Et maintenant je tente de rester crédible, mais j’avoue que je n’imaginais pas invoquer la housse en molleton chez Albator. Comme quoi tout arrive.
— Va chercher une vieille housse en molleton dans le placard du haut, dit-elle. Et ramène aussi les ciseaux de couture et les strips qui sont dans l’armoire à pharmacie.
Insérer un grain d’extraordinaire dans une vie ordinaire (au forceps)(ça fonctionne mal)… Pourquoi est-ce que je m’inflige ça ? (cette question est rhétorique)
Ce n’est pas la première fois que j’ai une approche narrative dans ce sens et c’est à chaque fois insatisfaisant. Définitivement, je ne prends pas le problème par le bon bout. Peut-être parce que je m’obstine à forcer un ordinaire qui n’existe pas, parce qu’aucune vie n’est ordinaire et que toutes les vies sont extraordinaires.
L’histoire est racontée parce qu’elle le mérite. Et elle a donc un héros. Même si lui même n’en croit rien.
(Je remercie le dernier Emmanuel Lepage de m’avoir débloquée sur cette réflexion.)
Le fil directeur de ce texte est une fourchette.
Je sais que c’est important d’habiller sa prose, mais avec une fourchette, c’est une première.
Après, je me souviens avoir habillé une dissertation avec des lasagnes, donc je ne devrais probablement pas être étonnée.
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On progresse.
Je dois maintenant me débarrasser du pirate, et je m’oriente pour ce faire vers un glissement de POV (mon POV actuel n’est en effet pas assez solide pour prendre à sa charge une exfiltration).
Basculons donc sur Jacob Carter, qui a horreur qu’on piétine ses massifs mais qui possède un peu plus de présence d’esprit que ses voisins pour gérer la crise.
(soit dit en passant j’étais restée sur l’idée qu’il avait traversé les 10 saisons comme une fleur mais en fait non, il est mort. Pauvre Jacob)
Règle numéro 1 : ne jamais fixer son POV sur quelqu’un qui reste à côté de l’action, sinon on reste coincé en tell et c’est horripilant (je le sais pourtant, et je me fais avoir à chaque fois).
Lorsque l’interphone sonna, le maréchal des logis-chef à la retraite Jacob Carter commença par pester d’être interrompu au beau milieu de son traditionnel épisode holovid de début de soirée, puis il poursuivit en éconduisant avec son tact légendaire la bleusaille qui sollicitait l’autorisation d’entrer chez lui.
Jamais fait autant de glissements de POV dans un one-shot, moi, mais ce POV-là devrait mieux fonctionner.
Le truc c’est d’arriver à poser l’ambiance avec le moins de mots possibles.
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Il va de soi que la fille de Jacob s’appelle Sam.
En revanche elle se teint les cheveux en noir, tout simplement parce que je me dis bêtement que c’est plus simple de poser une teinture noire que blonde.
Ce sont des détails sans importance, de toute façon.
Ce n’était toutefois pas le moment de pinaillages botaniques.
Jacob est très attaché à ses massifs.
Il va toutefois falloir se décider à changer de décor pour clore. J’hésite entre le minibus ou deux voitures séparées.
Par ailleurs, ce décompte part complètement en quenouille (non ce n’est pas le bon nombre, il y en a au moins 2 en trop).

Céleste et Babar manquaient rarement le traditionnel « barbecue du samedi soir » donc ce n’était pas vraiment une surprise, mais le problème n’était pas là.
Haha.
'paraît qu’il existe des gens qui quand ils lisent un mot ça forme une image dans leur tête. J’avoue que je ne sais pas ce que ça donne avec Jacob Carter, Albator et Babar, mais en tout cas moi ça m’amuse.
Octobre 2024, tome 7. Je le savais (c’était déjà évident depuis la parution du tome 1 en 2014).
Aujourd’hui, teasing de la suite.
J’aime quand un plan se déroule sans accroc.
Ouf ça y est, Mary vient de se faire appeler Arthur.
— Et vous, vous êtes le cousin Arthur, dit-il à Harlock.
Et j’ai donc dans cette histoire Babar et Céleste, Pom, Flore et Alexandre, et le cousin Arthur.
Oui ça m’amuse. Je m’amuse d’un rien.
On notera par ailleurs que Mary ne se coupe les cheveux qu’en cas d’urgence.
— Écoutez mon vieux, la police cherche un type borgne aux cheveux châtains mi-longs, l’idée c’est de réduire les risques. Donc vous allez m’enlever ce bandeau, et je ne vais pas mettre le sabot sur la coupe militaire à trois millimètres si c’est ça qui vous inquiète, mais je vais raccourcir un bon coup et désépaissir… ça ne vous fera pas de mal, de toute façon.
Cette histoire n’a ni queue ni tête (et à présent elle a également beaucoup moins de cheveux).
Prenons donc le minibus.
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Et… Terminé sur 7700 mots ! Un peu plus long que ce que je voulais, mais c’est difficile de faire mieux avec trois POV à la suite. N’empêche que c’est horriblement long pour une histoire où il ne se passe rien.
« Alors voilà, c’est l’histoire de gens ordinaires qui n’ont absolument aucune intention de jouer les héros et qui veulent juste vivre leur petite vie tranquillement. A la fin, il ne s’est rien passé et rien n’a changé. » Formidable.
Je vais le poster ici pour la sauvegarde en attendant de finaliser le recueil pour lequel il est prévu.
(ça me permettra de voir si le site sait faire une addition simple ou si le décompte fait toujours n’importe quoi)
Et je vais maintenant songer à la suite.
Je n’ai pas parlé de mes dragons depuis longtemps. Si je tentais de me motiver ?
J’annonce :
- qu’en postant une fic, j’ai bien le compteur qui a fait +1. En revanche il y a toujours un décalage de 2, ie il pointe 143 alors que j’additionne 141. Mais à la réflexion je me demande si le bug ne datait pas d’avant mon +127 d’un coup. Est-ce que ça importe ? Non, aucunement. Mais j’ai horreur des petits bugs agaçants.
- que j’ai repris les Dragons d’Adity. Avec une phrase, mais ce n’est pas grave.
Comment était-ce scientifiquement possible ? Harlock ne pouvait détacher son regard du ballet sans fin qui se jouait devant ses yeux.
Ne reste plus qu’à détailler le ballet en question, puis à prendre le bac. Ensuite, le pélican ralliera la plage, puis des homards mangeront le chat télépathe.
C’est important de bien planifier son intrigue.
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Après avoir volé un prototype de vaisseau spatial surpuissant, un jeune officier rebelle et obstiné doit trouver un refuge sûr dans une des zones les plus dangereuses de l’espace pour échapper au croiseur que l’Union Fédérale a envoyé contre lui.
Mais ? Ce résumé est idiot ?
(ne je ne me souvenais plus avoir pondu ça, ça fait un bout de temps que je n’avais pas remis le nez dedans)
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Utiliser un protagoniste stupide afin de s’épargner des explications scientifiques trop ardues : 
Le soleil et la station interne étaient tous les deux en mouvement. Leur révolution n’était pas exactement circulaire, et les périodes des deux corps n’étaient pas exactement synchronisées. Cela fonctionnait pourtant, par un hasard astrophysique monstrueux ou par des calculs trop complexes pour qu’il puisse les appréhender.
ça c’est fait. La barge, maintenant.
Cette histoire manquait d’un dirigeable.
Une passerelle se déploya vers un… Harlock pencha la tête de côté. Le meilleur mot qui lui venait à l’esprit pour décrire le véhicule qu’Emma leur proposait était « dirigeable ». Une enveloppe rigide ovoïde, une nacelle suspendue, une hélice dans une cage cylindrique… Harlock espéra que l’engin ne soit pas empli de gaz inflammable.
Il était temps d’amener un peu d’ambiance steampunk. Tout le monde aime le steampunk.
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