[In Arcadia] Histoires de pirate

Messieurs, l’heure est grave : j’ai un problème d’âge.
En effet, je considère que la période « je suis tout foufou avec mon engin » s’étale sur une vingtaine d’années (oui il y a trois guerres galactiques dans l’intervalle, ça laisse un peu de place pour caser tout ça). Partant d’un engin vide, je recrute ainsi les jeunes tout fous autour de vingt ans, ce qui les conduit jusque quarante ans en mode « fonçons dans le tas ». Les gens plus posés ou avec plus d’expérience (le chef, le cuistot, le doc) peuvent aisément faire du quarante-soixante ans sur la période sans que cela ne soit choquant pour un équipage fonctionnel.
Hélas, mon problème est le suivant : le doc est recruté en tout début de période (c’est important d’avoir tout de suite un spécialiste pour recoudre les petits bobos divers). Plutôt autour de quarante ans, donc. Sauf que le doc est accompagné de Lydia, six ans, et il s’avère que je ne peux pas étaler une gamine de six ans sur vingt ans (ça bouge assez vite à cet âge-là).
Cette petite peste bouge d’ailleurs tellement vite que je vais avoir des soucis à la tenir jusqu’au premier jalon, pour l’instant calé huit ans plus tard. Parce que bon… là elle est en mode « je veux mon doudou ». Avec huit ans de plus, elle sera en mode « je veux un scooter », ce qui n’est plus raccord.
Flûte.

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Je suppose que tu as fait exprès d’écrire ça comme ça ? Tu ne laisses jamais rien au hasard.
.
Sinon c’est très intéressant cette histoire de Lydia qui ne peut pas avoir éternellement 6-8 ans pendant des années et des années. Tu seras d’accord pour dire que les « enfants grandissent trop vite »… pour tes besoins narratifs.

Si ça continue, c’est elle qui va se retrouver à faire des missions cheloues avec un capitaine vieillissant et ça ne sera pas mieux du tout ! :smiley:

Si elle veut son doudou à 6 ans, elle n’est peut-être pas précoce (je n’avais aucun doudou, j’avais un « baigneur » – plus personne ne sait ce que c’est, et si on veut un indice, ce n’est pas un Captain en vacances qui perd son maillot de bain) :smiley:

Peut-être que Lydia voudra davantage un scooter de l’espace ? Un chasseur Tie, un Jumper de chez Stargate, une navette Galileo ?.. … un Goldorak ? :rofl: Son premier appart ?

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Oui.

Non.

Ben en réalité, mon premier réflexe a plutôt été de chercher des moyens de grandir moins vite. Yoko Tsuno, La Frontière de la Vie, « En trente ans, elle n’a vieilli que de deux ! », tu vois…
Mais bon, c’est plus probable qu’elle ait débarqué pour faire des études supérieures le moment venu.

Ben justement, non… je ne considère pas la quarantaine comme un qualificatif adéquat pour « un capitaine vieillissant ». Sauf que derrière c’est le chrono du vaisseau qui avance, et que ce n’est plus la période pour « des missions cheloues ». C’est la période des bugs temporels, des vaisseaux hantés et du cryptique en quatrième mur.
En revanche, oui, je pourrais la reprendre pour refaire un « Eternal Captain 2 », dont le but consiste à aller tuer le capitaine. Mais beaucoup plus tard, dans ce cas.

On ne fait pas dans les Grorobots ici, madame. Uniquement les Grovaisseaux ^^

Edit : eh bien, j’ai consulté ma liste temporelle, qui classe mes textes en fonction de l’âge de Mary (à ne pas confondre avec ma liste chronologique, qui classe dans l’ordre d’écriture), et il s’avère que Lydia a 6-8 ans sur grosso modo 4 ans, ce qui en réalité n’est pas si mal que ça pour de la planif au doigt mouillé.
Je ne vous mets pas le détail de la liste (il semble que ça fasse peur), mais même si ça n’intègre pas les derniers textes (notamment tout le volet « Réminiscences »), je note que Lydia n’apparaît bien que sur la tranche qui la concerne (bon c’est facile c’est là que j’écris le plus), soit « à peu près autour de vingt-cinq ans ».
Alors ça ne règle pas mon problème, mais je pense que du coup c’est définitivement beaucoup trop tôt pour l’intégrer à ma schoolfic. Et donc, faut qu’elle saute.
Mary se passera bien de son médecin pendant huit ans, vous ne croyez pas ?

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:rofl: Mais si ! J’en avais un chez ma grand-mère :joy::joy::joy:

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Alors donc…
Au bilan, le scénario ne fonctionne pas sans la gamine. Je vais donc procéder comme à mon habitude et m’asseoir sur la cohérence des personnages.
L’intrigue prime sur les personnages, leurs actions et leurs réactions. Toujours. On n’est pas rendus, sinon.

Ceci étant posé, reprenons. J’en suis à mi-chapitre, il me reste 600 mots pour embarquer une gosse et un médecin.
C’est tout à fait jouable.

Edit : Et… Mission accomplie ! (paillettes et pélican, wééé)
Le volume du chapitre est conforme, la coupure est en semi-cliffhanger comme prévu, pélican, et les personnages n’ont absolument aucune cohérence comportementale comme à l’accoutumée. Mais bon, les personnages n’ont de toute façon aucun objectif d’évolution, donc qu’il y en ait dans le tas qui ne vieillissent pas, eh bien… Très honnêtement, on s’en fiche (et je dirais même plus, on s’en fiche complètement).

Je vais maintenant passer au chapitre 3.
Il est temps de décoller.

Edit 2 : diantre, le chapitre 3 ne décolle pas. Enfin si, il décolle, parce que c’est le cliffhanger de fin, mais du coup :

  • il faut lui donner une bonne raison de décoller
  • il faut également l’empêcher de réatterrir au même endroit, de manière à pouvoir enchaîner sur l’action suivante « hé, je vous ai parlé de cette vieille légende de comptoir qui parle de stations fantômes jumelles maudites ? » (j’ai embarqué un pilier de bar, c’est à ça qu’il va servir)
  • je ne peux donc pas juste décoller comme ça sans raison, pouf, et tomber sur Plugrovaisseau à la sortie : c’est l’action d’après, qui permettra de fuir vers la planète d’Extraterrestre Cryptique, qui permettra de confirmer la Vérité dans la Légende (pardonnez-moi cette phrase me fait ricaner, surtout les 2 dernières majuscules)

En conséquence, je dois introduire dans ce chapitre :

  • un ravitaillement gratuit promis dans le chapitre 2
  • des éléments perturbateurs forçant le décollage : créanciers pour non paiement du ravitaillement non gratuit, police pour recrutement de mineurs, autres ?
  • un refus catégorique de toute négociation
  • un préchauffage des moteurs, une mise en condition des systèmes d’armes et un arrachage de l’amarrage
  • en 1500 mots.

Je crains d’être un peu à l’étroit dans le format, mais d’un autre côté je crains que scinder ne conduise à du meublage inutile.
Je suis frustration.

Edit 3 : Point schoolfic !
Alors je n’avance pas très vite, mais je suis malgré tout parvenue à 30% du chapitre 3, sans réussir à aborder aucun des points mentionnés juste au-dessus. Vais-je parvenir à tout caser en 1000 mots ?
Je suis toutefois satisfaite d’avoir casé ceci :

— La colonie… n’était pas viable. J’ai fait ce que j’ai pu. Ceux qui ne sont pas morts ont fui. L’Union a évoqué « une variation imprévisible du processus de terraformation ». Ha ! L’Union s’est trompée et ils nous ont laissé tomber, oui !

qui me prépare très bien le terrain pour « un virus mutant qui fait que les gamins nés sur la planète ont une croissance ralentie » (je fais les Deus Ex Machina que je veux, d’abord)

Ainsi que cette phrase-là :

Certaines planètes disparaissaient sans que quiconque n’en c omprenne la cause.

qui me permet de continuer à poser les jalons sur l’utilité première du vaisseau. Plot twist, il est conçu d’origine pour être un destructeur de planète, et je pense qu’il va falloir que Tochiro le dise assez vite (avant ou après avoir croisé Extraterrestre Cryptique, je n’ai pas encore décidé).

Par ailleurs et parce que j’ai repêché une de mes photos sur ce topic aujourd’hui même (j’étais contente de constater que mon archivage multiple a son utilité), je vous annonce que j’ai dessiné. Et comme 2023 m’a convaincue que j’exécrais l’IA et globalement toute forme de montage numérique, j’ai tout fait à la main avec mes petits doigts.
Le petit artisanat, il n’y a que ça de vrai par les temps qui courent, messieurs-dames.
(oui et je planifie à très long terme, aussi)

Edit 4 : Aujourd’hui entre deux notes verbales, j’ai fait un peu de mathématiques :

  • soit de la mutation génétique, intentionnelle ou non, qui est parfaitement liée à la thématique globale d’immortalité qui sous-tend l’ensemble et qui induit une croissance ralentie, disons deux fois moins vite
  • soit 3-4 ans à T0
  • soit 6-8 ans huit ans plus tard
  • ce qui implique +4 ans sur 8 ans
  • soit deux fois moins vite.

Et si en définitive ça ne colle pas, je bougerai le coefficient.
Le point positif c’est que ça donne une quête supplémentaire pour la suite, et la possibilité de multiples dialogues cryptiques avec le doc, qui vient du même endroit et qui donc sait ce qui s’y est passé.
L’autre point positif, c’est que je n’ai pas besoin de le mentionner où que ce soit tant que ce n’est pas le sujet de l’intrigue.
J’aime quand tout s’emboîte.

Edit 5 : Chapitre 3 ! (lancez-moi un beau bar !)(oui j’ai ravitaillé en poisson congelé, mais rien ne vaut le frais)
Alors en réalité j’ai coupé court parce que les expositions psychologiques des persos sont ennuyeuses, et j’admets que trois pages une fois tous les trente-six du mois ce n’est pas l’idéal pour conserver l’attention du lecteur distrait (qui en plus n’a qu’un millier de mots à se mettre sous la dent à chaque fois), mais bref.
Aujourd’hui Mary est dépassé par la situation comme d’habitude, mais tout le monde a l’air de trouver ça normal comme d’habitude aussi, et il peut donc continuer à faire du rien et/ou à prendre des décisions foireuses, par exemple tuer des gens.
Je note par ailleurs que « les gens » sont à ce stade toujours tous des mâles (je vais prétendre que les dames sont occupées à des tâches plus importantes ailleurs plutôt que d’avouer que mes péquins lambdas sont toujours des « ils » par pure flemme).

Enfin voilà. Ceci étant fait, en avant pour le chapitre 4 que je vais intituler « foncer dans un mur ». Je vais pouvoir planifier une petite manœuvre navale simple du genre « tu ne passeras pas » / « mais si je passe », puis embrayer sur une course poursuite.
Sans oublier de saupoudrer de kaboom, c’est important le kaboom.
A votre avis, je commence tout de suite à la grosse méchante torpille ou je fais soft pour le premier round ?

Edit 6 : On s’amuse comme on peut (cette ligne de dialogue est validée à la relecture).

— La taxe d’accostage c’est pour accoster, blanc-bec. Pour rester, il y a une taxe de… restage ?

Edit 7 : Mesdames et messieurs, je vous présente Lia !

Harlock grimaça lorsqu’il s’aperçut qu’il avait accéléré. Il n’avait pas eu le temps d’explorer tous les recoins du vaisseau et, en son centre, certains locaux condamnés par les travaux conservaient encore leurs secrets. Tochiro avait évoqué « le Coeur ». L’ordinateur principal et ses serveurs se trouvaient sans nul doute là-bas, mais qu’en était-il exactement ? L’Arcadia possédait une part d’ombre qui l’impressionnait plus qu’il ne voulait bien l’avouer.

Lia et sa première évocation, donc.
Bien évidemment, à ne pas confondre avec Lydia, la petite fille qui ne grandit pas.

Note à moi-même, je suis définitivement en train de refaire « Eternal Captain 2 ». Ce qui me conduit à trois conclusions :

  • cette histoire est nulle
  • je vais pousser sur le côté émo-goth trop dark du vaisseau fantôme
  • bleu

Edit 8 : euh… Sérieusement ? Je sais que je ferais mieux d’aller parler ailleurs, mais n’est-ce pas un peu extrême d’aller jusqu’à la censure ?
Capture d'écran 2024-01-27 161003 / Capture d'écran 2024-01-27 161224

Edit 9 : bon, je note que l’IA qui régit les lieux s’est plongée dans un dictionnaire depuis hier, mais qu’elle n’a hélas pas appris à conjuguer le verbe comprendre au subjonctif, toujours censuré. On me rétorquera « c’est le progrès » mais bon… personnellement je trouve ça triste.

Enfin bref.
Si je suis là c’est parce que je suis embêtée. Le chapitre 4 progresse, toutefois je me demande si je n’ai en réalité pas écrit une fin de chapitre 3.

Il était tel le marin antique bravant les flots déchaînés, il était le navigateur qui file au vent loin des terres des hommes, il était la liberté.
Et ce vaisseau était sien.
— Arcadia, décollage !

Je me demande si ce n’est pas plus pertinent que la séquence d’avant dessous.

Les deux hommes s’effondrèrent. Leurs cris le poursuivirent. Il n’y avait plus de retour possible.
Il rengaina.
— On part maintenant, ordonna-t-il à Maji. Fais chauffer les moteurs.

Flûte.

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Je construis, je concrétise, et je viens donc fixer ici la présentation du projet « schoolfic 3 ». Il est possible que l’accroche soit modifiée en cours de route en fonction des éléments qui apparaitront au fur et à mesure des chapitres, mais à défaut d’être rigolo, le fond est in fine correct.

Titre : Les Dragons d’Adity
Genre : space opera / planet opera - action/aventure
Rating : T
Type de fic : à chapitres - en cours
Particularité amusante : cryptique pour qui cherchera des éléments du fandom d’origine
Repères chronologiques : suite du tome 1 « Les Sirènes d’Yblane », à situer au même moment que « Katz ».

Accroche : Après avoir volé un prototype de vaisseau spatial surpuissant, un jeune officier rebelle et obstiné doit trouver un refuge sûr dans une des zones les plus dangereuses de l’espace pour échapper au croiseur que l’Union Fédérale a envoyé contre lui.

Résumé en ligne : Vole plus haut. Vole plus loin. Les obstacles sont poussières et les étoiles susurrent des légendes oubliées. Tes rêves t’attendent au-delà de l’horizon.

Résumé : Hub Terra, carrefour des routes spatiales. Après sa mission sur Yblane, Harlock se retrouve aux commandes d’un vaisseau spatial flambant neuf et avec l’ordre de le convoyer vers une base militaire de l’Union Fédérale. Mais si le jeune homme n’est pas encore certain des décisions qu’il doit prendre, il est sûr d’une chose : ce vaisseau est à lui. Hors de question de le rendre à l’Union.
Pour échapper à l’armée et au croiseur lancé à ses trousses, il devra fuir au plus profond de la Bordure Extérieure, vers les Confins et les Zones Inexplorées. Il y trouvera une planète ravagée par l’Union, un allié peut-être, et la promesse d’un refuge au bout du chemin.
Toutes les légendes contiennent leur part de vérité.

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Alors… non. Je ne valide pas cette phrase écrite hier avant de me coucher.

Depuis la fosse, Tochiro lui adressa un levé de sourcil sceptique.

On va plutôt dire « dubitatif », hein…

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Haaa ! Ce n’était donc pas ce genre de fosse ?

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Haha, pas du tout ! On est en passerelle, c’est donc la fosse que l’on trouve dans les passerelles (plutôt les passerelles d’ancienne génération, mais je construis comme je veux).
Et même si l’on raconte que ce vaisseau a été construit dans les égouts, je ne pense pas qu’il soit opportun de placer un trait d’esprit subtil à cet endroit ^^

Je note toutefois que « dubitatif » n’est pas exactement la nuance que je veux (et sceptique non plus, d’ailleurs). En réalité c’est un levé de sourcil « légèrement moqueur et interrogatif à la fois ». Mais bon, je m’en contenterai.

Edit : Raah, je n’arrive pas à outrepasser « dubitatif » ! (oui ça fait 2 jours que je réfléchis sur un seul mot, tout à fait, mais je ne connais pas les mots « relecture » et « réécriture », moi… La première fois c’est toujours la bonne)
En fait, je serais plutôt sur « interrogatif et avec une pointe de désinvolture » (c’est important d’avoir la bonne notion), avec une réponse « mais pourquoi ils nous demandent ça, enfin bon moi je m’en fiche un peu » (là, dessous)

— Tu crois qu’ils se sont aperçus qu’on s’était branchés sur leurs servitudes sans verser d’acompte, ou bien ce sont les vigiles qui ont fini par se plaindre de ne pas avoir de pots-de-vin ?

… Et ça, ce n’est pas « dubitatif », nom d’une loutre.

Edit 2 : Ben figurez-vous que j’ai gardé « dubitatif » (c’est un peu trop long « interrogatif et avec une pointe de désinvolture », et je n’ai pas besoin de ralentir la narration à cet endroit).
Mais bref.

— Arcadia, veuillez stopper vos moteurs ! Vous n’avez pas l’autorisation de décoller ! Je répète, vous n’avez pas l’autorisation de décoller !

A votre avis, l’Arcadia :

  1. va décoller ?
  2. ne va pas décoller ?

Inutile de faire durer le suspense, elle va décoller, évidemment ! Et elle va défoncer un sas fermé qui se trouvait malencontreusement sur son chemin (ce vaisseau aime défoncer des trucs).
Bon par contre, elle va peut-être échapper à la police fédérale qui se trouvait sur le quai, mais elle va tomber sur l’armée fédérale qui l’attend dehors.
En l’occurrence, Warrius Zero et son nouveau croiseur de dernière génération plein de canons, j’ai nommé « le Karyu ».
Mon petit doigt me dit que ça va péter dans le prochain chapitre.
Wouhou !

Edit 3 : Foncer dans un mur. Fin du chapitre 4 (lancez-moi une dorade)

— Arcadia, ici l’EFS Karyu, croiseur mandaté par l’Union Fédérale en mission spéciale. Commandant Warrius Zero.
Harlock se figea.

Ma-gni-fique.
Regardez-moi ce beau page turner de fin de chapitre !

Et maintenant, faites chanter les canons !

Edit 4 : Où est mon plan ? Ah le voilà.


Alors… Elle était en (1) avec ordre d’aller en (2), mais elle s’est arrêtée en (3) et va donc désormais partir vers (4). Mesdames et messieurs, je vais en conséquence vous présenter la troisième planète de l’étoile Iota Draconis, j’ai nommé Iota Draconis Ter « IDT ». Adity, également appelée « Jura » ou « Rhein ».
Tout à fait franchement, j’ai quelques irritants de construction qui m’empêchent de basculer définitivement vers Rhein, mais je pense que le nom ira mieux que Jura. Le souci c’est que pour l’instant, les habitants de ce charmant petit coin tout à fait pittoresque sont des Jurans, et que je n’ai pas fixé d’adjectif dérivant de Rhein - le qualificatif d’usage pour Rhein étant « Nibelung », vous conviendrez qu’il devient urgent de simplifier tout ça.

Je vais plutôt retourner faire kaboom avec mes canons.

Edit 5 : Parlons tactique. Un croquis n’intéressera personne ici, mais souffrez que je pose malgré tout ci-après mes questions par écrit :

  • est-il préférable de s’exprimer en gisement ou en azimut ? - La bonne réponse est « en gisement » bien sûr, notamment pour des questions de référentiel, mais ça peut évidemment entraîner des confusions de positionnement (après je dois reconnaître que je ne vois pas trop comment gérer des azimuts)
  • la bataille est-elle en 2D ou en 3D ? - En 3D, parce qu’on est dans l’espace, mais toute la logique tactique reste plutôt sur un mode « par couches » (avec un haut et un bas)
  • quid du troisième axe ? - Cf supra, on va rester sur une logique « de profondeur » pour que le déroulé soit plus facile à appréhender
  • comment définir le plan horizontal ? - Je suppose que la focalisation interne suffira (sinon, se reporter à la question infra)
  • doit-on définir un 4e axe ? (ie, le plan horizontal de l’adversaire) Si oui, comment ? - Non résolu, dépendra de la manœuvre. A étudier : nom explicite (axe de ligne de foi ?)

Première action : tir de semonce, depuis l’arrière droite dessous. Points à éclaircir :

  • avantages comparés d’un tir sur l’avant ou d’une salve encadrante (nota : pas forcément le bon angle pour une encadrante)
  • moyens employés : canons ou missiles ?
  • effet visuel souhaité : à définir
  • distance de tir (prendre en compte la vitesse relatif et dilater l’échelle pour cause de combat spatial)

Deuxième action : tir d’arrêt.

  • problématique du bouclier magnétique (envisager une « rafale d’arrêt » ?)
  • point à viser : moteurs warp ou conventionnels ?

Edit 6 : je rajoute une question supplémentaire :

  • course poursuite en warp → Principe retenu : bonds et stations. Mode d’action : combat uniquement en espace conventionnel (je disserterai sur le fait que l’Arcadia a les capacités d’attaquer en warp plus tard). Problématique : comment faire pour que le vaisseau poursuivant puisse définir vers où le vaisseau poursuivi a sauté ? Comme ça à chaud je pense à des drones suiveurs genre rémora, vous en pensez quoi ?

Edit 7 :

Pause. C’était Warrius. Warrius ne pouvait pas tirer.
— … Harlock, bon sang ! Coupe tes moteurs avant qu’il ne soit trop tard !

A votre avis :

Warrius :

  1. va tirer
  2. ne va pas tirer

L’Arcadia :

  1. va couper ses moteurs
  2. ne va pas couper ses moteurs

Cette histoire est dépourvue de tout suspense.

Edit 8 : Il n’y a rien que je n’aime plus que de sortir une séquence parfaite avec toute la concision de rigueur.
55 mots.

Le Karyu ouvrit le feu.
Je ne céderai pas, Warrius.
« P-tain d’enfoiré ! » jura Osman.
L’éclat du laser déchira la nuit.
Le coup se perdit sur l’avant tribord. Son énergie se dispersa en poussières incandescentes.
— Une minute ! cria Tochiro.
— Le prochain est un tir d’arrêt, avertit la radio.
Qu’il en soit ainsi.

Edit 9 : vous savez à quel point il est compliqué de faire sauter en warp un vaisseau qui se fait tirer dessus en un minimum de mots avec un maximum de tension ?
Bref. Aujourd’hui mon protagoniste préféré a tiré son coup, trois fois, et elle ne va pas tarder à baisser ses boucliers pour sauter dans la joie et la bonne humeur. Je pense toutefois qu’elle va se prendre un p’tit choc dans les fesses juste avant, histoire de générer deux ou trois avaries amusantes (départ de feu, moteur en rade, court-circuit quelconque… la routine habituelle, quoi).

Quoi qu’il en soit, j’en profite pour lister les chapitres disponibles, parce que j’en ai marre de scroller sur tout mon texte pour les retrouver à chaque fois.
Donc voilà :

  • Prologue
  1. Une halte au Metal Bloody Saloon
  2. On recrute !
  3. Fuite en avant
  4. Foncer dans un mur
  5. Ou la mort
  6. Iota Draconis
  7. La terre brûlée

Possible qu’ils bougent un peu, mais au moins j’ai une vision globale du schmilblick.

Edit 10 (quoi la longueur du post ? c’est définitivement plus pratique de tout mettre à la suite, ça fait moins de boulot pour les sauvegardes)
Alors donc… La planète Rhein et son adjectif rattaché.
J’ai pensé à rheinlung pour le côté exotique (une arme rheinlung, des vaisseaux rheinlungen), mais la graphie me paraît trop complexe.
Je me suis dit qu’on pouvait utiliser rheinan (un repas rheinan, des technologies rheinanes), mais j’le sens pas.
Du coup simplifions. Quid de l’adjectif existant, en fait ? Rhénan. Je trouve que c’est plutôt pas mal, finalement…
Extraterrestre Cryptique serait donc rhénane. Je suis sûre que ça passe.

Edit 11 : mes réflexions avancent un pouïa plus vite que ma rédaction, donc je stocke.
Point particulier du jour : introduire le mythe.

  • approche standard : « les deux premières stations de type Marigen se sont perdues corps et bien »
  • approche historique : « leur dernière position connue est en S-98 S-99 X-01, en éloignement dans la Bordure Extérieure »
  • approche de comptoir : « on raconte que Marigen un et deux errent sans fin dans les Zones Inexplorées. Ces stations ont été conçues pour être autonomes ! Leur durée de vie était illimitée ! »
  • approche rhénane : « Emma a entraîné sa sœur dans les griffes de la Sorcière de l’Espace. Désormais elles attendent leur paradis dans les replis de l’horizon du temps »

Parfait.
Je vais creuser l’approche rhénane, mais ça me paraît déjà une bonne base.

Edit 12 : Fuir pendant deux jours à 60 AL/h = une distance cohérente entre Hub Terra et Adity (ie de l’ordre de 3000 AL, conforme à la carte).

Edit 13 : édit de l’édit 9.
Chapitre 5 out, en avant pour le chapitre 6 !

Notons que :

  • je me suis penchée sur la question des azimuts, avec un choix humano-centré, ie un axe de référence Terre-trou noir supermassif du centre de la galaxie
  • j’arrive au point où je vais commencer à réécrire par-dessus Katz, et mes chevauchements temporels sont suffisamment rares pour être mentionnés
  • j’envisage une mise en orbite + descente sur le chapitre 6, et Extraterrestre Cryptique sur le chapitre 7. A voir si ça tient.

Edit 14 : Allons voir Katz.

Les astronomes de l’Union Fédérale et leur imagination inexistante avaient nommé la planète « Iota Draconis Ter » – troisième planète de l’étoile Iota Draconis, dans la constellation du Dragon. Les militaires et leur amour des acronymes l’avaient abrégé en « IDT ». La langue commune et son sens pragmatique l’avaient transformé en « Adity ».

Vous pensez que je fais un copié/collé ? Evidemment !

Tiens, réflexion du moment. Je me demande si Adity (ou Jura, ou Rhein) n’est pas aussi l’endroit parfait pour Néo-Terra.
[petit jeu amusant, certaines de ces planètes sont issues de mon imagination et d’autres non. Sauras-tu deviner lesquelles ?]

Pendant ce temps, mon protagoniste préféré boite, mais elle arrive quand même à sauter. A cloche-pied, probablement.

Malgré un moteur conventionnel en carafe, la moitié du compartiment machine condamné et l’alimentation des chambres de confinement sous perfusion de deux générateurs de secours, l’Arcadia supporta sans broncher le saut warp suivant, puis celui d’après, et celui d’encore après.

Edit 15 : à votre avis, est-ce raisonnable de viser l’édit 20 ? (cette question est bien évidemment rhétorique)
Bref, reprenons. C’est très pratique de pouvoir tranquillement détailler l’histoire à mesure que je la déroule et sans que cela ne porte à conséquence d’aucune manière que ce soit. Point du jour, l’utilisation de l’accélérateur d’intrigue n°1, j’ai nommé « le pélican ». Oui parce que quand on ramasse des objets pour les mettre dans sa musette, le but du jeu c’est de s’en resservir de temps à autre. Après tout, l’espace disponible n’est pas extensible, c’est donc important de recycler.
Problème, le pélican a été créé parce que j’avais besoin d’un gros canard pour sortir de l’eau. Lui trouver des utilisations ultérieures pertinentes n’est pas forcément chose aisée.

Harlock sursauta. Il avait un pélican sur les genoux, la bête le toisait d’un air désapprobateur par-dessus son bec, et il n’avait pas la moindre idée de la façon dont les événements s’étaient enchaînés pour aboutir à cette situation.
— Ieeek, répéta le volatile.
— Chut, rétorqua Harlock.

Le mode « réveil matin » reste toutefois une bonne alternative, même si la ficelle est éculée.
Je note aussi que la bestiole est considérée comme un outil d’intrigue et non pas comme un personnage indépendant, et que c’est beaucoup plus prégnant que pour les bipèdes non plumeux (quoi que, la gosse que j’ai laissé traîner quelque part aura in fine plus ou moins la même fonction).

Edit 16 : ce post devient illisible. Pensez-vous qu’il soit pertinent de réfléchir à une stratégie de communication plus adéquate ? (pas d’inquiétude, cette question est rhétorique elle aussi, car il est évident qu’un plan de comm n’a de sens qu’en présence d’un public cible)
Alors donc. Aujourd’hui naviguons. Je suis assez contente d’avoir casé le mot « Itandir », ce qui me permet une référence à moi-même à moindre frais, et je tente de caler de la façon la plus efficace possible que l’espace est globalement (et essentiellement) composé de rien.
Et figurez-vous qu’il est plutôt difficile de se cacher dans du rien.
Heureusement, mon protagoniste préféré galope tel le cabri sous cocaïne et a donc pris pas mal d’avance sur le grand dragon qui le poursuit. Mary commence toutefois à en avoir marre et a présentement décidé d’aller faire un pique-nique.
Sur ce, je vous laisse avec cette phrase complètement cliché. Mesdames et messieurs, Iota Draconis !

Cette étoile scintillait comme un phare au milieu du Grand Rien.

Edit 17 : ce sentiment étrange de faire une boucle sans toutefois revenir exactement dans ses pas.
[pour plus de précisions, se référer à mon édit 14]
[Oui j’ai repris mot pour mot. N’est-ce pas magnifique ?]

— Y’a qu’une seule planète potable dans ce bled paumé, captain.
Osman avait les traits tirés, un café à la main, et les données qui s’affichaient sur les écrans corroboraient ses dires.
Trois planètes telluriques. Une géante gazeuse. Deux ceintures d’astéroïdes. Le système n’était pas très dense, la géante dépourvue de satellites, la première tellurique un enfer de lave, la deuxième une étuve toxique.
Restait la troisième.
Les astronomes de l’Union Fédérale et leur imagination inexistante avaient nommé la planète « Iota Draconis Ter » – troisième planète de l’étoile Iota Draconis, dans la constellation du Dragon. Les militaires et leur amour des acronymes l’avaient abrégé en « IDT ». La langue commune et son sens pragmatique l’avaient transformé en « Adity ».
Adity était leur destination.

J’espère que vous appréciez les bribes d’histoire que je vous jette (non je plaisante, je me permets un spoil intégral sur ce fil uniquement parce que je sais que tout le monde s’en bat les steaks par ici XD)
Quoi qu’il en soit, je vous remercie. J’adore détailler mon processus de construction en parallèle de mon écriture, ça me détend. Mais j’avoue que je n’irai pas faire de comparaison en nombre de mots, j’ai potentiellement davantage digressé sur le worldbuilding que posé de mots dans mes chapitres…

Edit 18 : Et… fin du chapitre 6 ! Edit de l’édit 9, lancement du chapitre 7 (j’ai rajouté un « la » devant le titre, mais hélas le mal est fait)
Je ne suis par ailleurs pas sûre d’être très claire, ce lore est beaucoup trop dense.
Mais bon… Cliffhanger, hein… :slight_smile:

Une terraformation éthique, hein… Adity possédait une atmosphère. La base de données centrale indiquait la présence d’un écosystème endogène. De la vie. De la vie unique.
Sur son orbite, le bombardier poursuivait sa danse elliptique. Quels dégâts avait-il déjà causé ?
Harlock ne parvenait pas à détacher son regard de l’écran tactique. Un bombardier. Un terrasseur. Un escorteur. Les escadres « d’exploration » appartenaient à l’élite de la Flotte. Leurs équipages étaient soumis au secret. « Pour leur sécurité », lui avait-on enseigné à l’Acastro. Tu parles.
Il relâcha l’air de ses poumons comme si cela avait pu servir de soupape à sa colère. L’Union ne méritait aucune pitié. Il l’avait toujours su.
— Tochiro. Fais-moi un point sur notre stock de torpilles.

Je l’avoue, j’ai pris un peu de retard sur mon planning, mais je n’allais pas résister au plaisir de faire péter trois vaisseaux d’un coup. Prochaine étape donc, kaboom !!
Et ensuite ils iront voir Extraterrestre Cryptique.
Yee-haw.

Edit 19 : Avoir très envie de nommer le chapitre 8 « Les landes de pierres ». Ricaner.
(non mais c’est raccord, hein… après les bombardements orbitaux la planète n’est plus qu’un désert de rocaille)
Retourner vérifier sur Yblane de quel bord Grovaisseau avait tiré torpille (c’est bâbord). Ajuster les stocks en conséquence. Ben oui : s’il en a tiré trois sur bâbord, alors il y a forcément un léger déséquilibre entre les deux côtés.
(oui je suis maniaque, et alors ?)

Edit 20 : bleh.

ce genre d’arme, rapide et dévastatrice, était tout sauf discret.

Cette phrase est fausse. Je suis frustration.

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Tu as vraiment le chic avec des dialogues qui font mouche :grin:

Si j’avais été aux commandes des titres, tu peux être sûre qu’on aurait eu dans un coin un « Space A-ddity » ou des nazeries du même tonneau. On l’a échappé belle.

Oui, je comprends. Imagine quand on attend la sortie de la fic.

Ieeek.

Je vais plutôt rester sur mes titres filés « La terre brûlée », « Les landes de pierres », « Un peu d’enfer », et probablement aussi « Des nuages noirs ». J’aime ricaner subtilement.

Bof. J’ai à peine dix mille mots (30% estimé du total), en dehors d’une porte défoncée il ne s’est pas passé grand chose, et par expérience je pars du principe que le lectorat lambda n’est pas là pour ce qui est le fil directeur du texte (à savoir « Vaisseau va d’un point A à un point B »)

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