Entraide en Fanfiction : savez-vous ce qu'est un bêta lecteur?

Bonjour à tous,

Une petite discussion sur les usages et coutumes de ce petit monde.
Aujourd’hui : les bêta-lecteurs (beta-readers en anglais), prélecteurs ici (parce que le français vaincra).

Voici des questions pour partager les expériences. Vous pouvez répondre à toutes ou seulement quelques unes.

  • Déjà, savez-vous ce que c’est ?
  • Faites-vous la différence entre un bêta, un correcteur, un relecteur ?
  • A votre avis, quelles sont les attributions d’un prélecteur ?

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  • Y avez-vous déjà fait appel ? Si non, en auriez-vous envie ?
  • Le cas échéant, comment avez-vous dégoté le vôtre ? (famille, ami, fan sollicité ou qui s’est proposé spontanément ?..)
  • L’expérience s’est-elle bien ou mal passée ? Pourquoi ?
  • Qu’avez-vous le plus apprécié (ou le moins aimé) ?
  • Avez-vous été prélecteur vous-même ?

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Pour le cas où vous n’y avez jamais fait appel :

  • Selon vous, il est censé faire quoi sur les chapitres ?
  • Savez-vous que le site possède une section spéciale pour se proposer comme prélecteur ou en demander un(e) ?

A vous !

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Liens sur le forum :
Je veux être prélecteur : envoyez les fanfictions !
Je veux être correcteur
Prélecture ou correction, quelle différence ?

Comment faire vos demandes de prélecture ?

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En voilà une question intéressante !

Pour moi, un prélecteur (je suis habituée au terme français, je le trouve plus joli en plus :stuck_out_tongue_closed_eyes:), c’est quelqu’un qui va lire ta ou tes fanfictions (ou autre) avant leur publication sur le site, te donner son avis…
Parfois le prélecteur est aussi correcteur, mais parfois il diffère. Par exemple, sur certaines de mes corrections, je joue les deux rôles, à la fois prélectrice (en tant que première lectrice, j’ai le droit de faire des pavés avec tout ce qui me plaît, ou pas, c’est sympa :grin:) mais aussi en tant que correctrice. Mais sur d’autres, je ne suis que correctrice, d’autres personnes jouent le rôle de prélecteurs.
Un prélecteur n’est pas forcément un correcteur dans le sens où son rôle n’est pas de corriger l’orthographe, la grammaire… (bon après s’il voit des fautes, il faut pas hésiter à les signaler, mais le prélecteur n’a pas l’obligation d’être bon en français pour relire un texte)

Est-ce que j’ai déjà fait appel à un prélecteur ? C’est compliqué. Je l’avais fait au début de ma fanfiction sur le Seigneur des Anneaux (mais si celle qui est dans mon placard depuis des mois) avec un ami, avant de finalement continuer seule. Faire aussi appel à un prélecteur, à mon sens, c’est quelque part garantir que la fiction aura une fin, et comme je ne sais jamais quand je vais les finir…
Mes OS n’ont aucun prélecteur en revanche.

Aurais-je envie d’un prélecteur ? Pourquoi pas. Je suis actuellement dans l’écriture d’une fanfiction Harry Potter, et l’avis d’une autre personne pourrait être intéressant. J’en ai eu un pour le prologue, mais il a mystérieusement disparu (il s’agissait d’un membre du site, je suis sa correctrice d’ailleurs, s’il passe par là, j’aimerais bien savoir comment il va…).

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  • Déjà, savez-vous ce que c’est ?

=> Alors là, pas du tout. Bêta lecteur ? Késako ? Un lecteur un peu bête ? :thinking:
(Je rigole, bien sûr ! :yum: )

  • Faites-vous la différence entre un bêta, un correcteur, un relecteur ?

=> Pour moi, un correcteur ne fait que corriger les fautes d’orthographes, de grammaire, etc… Il s’occupe principalement de la forme du texte.
Le bêta lecteur, il peut corriger les fautes également, mais il va également s’intéresser du fond et donner son avis là-dessus. Il fera attention à si le scénario tient la route, s’il y a des incohérences, si les personnages sont bien développés, ect… Il donne des conseils à l’auteur pour s’améliorer à ces niveaux.
Le relecteur… Bah, c’est celui qui relie le texte ? :sweat_smile: Je pense que le relecteur est un mini bêta lecteur. Il va repérer les fautes dans le texte, mais également vérifier si celui-ci est fluide et compréhensible. Après il ne va peut-être pas s’attarder sur les incohérences ou le bon développement des personnages, par exemple.

  • A votre avis, quelles sont les attributions d’un prélecteur ?

=> Je dirai que c’est variable selon le prélecteur. Certains d’entre eux apporteront des corrections sur la forme ou sur le fond (ou parfois les deux), d’autres liront juste puis apporteront leurs avis sur le texte. Ca peut aussi dépendre de l’auteur. S’il demande un prélecteur, il peut préciser ses attentes.

  • Y avez-vous déjà fait appel ? Si non, en auriez-vous envie ?

=> Je n’ai jamais fait appel à un prélecteur. J’en ai jamais vraiment ressenti le besoin, personellement. Et puis je fais confiance à mes lecteurs pour relever ce qui ne va pas dans mes histoires si ça arrive. Je pars du principe qu’un texte (en tout cas un texte numérique) n’est jamais vraiment définitif. À tout moment, on peut avoir envie de réécrire une fiction publiée pour diverses raisons, même si celle-ci est correcte aux yeux des lecteurs.

  • Avez-vous été prélecteur vous-même ?

=> Prélectrice sur Fanfiction.fr, non. Bêta lectrice et correctrice, ça m’est déjà arrivée il y a longtemps.

  • Savez-vous que le site possède une section spéciale pour se proposer comme prélecteur ou en demander un(e) ?

=> Yep ! C’est l’une des premières choses que j’ai découvertes lors de mon arrivée ici. :grin:

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Coucou ! Je suis familière avec le terme car je regarde énormément de critiques de romans sur YouTube, et les personnes qui font ces vidéos sont parfois bêta-lecteurs. Selon moi, le bêta lecteur est différent d’un correcteur, ses retours étant moins techniques et + sensibles.
Je vois chacun de leurs travaux comme des étapes différentes : en premier le correcteur qui vérifierai évidement orthographe grammaire, mais aussi la cohérence … et ensuite, une fois les arrangements éventuels réalisés, le bêta-lecteur parlerai plus de rythme, de style, des sensations x sentiments ressentis lors de la lecture, des thèmes abordés , de l’interprétation…
Bien sûr la limite entre les deux peut être floue ! Un correcteur pourrait par exemple critiquer des lourdeurs stylistiques…
Mais de maniere générale, pour moi le correcteur corrige ce qui est possible d’être corrigé objectivement , tandis que le bêta-lecteur a pour rôle de parler subjectivement de ce qu’il a lu. C’est pour ça d’ailleurs que les auteurs font souvent appel à plusieurs bêta-lecteurs !
Par contre , la différence avec un relecteur , c’est plus compliqué :joy: pour moi un relecteur englobe toute personne qui relit le texte avant sa publication, qu’il soit correcteur ou bêta-lecteur. Est ce que c’est bien ça ?
Je me demande s’il y a effectivement des définitions officielles pour chacun de ces termes ou si justement ils sont sujets à interprétation !

Pour répondre à la deuxième partie, la seule question à laquelle je peux donner une réponse est la dernière ! J’ai moi même déjà été prélectrice et j’aime beaucoup cette expérience. C’était à chaque fois pour des personnes de mon entourage , et je trouve ça super valorisant qu’on me demande mon avis :relaxed: Je pense donc qu’il faut pas hésiter à demander autour de soi, surtout si on connaît des passionnés de lectures autour de nous ! De plus je trouve l’idée du dialogue avec l’auteur super intéressante !

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Eh bien,
pour ma part, je sais ce que c’est. :smiley:

Usagère
Quand j’ai commencé à vouloir publier, j’ai eu l’impression que c’était un passage obligé, qu’il en fallait absolument. :crazy_face:
Je trouvais à la fois logique, et génial d’avoir cette possibilité d’avoir un regard « plus poussé » que n’ont pas les « lambda lecteurs » :stuck_out_tongue: . Un lecteur obligé de donner son avis et de nous aider à faire mieux ? Quel bonheur.

J’ai eu en tout 3 bêtas.
Une au début, un au milieu, et une en ce moment.
A chaque fois, ça été éphémère.

Je compense avec :

  • un relecteur (éradication des fautes et coquilles)
  • des gamma lectrices (impliquées) : serial commentatrices intrigue et personnage. Leur aide est plus que précieuse quand elles s’étonnent d’une incohérence de l’intrigue, d’un défaut dans le suivi du canon, ou dans la psychologie. Ou simplement qui disent quand elles n’ont pas compris. La discussion se prolonge par MP lors de mes célèbres (et inusités) « SAV des fanfictions. »

Pour des raisons évidentes, je n’utilise pas les services d’un correcteur ou d’une correctrice. :stuck_out_tongue: Je me suffis à moi-même. En relecture, il s’agit en général d’éliminer une demi douzaine de fautes, grand maxi.

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Ce que j’apprécie ? Eh bien l’amélioration nette sur le avant / après (ou le sans / avec) !
C’est un formidable booster. Comme j’ai l’impression que je n’écris pas « pour personne » ou « dans le vide » selon les formules consacrées, je fais plus d’efforts.

Je peux être hésitante à chercher à trouver quelqu’un pour me prélire parce qu’il y a… les délais. :grin: Je suis toujours impatiente de publier. Savoir que je dois « laisser du temps » pour la prélecture, c’est un calvaire. Ne pouvait pas exiger qu’une prélecture se fasse miraculeusement du jour pour le lendemain ou même d’une semaine sur l’autre. Je m’abstiens pour conserver la main sur le rythme de publication qui ne dépendrait pas de la disponibilité aléatoire d’un tiers.


Opératrice
J’ai tenu tous les rôles : lectrice mutique, lectrice impliquée force de suggestion, bêta-correctrice et relectrice.

Je préfère la bêta lecture à la correction mais je suis… meilleure dans la seconde. :smiley:
Avant de pouvoir lire un texte, il faut que les fautes soient corrigées. Mettons que j’ai 2 h à consacrer à un texte. S’il est bourré de fautes, je passe deux heures à faire ça et je n’ai pas le temps de commenter ou de faire des remarques.

Si le texte n’a pas de fautes, je me frotte les mains : formulations syntaxiques, choix de vocabulaire optimisé, commentaire linéaire, il y a du temps à accorder au qualitatif (c’est pas que la correction ne soit pas qualitative, mais il ne peut y avoir d’échange dessus, l’orthographe et la grammaire, ça ne se discute pas, c’est juste ou c’est faux)…

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L’une des choses dont on n’a pas parlé c’est que le niveau d’affinité me semble essentiel entre un auteur et sa bêta, une auteure et son bêta (ou toutes les combinaisons).

Si on a des visions très différentes, ça ne colle pas et la collaboration s’arrête.
L’auteur est en position vulnérable, il a donc besoin d’avoir la certitude que la personne est bienveillante et même parfois plus : amicale.
Prenons le cas d’une prélecture dirigiste qui insiste pour aller dans un certain sens qu’elle « préfére » en négligeant le vœu de l’auteur, ça va mal se passer.

Même avec les meilleures intentions, un prélecteur peut se planter en ne connaissant pas ou ne comprenant pas l’objectif de l’auteur. S’il impose trop ses vues, persuadé qu’il va améliorer de beaucoup cette fic toute naze où il n’y a que de la romance guimauve, va y avoir un pépin…

Travailler avec un proche, c’est parfois ? souvent ? le seul moyen d’être dans un échange « sécurisé » et de confiance où la critique ne sera pas mal prise, ou vite désamorcée. On peut tout se dire, et ça ne fait pas un drame… Un proche ou ami ne laissera pas tomber aussi facilement et a envie d’être un soutien.
Peut-être plus sur la durée ou avec récurrence. Mais pas sans y trouver aussi quelque chose pour lui.

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Pour ma part, je n’ai jamais demandé l’aide d’un béta-lecteur ni d’un correcteur car 1) en français, ça va (même si je laisse TOUJOURS des fautes, les principales provenant d’un changement de syntaxe qui invalide un accord quelque part un peu plus loin dans la phrase… grrrr) et 2) je sais que je ne changerai pas l’intrigue suite à l’intervention d’un lecteur. (Oui je suis assez présomptueuse. Mea culpa. :roll_eyes:)

J’ai découvert ce concept avec toi, Oldie, et évidemment c’est aussi ce que je préfère (à la fois donner et recevoir). Quand tu récupères ton fichier Word avec plusieurs dizaines de commentaires et que tu sais que là-dedans il y aura peut-être 30% de critique constructive et 70% de commentaires enthousiastes. Ca booste, c’est vraiment trop trop trop cool. Merci pour ça.

En ce qui concerne « l’autre côté »…

Pareil pour moi…

Je découvre la correction (j’en ai trois en cours en ce moment) et j’aime vraiment beaucoup ça car dans certains cas cela permet de discuter avec les auteurs pour mieux comprendre ce qu’ils veulent dire. Car une fois mises de côté les erreurs d’orthographe et de grammaire, j’aime analyser la syntaxe, qui fait partie intégrante du style…

C’est un écueil dangereux, en effet. (Ne m’envoyez JAMAIS de romance pure à corriger, SVP.)

Je suis moyennement d’accord avec ça mais je sais qu’on n’a pas le même point de vue sur « à qui faire lire nos fanfics ». L’idée que mes proches IRL puissent lire ce que j’écris sur Internet me glace le sang. J’ai longtemps cru qu’on ne pouvait pas se faire d’ami(e)s proches virtuel(lle)s et que donc ce genre de relecture était impossible. Mais je m’étais trompée… et tant mieux !

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:smiley: Je clarifie. Un proche … quelqu’un dont on se sent proche (et vice-versa). Et que cette activité ce sacerdoce intéresserait ou ne rebuterait pas trop. :stuck_out_tongue:

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