- Je suis horriblement en retard partout.
- Dans quel sens avais-je fait l’autre ?
- Objectif de ce soir : au moins 2 chapitres. Je suis arrivée au moment où j’ai écrit « nyctalope ». Un pélican est-il nyctalope ?
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Je m’apprêtais à me féliciter lorsque je me suis aperçue que je venais d’écrire deux fois la même phrase. Enfin… pas avec les mêmes mots, mais l’utilisation de la même métaphore à une dizaine de pages d’intervalle fait désordre.
Par ailleurs, j’ai utilisé deux fois « chape » et deux fois « gamberger », et très franchement sur moins de 100 pages, ça se voit.
(je les ai quand même laissés)
(tant pis)
Je note également que plus j’avance, moins je trouve de fautes, mais plus j’ai de répétitions, ce qui est somme toute assez logique parce que plus il y a de mots d’écrits, plus il y a de chances d’écrire deux fois le même.
En l’occurrence je me suis fendue d’une petite recherche sur un de mes tics récurrents, et il s’avère que j’ai huit « in petto » (il y en avait neuf, mais j’en ai supprimé un). Ce qui donne tout de même un in petto toutes les 30 pages, et il faut bien admettre que c’est beaucoup trop.
Soyons honnête, ce n’est pas un texte qui passerait la barrière éditoriale.
(j’ai aussi beaucoup de « concentrer » alors que je n’ai quasiment pas de « focaliser »)
Aujourd’hui j’ai posé les premiers mots d’une nouvelle histoire de Bob (après 10 ans, j’ai eu envie de ré écrire sur Bob), et je me suis aperçue qu’il devient relativement difficile d’écrire du léger et humoristique quand on s’obstine à empiler les traumas.
En l’occurrence Bob a beau être d’un flegme à toute épreuve, j’ai du mal à ce qu’il ne s’émeuve pas de ces retrouvailles.
… bon sang, moi je veux juste faire râler Mary en le mettant en présence et celui qui l’appelle gamin et de celle qui l’appelle Franz en même temps !
Ben ça ne peut pas fonctionner, figurez-vous. J’ai trop de background.
(Et c’est quand même un comble de se plaindre d’avoir des personnages trop développés)
Je devrais p’têt laisser tomber l’idée et chercher un perso qui n’a pas de background (ce qui n’est pas évident, même l’oiseau commence à avoir trop de background)
Par ailleurs, faut que je me replonge dans ma chronologie. Laquelle est bordélique, il ne faut pas le nier, mais je ne peux pas écrire « ils ne s’étaient pas vus depuis deux ans » sans vérifier que ça n’explose pas tout.
(Normalement non)
(Mais je vais quand même vérifier)
Dis donc tu as encore avalé toute la boîte de vitamines, toi…
Ou alors tu as des vacances.
A priori… Non. Ça voit super bien un pélican. Ça te repère un poisson sous l’eau pendant que ça te vole à 15 mètres. Plongée en piqué comme un boulet (blanc) et avec petite manœuvre des ailes clac ! A pu poisson.
Après je sais bien que, autant tu peux être à cheval sur des vérifications de distances, compositions, matériaux, vitesse, usure de la carlingue et poils de mouffette…
…autant pour d’autres trucs, ce qu’on va appeler pudiquement la licence artistique reprend désinvoltement ses droits… ![]()
Ieeek est peut-être un pélican transgénique lointain rejeton de la chouette hulotte après des générations de n’importe quoi dans la biodiversité.
Il est surtout un pélican d’Yblane (enfin je l’espère), ce qui signifie à minima que c’est un pélican galactique avec à peu près toutes les propriétés que tu voudras lui conférer.
Voire… pas du tout un pélican – le terme étant utilisé abusivement, faute de mieux, par un capitaine qui passe trop de temps à éperonner et pas assez à la bibliothèque le nez dans les bases de données animalières.
(Quoique…)
Bref, si ton pélican devait être nyctalope – que ce soit de plein droit ou par une bizarrerie mutagène qui le rendrait unique au monde – cela resterait soumis, comme à l’ordinaire, à ton bon vouloir. ![]()
L’info qui ne sert à rien mais qui signe la lectrice attentive : le poulpe et le putois sont nyctalopes, eux. Il y a peut-être moyen de fonder un club ou une amicale ?
Le capitaine Fracasse n’y voit plus que d’un oeil, je trouve que ça a du sens de bien s’entourer pour pallier cette défaillance… orbitale.
Alors anecdote amusante, justement non. En général je ne râle comme ça à la chaîne que quand je ne suis pas en vacances.
On notera également que je suis en phase de « réajustement de rythme », ie un dessin et 4k mots par mois (pour le dessin c’est en cours, le mots je ne sais pas, j’ai un input « maquette » à rajouter dans le planning).
Quant à Monsieur l’oiseau, non seulement il est nativement nyctalope (très pratique pour voler dans les coursives sombres d’un vaisseau spatial), mais en plus il sait prendre l’ascenseur.
Et non, ça n’a aucun sens. Depuis quand les pélicans, canards ou autres pingouins prennent-ils l’ascenseur ?
Autre point intéressant, lorsqu’on observe la bestiole qui accompagne d’ordinaire le captain, on remarque immédiatement une différence de couleur.
Et ça par contre ça fait partie du background, à défaut de faire partie du lore d’origine. C’est pas près d’arriver, en revanche.
(Faudrait déjà que je finisse mon tome en cours)
(Et très bonne observation par ailleurs : ce truc vient d’Yblane. Ce n’est pas un pélican)
Haha, je valide le jeu de mot ^^
En fait si. Je ne peux pas écrire « ils ne s’étaient pas vus depuis 2 ans ».
Parce que voyez-vous, une aventure ce n’est pas très long. Quelques jours, ce n’est pas grand chose. En revanche, des aventures mises bout à bout… rien qu’avec le barman, j’ai 6 ans pleins.
Ce qui est vaguement embêtant, j’ai aussi des gosses qui vieillissent là dedans.
Ou pas d’ailleurs, mais cela relève du même problème que la couleur du pélican.
… et je clos (enfin) mon diptyque « laisse, c’est pour moi » en suspens depuis juin :
Avec le constat qu’il faut absolument que j’arrête de colorier comme ça :
- ça n’a aucun avenir ;
- ça n’a pas vraiment de style ;
- le rapport temps passé/résultat n’est pas du tout favorable.
A garder pour des couvertures éventuellement, mais le reste doit évoluer.
Je vais maintenant revenir à mes corrections éditoriales yblaniennes.
Passion ne pas mettre de marque-page et donc ne plus savoir où l’on s’était arrêté.
J’ai la vague impression de relire un chapitre que j’avais déjà relu, c’est pénible (et c’est sûrement le cas).
Je ne veux même pas savoir combien de fois j’ai utilisé le mot « structure » dans ce texte.
(oui je viens encore d’en trouver un)
(non je ne compterai pas, il y a 230 pages je ne vais pas me coltiner des stats de mots mot par mot à la main)
(je pense toutefois que « structure » est battu par toutes les variations de « il se força à »)
Nom de Zeus, une incohérence !
A vrai dire je l’avais pressenti quand Mary a rempli ses poches. Avec notamment deux grenades.
En conséquence pourquoi donc, une fois arrivé sur les lieux de l’action, décide-t-il de lancer autre chose qu’une grenade ?
Après, j’admets que ce n’est pas pire que le Stargate où j’avais donné une ligne de dialogue à un personnage qui n’était pas présent dans la scène, ou que le Petit Poney où Rainbow Dash reconnaissait Harlock pour ce qu’il était alors qu’elle n’était pas censée le savoir.
165/234. Si je fais la même perf qu’aujourd’hui, je peux potentiellement terminer demain.
A condition de ne pas oublier où je m’étais arrêtée, d’où ma note.
T’inquiète pas, je n’y avais vu que du feu.
Du feu de l’action.
Dans la série aussi il y a des moments où il faut accepter de suivre sans se poser trop de questions.
Et…
Rainbow Dash est magique alors bon hein ? Elle a certainement des connaissances inouïes. ![]()
Ou elle regardait Récré A2 quand elle était petite.
Oh pour le Stargate ça fait longtemps que ça a été ajusté. Au pire quand je l’ai imprimé en 2015, mais je me demande si je n’avais pas trouvé l’erreur avant, sur la période 2008-2011.
Le Poney je l’avais identifié au moment de l’écriture, mais je l’ai laissé à dessein : c’était meilleur pour la tension dramatique et somme toute assez négligeable (même s’il y a tout de même un léger problème de logique).
Bon. Au vu de la météo, les pronostics sont bons.
Oh tiens, encore un « structure », juste à côté d’un « songer » (les « songer » c’est pareil, ils pullulent). J’ai de méchants tics d’écriture en dialogue indirect aussi, je me demande si ça ne va pas finir par gêner la lecture (moi ça m’agace à chaque fois que j’en trouve un nouveau).
Pour revenir aux incohérences, à vrai dire le pire du pire, c’est quand Mary perd son cosmodragon. J’ai des scrupules à chaque fois, parce que comme c’est une arme unique et qu’il la réutilise la fois d’après, cela signifie qu’il va forcément la récupérer à la fin.
En général j’essaie de justifier la récupération future, mais en fonction des situations c’est plus ou moins logique. Le texte le plus bancal dans ce cas c’est Zweizamkeit, où il n’y a absolument aucune raison qu’il récupère son cosmodragon (et ce, même si le sujet est évoqué à un moment). Mais bon. Tant pis, hein…
Aaaaah, une faute de grammaire !
Page 203. Je viens à nouveau de tomber sur une chape. C’est la troisième. Je pense que je vais la remplacer par « couperet ».
(j’ai par ailleurs scalpé un autre in petto au passage)
Et… terminé ! (je vous rassure, je n’ai pas passé l’après-midi à faire ça)
230 pages, 32k mots, 200k sec, et beaucoup trop de fautes à l’intérieur.
Passons à la suite.



