Les anglicismes

Salut,
(j’espère que ce topic est au bon endroit et qu’il n’est pas redondant)

Un élément que j’ai oublié dans mon post (déjà bien trop long) sur Les expressions qu’on refuse d’employer (mais qui a été mentionné) et qui m’intéresse : Les anglicismes.

Pour faire simple, un anglicisme est un mot piqué à la langue anglaise que l’on utilise en français.

En général, je suis plutôt d’avis de les éviter (lorsque l’on écrit en français), mais si certains se remplacent facilement : “checker” = vérifier, “fair-play” = franc-jeu, pour d’autres, c’est plus compliqué :

Airbag = coussin gonflable de sécurité (imaginez la tête des titres de journaux en cas de décès dû à une défaillance dudit dispositif)
Marketing = mercatique (alors, non)
Squatteur = occupant illégal (can’t wait to see how that looks on my resume)
Guarden-party = sauterie en plein air (une quoi ?)
Big-bang = boum originel (et ça fait bim, bam, boum)
Ne parlons même pas du cas “divulgâcher” (spoiler)

Dans un WIP… pardon, un brouillon, j’utilise le mot “briefing” ; je ne me vois pas le remplacer par “réunion d’information”. Je parle d’antiterrorisme, là, pas de la rentrée des classes du Collège Jules Ferry !

Mais bref. Quel est votre rapport aux anglicismes ? Faut-il les brûler sur la place publique ? Est-ce un mal nécessaire ? Existe-t-il seulement une alternative viable ?

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J’ai une position assez simple. Si l’anglicisme est passé au dictionnaire, alors il est utilisable. Les anglais aussi utilisent des mots venus de chez nous, ça n’a rien de négatif, et ne parlons pas de tous les mots de fantaisie.

Il faut simplement le temps de la réflexion.

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Salut,
Ton topic est proche mais pas équivalent à « Pourquoi tant de titres en anglais ? »

Les anglicismes ne me gènent pas trop. Je les utilise par paresse. Quand je n’ai pas envie de me creuser la tête pour trouver le meilleur équivalent français, mais ce uniquement avec ceux qui ont assez de vocabulaire dans cette langue (pas la peine d’essayer avec ma mère, par exemple).

J’ai repris ma soeur qui parlait d’innovation et de « breakthrough ». J’ai proposé « percée novatrice », principalement parce que le through est un enfer pour un Français qui n’a pas envie de dire brequetrou.

Je me soigne régulièrement en regardant toutes les vidéos de Karim Duval, qui explore avec finesse dans l’écriture des sketchs, ce qu’on appelait il y a dix ou vingt ans « le franglais » et qui est devenu le bullsh.t english.
C’est pire qu’un anglicisme, ça va bien au delà.

L’utilisation de termes issus du monde des « grandes » entreprises ou multinationales qu’on réemploie tels quels, ou qu’on refrancise derrière (en uploadant).

L’archétype du sabir devenu une bonne blague dans ma famille est, attention : « on se fait une conf-call asap pour valider le wording au niveau des bullet points ».

Si tu bosses dans un siège social à La Défense, mieux vaut y aller (pré)paré…

On comprend peut-être moins que je vienne faire la tatillonne de la langue française ici, alors que j’emploie aussi des anglicismes dans la vie courante, particulièrement quand il y a un vide dans toute autre langue.

[Depuis deux mois, il y a des « prompt engineers » (ingénierie de commande : euh… Hein ???) : des gens capables de savoir quoi « dire » à Midjourney et consorts en vue d’obtenir le meilleur résultat espéré.]

Pour moi, j’utilise trop « Impacter » par exemple. Ou « définitivement » à la place de absolument…

Je ne « prouve pas mon point », par contre, je fais valoir mon argument (pertinent). :smile:

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Que de bons débats en ce moment, dis donc ! Qu’est-ce qui vous arrive ? Vous trouvez que le forum est trop mort ? :laughing:

En général, je n’aime guère les anglicismes. Je charrie justement mon copain ces derniers temps parce qu’il a adopté un vocabulaire d’entreprise, un peu, alors que bon, on a des mots en français pour désigner tous ces mêmes concepts… !
Après, je ne suis pas parfaite non plus, il m’arrive souvent d’avoir les mots qui me viennent en premier en anglais (et parfois en japonais), parce que je l’ai vu plus récemment dans cette langue plutôt qu’en français. Je travaille dessus, je fais ce que je peux… :laughing:

Un truc qui m’horripile réellement c’est le « définitivement » pour le definitely anglais. Pour la centième fois, ça n’est pas du tout le même sens !! Et pire, ça commence à être adopté dans les traductions « officielles » de contenu (jeux vidéo, séries, livres…), alors croyez-moi, je grince beaucoup des dents ! :laughing:

En ce qui concerne les fanfictions, par contre, je tâche d’éliminer au mieux. D’une parce que mes fandoms ne s’y prêtent pas (genre, la fantasy), de deux parce que ça fait moche, quoi. Sauf si le contexte dans la fic s’y prête, en fait. Si je devais écrire une scène en entreprise, bah peut-être que oui, j’aurai le Fabieng (= chef) de ladite entreprise demander à son Corenting (= stagiaire) de lui faire un briefing de la confcall asap avant le lunch, mais ça serait très certainement pour me moquer gentiment de cet anglicisation inutile en entreprise que, par chance, je n’ai pas encore observée en situation réelle de mes propres yeux et oreilles ! :smiley:

Par contre, l’avis de Fulmi se vaut aussi. De façon générale, techniquement, si c’est intégré dans le dictionnaire alors on peut l’utiliser sans trop de craintes. Mais ça pourrait aussi appauvrir la langue et la qualité du texte…

Mais tout ça me rappelle une vidéo de Dôgen, qui raille justement l’anglicisation de la langue japonaise… et ça m’attriste de voir combien ce phénomène est réel, et se retrouve aussi en français :sweat_smile:

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Eh bien, ça dépend s’il s’agit d’un bon ou d’un mauvais anglicisme :clown_face:
Il est normal pour n’importe quelle langue de s’enrichir grâce aux autres langues, et dans cette optique, l’anglais apporte des mots comme le font beaucoup d’autres langues. Ainsi, des mots comme airbag, squatter ou big-bang, me semblent tout aussi légitimes que corrida, nadir ou umami.
Dans certains contextes, une utilisation accrue de mots anglais peut également se justifier, notamment des termes techniques, ou en rapport avec une culture professionnelle (par exemple, je me présente comme freelance à des ingénieurs en informatique, qui comprendront tout de suite mon statut, mais comme indépendant à des gens d’autres milieux professionnels, pour qui le terme freelance évoque davantage les livreurs sans-papiers exploités, et qui auraient du mal à comprendre ce que je veux dire exactement).
Maintenant, l’anglais est aussi utilisé par certaines personnes de manière totalement excessive par snobisme, et c’est sans doute à cela qu’on pense quand on parle d’anglicismes: les anglicismes version LinkedIn. Et alors clairement, je trouve ça relou, et je n’ai vraiment pas envie de m’exprimer comme un coach en coaching.

Excellente référence :heart:

Au moins, ça fait des anecdotes…
Pour préciser ce que je disais en intro, il y a en entreprise, en plus des anglicismes techniques (ou culturels), des anglicismes qui servent à masquer la vacuité du discours de celui qui les utilisent, ou son manque de maîtrise de ce qu’ils racontent. L’anglais possèdent beaucoup de mots très polysémiques qui permettent de ne pas entrer dans les détails, et comme beaucoup de termes techniques sont en anglais, l’anglais permet de faire passer du vent pour de la technique…

Celui-là, je ne le trouve vraiment pas gênant. Vu qu’on a « impact » en français, on aurait pu l’inventer nous-mêmes…

Là, ça me gêne déjà plus :sweat_smile:

Merci :smiley:

Oui mais dans ce cas, il facz

Non mais ils abusent vraiment, c’est chaud. On est quasiment au degré 0 de la créativité pour inventer de nouveaux mots. Et les transcriptions en katakana à rallonge, c’est tellement pénible à lire :sweat_smile:

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Je plussoie aussi, merci BakApple !

Et le literally, on en parle du literally aussi ? Ca me donne littéralement envie de hurler. (Pardon. :smiling_imp: )

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Pour ma part, et mon avis n’engage que moi, je suis un fervent opposant à l’Académie Française sur ce point. Je me demande toujours de quel droit il se permette de dire comment la langue française doit évoluer. L’Histoire nous a appris que ce n’est pas cette institution qui décide de l’évolution de la langue, ce sont les locuteurs. Et les locuteurs, c’est nous !
A chaque fois qu’ils ont voulu imposer un mot ou une expression pour remplacer un anglicisme, ça n’a pas marché. Quelques exemple :

  • Courriel (personne ne dit ça excepté l’administration, je me fais un malin plaisir à dire « mail » quand je leur répond).
  • Frimousse… ça reste des smileys pour tout le monde.
  • Manche, croix… en gaming, on utilise toujours joystick et paddle.
  • JcJ, JcE, pour les joueur de MMORPG, je sais que ça n’a pas pris, ils usent toujours de PvP et PvE.

Le problème est qu’à force de vouloir s’enfermer dans une francisation à outrance, la langue française que veut imposer l’Académie n’évoluera pas avec sa population. Et une langue qui n’évolue pas est une langue qui meurt.
Les langues s’influencent toujours les unes les autres. Nous influençons aussi l’anglais. Un exemple historique est le mot « budget », qui vient de l’anglais certes, mais le mot anglais vient du vieux français « bougette ». Comme quoi, les mots font des allers et retours !^^
Dernier point, faudra-t-il aussi enlever les mots venant d’autres langues ? Alors, il y en a un paquet comme alcool, algèbre pour citer quelques mots d’origine arabes, et même menhir, dolmen et baragouiner qui viennent tous les trois du breton.
La langue française deviendrait bien pauvre…

En clair : j’utilise les anglicisme sans honte, et je continuerai.

Kenavo.

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Loin de moi l’idée de me battre avec qui que ce soit :x…
Mais la Bretagne, c’est en France, le débat est donc un peu différent.

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Si, je plaide joyeusement coupable, car en tant que particulière je l’utilise sans honte pour éviter d’avoir à écrire trop de fois le mot « mail », qui devient lourd à force (hum ça rejoint le topic sur les expressions qu’on n’aime pas utiliser).

Après je suis assistante administrative, ceci doit donc expliquer cela, déformation professionnelle oblige… Et « courriel », ce n’est pas pire que « courrier électronique ». :upside_down_face:

(Saviez-vous d’ailleurs que « mail » vient de « malle-poste » ? Oui encore un mot français qui nous est revenu anglicisé.)

Même si je suis dans l’ensemble d’accord avec toi concernant la névrose de francisation des vieux croûtons en toge verte, je pense que justement, on pourrait se servir de leurs propositions comme bon nous semble, si ça nous paraît pertinent, et pas parce que ce serait obligatoire.

Mais paradoxalement je déteste aussi le globish façon entreprise/journalisme/jeu vidéo/YouTube/réseaux sociaux, donc j’ai les fesses entre deux chaises devant cette anglicisation massive du français et des autres langues, aussi.

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Je prends ton point, Snake :smile: mais je pense que nous ne parlons pas (du tout) de la même chose.

Sans vouloir agiter le spectre du « Grand Remplacement » :persevere: voici plus précisément à quoi je fais référence quand je vois les mots « appauvrissement de la langue. »

Dans deux secondes, je vous upe le topic en vous forwardant la vidéo.

On ne parle pas de deux trois mots ici ou là, noyés dans une phrase complète. Là c’est la phrase complète où sont noyés deux trois mots de français.

Je me sens encore confiante, à l’heure actuelle, je suis fluente grâce au pilonnage continu du marketing mais…

j’ai pu remarquer que la force du B.S.E. est forte dans la famille du gaming, qui possède son propre lingo.
Je vois passer des vidéos de toutubeurs, où le jargon des jeux vidéos non francisé, additionné de novlangue espéranto des banlieues – un melting-pot en soi – s’en donne à cœur joie.
J’imagine que les milliers de followers euh… suivent.

Moralité : je serai quand même une vieille has been qui ne parle pas comme tout le monde. :laughing:

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Ah euh… disons que dans les jeux internationaux en équipe, c’est bien d’avoir un langage concis et universel, quand la moindre seconde compte.

Donc d’habitude je parle normalement, mais si je dois aller clear la wave au top pour ouvrir sur le drake, et au pire je décale avec ma tp… Ce sera « gonna top, do drk » et un ping tp.

Quelqu’un a compris quelque chose ? Félicitations.

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C’est ce que je voulais dire. Et tu as bien fait d’évoquer les acronymes et sigles !
J’ai souvenir d’un post de Lavellan où j’avais réclamé une traduction…:cold_sweat:

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Ah pareil, dans ces cas-là, je pige rien non plus !

D’un autre côté, les anglicismes, je les entends tous les jours : chéri travaille dans une entreprise américaine ; il travaille toute la journée en anglais et donc, le retour à la « maison française » ne se fait pas parfaitement. il y a toujours des petits restes. Ca « switch » pas entièrement ^^!
Personnellement, ça ne me choque pas trop : on vit en Alsace, mes parents et mes beaux-parents sont alsaciens, et donc, on a grandit avec une langue métissée :
« Sers-moi un schloucki »
« Ferme les kikala »
« Ca schmicke par ici. »
Bon, de là à le mettre dans une fic … Peut-être le jour où Ryo Saeba se pointera im Elsass ? après tout, avec la mondialisation, on n’est à l’abri de rien :wink:

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Très joli débat qui méritait effectivement d’être développé. Pour ma part, je rejoins @fulmineo

Je rajouterai que la langue française évolue, en bien ou en mal, ça, tout est question de point de vue. Les anglicismes me dérangent moins que le verlan ou les mots utilisés par les rappeurs, mais c’est sans doute rapport à mon amour (humhum…) de cette musique.

Ou même le parler « djeuns ». Mon compagnon (plus jeune que moi) l’utilise avec son frère, j’ai l’impression qu’ils viennent d’une autre planète quand ils font ça et je comprends rien du tout… Ça les fais rire, moi, j’me sens vieille …

Pour me rassurer, je me dis que l’évolution de la langue est obligatoire parce que, après tout, c’est le propre d’une langue vivante, non ? Mais je crois avoir dévié un peu le sujet.

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Sujet intéressant :slightly_smiling_face:
En soi les anglicismes ne me dérangent pas, sauf s’il y en a trop, là ça devient horripilant ^^
Je ne connaissais pas la vidéo de Karim Duval mais il représente bien ce que j’imagine avec le franglais utilisé à outrance dans certains milieux et pour parler dans le vide en plus.
En soi j’aimerais bien que de temps en temps on fasse preuve de créativité pour adapter les termes piqué en anglais au français mais bon :grin:

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Aaahhh, mais c’est un sujet pour moi ça !

En tant que spécialiste de l’anglais, les anglicismes, je les traque et je leur fais la peau. Enfin, surtout dans le cadre de mes études, puisqu’en version, par exemple, un calque/anglicisme ça coûte cher et ça fait perdre beaucoup de points, normal.

Rien que lundi, je travaillais dans le cadre de ma préparation aux oraux sur un document de compréhension/restitution. En clair, c’est simple, vous écoutez un document en anglais et vous devez expliquer ce qu’il dit mais en français. Un peu de la version orale finalement. Et il y avait l’expression « a sense of duplicity ».
Ce genre d’expression, c’est terrible, parce qu’on a envie de traduire par « un sens de duplicité », alors qu’en français, ça ne veut déjà plus dire grand-chose. Et surtout dans le cadre d’une épreuve pareille, c’est très facile de faire un calque. J’ai des tas d’exemples comme ça…

Et fiercely ? On pourrait croire que ça veut dire « fièrement »… Que nenni !
Mais pas facile à traduire. C’est comme brainstorming.

Par contre, même si pull(-over) est un anglicisme, je l’utilise plus volontiers que « chandail », et je pense qu’il y a des anglicismes qui sont très bien comme ils sont et vouloir les traduire en français serait une horreur.
Dans ma vie perso, je n’utilise pas d’anglicismes, quand je le peux. Cela ne me viendrait pas à l’idée de dire « checker » pour « vérifier », par exemple, mais les noms hyper commain comme « mail »… Eh bien je ne vais pas me casser la tête à dire « courrier électronique » juste pour être French, quoi :joy:.

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Un « orage cérébral » ? J’imagine que nos amis Québécois seraient ravis d’utiliser cette expression. :rofl:

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Je crois avoir déjà vu la proposition : « remue-méninges »
Mais je crains que ça ne reste à jamais brènestormine. :grinning:

Personnellement, je fais du « bench-marking » quand je me retrouve short pour brainstormer toute seule. La meilleure traduction que j’aie trouvée – au plus proche de la façon dont je l’utilise – est : « pillage des idées d’autrui ».
(Alors que, là encore, ce n’est pas du tout le sens anglais).

Sinon, j’aime beaucoup les offres d’emplois pour un poste de content manager. Le monde de travail évolue : on sait qu’avant ils n’étaient jamais satisfaits et il fallait que ça change. :wink:

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Peut-être (bien que mon côté indépendantiste ne soit pas d’accord avec toi sur ce point), mais la langue bretonne n’est pas un patois, c’est une langue à part entière avec sa grammaire et son vocabulaire, et des origines bien différentes de la langue française. Donc d’un point de vue linguistique, le problème peut être le même que vis-à-vis de l’anglais.

Perso, je l’ignorais, merci pour cette info !^^

Quand on est dans un milieu de passionnés, forcément, on en prend le langage, les termes de gamers, je les comprends car j’en suis un. J’en suis devenu un.
Au final, soit on apprend, soit l’auteur peut s’adapter s’il le souhaite. Par exemple, ma dernière fanfic en date se passant au 18è siècle, je fais un effort au niveau du français parlé, même si je modernise un peu pour ne pas perdre ceux qui ne comprennent pas le « vieux françois » (je ne pense pas y arriver aussi de toute façon^^).
Même souci dans le travail : deux personnes dans la même spécialité vont se comprendre mais useront de terme (venant souvent de l’anglais) que seuls eux comprendront. L’autre jour, je discutais avec des collègues sur un point technique, j’ai utilisé un nombre assez faramineux de termes inconnus des profanes. Un de mes chefs, qui n’est pas de la spécialité, m’a dit en riant qu’il devrait m’enregistrer car il n’a rien compris. Ce n’était pas grave, l’important c’est qu’entre spécialistes on se comprenne et que le travail soit fait, je lui ai répondu. Ma spécialité étant les communications, je vous laisse imaginer le nombre d’anglicisme que j’utilise.^^
Après, je suis tout à fait capable de simplifier en utilisant des termes que tout le monde comprend.^^

Kenavo.

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J’arrive après la bataille, mais je vais quand même ajouter mon grain de sel…

Il y a des anglicismes que je ne considère pas comme tel car ils sont passés dans le langage courant (comme « baragouiner » qui est devenu français quoique breton à l’origine :innocent:), comme week-end, parking, pull, best-seller, thriller, remake, coach, lobby, mail… Je les emploie - pas nécessairement dans les fanfics, mais aussi - sans même y penser car pour moi ce ne sont pas des anglicismes, mais des mots français tirés de l’anglais. Quand j’utilise les mots « somnambule » ou « psychologie », je ne me dis pas que c’est du latin ou du grec, eh ben c’est pareil pour les mots cités ci-dessus (liste non exhaustive).

En revanche, il y a certains anglicismes qui me hérissent le poil. « Impacter » en fait partie (désolée :sweat_smile:) mais ce n’est pas le pire. Le sketch de Karim Duval est excellent mais je ne sais pas si je dois rire ou pleurer en le regardant car je connais des gens qui en sont presque à ce niveau (pas agrégés en franglais mais au moins certifiés !)… Je peux comprendre la nécessité ou peut-être, plutôt, la praticité d’utiliser des termes anglais dans certains milieux professionnels (c’est plus court que le français, il y a des termes techniques, etc), mais j’ai beaucoup plus de mal dans la vie de tous les jours. Pas de souci pour des échanges de « brainstorming », « corporate », « forwarder », « process », « debrief » et autres « workshop » ou « checker » ou « deadline », quand on est au travail ou dans une situation particulière, entre passionnés de telle ou telle chose qui nécessite un langage commun. Dès que ça passe dans la sphère personnelle (ou dans la création littéraire), ça me crispe :grimacing:. (Sauf, bien sûr, si on écrit une histoire qui se passe dans le monde de l’entreprise).

EDIT : on en parle des termes « fandom » et « fanfic » ??? :innocent: :sweat_smile:

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