Les paroles de cette chanson sont très jolies effectivement. C’est l’une des seules que je connaisse de Ridan et elle m’avait marquée – dans le bon sens – la première fois que je l’avais écoutée… alors que ce n’est pas du tout ma tasse de thé ce genre de musique (je suis globalement assez allergique à la chanson française) ![]()
J’ai été choquée quand j’ai vu ça.
J’ai été bercée par Black Sabbath et l’album Paranoid depuis que je suis toute petite, même si je n’ai pas poussé l’écoute plus loin, je reste avec des souvenirs émus des guitares de Planet Caravan.
Titre : Dragostea din tei
Compositeurs : Feuerschwanz
Album : Memento mori
Sortie : 2022 / 20 avril 2003 pour O-Zone
Paroles et traduction
[ Dragostea Din Tei (L’amour Sous Un Tilleul)
Ma-ia-hii
Ma-ia-hii
Ma-ia-huu
Ma-ia-huu
Ma-ia-hoo
Ma-ia-hoo
Ma-ia-ha-ha
Ma-ia-ha-ha
(x4)
(x4)
(Arsenie Toderas)
(Arsenie Toderas)
Alo, salut, sunt eu, un haiduc,
Allo, salut, c’est moi, un voleur,*
Si te rog, iubirea mea, primeste fericirea.
Et je t’en prie, mon amour, sois heureuse.
(Radu Sirbu)
(Radu Sirbu)
Alo, alo, sunt eu Picasso,
Allo, allo, c’est moi Picasso,
Ti-am dat beep, si sunt voinic,
Je t’ai bipé, et je suis fort,
Dar sa stii nu-ti cer nimic.
Mais sache que je ne te demande rien.
(Refren)
(Refrain)
(Dan Balan)
(Dan Balan)
Vrei sa pleci dar nu ma, nu ma iei,
Tu veux t’en aller mais tu ne, tu ne m’emmènes pas,
Nu ma, nu ma iei,
Tu ne, tu ne m’emmènes pas,
Nu ma, nu ma, nu ma iei.
Tu ne, tu ne, tu ne m’emmènes pas,
Chipul tau si dragostea din tei,
Ton visage et l’amour sous un tilleul,
Mi-amintesc de ochii tai.
Me rappellent tes yeux.
(x2)
(x2)
(Arsenie Toderas)
(Arsenie Toderas)
Te sun, sa-ti spun, ce simt acum,
Je t’appelle, pour te dire, ce que je ressens maintenant,
Alo, iubirea mea, sunt eu, fericirea.
Allo, mon amour, c’est moi, ton bonheur.
(Radu Sirbu)
(Radu Sirbu)
Alo, alo, sunt iarasi eu, Picasso,
Allo, allo, c’est encore moi, Picasso,
Ti-am dat beep, si sunt voinic,
Je t’ai bippé, et je suis fort,
Dar sa stii nu-ti cer nimic.
Mais sache que je ne te demande rien.
(Refren)
(Refrain)
Ma-ia-hii
Ma-ia-hii
Ma-ia-huu
Ma-ia-huu
Ma-ia-hoo
Ma-ia-hoo
Ma-ia-ha-ha
Ma-ia-ha-ha
Pourquoi cette chanson? Parce que je suis à fond dans les reprisses metal de chanson connu et que ce groupe est parfait pour ça. En plus ils les rendent totalement barré ce qui fait clairement du bien au moral ^^. Et puis même ce groupe est génial
Alors, euh… je ne veux pas passer pour l’enquiquineuse de service, mais en roumain, les diacritiques sont extrêmement importants, puisqu’ils sont des lettres de l’alphabet et des sons à part entière, et la version des paroles que tu as prise ne les contient pas
! Après ce n’est pas ta faute, cette version incorrecte est partout sur le net, mais sans diacritiques, du coup, le texte est plein de fautes d’orthographe. Cela dit, les Roumains/Moldaves sont à blâmer fortement, car ils sont les premiers sur Internet à écrire sans mettre les diacritiques (y compris sur les emballages de produits parfois !). Et après, ils sont tout contents quand un étranger vient apprendre leur langue ! Bah oui mais vous êtes bien gentils, l’étranger il en bave aussi à devoir remettre (mentalement ou après avoir fait un copier-coller sur Word) les diacritiques dans les textes en ligne pour pouvoir non seulement les comprendre, mais aussi bien les prononcer, merci, c’est sympa à vous roumanophones natifs de l’aider (ou pas) ![]()
Enfin bref, je me permets juste si tu n’y vois pas d’inconvénients de pointer vers un lien avec les paroles en bonne version ^^ (je suis sur smartphone donc je mets l’URL en brut sans formatage) :
https://genius.com/O-zone-dragostea-din-tei-lyrics
En tout cas, la version metal est bien sympa aussi, et le clip c’est du grand n’importe quoi, j’adore ! Remarque, chanter sur les ailes d’un avion c’est tout aussi absurde. Tout le monde s’est moqué de cette chanson à l’époque, mais c’est de la pop entraînante bien fichue. Je soupçonne que c’était avant tout parce que c’était chanté en roumain et que le groupe et la chanson ont été tournés en ridicule à cause des préjugés moisis que les gens ont sur ce peuple et cette langue ![]()
Et puis c’est intéressant d’entendre des Allemands chanter en roumain !
Bon bah voilà, je l’ai dans la tête pour la journée maintenant ![]()
Non au contraire @Helios , tu m’apprends quelque chose et je ne pensais pas que c’était si important dans la langue, peut être parce que la quasi totalité des textes sont sans les diacritiques? Donc je te remercie pour le lien!
Et pour le grand n’importe quoi.. Oui! Tout à fait. Tu as Turisas qui a fait une reprise de Rasputin où le clip est du n’importe quoi aussi xD.
Mais oui chanter sur l’aile d’une avion est totalement normal! Personnellement j’aime beaucoup cette chanson et en karaoké eelle est encore plus joviale ^^ (bon par contre c’est du grand n’importe quoi)
Pas de problème, merci à toi ! Je pense que, comme les diacritiques du roumain sont uniques (et assez inhabituels aux yeux de beaucoup, par exemple les t et les s avec une virgule en dessous on n’en voit pas tous les jours) et pas simples à intégrer (il faut les copier-coller, et c’est embêtant, pour rester poli…), les paroles se sont diffusées majoritairement sans eux, et après, comme je le disais, peut-être que cette diffusion vient des Moldaves ou des Roumains eux-mêmes… (Je mets les Moldaves en premier vu qu’O-Zone est moldave.) Je ne sais pas ce qu’il en est aujourd’hui, mais à l’époque, je crois que c’était parce que les claviers roumains n’avaient pas les diacritiques intégrés directement sur leurs touches, du coup les utilisateurs devaient faire une manip casse-pieds pour aller les chercher, et c’est comme ça que l’abandon des diacritiques du roumain sur Internet est arrivé. Cela dit je ne voudrais pas me tromper, il faudra donc que je revérifie la véracité de cette info.
Le roumain se lit comme il se prononce (donc c’est super facile à lire et même, comprendre à l’oral), et une lettre = un son, d’où l’importance des diacritiques ^^
Pour celles et ceux que ça intéresse, petit lien sur la prononciation du roumain (désolée, faut pas me lancer là-dessus, si j’vois du roumain quelque part c’est fichu), comme ça vous pourrez chanter Dragostea din tei comme des pros !
Ah oui, je me souviens de cette reprise et surtout du clip ! Les mecs se sont faits plaisir avec.
Ça me rappelle le sketch de Florence Foresti sur l’avion de Barbie
!
Je n’ai jamais fait de karaoké dessus, mais ça doit être bien marrant (j’imagine encore plus si tu galères avec la prononciation).
Ouiiiii Et tu as vu quand Florence l’a carrement fait en version grandeur nature? (je ne crois pas qu’elle avait ré utilisé O-zone dans celui par contre ![]()
En vrai si tu sais comment il prononce en ayant les paroles sous les yeux ça devient vite plus clair (sauf quand t’as plusieurs verres d’alcool dans le pif mais… Comment ne pas chanter cette chanson aussi joyeuse quand tu n’es pas bourré xD)
Straight to Hell - Falling in Reverse
Paroles
You will never be alright
And I will never be okay
And I can’t be your Jesus Christ
'Cause I am but a mortal man
Just looking for the promised land
And it kills me slowly
(You never know what you got 'til it’s gone forever)
My one and only
(It’s time to say goodbye)
When life gets hard I send a prayer
For this cross I have to bear
And this smile I’m forced to wear
And I’m no good, no good, can’t you tell?
And if you could cast a spell
Would it be to watch me fail? (well I prevail)
(I prevail)
You will never see the light
Heaven will not know your name
And my only real advice
Is the only thing that you ignore
Is exactly what you’re looking for
So listen closely
(You never know what you got 'til it’s gone forever)
My one and only
(It’s time to say goodbye)
When life gets hard I send a prayer
For this cross I have to bear
And this smile I’m forced to wear
And I’m no good, no good, can’t you tell?
And if you could cast a spell
Would it be to watch me fail?
Woah, when life gets hard I send a prayer
For this cross I have to bear
And this smile I’m forced to wear
And I’m no good, no good, can’t you tell?
And if I could cast a spell
I would send you straight to hell
And if you could cast a spell
Would it be to watch me fail? (well I prevail)
(I prevail)
Traduction
Tu n’iras jamais bien
Et je n’irai jamais bien
Et je ne peux pas être ton Jésus-Christ
Car je ne suis qu’un homme mortel,
à la recherche de la terre promise
Et ça me tue lentement
(On ne sait jamais ce qu’on a jusqu’à ce que ce soit parti pour toujours)
Mon unique amour
(Il est temps de dire au revoir)
Quand la vie devient dure, j’envoie une prière
Pour cette croix que je dois porter
et ce sourire que je suis forcé d’arborer
Et je ne vaux rien, rien, tu ne vois pas ?
Et si tu pouvais lancer un sort,
serait-ce pour me voir échouer ?
Tu ne verras jamais la lumière
Le paradis ne connaîtra pas ton nom
Et mon seul vrai conseil,
c’est la seule chose que tu ignores,
c’est exactement ce que tu cherches
Alors écoute bien
(On ne sait jamais ce qu’on a jusqu’à ce que ce soit parti pour toujours)
Mon unique amour
(Il est temps de dire au revoir)
Quand la vie devient dure, j’envoie une prière
Pour cette croix que je dois porter
et ce sourire que je suis forcé d’arborer
Et je ne vaux rien, rien, tu ne vois pas ?
Et si tu pouvais lancer un sort, serait-ce pour me voir échouer ?
Falling in Reverse est un groupe fondé en 2008 par Ronnie Radke après son départ forcé de Escape The Fate, à la suite de ses démêles judiciaires et sa peine de prison. C’est un groupe extrêmement difficile à classer et à ranger dans une case puisque qu’il mélange tout un tas de styles (Rock alternatif, metalcore, post-hardcore, avec des influences pop, rap et électronique) pour créer leur style propre. Leur carrière est parsemée de controverses mais le groupe est connu pour ses mélodies accrocheuses, ses textes introspectifs et sombres, et l’énergie explosive de Radke sur scène.
Pour être honnête, j’ai longtemps hésité à publier cette chanson, de ce groupe ici, justement à causes des différentes controverses qui les accompagne. Ronnie Radke est un personnage qu’on aime ou qu’on déteste. Personnellement je les ai découvert il y a peu et sur le tard, je suis accro.
Alors, pourquoi cette chanson ?
C’est vrai que je ne publie plus vraiment de fanfictions (mais j’aime trop cette petite communauté pour la quitter). Mais en ce moment et depuis quelques temps, je me reconcentre sur ma santé mentale, et ça me prend beaucoup d’énergie.
Mais ce groupe, cette musique, même si je “fangirlise” beaucoup à leur sujet (Bon d’accord, au sujet de Ronnie Radke
), me donne énormément d’énergie et l’espoir de retrouver celle que je suis et que j’ai oublié depuis bien longtemps et peut-être de reprendre plus surement le chemin des claviers.
Cette chanson n’est pas du dernier album. Elle a même presque 10 ans. Mais quand je l’ai découvert lors de ma plongée en abime dans la discographie de Falling in Reverse, elle a parlé à mon âme. C’est fort et c’est doux à la fois. C’est plein de rage et d’émotions. Une émotion brutale et écorchée. C’est une plongée dans la souffrance personnelle, une quête de rédemption et la lutte contre les démons qui nous habitent tous et qu’on essaye d’envoyer droit en enfer et c’est quelque chose qui me parle énormément.
Ronnie Radke évoque souvent ses luttes personnelles (drogues, prison, dépression) dans ses chansons, parfois avec ironie et autodérision, d’autres fois, comme ici, avec sur un ton bien plus personnel et écorché. Malgré le ton désespéré, Ronnie montre une forme de résilience. Il assume ses défauts et ses choix, même s’il sait qu’ils le mènent « tout droit en enfer ». Cette honnêteté brutale est typique de son style et de sa façon de transformer ses traumatismes en art.
Le titre et les paroles utilisent des métaphores religieuses pour évoquer le poids de la culpabilité et la peur de la damnation. Radke parle de « la croix qu’il doit porter » et du « sourire forcé », symbolisant le fardeau de ses erreurs passées et la pression sociale. Et ça… Ça me parle énormément.
Et puis la musique tout simplement. Le solo de guitare !! J’ai beau l’avoir écouté des dizaines et des dizaines de fois, je ne m’en lasse pas et je ris d’avance pour le récapitulatif Deezer du mois de septembre qui tombe normalement demain
XD
Mamma mia !
J’ai pris tellement de retard sur ce topic, tellement de chansons qu’il me reste à écouter ![]()
Ben, du coup je vais m’y mettre, mais avant, il y a une chanson qui a récemment réussi à capter mon attention et à me surprendre. La chanson multilingue Raveyard sortie cette année: une collaboration pas forcément intuitive entre Lord of the Lost, groupe de metal gothique allemand, habitué à proposer un son très mélancolique teinté de romantisme allemand, et le rappeur finlandais finnophone Käärijä, que je ne connaissais pas, mais qui a visiblement un style assez déjanté, des influences très varié, et un flow ultra-rapide.
Et pour la petite anecdote, ces artistes se sont rencontrés à la finale de l’Eurovision 2023, où Käärijä a terminé à la 2ème place, et Lord of the Lost… bons derniers ![]()
Derrière son aspect un peu barré, c’est une chanson qui est plus complexe qu’il n’y paraît, avec notamment des références à la mythologie finnoise (très différente de la mythologie scandinave et bien moins connue, les Finnois ne descendant pas des Vikings comme leurs voisins). Il y a, me semble-t-il, deux thèmes majeurs qui ressortent: un appel à l’union dans les différences, à une forme d’universalisme en somme, et une ode à la vie, un appel à profiter du moment présent.
Paroles
Rave, rave, rave with the shadows
Dance, dance, dance with the dead
Sway, sway, sway with the spirits
From the black, black, black into the red
To my dear insert name here’
I want to share with you my invite sincere
After the pass of day
To dance and dream away
Dress code, all colours of black!
Or the most vibrant if darkness you lack
Come as you are when eve falls
(Rave, rave, rave with the shadows
Dance, dance, dance with the dead)
To new light and beyond
Feel the shadows’ embrace
Be whoever you want
And follow me when I say
(Rave, rave, rave with the shadows
Dance, dance, dance with the dead
Sway, sway, sway with the spirits
From the black, black, black into the red)
After the moonlight retires
And when the end comes the last note expires
I’ll bid you farewell and sigh
Thank you for coming by
Kiitos!
While we now look to that day
If I may ask répondez, s’il vous plaît
We will be gone till the dawn
(Rave, rave, rave with the shadows
Dance, dance, dance with the dead)
To new light and beyond
Feel the shadows’ embrace
Be whoever you want
And follow me when I say
(Rave, rave, rave with the shadows
Dance, dance, dance with the dead
Sway, sway, sway with the spirits
From the black, black, black into the red)
Ich heiße Käärijä
Ich bin der Schnitter
Ich trage Blut und Glitter
Tuonela Saatana vastas ku mä ratsastan
Manalan mannuil taas
Kalman katse on kylmä ja hikinen kun zombit örisee laskuissaan
Huomenta Saatana nyt on saatava
Nää pippalot heräämään kuolleista
Se on tsaijai, se on tsaijaijaijaijajaa
Eins, zwei, drei, vier
Ovelta ovelle koputtelen
Viimeisiin bailuihin houkuttelen
Se on hopi hopi kun mä hoputtelen
Eins, zwei, drei, vier
Meno on tappavan hyvä
Messissä jo koko kylä
Mut vieläkin mahtuu Kuoppa on saatanan syvä
Pause and take a deep breath
And love yourself to death
Rave, rave, rave with the shadows
Dance, dance, dance with the dead
Sway, sway, sway with the spirits
From the black, black, black into the red
Eins, zwei, drei, vier
Ovelta ovelle koputtelen
Viimeisiin bailuihin houkuttelen
Se on hopi hopi kun mä hoputtelen
Eins, zwei, drei, vier
Meno on tappavan hyvä
Messissä jo koko kylä
Mut vieläkin mahtuu Kuoppa on saatanan syvä
Traduction (j’ai fait ce que j’ai pu )
Rave, rave, rave avec les ombres (note: on va dire que le verbe raver existe en français, parce que je sais pas comment traduire sinon
)
Danse, danse, danse avec les morts
Balance-toi, balance-toi, balance-toi avec les esprits
Du noir, noir, noir vers le rouge
Cher ”insérer le nom ici’“
Je souhaite partager avec toi mon invitation sincère
Une fois la journée passée
Pour danser et rêver
Code vestimentaire : toutes les nuances de noir !
Ou les couleurs les plus vives si l’obscurité te manque
Viens tel que tu es quand le soir tombe
(Rave, rave, rave avec les ombres
Danse, danse, danse avec les morts)
Vers une nouvelle lumière et au-delà
Sens l’étreinte des ombres
Sois qui tu veux
Et suis-moi quand je te le dis
(Rave, rave, rave avec les ombres
Danse, danse, danse avec les morts
Balance-toi, balance-toi, balance-toi avec les esprits
Du noir, noir, noir vers le rouge)
Quand le clair de lune se retirera
Et quand la fin viendra, que la dernière note s’éteindra
Je te dirai adieu et soupirerai
Merci d’être venu
Merci !
Alors que nous attendons maintenant ce jour
Si je peux me permettre, répondez, s’il vous plaît
Nous serons partis jusqu’à l’aube
(Rave, rave, rave avec les ombres
Danse, danse, danse avec les morts)
Vers une nouvelle lumière et au-delà
Sens l’étreinte des ombres
Sois qui tu veux
Et suis-moi quand je te le dis
(Rave, rave, rave avec les ombres
Danse, danse, danse avec les morts
Balance-toi, balance-toi, balance-toi avec les esprits
Du noir, noir, noir vers le rouge)
Je m’appelle Käärijä
Je suis la Faucheuse
Je porte du sang et des paillettes
Satan de Tuonela me répond quand je chevauche
Encore une fois sur les terres de Manala
Le regard de Kalma est froid et moite quand les zombies grognent dans leurs descentes
Bonjour Satan, il faut maintenant
Réveiller ces fêtards d’entre les morts
C’est tsaijai, c’est tsaijaijaijaijajaa (note: pas du tout sûr pour ce passage
)
Un, deux, trois, quatre
Je frappe à toutes les portes
Je vous invite à une dernière fête
C’est hop hop quand je fais hop hop
Un, deux, trois, quatre
L’ambiance est géniale
Tout le village est déjà là
Mais il y a encore de la place
La fosse est sacrément profonde
Fais une pause et respire profondément.
Et aime-toi à en mourir.
Rave, rave, rave avec les ombres
Danse, danse, danse avec les morts
Balance-toi, balance-toi, balance-toi avec les esprits
Du noir, noir, noir vers le rouge
Un, deux, trois, quatre
Je frappe à toutes les portes
Je vous invite à une dernière fête
C’est hop hop quand je fais hop hop
Un, deux, trois, quatre
L’ambiance est géniale
Tout le village est déjà là
Mais il y a encore de la place
La fosse est sacrément profonde
I) L’Universalisme
C’est le thème le plus évident. Dans une interview, le leader de LotL a indiqué qu’après avoir rencontré Käärijä à l’Eurovision, il y avait eu une volonté de poursuivre dans la devise du concours qui est “Unis par la Musique”. Cet universalisme (ou au moins européanisme ^^), on le retrouve déjà dans le multilinguisme de la chanson, avec 4 langues utilisées: finnois, anglais, allemand, français.
On le retrouve aussi dans la musique: metal, rap, électro.
Au niveau de la structure du morceau, on commence avec une petite intro façon rave-party, qui laisse rapidement place à un son metal mélancolique typique de LotL. Käärijä entre ensuite en scène avec son rap au flow ultra-rapide, presque agressif, en finnois (après une intro en allemand), mais sur un fond musical qui évolue rapidement vers un metal hardcore, avec des guitares saturées très lourdes et des percussions rapides. Et petit à petit, toutes les influences musicales semblent s’assembler: rap, hardcore, gothique et electro. Et le tout reste étonnamment fluide, ce qui est une sacrée prouesse.
On retrouve aussi cette notion dans le premier couplet, avec l’invitation faite à “insérez votre nom ici” de rejoindre la fête, autrement dit, personne n’est invité spécifiquement, tout le monde a le droit de venir s’il le désire. Et peut se vêtir comme il le souhaite. Bref, on accepte tout le monde sans imposer quoi que ce soit.
II) Ode à la vie et au présent
Bon, là c’est plus technique, et peut-être plus incertain, parce qu’on va plonger dans des références finnoises que je ne connaissais pas particulièrement, et que je viens donc, pour l’essentiel, de creuser à travers cette chanson.
La chanson présente une fête, façon rave-party, où tout le monde est invité. Typiquement un moment pour profiter de l’instant. Mais ce qui est à première vue étrange, et potentiellement dérangeant, ce sont toutes les références à la mort qui entourent cette fête. Dès son entrée en scène, Käärijä se présente comme la Faucheuse, qui porte du sang et des paillettes. Ces paillettes sont intéressantes car elles introduisent une désacralisation de la mort qui prend place dans la suite de la chanson.
Car après, on a les références à la mythologie finnoise, avec d’abord Tuonela et Manala, qui sont l’au-delà finnois. A priori les deux termes sont globalement synonymes, Tuonela est peut-être plus spirituel, et Manala plus concret, mais bon, je ne saurais vous en dire plus
. Ce qui est important, c’est que dans la mythologie finnoise, l’au-delà, sans être un lieu de punition comme les Enfers (il n’y a d’ailleurs pas de séparation Paradis/Enfers, tout le monde va au Tuonela), est un endroit un peu sinistre, froid et inerte, où les âmes restent mais se font ch… ne font pas grand chose. Ce que Käärijä propose, en créant un pont entre le monde des vivants et des morts (et ainsi, il ferait une allusion à Väinämöinen, héros mythique finnois, qui est allé au Tuonela et en est revenu, ou aux chamans finnois, qui pouvaient visiter Tuonela grâce à des transes, un peu comme dans une rave ^^), c’est de réenchanter le monde des morts, en remplaçant le Tuonela froid et sinistre par une giga-teuf. Finalement, s’inscrire plus dans l’esprit d’Halloween ou du Dia de Muertos, où l’on chasse nos peurs en riant de la mort. On notera aussi que LotL parle de passer du noir au rouge, couleur chaude, vivante et intense, par excellence. Et je vois même (mais je m’avance peut-être un peu), dans ce côté délirant, presque bouffon des images présentées, quelque chose d’assez camusien, un appel à accepter l‘absurdité de notre condition humaine afin de la savourer.
Il y a enfin l’image de Satan, pour laquelle j’ai un ensemble d’interprétations un peu décousues. Ici, il me semble assimilé à Tuoni, le dieu finnois de la mort. Faire appel à Satan a l’avantage d’être plus parlant universellement (même les Finlandais sont majoritairement chrétiens aujourd’hui), plus provocateur, qui fait appel à l’image d’une figure rebelle pour casser la vision de l’au-delà qui nous est généralement servie, et finalement, l’idée que la mort est la même pour tout le monde.
Ainsi, le message principal me semble être qu’il ne faut pas craindre la mort, car c’est elle qui donne son sens à la vie, mais que devant son inéluctabilité, il faut danser pendant qu’on est vivant, donc profiter de la vie.
NB: cette chanson me semble également faire écho à une autre chanson de Lost of the Lord que je trouve absolument magnifique: One Last Song, qui est aussi une ode à la vie, beaucoup plus mélancolique, et centrée sur la trace émotionnelle que les morts laissent auprès des vivants et qui perdure quand ils ne sont plus là. Les deux chansons sont complémentaires, à voir si je trouve le temps de parler de One Last Song un de ces jours ![]()
Woupinaize ! J’avais vu passer la reprise de Cha Cha Cha par Lord of the Lost après l’Eurovision 2024, mais je savais pas qu’il avaient collaboré par la suite. C’est énorme ^^
Oh mon Diable LOTL!! J’adoe ce groupe (que je n’ai pas connu grace à l’eurovision mais passons) je l’adore.Comme je ne regarde pas l’eurovision je ne connaissais pas le rappeur qui m’a l’air ma foi très prometteur! J’adore ce mélange de langue ça passe crème!
Une artiste que j’ai connu à l’euro c’est bambie thug, sa dernière sortie est génial malheureusement le clip ne passerait pas DU TOUT ici (les paroles non plus comme on peut s’en douter du coup xD)
Bonjour, bonsoir, hello there!
Je viens faire un petit tour sur ce sujet pour vous partager mon amour infini pour une chanson de Jean-Jacques Goldman: « tout était dit ».
Elle ne fait pas partie de ses titres les plus connus mais comme souvent, je trouve que les chansons un peu « face B » ont un charme particulier, et celle-ci ne fait pas exception. Mon père l’écoutait en boucle quand j’étais jeune (un jour il y a fort longtemps) et j’ai l’impression que ce morceau fait désormais parti de moi au même titre que mes tripes ou mon cerveau.
Elle vient de l’album « en passant » sorti en août 1997 (et où l’on y trouve notamment les chansons « bonne idée », « nos mains », « le coureur », « on ira » qui sont bien plus connues)
J’adore l’histoire que JJG nous raconte à travers cette chanson. Goldman s’est inspiré d’une scène vécue dans un café: le chanteur y croise une femme qui écrit à une table (une fan fiction peut être, allez savoir…), et elle est complètement absorbée par son travail.
Il l’observe et raconte tout ce qu’elle laisse transparaître d’elle-même à travers son langage corporel et son attitude: sa fragilité, sa solitude, son impatience,…
On ressent l’attirance du chanteur envers cette inconnue mais il reste passif, vivant la scène intensément jusqu’à ce que la jeune femme quitte le bar et sorte définitivement de sa vie.
Et là je me pose des questions existentielles.
Que ce serait-il passé si l’homme avait franchit les « quelques mètres infranchissables » jusqu’à elle?
Que ce serait-il passé s’ils avaient échangé une parole, s’ils avaient partagé un café, une cigarette?
J’aime imaginer que c’est une sorte « d’acte manqué », et que cette rencontre aurait pu mener au bonheur tout comme finir dans la douleur.
Mais on ne le saura jamais puisque le chanteur choisit de rester en retrait, comme pour graver cette rencontre pure et platonique dans sa mémoire, pour éviter de l’entacher de fausses paroles, de faux semblants, de mensonges qui caractérisent souvent les relations.
La musique qui accompagne ses paroles verse dans le blues, et j’entrevois tout a fait la scène dès que les premières notes commencent : le bar un peu tamisé, la belle et son langage silencieux, et l’homme à quelques mètres d’elle qui reste figé mais incapable de détourner ses yeux d’elle.
Le rythme et la voix de JJG montent en puissance au fur et à mesure que l’histoire avance et que le narrateur perce le mystère et l’intimité de la jeune femme, pour atteindre leur apogée lorsque la belle sort finalement de sa vie…
Voilà, tout était dit!
Heyo ! Mon frangin m’a donné envie de relancer le concert entier des 10 ans de skyrim. Résultat… Et si je vous parlais d’une musique qui me fait pleurer deux fois sur trois, qui me broie le coeur, et, surtout… réveille un hiraeth qui revient chaque fois que je parle/pense à un certain jeu de Bethesda sorti le 11 novembre 2011 ?
Je vous présente donc…
Far Horizons, par Jeremy Soule
[timecode si jamais ça s’affiche mal : 11:01 pour le début, elle dure jusque 16:16]
(hmoui, j’ai possiblement fait exprès de prendre le concert entier en live pour la vidéo, je vous explique pourquoi plus bas).
Far Horizons est donc l’une des musiques du jeu vidéo The Eder Scrolls V : Skyrim, sorti le 11/11/11 (oui, pour la blague). Elle fait partie, à mes yeux, des musiques les plus emblématiques du jeu aux côtés de quelques autres dont la célébrissime Dragonborn, dont je parlerai sans doute un jour aussi.
A l’occasion des 10 ans du jeu, un concert a été donné par le London Symphony Orchestra et les choeurs London Voices à l’Alexandra Palace Theatre à Londres, sous la baguette de Ben Parry (d’où le lien complet, parce qu’un concert symphonique est aussi beau à regarder qu’à écouter, avis purement personnel). Il reprend une partie des musiques les plus emblématiques du jeu et s’achève sur une musique de starfield (une autre franchise de Bethesda).
Far Horizons est un morceau sans paroles extrêmement calme, qui commence dans la majesté la plus totale avec un choeur de cors sur fond de xylophones et un tapis discret de cordes.
Le thème est extrêmement reconnaissable dès le début et revient régulièrement tout au long de la musique. Le hautbois est mis à l’honneur un moment avant la reprise du thème par les violons, les cors et une partie de l’orchestre, puis l’ambiance s’apaise encore avec la levée des choeurs qui est extrêmement simple et pourtant très harmonique.
S’ensuit un duo entre un violon et une flûte, sur fond de cordes, dont une harpe très discrète. Les choeurs reprennent ensuite l’espace avant de céder la place au thème, cette fois joué au piano. Les choeurs reprennent ensuite avec le piano avant que l’orchestre ne les rejoigne ensuite pour reprendre le thème. Ce sont finalement les violons et le piano qui concluent la musique tout en douceur.
Comme je le disais, cette musique est très simple sur le plan instrumental. Pas complexe techniquement pour deux sous (du moins, pas besoin de s’esquinter les doigts sur des arpèges rapides ni de se ruiner le souffle sur des aigus à la limite de la tessiture de l’instrument, les musiciens comprendront TRES BIEN de quoi je parle
), elle tire sa force à mes yeux de sa formation instrumentale dans l’ensemble très restreinte, qui sublime mieux la force des rares moments où l’orchestre entier et les choeurs s’unissent pour reprendre le thème.
Sa simplicité ne la rend que plus poignante pour mon petit coeur, qui visualise sans peine les paysages majestueux de Bordeciel en l’écoutant. Les hautes montagnes au sommet nimbé de nuages à l’horizon, l’immensité de la toundra glacée sous le souffle hiémal de Bordeciel, les sapins qui frissonnent dans le vent, les flocons qui se mêlent à la fumée d’un feu de camp, les ruisseaux qui bondissent dans la montagne… même si le jeu a vieilli et que les graphismes peuvent aujourd’hui paraître au mieux passables aux yeux de certains, je ne me lasse pas, lorsque je suis sur ma console, de simplement m’arrêter sur un rocher en surplomb de Rivebois pour contempler le monde qui s’étend devant moi. Et, lorsque je ne suis plus devant mon écran et que les notes entêtantes de Far Horizons me hantent, les graphismes prennent vie et forment une véritable montagne autour de moi. Il me suffit alors de fermer les yeux pour respirer l’odeur des pins et l’âcreté d’un feu de camp qui se mêlent à celle du givre et pour sentir le vent glacial caresser mon visage.
D’ailleurs, quelques-unes de mes fanfics TES ont vu le jour en partie pendant que j’écoutais Far Horizons.
Je l’ai peut-être déjà dit, mais Bordeciel est une sorte d’hiraeth pour moi, que je frôle à travers le jeu. Far Horizons m’y ramène systématiquement. Et une fois, une petite balade en bordure d’un lac de montagne avec Far Horizons dans les oreilles m’a apporté un immense calme intérieur, je souriais bêtement en contemplant les reflets des montagnes dans l’eau et je crois que j’ai pleuré un peu tellement c’était beau. J’étais à Bordeciel sans y être… C’était magique.
C’est pour ça que j’aime autant Far Horizons. Parce qu’elle est simple sans l’être. Parce qu’elle a été conçue pour sublimer des paysages de montagne. Parce qu’émotionnellement, elle est pleine de rêves et d’un ailleurs enneigé que j’aimerais parcourir, un jour, avec un cheval et une armure, pour simplement admirer la beauté d’un paysage qui a bercé une bonne partie de mon adolescence et renferme, encore aujourd’hui, des secrets que je n’ai pas encore découverts et qui n’attendent que d’être trouvés par mon avatar en jeu.
Voilou pour Far Horizons ! ![]()