »

Réécrivez ce dialogue pour le rendre plus dynamique, et ne conservez que les incises et indications que vous jugez nécessaires. Entraînez-vous à transmettre à votre lecteur les émotions des protagonistes autrement que par des verbes de dialogue.

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J’ajoute, tirée blog du Fictiologue, l’une des quatre notes portant sur les dialogues, et qui peut vous intéresser si vous souhaitez vous améliorer.

:computer_mouse: Écrire de meilleurs dialogues

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