Le nombre de mots idéal par chapitre

Hello !

Il y a une question qui me trotte depuis pas mal de temps. À quel moment juge-t-on un chapitre trop long ? Combien de mot par chapitre sur une fan-fiction ?

Pour mes deux premiers chapitres, je suis en moyenne à 2500 mots. Je trouve cela vraiment peu, mais je me dit que c’est le début, je ne maîtrise pas parfaitement l’écriture. Cela viendra avec le temps.

De plus, j’ai également peur que cela paraissent très long et ennuyeux pour le lecteur.
Pour données une idées approximatives, j’utilise la typo’ “Avenir Next regular” sur Mac. Une typo’ fine et linéale, en taille 11 et cela me fait environ quatre pages. Et pour moi un chapitre, ça vaut une dizaine en temps normal.

Mais alors, qu’en est-il pour les fan fics ?

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Bonsoir leikeiko

C’est un sujet qui est souvent discuté (par exemple on l’a évoqué un peu à l’occasion du défi de mars dernier). Et bien que les raisons avancées soient l’obligation de sortir un one-shot.

Il n’y a pas de réponse absolue.
Chaque auteur, et chaque lecteur, a son opinion sur le sujet.

La mienne est fondée sur l’expérience et les recherches qui sont faites par les professionnels de la rédaction de contenus web : il faut faire court et dense car sur ce media :

  • fatigant pour les yeux (écran rétro éclairé) l’attention diminue drastiquement par rapport au papier.
  • les sursollicitations poussent au simple “butinage”, à la lecture en diagonale.

Je ne suis pas capable de le faire comme auteur, mais je pense que l’idéal est un chapitre à 2500 mots. En pratique, je tâche de me limiter à 5000 (mais je sais que c’est un frein pour beaucoup de lecteurs qui “ne veulent pas y passer trop de temps”).

En général, les gens hésitent à partir d’un certain seuil qui dépend pour chacun :

  • de leur facilité à lire (de la facilité de la fic et du style de l’auteur)
  • et du temps libre qu’ils ont sachant que l’écran est un média fatigant).

Je crois que c’est Didier Van Cauwelaert pour sa série numérique Thomas Drimm qui avait fait des tests avec son éditeur pour connaitre la longueur de chapitre idéale pour une lecture sur écran auprès d’un jeune public (l’histoire étant envoyée sur téléphone). Je crois qu’il s’agissait de quelques pages à 250 mots en moyenne mais je ne sais pas comment vérifier ça en pratique (je crois que j’ai filé mes bouquins à une bibli).

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Hello
Je remonte ce sujet juste pour vous donner un exemple concret qui vient de se produire.
Sur un chapitre de Maczin tournant sur la home faisant plus de 17000 mots, Lavellan note au tout début de son commentaire (qui ne se limite pas à cela) : un poil long quand même. :smiley:

Juste un diplomate “un poil”.
Son seuil de tolérance est tout à fait remarquable. :slight_smile: J’admire.

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Quid? S’agit-il de moi? Ah bah oui… Hum, c’est vrai que j’ai tendance à faire des chapitres à rallonge, je l’avoue volontiers, et encore! Ce fameux chapitre en question, je l’ai déjà scindé en deux parce qu’il était plus long que prévu… Je suis en train de réfléchir à une idée pour améliorer tout ça en tout cas! Je sais bien que j’ai quelques soucis avec la rédaction, mais un chapitre de cinq mille mots maximum, excepté les OS… :scream: Très difficile pour moi.

Bon, évidemment, pour mes prochaines fanfictions, j’essaierai tout de même, ne serait-ce que par respect pour le lecteur!

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Rassure-toi Maczin
écrire de longs chapitres n’est pas du tout considéré comme un manque de respect pour le lecteur !
Aucun ne va penser qu’on se fiche de lui. Mais peut-être se demander pourquoi tu n’as pas fait des chapitres un peu plus courts, si. :smiley:

Après, il y a le problème de la gestion de la tension dramatique (en tant qu’auteur). Si on construit patiemment son chapitre pour que l’intrigue vienne tout doucement et que l’intensité aille crescendo ou que les événements se précipitent, couper prématurément peut ne pas être judicieux ni bien servir l’histoire qu’on essaie de raconter.

Les lecteurs n’ont pas de souci avec les longs chapitres sur papier car il peuvent faire une pause n’importe où et mettre un marque-page à un point précis et reprendre plus tard s’ils ne peuvent finir en une fois.
Quand on fait défiler une longue page sur des smartphones ou des tablettes et qu’on doit “retrouver où on en était”, c’est moins pratique… Par facilité d’usage, les lecteurs préfèrent retenir qu’ils en sont au chapitre “tant”.

Par exemple, je me suis arrêtée dans le dernier chapitre de Chiara au milieu parce que c’était super tard la nuit. Je réalisais que je dormais debout (et que je ne comprenais rien du coup) et bien, de ce fait, je vais devoir relire depuis le début. :smiley:

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A mon avis, la longueur des chapitres est dictée par le rythme de ton histoire et de ta propre “musique” intérieure, un peu comme les paragraphes.
Exemple…

La matinée s’avançait sans heurts, lisse comme un ruban un peu monotone, rythmée par les bruits quotidiens dans l’open-space : conversations, crépitements, sonneries, portes de l’ascenseur… X était à deux clignements d’yeux de s’endormir.
Et puis, Y entra.

Enfin quelque chose dans le genre.

Perso, autant j’aime les phrases longues, autant j’aime que mes chapitres soient comme des scènes au cinéma, donc assez rythmés.
Je crois, en somme que c’est une question de goût et de style.

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Je suis complètement d’accord avec Drumthis : le nombre de mots d’un chapitre, sa longueur et sa densité font partie du “style” d’un auteur. C’est vrai pour les auteurs classiques et contemporaine, je ne vois pas pourquoi ça ne serait pas vrai pour les auteurs de fanfic.

En tant que lectrice, le long me va trèèèèèèèèès bien : si j’aime la fic, plus il y en a, plus je suis contente ! Le seul “risque” des auteurs à longs chapitres, c’est que généralement ils ne publient pas rapidement (logique, ils ont beaucoup à écrire à chaque fois), et cela frustre la grande impatiente que je suis.

Cependant, d’un strict point de vue… comment dire… “stratégique”, je pense que le “trop long” est néfaste : le lecteur risque de se perdre et de perdre l’envie, s’il l’avait jamais eue (on peut toujours rêver), de mettre un commentaire (parce qu’il y a trop de choses à commenter). Inversement, un chapitre trop court risque de laisser sur sa faim. Je pense que 3000-3500 mots est un “bon” format pour un chapitre de fanfic.

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Personnellement, j’écris des chapitres trééés long aussi. Par exemple, sur ma fiction la plus longue la moyenne du nombre de mot est de 9000 ce qui est déjà beaucoup mais avec de grosse disparité. Des chapitres qui font 3 000 et d’autres 19 000 :thinking:
Et ce qui est le plus intéressant de constater c’est que le nombre de vue ne varie pas vraiment d’un chapitre à l’autre. Ils ont globalement les mêmes vues ! Donc finalement, ceux qui veulent lire ont l’air suffisamment motivé pour le faire !

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@OldGirlNoraArlani Ouf, dans un sens, c’est rassurant, effectivement! Tant mieux, parce que je me vois mal faire des tous petits chapitres… Je sais bien que les récits lus sur Internet sont bien plus fatigants (expérience personnelle… :sweat_smile:); du coup, en tant que lecteur, il faut savoir gérer cette fatigue visuelle je pense, et gérer son temps de lecture selon ses désirs personnels. Même si il m’est déjà arrivé de ne pas réussir à lâcher une histoire jusqu’à la fin, tellement j’étais embarquée!

C’est pas de bol de devoir relire tout un chapitre d’une histoire que l’on aime, voir un peu frustrant! J’espère pour toi que tu as pu le relire tranquillement, et l’apprécier à sa juste valeur! :slightly_smiling_face:

@drumthis:Je suis d’accord avec toi. La longueur de chaque chapitre est souvent fonction de l’auteur, et de son style d’écriture. Bien que je reconnaisse que les très longs chapitres sont parfois décourageants pour certains… L’important, dans le domaine de la fanfiction (et de l’écriture en général, selon moi), c’est que chaque lecteur y trouve son compte. Merci de ton avis! :smiling_face_with_three_hearts:

@Alresha:

Trop cool!

Ah… bah ravie de t’avoir rencontrée… :sweat:
@YumeByKira: Eh beh, voilà une observation intéressante (et rassurante, je dois l’avouer!). Après tout, si l’histoire est de qualité, c’est vrai que l’on a envie de la lire jusqu’au bout, quelque soit le nombre de mots par chapitres! Du moins, c’est l’impression que j’ai en tant que lectrice.:smiley:

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Hello à toutes
Pour vous donner un exemple vécu, il y a un chapitre du collectif Lutetia qui faisait genre 23000 ou 24000 mots… J’ai protesté “à la Lavellan” (c’est un poil long quand même). :smiley:
Gab, qui était notre contact ici pour le collectif, ne voyait pas le problème… jusqu’à ce qu’elle lise une de mes fics, dont un chapitre dépassait 7500 mots. Elle a reconnu que cette taille lui semblait un peu trop longue.

Il y a donc deux poids deux mesures.
Notre avis sur la question en tant qu’auteur et l’avis du lecteur.
Il faut aussi considérer qu’en tant qu’auteur on se “gargarise” un peu de ce qu’on écrit :stuck_out_tongue_closed_eyes: et qu’on ne se met pas la place du lecteur, qui découvre, essaie de comprendre ce qu’on a voulu dire, essaie de se souvenir du film ou de l’épisode, a oublié les références qu’on cite…

Normalement, un “vrai fan-du-fandom”, plus on lui en met, plus il est content – surtout si ce qu’il lit lui plaît. S’il n’aime pas, peu importe le nombre de mots, ça sera toujours trop long…


Concrètement, quand j’écris dans Word, je compte 8 pages (en corps 11) comme étant la limite supérieure à ne pas trop dépasser si je ne veux pas ennuyer. C’est mon propre seuil. J’aime lire des chapitres qui font entre 4500 et 5500 mots.

Ensuite, quand j’écris des chapitres à 2500-3000 mots, vous pouvez considérer que je fais ça aussi par calcul. :innocent:
Si le plat principal n’est pas trop copieux, le convive a de la place pour le dessert. :smiley: Laisser son lecteur un tout petit peu frustré et voulant la suite, ne me semble pas une mauvaise stratégie.
En plus, mécaniquement, je fais plus de vues sur une minific de quelques chapitres plutôt que sur un gros OS trop long (oui je suis encore “jeune”, les vues, c’est important).

Je n’irai pas jusqu’à répéter l’aberration de chapitres drabbles à 500 mots ou moins, pris dans des recueils de plus de cent chapitres…
(Nota : je déteste les drabbles… Là pour le coup, j’ai l’impression qu’on se fiche de moi à en mettre aussi peu et ça me donne l’impression d’un auteur paresseux). :sweat_smile:
Mais je comprends intellectuellement la démarche d’écrire des petits chapitres : les lecteurs ont une vie et sont pressés, leur en mettre peu les laisse sur leur faim et on peut publier plus souvent (bienvenue chez Wattpad :stuck_out_tongue_winking_eye:)

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Je suis d’accord sur ce sujet. On n’a pas le même point de vue en tant qu’auteur qu’en tant que lecture sur un même texte. Et en tant qu’auteur c’est assez difficile de se détacher parce que bien sûr, si on lisait notre texte, on serait forcément intéressé (je ne dis pas ça de façon narcissique mais on écrit ce qu’on aime donc forcément ça nous intéresse indépendant de sa qualité intrinsèque). Donc c’est difficile de se dire à quel moment un chapitre devient trop long.
Surtout que personnellement, en tant que lectrice, la longueur ne me fait pas peur. Un chapitre peut être long tant que l’histoire me plait je peux lire sans problème jusqu’au bout.

Et il est vrai que l’inverse est aussi vrai xD

Pour ma part, je me fixe un maximum de 10 pages désormais écrit en cambria avec une police à 12 (Oui je suis myope comme une taupe et alors ? xD). Je pense que chacun se limite comme il le sent.

Je comprend aussi l’intérêt de publier des petits chapitres pour le faire plus régulièrement. J’ai personnellement des délais de parution assez long (que j’allonge encore en me rajoutant sans cesse de nouvelles fictions :scream:) Mais pour ce qui est de le laisser sur sa faim on peut toujours le faire à la fin d’un long chapitre. Le tout étant de lui donner envie de lire la suite ou de s’arrêter à un moment crucial ! C’est l’art du cliffhanger !

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Bonsoir !
Je relance le topic parce que je fais face à un dilemme plutôt consternant.

Je travaille en ce moment sur un one-shot, dont l’histoire parle de la relation entre deux personnages. On peut scinder ce one-shot en trois parties : la rencontre, le rapprochement et la chute.
Problème : je suis encore en plein coeur de la rédaction, et bien loin d’avoir fini, et je me retrouve déjà avec environ neuf mille mots, et quatorze pages ; je pense que j’atteindrai au moins la vingtaine, si ce n’est plus. (je précise mes paramètres : cambria taille 12, retrait en première ligne de 1.25, pas d’espaces entre les paragraphes ; je travaille sur une des dernières versions de Word)

Je me demandais donc : quelle est la longueur « idéale » pour un one-shot ? Ou plutôt, y a-t-il une limite à la longueur d’un one-shot ?
Je songe de plus en plus à l’idée de le découper en trois segments, les trois mêmes parties que mentionnées plus tôt, mais il faut dire que celle du « rapprochement » est quand même sacrément longue comparée aux autres, ce qui ferait un certain décalage entre les parties. Je pourrais éventuellement me rabaisser à diviser cette partie-là en deux elle aussi (on aurait donc quatre chapitres au final, donc plus une courte fic qu’un one-shot).

Voilà, vous savez tout. Je ne sais pas encore trop quoi faire ; laisser sous la forme d’un one-shot particulièrement long, ou bien découper et en faire une fic à chapitres ? Je me doute bien que pondre un texte bien trop long découragera les lecteurs, mais je tiens quand même beaucoup à sa qualité de one-shot… Je suis comme qui dirait bien embêtée. :sweat_smile:

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Personnellement, quand je vois que ma fic fait plus de 4000 mots, je le mets pas en one-shot. Généralement quand j’écris un one-shot, ça fait grand max 3000 mots. Je considère que c’est à nous de choisir (notre instinct ai-je envie de dire, suivons notre instinct !). :face_with_hand_over_mouth:J’espère t’avoir donné une idée tout de même.

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Et bien BakApple,
il n’y avait donc rien qui puisse t’éclairer dans tous les messages postés plus haut ? :worried:

Les réponses se résument ainsi pour des fics multichapitres :

  • ça dépend (de l’auteur et de ses préférences)
  • si le lecteur aime, il lira, peu importe si c’est long ou pas long
  • entre 2500 et 5000 mots.

Pour un OS, si on ne prévoit jamais de suite, on pourrait peut-être monter à 6000 mots ou 7000 et on serait pardonné (parce qu’on espère que le fan comprendra qu’il n’y aura rien d’autre).

La seule chose que tu pourrais peut-être envisager, c’est de faciliter la tâche de ton lecteur, en apportant une structure visuelle forte qui créeraient des séparations.

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J’avais bien parcouru le topic, mais avant de répondre j’ai relu, un peu plus attentivement, et malgré tout il y avait toujours quelques zones d’ombre. Et comme je suis de nature très incertaine, je demande toujours un avis de plus. :smiley:

  • ça dépend (de l’auteur et de ses préférences)
  • si le lecteur aime, il lira, peu importe si c’est long ou pas long
  • entre 2500 et 5000 mots.

Personnellement ça ne me dérange pas d’écrire de longs chapitres, mais je me mets un peu à la place du lecteur ; moi-même suis les travaux d’une auteure qui écrit de longs chapitres et parfois, trop c’est trop quand même.
2500 et 5000, c’est moins que ce que j’écris pour mes fics à chapitres de base… :sweat_smile: Alors je pense que je vais probablement découper mon OS en chapitres finalement… :sweat_smile: (ou bien faire appel à un(e) bêta-lecteur(rice) avant de prendre la décision finale… ? :smirk:)

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Personnellement j’écris des chapitres assez long parfois, donc il n’y a pas de mal à le faire. Mais visiblement, tu pense que cela risque d’être gênant donc découpe le. Fait le comme tu aimerais le lire je pense que c’est le plus important :slight_smile:

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