Comment écrivez vous?

Salut. Je m’excuse d’avance si ce topic est mal placé où du déjà vu. J’ai cherchu j’ai pas trouvu. Je n’ai que peu d’expérience et d’aise avec les forums. N’hésitez pas à me reprendre si j’ai fait popo dans les grandes largeurs.
Voilà, pour l’instant je n’écrit pas (je suis le genre de perfectionniste qui reste bloquée par la peur de l’échec pendant deux cent ans, trois mois, cinq jours et une poignée de secondes avant de se lancer), mais l’envie est de plus en plus présente. Et du coup je me demandait. Comment écrivez vous? Plus précisément dans quelles conditions ? Sur quel support ? Dans quelles conditions? Est-ce que vous vous lancez à l’aveugle avec une vague idée en tête sur le pc du salon au milieu de la nuit ? Préférez vous faire un plan détaillé sur votre téléphone depuis votre canapé ? Avez vous une routine d’écriture ? Avez vous toujours un petit carnet sur vous pour noter vos idées à toute heure ?
Dites moi tout je suis curieuse de voir si les approches, les supports, les lieux et les méthodes divergent ou s’il y a des comportements communs.

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Personnellement, j’aime bien faire des plans, mais ça tient aussi du genre dans lequel j’écris le plus souvent, le thriller. Quand ton histoire est centrée sur un mystère, partir à l’aveugle au fil de l’eau, c’est la garantie de se casser les dents. Après, le plan peut être plus ou moins détaillé, selon les besoins de l’histoire ou mon humeur du moment. Certains de mes textes sont déjà découpés chapitre par chapitre avant que je les écrive et d’autres n’ont que des grandes lignes. Il faut aussi garder à l’esprit le déroulé suivant

  1. Concevoir le plan
  2. Exécuter le plan
  3. Se souvenir que le plan foire trois fois sur quatre
  4. Oublier le plan

C’est ce qui frustre la plupart des auteurs qui préfèrent écrire sans plan, c’est qu’ils se sentent enfermés par le plan, ils pensent qu’une fois le plan mis noir sur blanc, il est immuable et on doit s’y tenir, alors qu’il faut plutôt voir le plan comme les petites roulettes d’un vélo : au début, tu vas en avoir besoin pour tenir debout, mais une fois que les bases sont bien acquises et que tu sais où tu vas, tu peux te permettre de t’en passer et c’est même souvent mieux.

Pour mes textes plus courts, les OS en particulier, j’ai rarement un plan, je pars plutôt d’un thème ou d’un problème tout simple à donner à mes personnages et roulez jeunesse.

Pour ce qui est de l’écriture en elle-même, je n’ai pas de routine particulière, j’écris surtout quand j’ai le temps, et toujours sur ordinateur (j’écris beaucoup trop lentement à la main et très mal, donc c’est plus frustrant qu’autre chose). J’écris aussi en Comic sans MS, en Lobster ou en Pacifico, bref dans une police un peu débile dans le genre. Je trouve que ça « dédramatise » le fait d’écrire, bien plus que des polices plus « sérieuses » type Times New Roman, qui font trop « vrai livre », trop définitive et qui peuvent bloquer parfois. Ensuite, une fois que mon premier jet est terminé avec la police débile, je repasse dans une police plus proche de celle de publication pour la relecture, ce qui a en plus l’avantage de te donner un regard neuf sur le texte, puisque la forme a complètement changé et que c’est plus facile de voir les erreurs et/ou les choses à changer comme ça.

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Sur quel support ?

Mon ordinateur fixe de bureau. Clavier complet. Quelquefois sur tablette + canapé, mais je n’aime pas du tout. ça me casse les cervicales et ce foutu écran tactile marche plus ou moins bien. Moins efficace, moins rapide. Qui a ce temps à perdre ?

Dans quelles conditions ?
Bonnes. :smiley:
Plus précisément du calme, et de la disponibilité mentale. Et le top du top, c’est écrire de jour. Pas quand je suis claquée après ma journée et que sang s’est retiré du cerveau parce que je digère.
Sans ces ingrédients, pas la peine.

Est-ce que vous vous lancez à l’aveugle avec une vague idée en tête sur le pc du salon au milieu de la nuit ?

J’écris un jour de disponibilité mentale au calme et quand j’ai une sensation qui me titille à lavant du front et qui dit « c’est maintenant, t’es prête, vas-y ».

Par contre, ce moment-là arrive après une sorte de long conditionnement.

Je trouve une idée de fic – si c’est un OS, ou de chapitre – si c’est une fic normale, et je ne me lance pas dessus comme une brute. Je la courtise. J’y repense avant de m’endormir, un peu chaque jour.
J’essaie mentalement de voir où elle pourrait me mener. J’avance mes pions dans ma tête. Qu’est-ce que les personnages pourraient dire / faire ? Si je trouve des répliques géniales, je les note vite. D’ailleurs parfois je note aussi mes idées quand elles arrivent à un moment où je ne peux m’occuper de ça. Combien de fois me suis-je dit « nan, mais je vais m’en rappeler » et je ne m’en rappelle pas !!! :sob:

Préférez vous faire un plan détaillé sur votre téléphone depuis votre canapé ?

Non. Rien sur téléphone ni sur canapé. Et rien de détaillé. C’est un tue-l’amour.
Je prémédite dans le métro / train, en faisant la vaisselle, en mangeant. Tout ce que je considère un peu comme du « temps perdu » et peut se faire en pilote automatique où je n’ai pas besoin(ou envie) d’être à ce que je fais.

Tout mon travail préparatoire mental, me permet de me lancer « sans plan » mais pas sans idées, ni sans avoir quelques étapes d’avance.
Globalement, une seule chose me guide : pourquoi je veux écrire cette histoire, qu’est-ce que j’ai envie de dire / montrer au travers des personnages et de cette intrigue ?
C’est le point d’arrivée, je garde les yeux dessus, je tâche de ne pas m’éparpiller en scènes qui ne servent pas cet objectif. Si elles m’intéressent quand même, je les garde pour des OS.

A contrario, je fais aussi parfois « le pas de Dieu » (Indiana Jones). Je ne sais pas comment faire une scène, elle est vague, mais je me lance quand même, façon « on verra bien ». Même si je n’aime pas, je sais que je pourrai retravailler ou effacer. Mais ça dissipe un éventuel blocage. Le traitement de texte c’est fantastique pour ça.

Avez vous une routine d’écriture ?

Je relis le chapitre d’avant, ou plusieurs pages pour me remettre dans le bain. Je le corrige, je change des formulations. Et quand j’arrive au bout, j’écris la suite (qui existe déjà dans ma tête). Mais souvent, j’ai un boulot qui m’arrive, ou alors mon estomac crie famine et du coup… je n’écris rien… :smiley:

A part le premier chapitre, je n’écris rien sans avoir relu et amélioré ce qui doit l’être. Corolaire : le début de la fic est toujours plus travaillé que la fin. Je ne publie jamais de premier jet.

Par contre je suis intenable quand j’ai posé le mot FIN. J’ai dû mal à respecter le « temps de latence ».

Avez vous toujours un petit carnet sur vous pour noter vos idées à toute heure ?

Un post-it ou deux, précieusement glissés dans mon porte-feuille. Quand j’ai ma tablette avec moi : sur une note « Keep ».

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Je me sens moins seule à faire ça, maintenant que tu le dis :smiley:
Dès que j’ai une idée, je la tourne et la retourne dans ma tête jusqu’à la nausée, au détriment parfois de mes autres projets, jusqu’à ce que je craque et que je me décide à l’écrire pour enfin m’en débarrasser

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Sur quel support ?
Honnêtement ? Tout et n’importe quoi :sweat_smile: Principalement mon ordinateur portable quand il est allumé et que je peux le faire. Mais sinon, en plein milieu de la nuit, si j’ai une idée, sur les notes de mon téléphone. Sur des feuilles volantes entre 2 cours.

Dans quelles conditions ?
Souvent au calme, sauf si je pense à des choses quand je suis hors de chez moi (ça m’arrive assez souvent je dois dire). Je peux noter mes idées à n’importe quel moment du jour ou de la nuit.
Mais pour faire mes textes complets, je préfère écrire de jour, ou en début de soirée, quand je suis seule et que je sais que je ne vais pas être dérangée.

Est-ce que vous vous lancez à l’aveugle avec une vague idée en tête sur le pc du salon au milieu de la nuit ? Préférez vous faire un plan détaillé sur votre téléphone depuis votre canapé ?
Rien de tout ça. Quand je trouve une idée, je note les mots-clés ou les phrases qui peuvent me venir dès les premiers instants quelque part. On m’a d’ailleurs récemment offert un carnet, mes idées sont désormais bien au chaud à l’intérieur, je l’emporte partout.

Mais je ne me lance pas directement dans l’écriture, je suis comme Oldie, je pense et je repense à mon idée en faisant des choses en pilote automatique, je la peaufine dans ma tête. Je n’écris qu’une fois que je sais globalement où je vais, parfois avec déjà des scènes très détaillées.
Exception faite évidemment des idées qui me viennent comme ça et que j’écris de suite parce que je suis inspirée (généralement il s’agit de certains de mes OS)

Chez moi il peut y avoir un plan, comme il peut ne pas y en avoir. Comme j’ai eu un travail mental préparatoire avant, je sais généralement où je vais, donc je n’ai pas de plan écrit à proprement parler. Sur certaines, néanmoins, j’ai des plans assez détaillés pour mes chapitres, tout en sachant que je peux totalement changer de direction en écrivant finalement.

Avez vous toujours un petit carnet sur vous pour noter vos idées à toute heure ?
Oui toujours. Et si par malchance, il n’est pas là, je note sur mon téléphone ou le premier truc qui me tombe sous la main.

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N’importe la condition à partir du moment où j’ai un PC et des écouteurs pour de la musique !

Comme tu as pu le voir chez les autres, c’est pareil pour moi. Idée qui survient quand je vais au toilette, quand je taffe, dans le métro, pendant que je range, pendant que j’écris parfois (ça c’est ■■■■■■ pour moi car je dois stopper la fanfic en question pour me concentrer sur cette étrange idée xD), bref je pense aux idées 90% de mon temps.

Non car j’aime me surprendre moi-même, parfois j’écris en suivant mes idées déjà réfléchis auparavant et puis tout à coup, j’écris autre chose xD donc non.

Je préchoisis mes musiques auparavant. Exemple : là en ce moment, j’écris une fanfic qui se rapproche de la culture jap, et j’écoute du SnK xd
Ensuite, je relis ma fanfic entièrement parce que j’ai tendance à oublier ce que j’écris (oui, c’est vrai T-T)
Et je me lance.

Pas de carnet, mais depuis quelques temps, j’ai noté des idées qui pour moi ne vont jamais être écrites parce que je suis pas assez motivée ou que c’est encore trop compliqué pour moi à écrire, dans l’espoir qu’un jour, je me décide à écrire ces « fanfics » xD.

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Merci beaucoup pour vos réponses. Je trouve vraiment ça passionnant. Je vois qu’on a tous plus ou moins cette tendance à avoir l’esprit qui dérive dans une situation qui manque d’intérêt. Peut-être le fameux morceau de sucre qui aide la médecine à couler.

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@coeurdartichaut, C’est malin ! Maintenant je la chante :sweat_smile:. Tu as lu mon défi Mary Poppins au moins? :stuck_out_tongue:

Absolument pas. Désolée. J’essaierai d’y jeter un œil à l’occasion. Mais pas aujourd’hui, aujourd’hui j’ai glandouille

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Sur le coup j’avais lu que tu n’étais absolument pas désolée de me faire chanter Le morceaux de sucre lol ! Aucune importance pour la lecture :wink: :kissing_heart:

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Coucou!
Alors c’est une bonne question selon moi, j’ai lu vos réponses, et j’avoue que pour ma part, je suis assez différente dans ma manière de progresser. J’établis un plan, et je connais la « fin » avant d’avoir écrit le « début » lol^! Évidement il y a des choses en plus dans mon écrit qui ne sont pas prévu dans le plan, mais pour chaque passage/chapitre j’établis une liste de péripéties qui va arriver aux personnages pour arriver à construire le récit. Un peu comme peaufiner chaque brique d’une maison à poser là ou là pour construire la maison. Donc oui j’établis un plan, à partir d’idées que je peux avoir n’importe quand, bien souvent au milieu de la nuit… ou en prenant un bain (qu’on a plus à la maison puisque les propriétaires ont fait des travaux, et qu’on a une douche maintenant… Comment faire???)

J’écris sur des feuilles de brouillon, pour moi rien ne vaut le crayon en main pour écrire mes idées/testes, parfois c’est même des pauvres post-it, que je finis par perdre, je note parfois des phrases que je lis/entends ailleurs, que mes personnages pourraient un jour dire. Je dois avoir des centaines de phrases de ce genre que je trouve « bien » mais qui n’ont jamais été utilisé. Si mon premier jet est au brouillon, lorsque je le tape à l’ordinateur, il subit bien souvent des modifications dans la forme, (reformulation de phrases, correction de fautes …). mais rarement dans le fond, puisque de toute façon, je ne tape le récit que lorsqu’il est fini au brouillon.

Les conditions d’écriture, toute seule dans un coin, chez moi à mon bureau. ça me gêne assez quelqu’un est là autour de moi, surtout si il veut parler, discuter… ou regarder la télé, je finis par me concentrer sur autre chose et perdre le fil de ma pensée, ou de mon idée. Du coup, je préfère « compartimenter » pour avoir le calme nécessaire pour écrire, et toute mon intention sur la personne avec moi, ou le programme à la télé… Je ne sais pas faire deux choses en même temps, et pourtant on dit que les femmes sont douées pour ça, et bien c’est pas trop mon cas lol^! J’écris quand j’ai le temps, ça peut-être en début de matinée, aprés mon petit déjeuner, en fin de matinée, début d’après-midi, fin de soirée… Tout dépend du reste de ma vie en fait.

Alors je ne traine pas un carnet avec moi pour noter toutes mes idées, elles arrivent, et je les rumine autant que possible pour les étirer dans tous les sens pour voir si ça « colle ». Mais j’ai rarement des idées quand je fais les courses, ou quand je fais autre chose (comme je le disais faire deux choses en même temps ne réussit pas^^). Par contre, je suis trés inspirée par d’autres romans, par la télévision, ou le cinéma. Je sais plus quel écrivain avait dit qu’il ne note pas ses idées à leur première apparition dans son histoire, mais seulement si elles reviennent, parce que cela voulait dire qu’elles n’étaient pas si mauvaises, alors que si on ne s’en rappellent pas c’est qu’elles n’avaient pas beaucoup « d’intérêt ». Donc ne pas paniquer si une idée ne revient pas tout de suite.

Je relis toujours ce que j’ai déjà écrit, et au moment de m’arrêter, je note la « suite » sous forme d’une phrase, qui me permet de savoir ce qui j’avais en tête pour la suite, même si je peux toujours me référer au plan prévu, (parfois ce n’était pas « dedans »). Parce qu’une idée « supplémentaire », mais qui ne gêne pas la « fin » est arrivé en cours de route.

Parce que bien souvent la destination n’est pas aussi important que le chemin parcouru pour y arriver.
A trés vite!
Tchii.

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Merci beaucoup pour cette réponse. Je vois des points communs avec ma manière de faire. Je préfère écrire à la main aussi. Je ne sais pas pourquoi, mais j’aime tracer les lettres plutôt que de taper sur des sources. Le seul problème c’est que je me fait mal à la main quand les idées fusent trop vite.
Je suis capable de faire plusieurs choses à la fois. En fait je préfère faire plusieurs choses à la fois pour vraiment avoir l’esprit et les mains occupées tout le temps. Mais écrire c’est différent, il me faut du calme et du silence.

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J’arrive mille ans après la bataille à cause d’un train de vie complètement explosé, mais voilà ma maigre contribution !

Ma « manière » d’écrire varie selon beaucoup de choses. L’endroit où je me trouve joue énormément.
Pendant mes années collège et lycée, j’écrivais sur des copies doubles pendant les cours, et je passais des heures à recopier.
Pendant mes premières années de fac, j’écrivais majoritairement sur mon téléphone, le matin et le soir en allant et rentrant de la fac en tram. J’utilise toujours l’application, d’ailleurs, somnote ; avec le compte synchronisé sur la version Web on peut récupérer tout ce qu’on a écrit, il me suffisait alors de copier, coller, et de vérifier les fautes et faire des modifications. Grâce à ça j’ai développé une sorte de code de notation, pour m’indiquer quand mettre de l’italique par exemple, que je garde d’ailleurs toujours à l’écrit manuscrit.

Pendant les voyages, en train, voiture, etc., qui durent longtemps, j’utilise l’ordinateur. Un petit pc tablette qui passe partout, de la musique et hop, je suis partie !
Enfin, lorsque je suis posée chez moi, ou chez de la famille, j’utilise aussi l’ordinateur. Le téléphone, parfois, avant d’aller dormir (j’avais une période où j’étais prolifique dès que j’étais en boule sous la couette).

Aujourd’hui, à cause du boulot, je dois ruser. Comme il est question de codes pour des produits dans la partie de l’usine où je suis, et que j’arrive pas à m’en souvenir, j’ai acheté un petit calepin où j’ai tout noté. Dans un sens, c’est réservé au boulot, et de l’autre, c’est réservé à l’écriture, quand j’ai du temps de libre entre deux tâches ! Bon, c’est un carnet 9x14cm donc les pages sont minuscules et j’écris n’importe comment, mais j’ai rarement été aussi prolifique j’ai l’impression… :man_shrugging:

Ça, c’est pour la partie matériel.


Ma manière de procéder dépend en revanche de beaucoup de choses.

  1. La motivation
    Si c’est un projet extrêmement motivé dans le temps, ou bien un coup de foudre pour une idée soudaine, tout va changer.
    Certains de mes OS ont été écrits en deux jours assez vite, d’une traite ou presque, à cause d’un surplus de motivation et d’inspiration.
    D’autres fics sont en cours depuis mille ans, parce que je suis à fond dans les premiers chapitres puis finis par me lasser.

  2. La préparation
    Certaines ont été préparées, d’autres sont rédigées « à l’arrache », et les dernières sont ni l’un ni l’autre.
    L’un de mes projets (noté KF) est celui pour lequel j’ai le plus planifié de choses avant rédaction de tous mes projets. Le contenu de chaque chapitre est noté sur une feuille, et attend d’être écrit. Mais ce doit être le seul, puisque je suis du genre à foncer plus ou moins tête baissée dans le tas.
    Souvent ça part d’une idée. « Et si [fandom A] était un univers parallèle de [fandom B] ? EH MAIS y a matière à développer ! » et voilà comment on se retrouve avec un crossover sur les bras. Des fois ça vient d’un rêve, d’une discussion avec des amis…
    Mais il y a toujours une sorte de ligne directrice. Pour PE, ça a été quelque chose comme « et si une personne civile met la main sur un Miraculous pour venger la mort traumatisante d’un proche ? », et après en avoir discuté encore et encore avec une amie, je me suis lancée. Au fil de l’écriture, des discussion, des réflexions, des éléments s’imbriquent et complexifient l’intrigue. Pas plus tard qu’hier, j’ai eu une nouvelle idée de scène, notée dans ce petit carnet, en attendant de pouvoir l’intégrer !
    Du coup, pour rebondir sur les idées, quand j’en ai, genre une idée de scène (« haha ce serait trop drôle qu’à un moment les personnages courent sur les pavés et se cassent les chevilles ») ou bien des répliques, je la note sur le téléphone (application de notes) ou dans le calepin ou n’importe où, et prie pour ne pas perdre la note en question. Des fois, des idées me marquent tellement qu’elles restent en tête, des fois je les oublie avant même de pouvoir les noter…

  3. La régularité
    Selon mes sautes d’humeur et la quantité de travail demandée par ma vie (étudiante et actuellement professionnelle), je vais être plus ou moins régulière. Je ne m’impose pas de séances d’écriture quotidienne, parce que ça ne ferait que plus m’agacer si je ne parviens à écrire une ligne. Mais du coup, comme je n’écris rien, je me désespère. Je vois mes projets s’entasser, incomplets, et y repense en me demandant si un jour je trouverai le temps et l’envie de les poursuivre…
    Souvent, d’ailleurs, c’est parce que je suis trop ambitieuse et me lasse vite du fait de ma non progression.


Pour finir, le setup… il n’y en a pas vraiment.

Dès que possible je me mets de la musique. Une playlist de mon groupe préféré, ou bien des mix de type lo-fi trouvés sur YouTube. Je n’aime pas le silence, ça me laisse seule avec mes pensées, ça me fait peur… :sweat_smile:

Des fois je suis assise à un bureau, une table, sur un canapé, ou alors totalement avachie voire couchée. Ordinateur, téléphone, ou calepin…
Des fois mes sessions d’écriture durent cinq minutes, ou deux heures, sont continues ou toujours interrompues…


Enfin voilà ! Je doute être un modèle en terme de régularité ou quoi, mais voilà mes modes de travail ! :grin:

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A mon tour de répondre !
En écrivant ces lignes, je me sens comme @chiichan qui a mentionné qu’elle préférait "compartimenter’’, j’avoue que je fais à peu près pareil ^^.
Lorsque j’ ai écrit ma première fic (sur un coup de tête) j’écrivais tout rapidement, que ce soit le soir, dans mon lit ou la journée, sur le canap’.
Conditions d’écriture, c’est simple: j’en ai pas :smile: !
J’ai (presque) toujours mon petit cahier avec moi pour noter mes brouillons, une fois le chapitre terminé je m’installe devant l’ordinateur et je retranscris le tout.
J’écris bien souvent au collège, par exemple après avoir fini un devoir ou alors pendant un cours foireux où tout le monde se fiche du prof.
Lorsque j’écris au brouillon, il y a fréquemment des phrases que je ne parviens pas à formuler, dans ces cas là j’écris les premiers mots qui me passent par la tête pour ne pas perdre l’idée et je passe à autre chose. De cette manière je peux éviter de faire des blocages car de toute façon j’arrange tout une fois le chapitre terminé.
Ça m’est arrivé parfois de me mettre un casque sur les oreilles et d’écrire au milieu du bruit, de plus la musique peut donner des idées (essayez, ça marche :joy:)
Je n’etablis pas de plan: si il y’en a qui le font je les respecte, mais pour ma part je préfère ne pas le faire car sinon je risque de bloquer en plein milieu si je connais ce que je vais écrire à la fin.
Si il y a des membres qui suivent mes écrits, pour la fanfiction qui est en cours, ne vous inquiétez pas, je ne l’ai pas abandonnée ! Les idées ne viennent pas en ce moment, c’est tout :blush:.
Pour conclure cette réponse, je dirais que c’est une très bonne idée d’avoir créé ce sujet, @coeurdartichaut , j’ai lu toutes les réponses et elles sont très sympa également ! :wink:
À bientôt !
Beila👅

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Ah ça me fait plaisir d’avoir autant de réponse et de voir que ça n’intéresse pas que moi. Quelque soit le type de création auquel je m’intéresse j’ai tendance à réfléchir à tout dans les moindres détails étudier les différentes techniques etc. Sans rien faire indéfiniment. Et puis un jour je me lance d’un coup. :joy:

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J’aimerais moi aussi partager mon expérience. Que cela soit utile ou non pour les écrivains en herbe, j’aime quand même participer à ce genre de débat.

Et la première chose que je voudrais dire c’est que j’ai deux façons de procéder qui sont extrêmement différentes.

Commençons dans par la première, dans le domaine qui nous intéresse plus particulièrement, la fanfiction.

- Le Support : Mon ordinateur portable tout simplement, que je me traîne un peu partout, que ce soit en vacances et même au boulot (mon ordi n’étant pas du tout un ordi de travail, mais bien de loisir). J’y stock mes textes, mes essais, mes échecs, etc. Il se fait vieux mais il fait encore le café, alors je continue comme ça. (Penser à toujours avoir un disque de stockage pour garder vos projets en sureté.)

- Les Conditions : Le plus généralement, au calme, chez moi. Peu importe que ce soit le soir, le matin ou la nuit, j’écris quand je me sens l’envie d’écrire. (Étant un homme plein de vice je ne vous cache pas que j’ai beaucoup plus d’inspiration en revenant de soirée avec un coup dans le nez.)

- De la préparation ou pas ? : Pas vraiment en réalité. Le plus souvent il me vient une idée, simple et sommaire, et je brode autour. Je pars parfois de rien. Juste une idée du genre « What If ? » et je brode dessus. Du genre « Et si Luffy était devenu un Marine au lieu d’un pirate ? », et je me lance. (Idée à retenir…)

Du coup mes premiers chapitres sont généralement presque de l’ordre de l’improvisation. Je prends les bases de mon histoire et je fais un ou deux chapitres, simple, posant un premier cadre de ce que j’ai imaginé. C’est ensuite que je m’arrête quelques temps, que je me pose et que je revois ce que j’ai écris jusque là. « Maintenant, où vais-je emmener cette histoire ? Quelles sont mes possibilités ? » C’est là que je construis des idées, des plans, et que j’écris à un rythme plus lent, tentant réellement de construire quelque chose.

Donc en réalité non, pas de préparation. J’irais même jusqu’à dire que pars d’une simple impulsion. Un besoin d’écrire sur le moment sur un sujet et un fandom qui me plaît.

Mais c’est à double tranchant, je me suis parfois retrouvé très inspiré, arrivant à étirer longuement des histoires. Mais l’inverse est aussi possible, un manque totale de préparation m’a plusieurs fois emmené à arrêter d’écrire et d’abandonner un projet. Pourquoi exactement ? Parce qu’une histoire lancée sur une impulsion peut s’avérer très problématique. On peut très vite manquer d’idées car l’on se rend très vite compte que l’idée de base n’amenait pas beaucoup de possibilités. Ou au contraire l’idée de base est parfois très bonne et peut emmener à un univers énorme, tant et si bien que sans préparation on peut finir dépasser par son histoire.

- Plan détaillé : Comme je l’ai dit précédemment, non. CEPENDANT ! Si effectivement j’arrive à trouver un bon filon qui ne soit ni trop pauvre en possibilités ni trop géant, alors j’écris. Je prends généralement le temps, une semaine, quinze jours, pour peaufiner la suite, avant d’écrire un prochain chapitre. Et ça n’importe quand. Généralement dans les moments calmes, quand je fais le ménage, quand je me promène, ou le moment que je préfère, avant de m’endormir.

Du coup, généralement, plus mon histoire avance, plus elle est construire, cohérente et solide. Car je prends le temps de penser, de choisir une direction, de la modifier, de revenir en arrière si il faut. (Pour ma fic sur Gantz j’ai déjà changé plusieurs fois ma façon d’aborder la suite pour finalement trouver la meilleure solution.) Donc, pour conclure, les débuts de mes fics sont généralement presque des brouillons, mais je m’applique, chapitre après chapitre, à renforcer la qualité de mes écrits et de l’histoire.

- Routine d’écriture : Généralement j’écris un chapitre en deux ou trois fois, sur quelques jours. Je ne force jamais l’écriture. Je n’ai jamais de mal à commencer, mais je m’arrête toujours dès que je bloque sur une idée, ou que tout simplement, je n’ai plus envie. Il ne faut pas forcer l’écriture, c’est un coût à s’en dégouter.

Quand j’écris je reviens souvent en arrière pour relire des passages de chapitres précédents. Ainsi je me remémore des détails oubliés, je vérifie la cohérence d’un fait par rapport à un autre fait établi auparavant, etc.

Et enfin, même si pendant longtemps je ne l’ai pas fait, désormais, je me relis une fois le chapitre terminé. Pourquoi je ne le faisais pas avant ? Parce que je n’étais jamais satisfait et une relecture entraînait toujours chez moi un énervement certain. Avec la maturité j’arrive à me relire sans pour autant me fustiger. Du coup je me corrige (autant que ma grammaire le peut), je réarrange certains passages ou tournures de phrases, je peaufine quelques détails. Et enfin, je publie !

Voilà pour ma façon de fonctionner pour les fanfictions. Mais de l’autre côté il y a les fictions originales, mes petites histoires à moi sortant de mon esprit. Et là…ben ce n’est pas pareil.

Je ne vais pas trop m’étendre dessus, parce que je tenais surtout à partager mon expérience concernant les fanfictions.

Tout ce que je vais dire c’est que j’ai une histoire en tête, la même, me tournant en tête depuis dix ans. Pour le coup c’est bien plus organisé. Beaucoup, beaucoup de réflexions ! Des recherches sur certains domaines abordées dans l’histoire. Des heures et des heures de recherches passées à trouver des images sur le net, de paysages, de personnages, etc, pour m’inspirer, me donner des idées de création de lieux, etc. Des chapitres qui avancent très lentement et une sorte « d’encyclopédie » dans laquelle je note chaque personnage, les objets, les emblèmes, etc, avec biographies et explications, ainsi qu’une chronologie. J’ai même poussé le vice au point de me dessiner une carte de mon monde.

Je suppose que ce soucis du détail et d’application vient du fait qu’il s’agit là de mon histoire et que tout ceci me tiens particulièrement à coeur…allez savoir.

Voilà, ce sera tout pour moi.

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Well, de mon côté j’écris surtout quand je m’ennuie ou que j’ai rien à faire ou que je ressens le besoin d’écrire (pour me vider la tête ou me couper du monde, calmer un accès de colère ou me débarrasser d’une déprime passagère), sur pc (là par contre ça varie entre word, scribbook et google docs suivant le temps, le lieu, la connexion et ce que je compte faire de mon écrit). Je mets souvent de la musique en fond pour me motiver ou m’isoler du bruit si y’en a, en bref je me crée une petite bulle avec juste moi, mon ordi et mes pensées. Ce peut être le jour, mais surtout le soir, parfois au milieu de la nuit. Souvent, grâce à discord, on se fait des sessions d’écriture avec des potes : on se fixe un délai durant lequel on écrit tous ensemble en même temps, chacun sur son histoire. Le but est pas la productivité, même si on se donne un nombre de mots et qu’on se partage des extraits à la fin, mais bien se motiver mutuellement à avancer… et ça marche suuuper bien, ça m’a déjà débloqué des passages difficiles !
Maintenant, pour ce qui est de comment j’écris : souvent, très souvent même, mes histoires partent d’une idée coup de tête. Je commence donc un premier jet très vague, qui se termine souvent en page blanche/manque de temps/ problème de cohérence entre les persos. Je suis actuellement et depuis février/mars en pleine correction de ce problème : je reprends mes histoires une à une pour leur donner un plan plus ou moins précis, puis je réécris en me basant là-dessus. J’essaye aussi quand je vois que j’ai trop d’idées de ne pas me lancer dans un nouveau projet, mais plutôt de voir comment je peux les intégrer à mes projets en cours. Ca évite les cinquante histoires pas finies abandonnées en cours de route et ça permet en même temps d’étoffer les autres histoire ^^
Tout ça, je le fais aussi bien pour mes fanfictions que pour mes histoires originales. En revanche, un truc que je ne fais que pour l’une de mes histoires originales, c’est me balader avec un carnet partout pour y noter mes idées. ça, je le fais uniquement pour une histoire, un récit fantasy qui m’amène à créer entièrement mon monde, son histoire, ses créatures… et c’est dans cette optique-là que j’ai le carnet avec moi.
Autre truc, j’ai souvent plein de fichiers d’ouverts quand j’écris. Des tableaux avec les caractéristiques principales de mes persos, le plan de l’histoire, parfois même internet quand j’ai besoin d’une info spécifique… même des cartes pour bien visualiser où vont mes personnages, où ils sont, s’ils connaissent tel ou tel lieu… mes anciens chapitres pour pas perdre le fil de l’histoire, aussi.
Et autre détail, j’écris toujours l’histoire dans l’ordre. Quand j’ai une idée pour la suite, je la note dans le plan là où je pense la mettre, mais je ne rédige rien tant que je n’y suis pas. Je m’y perds complètement, sinon. Et quand j’ai un blocage qui ne passe vraiment pas, je laisse reposer quelques heures/jours en écrivant autre chose ou, dans le cas de mon histoire fantasy, en dessinant les cartes. J’approfondis un peu les persos, parfois j’essaye de jouer en rôleplay un passage avec un ami pour me débloquer… Et bien sûr, il y a les sessions d’écriture qui aident pas mal^^

voilà voilà, si jamais ça peut t’aider…^^

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Merci beaucoup pour vos réponses. C’est vraiment très intéressant.

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Alors, je sais que ce sujet commence à dater, mais je voulais tout de même y participer pour essayer de comprendre comment je fonctionne et apporter ma toute petite pierre à l’édifice.

Au niveau du support, c’est uniquement mon PC portable qui me sert à travailler chez moi, sur mon bureau. Pour le moment où j’écris, c’est plutôt la nuit, car je ne suis pas vraiment du matin. Et pour répondre à ta dernière question, j’ai bien un carnet où j’ai noté quelques idées (C’est incroyable comme une idée peut si vite être oubliée ! Quand j’en oublie une, alors que je ne l’ai pas notée, je me rassure en me disant que si je l’ai sortie de mon esprit, c’est qu’elle ne devait pas être bonne :rofl:).

Quant à savoir si je fais un plan, pas vraiment. Bien-sûr, je ne pars pas comme ça à l’aveuglette non plus. Quand j’ai une idée, je la repasse en boucle dans ma tête, j’essaye de trouver ce que cela peut donner, les enjeux de l’histoire, j’essaye de voir certaines scènes dans ma tête, celles qui me paraissent impactantes. Je ne fonctionne pas tant au personnage mais surtout au concept et à l’intrigue. A dire vrai, les personnages viennent souvent bien après. Je ne note rien du tout pour l’instant (peut-être que je devrais faire cela, mais j’ai du mal à faire un brouillon ou quoi que ce soit).

En imaginant l’histoire, j’essaye tout de même de savoir à peu près où je vais en traçant les grandes lignes dans ma tête, et surtout la fin de l’histoire. Le début et la première partie de mon histoire, en revanche, sont souvent très flous (c’est d’ailleurs ce que j’ai ressenti avec ma fanfic A Rapture Reminder: retour vers les abysses, j’ai écrit les premiers chapitres un peu au feeling, en ne sachant pas réellement comment raccorder les wagons avec ce que j’avais pensé faire dans ma deuxième partie).

Je commence enfin à écrire quand je suis à peu près sûr de l’histoire et de l’intrigue. J’ai vraiment du mal à faire un plan écrit. C’est sans doute un défaut, parce que j’écris et je sors un chapitre à la fois, ce qui fait qu’il y a parfois des choses qui me viennent à l’esprit en cours de route et qui me donnent envie de changer plusieurs éléments du chapitre. En réalité, quand on écrit un roman, il faut écrire tout le roman avant de le publier, donc ce serait difficile d’arriver à cette problématique en pratique. :blush:

Bref, voilà grosso modo comment je procède. Je sais que ce n’est pas parfait, et que j’aurais beaucoup de choses à améliorer. Pour la suite de ma fanfiction sur Bioshock, je vais essayer de m’améliorer un peu. :grimacing: :grin:

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Bonjour, je sais que pour des enquêtes, j’ai des amis qui font des schémas pour les liens entre les personnages, afin de ne pas se perdre et de pouvoir trouver des éléments à cacher ou ceux à mettre en avant lors de la rédaction. Est-ce que certains d’entre vous font cela ? Vous le faites sur un tableau ou sur feuille ?

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