L'intelligence artificielle va-t-elle remplacer les écrivains ? ChatGPT

En vrai c’est quand même drôle l’autre jour pour rigoler j’ai demandé à chatgpt si il pouvait m’écrire une fanfiction sur ship eminath (Émilie × Nathalie) bah imaginer vous qui m’a vraiment écrit une fanfiction avec plusieurs chapitres

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C’est malheureusement le problème en vrai… que des “auteurs” publient des fics comme étant leurs créations alors que c’est produit par IA.

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Alors là, je suis curieuse de connaître ton prompt :eyes:

Personnellement, il bloque quand je lui demande de générer beaucoup de texte et il ne me génèrerait jamais l’équivalent de plusieurs chapitres d’une longueur acceptable (non parce qu’un chapitre de 50 mots j’appelle pas ça un chapitre perso :sweat_smile:)

Déjà une liste de 100 prénoms avec origine et signification il galère un peu…

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Vous avez dit dérives ? (j’ai glané ça sur Bluesky)

« Bonjour à tous. Je sais que je n’ai pas mis à jour depuis un
moment. En fait, il s’est avéré que mon lecteur bêta alimentait
l’IA avec ma fic pendant tout ce temps au lieu d’en faire une bêta-
lecture. C’est nul, je suis désolé, mais je ne peux plus me
résoudre à continuer d’écrire. J’étais en train de réécrire toute
la fic dans mon propre style, mais ce n’est pas amusant.
J’ai perdu toute motivation. Je suis désolée d’avoir
nourri l’IA, je ne savais vraiment pas… »

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Je ne sais pas ce qu’il entend par “alimentait l’IA” parce que, ne soyons pas naïfs, tous les textes publiés sur des plateformes, que ce soit ici ou pire, sur Wattpad et AO3, ont probablement déjà été ajoutés aux bases de données d’entraînement des IA génératives.

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Je viens de lui poser directement des questions sur les points qui soucient certains d’entre nous au sujet de son supposé pillage de nos fanfictions.

Quand j’ai fini mes questions, Chat’ m’a dit « Contente que ça puisse t’aider à clarifier les choses ». :grinning_face_with_smiling_eyes:

Je n’ai pas voulu gaspiller des ressources avec une question sur son « genre » mais c’était marrant.

Donc si ça vous intéresse, « elle » m’a fait un topo pour expliquer avec des mots simples en quoi c’est faux qu’elle pompe nos textes pour s’en inspirer et les recracher (sic), comment « elle » se différencie d’un aspirateur de site, ou un crawler qui fait de l’indexation de pages, et comment et sur quoi « elle » a été entraînée.

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Personnellement j’ai surtout testé les limites du niveau de conscience de ChatGPT : Il est le premier à admettre qu’il simule les comportements humains.

Je n’ai plus la conversation en tête mais j’y ai passé un après midi à avoir eu une discussion plutôt intéressante du sujet. Parfois c’est assez flippant d’ailleurs.

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Salut à tous
Par rapport à cette remarque d’Angel

Je voulais signaler (je ne sais plus si je l’ai déjà dit) que si vous avez un compte ChatGPT, vous pouvez paramétrer une « personna ».
Il en a 5. Je peux vous dire que par (dé) goût, j’ai vite arrêté la version minimaliste robot et la version sarcastique (je ne suis pas là pour me faire tacler, en plus pour recevoir une info présentant des inexactitudes).
Hey toi, là, tu vas me causer meilleur ! :laughing:

Il suffit de lui dire ce qu’on veut, et de lui demander de le retenir une bonne fois pour toutes les discussions. (Pour les discussions éphémères, effacées dès qu’on ferme la page, il faudrait le re-specifier au début de chacune).

Les cinq personnalités disponibles sont :

Par défaut : Un ton joyeux et flexible qui s’adapte à diverses situations.
Cynique : Un chatbot critique et sarcastique, apportant une touche d’humour noir.
Robot : Efficace et direct, ce style favorise des réponses courtes et précises.
Attentif : Un chatbot compréhensif, privilégiant l’écoute et la bienveillance.
Geek : Curieux et enthousiaste, idéal pour les passionnés de technologie.

En ce qui me concerne, je lui ai demandé de modérer le sur-enthousiasme et d’attendre un peu que je le sollicite au lieu de le proposer mille trucs pour m’aider (mais j’ai conservé un certain niveau de sympathie et de geekitude).

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Oui et non.
D’après mes connaissances, certains sites ou applications sont directement liés à l’IA et leur transmettent tout ce qui y est entré (Google Docs, Discord, Pinterest probablement…), excepté si l’on décoche la case « smart features » à ce sujet dans les paramètres.
(D’ailleurs alerte à ceux qui veulent, Gmail vient de commencer à le faire sur les mails entrés dans sa base de données, si vous voulez garder vos messages et pièces jointes privées allez modifier les paramètres comme indiqué ici :backhand_index_pointing_right: HOW TO TURN OFF GOOGLE AI in GMAIL)

Cependant, premièrement tout les sites ne sont pas liés à une IA qu’ils fournissent, et bien que les créations dessus puissent être individuellement mises dans ces bases d’apprentissage c’est déjà plus long à faire ; et deuxièmement des moyens de contrôle sur des sites n’ayant pas directement accepté de fournir des données à l’IA mais qui ont quant même subi des rafles de données pas forcément consenties (je pense en particulier à AO3 récemment) ; dans ce dernier cas, il faut mettre ses nouvelles histoires en mode « Archive » qui limite leur visibilité aux gens connectés, mais évitent d’être chipées en masse pour de l’IA. Il est toujours possible qu’elle le soit individuellement, mais ça limite déjà les gros ramassages de données.
Alors forcément, OUI, il est probable que ce l’on poste sur le web finisse un jour ou l’autre dans les données de l’IA ; MAIS, ce n’est pas parce que ça va y finir qu’il faut accepter que ça se fasse, surtout si c’est dans notre dos comme avec Gmail depuis mi-Octobre.

C’est un discours pour un autre sujet, mais on a le droit de ne pas vouloir alimenter par ses écrits/dessins/musiques/créations artistiques etc. les IA des grandes entreprises et lobbys comme Google ou Amazon. On a le droit de garder ses créations personnelles même lorsqu’on les présentent à des membres des sites qu’on fréquente ; car il y a une différence entre inspirer des gens qui voient nos œuvres et alimenter des ordinateurs à grande échelle pour produire des documents en masse.

Je crois que ce que je veux dire, c’est que je ne veux pas adhérer à la mentalité du « ça va arriver de toute façon, alors ose-f », parce que c’est exactement comme ça que ça arrive. J’accepte que il y ait probablement un jour où cela arrivera ; mais jusqu’à ce que ce jour arrive, je dirai NON autant que je peux pour l’alimentation des bases de données IA par les créations des autres et les miennes.

(C’était plus long que prévu :sweat_smile: :waving_hand: :sparkling_heart:)

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Bon, c’est un poil HS mais ça n’aurait pas été beaucoup plus à sa place sur la section sur la compétence grammaticale des IA.

Le test de Chiara montrant qu’on pouvait faire dire tout et son contraire à l’IA en argumentant m’a rappelé des publications que j’avais vues passer dernièrement :

Faut bien être conscient que les IA ne délivrent pas d’informations fiables, ce qui rend risqué de les utiliser pour faire des « recherches » quand on veut écrire sur un sujet précis qu’on maîtrise mal (par exemple pour construire la toile de fond historique d’une fiction/fanfic… les résultats obtenus seront, sans doute, justes de manière très partielle).

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Pour les champignons, j’avais une fois envoyé des photos de champignons de mon jardin au chat de Mistral AI. Résultat, il était pas sûr, mais les trouvait louches, donc il m’a conseillé, dans le doute, de ne même pas les toucher avec les doigts ^^

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Merci Crapule de faire remonter ce topic auquel je me suis remise à penser récemment !
(et à Anthaus pour cet ajout qui m’a bien amusée :face_with_hand_over_mouth:)

Cet été, nous avons été contactées, Fah et moi, par une journaliste du Monde qui se penche beaucoup sur la question de l’utilisation de l’IA dans le monde des fanfics. Elle cherchait à avoir des retours d’expériences et avis de personnes qui l’utilisent (un peu ou pas). Si j’estime que cet article est très partiel et ne pose pas assez la question de l’intention d’écriture et celle du rapport à l’écriture des auteurices, ou encore celle de la place de l’écriture et la lecture dans nos vies quotidiennes, ça reste une première approche que je juge nuancée. Parce qu’avant de s’interroger de « pourquoi des auteurs de fanfics utilisent l’IA », il faut s’interroger sur « pourquoi on écrit des fanfics », voire même « pourquoi on écrit ». Vous verrez que les réponses ne se ressemblent pas toutes, si vous lisez le topic qu’on a à ce propos ! :grin:
L’article est consultable ici, bien que derrière un paywall. (et pour citer un grand homme que j’apprécie – certains savent de qui je parle héhé --, il faut savoir virer dans l’illégalité – comprenez ici que je pourrais partager l’article… … …)
J’ai trouvé cet article intéressant car nous avions des retours d’auteurices et de lecteurices de fanfictions générées entièrement ou partiellement par IA, une variété d’opinions qui permet de mettre de l’eau dans son vin et du vin dans son eau !

Là où j’ai récemment eu des débats moraux un peu seule dans ma tête et partagés avec des amis, c’est suite à une conversation avec un collègue qui crée via IA générative. Pas de littérature, mais de la musique. « Quand j’ai une idée de thème [pour un texte], je demande à l’IA [d’écrire le texte] pour moi », me dit-il. Ou encore « Des fois j’ai des idées de mix de genres [musicaux]. Grâce à l’IA, je prends de ci et de ça et ça me génère un son que je peux retoucher et partager. »
Si j’étais contrariée et assez réfractaire à sa façon de « créer », que j’estime malhonnête car c’est, à mes yeux, équivalent à copier les devoirs du copain et modifier un peu pour pas que le prof le remarque. D’autant plus que, dans son cas, comme il espère une rémunération via la SACEM, il cache le fait que c’est généré par IA lorsque c’est le cas, entre deux compos réellement de sa tête (à quel degré, je l’ignore).
Lui était plutôt réfractaire sur ma vision du droit d’auteur que j’estime enfreint, et du besoin de rémunérer les originaux sur leur travail, les créditer, ne pas s’accaparer leur travail en le clamant comme le nôtre. Car, pour lui, il crée malgré tout. D’autant plus que, parfois, il propose des textes très engagés qu’aucun artiste humain ne souhaite interpréter à cause du sujet. S’il s’en lamente, il trouve dans ces IA génératives une solution de secours car elle va générer une voix qui interprète qui serait bluffante de réalisme. J’attends encore qu’il me fasse écouter de ses compos pour voir si j’identifierai à l’oreille les générations par IA ou non… (je crains le résultat, je vous avoue)
Qui avait raison, qui avait tort ? Chacun un peu des deux, j’imagine ? Nous n’avions pas assez d’ouverture d’esprit pour parfaitement entendre l’opinion de l’autre. Je plaide coupable ; mon côté très anti-IA générative me fait souvent défaut, surtout lorsqu’on s’attaque à la propriété intellectuelle.

Ensuite, hier, j’ai participé à une conférence sur l’utilisation plus écologique et responsable de l’IA. L’intervenant, fort amusant et pédagogue, n’hésitait pas à écouter nos questions et rebondir dessus. Parmi toutes les informations proposées, il mentionnait le coût énergétique qui découle de ces IA génératives qui consomment beaucoup de ressources, poussent sur des terres qui pourraient être agricoles, gonflent le rejet de CO2 dans l’air, envoie les projets de décarbonisation des GAFAM en négatif complet, entre autres. En plus des coûts écologiques, il y a le coût humain ; on a mentionné « l’abrutissement » issu de notre surutilisation de l’IA.
On ne sait plus réfléchir, on ne sait plus mémoriser ; les mêmes problèmes que ma génération a rencontrés à cause de l’utra-accessibilité d’internet pendant notre enfance, adolescence etc. Facile de ne pas retenir les infos quand je peux les retrouver d’une simple recherche sur un moteur… Ici, on assiste à un déficit cognitif que le MIT a dévoilé dans son étude publiée en juin, et complètement une dette qu’il nous sera difficile de repayer. Les connexions neuronales s’estompent, abrutissant complètement ceux qui utilisent à outrance les IA génératives pour faire le travail de réflexion à leur place.
Dans ce cas, quelle serait la bonne utilisation ? Si on ne peut pas s’en passer et la supprimer (par souci économique, car l’Europe est faible face aux colosses que sont les USA et la Chine…), on peut au moins entrer dans une utilisation qui ne provoque pas de dissonance cognitive, une utilisation qui est conforme à nos principes, valeurs, etc.
Pour un cas concret… Si je veux connaître le nom de l’acteur qui incarne Superman dans le dernier film sorti, celui de 2025, je peux très bien le demander à Google en quatre ou cinq mots. Superman, film, 2025, acteur. Si j’ai besoin d’informations plus détaillées, par exemple pour faire un travail de recherche, et n’ai pas la possibilité physique (contrainte de temps par exemple) de parcourir des centaines et des milliers de pages d’articles, un premier écrémage via IA générative en posant toutes les conditions dans le prompt peut être une alternative efficace pour gagner du temps.

Enfin, aujourd’hui, j’ai vu passer un tweet de CultureCrave, un compte dédié à la pop culture, qui propose une newletter pour être informé des dernières actus sur la pop culture (films, séries, JV…). Les développeurs du jeu Dispatch se sont prononcés contre l’utilisation d’IA pour remplacer le rôle de développeurs ou de comédiens de doublage dans le processus de création de jeux.
Les arguments cités me parlent, personnellement, beaucoup, et permettent de s’interroger quant à notre propre utilisation – pourquoi est-ce que j’utilise l’IA pour créer à ma place ? (sous-entendu, au lieu de me tordre les méninges) N’hésitez pas à reprendre mes traductions si vous avez mieux à proposer !

  • L’IA semble être une solution productive, et non créative. Peut-être qu’elle est créative si vous ne l’êtes pas. (« AI feels like a production solution, not a creative one. Maybe it’s a creative one if you aren’t creative. »)
  • Peu importe ce que nous construisons [développons ?], ça doit lier. Ca doit être fait par des humains. Ca doit lier les humains. (« Whatever we’re building, it has to connect. It’s got to be made by people. It’s got to connect to people. »)
  • On ne se lève pas chaque matin et nous parlons à nous-mêmes genre, « Eh, et si on le faisait avec moins de gens ? Quel est le plus petit nombre de personnes qu’on peut engager pour créer ça ? ». C’est pas quelque chose qui nous concerne, outre mesure. (« We’re not getting up every morning and talking to ourselves like, ‹ hey, what if we did this with less people? What’s the lowest number of people we can use to make this thing? › This is like not anything that we’re too concerned with. »)

La première citation a de quoi faire réfléchir. Suis-je créatif si j’utilise l’IA pour créer à ma place ? Vous avez quatre heures, et les calculatrices sont autorisées.

Je reste sur ma position initiale, bien que je reste très pessimiste, l’IA générative ne va pas remplacer les écrivains. Elle va nous polluer, saturer les marchés, les plateformes et autres, mais un jour cette bulle éclatera. Aurons-nous encore des individus aux âmes suffisamment créatives et avec les clés en main pour créer sans ces machines ? J’espère que oui.
Il n’y a pas de mal d’utiliser l’IA générative en guise d’outil, de béquille. Que ça soit pour dégager des idées de scénario quand on sèche, ou pour lier deux scènes entre elles car on n’y parvient pas. Elle peut parfois être ce regard extérieur qui nous offre un nouveau point de vue, ce correcteur qu’on ne peut pas trouver, ce fournisseur d’infos lorsqu’on n’a pas de contacts compétents dans le domaine (même si, ici, ça ne remplacera jamais un humain).
Nous pouvons tenter tout ce que nous voulons pour endiguer le phénomène, sensibiliser, inviter à la réflexion, si l’autre en face de nous n’est pas prêt à nous écouter, ni à nous entendre et nous comprendre, alors nous parlons à un mur de briques.
Tentez de convaincre un raciste qu’être raciste c’est mal. Allez-y. J’ai déjà donné avec une anti-avortement très moralisatrice, et même avec toute la bonne foi du monde, même avec les articles, les nombres, toutes les sources que je pouvais avoir à ma connaissance et en ma main (via mon téléphone) à cet instant, cette personne n’était juste pas réceptive et refusait d’entendre mes arguments.

Tout ce que nous pouvons faire à notre échelle est cette sensibilisation. Est-ce mieux (pour toi, la planète, autre) que tu tentes d’apprendre, quitte à te rater, pour évoluer ? « Oui, mais je suis nul.le pour décrire les personnages, c’est tout plat… » Eh bien écris malgré tout ! C’est en forgeant qu’on devient forgeron ! Personne ne naît avec une connaissance et une maîtrise de la littérature. On ne naît pas écrivain, on le devient.
Par expérience, rien ne vaut d’essayer, de se rater et de remonter la pente en étant poussé vers le haut par les autres. C’est en lisant certains auteurs que j’ai acquis des bases dans certains aspects de la littérature ; c’est en lisant des essais que j’ai compris comment écrire. C’est en écrivant des portraits plats et insignifiants (« Il avait les cheveux noirs. Ses yeux étaient noirs. C’était un bel homme de 20 ans. » – exemple inventé sur le tas) et en s’interrogeant sur comment l’améliorer, comment en faire se dégager des sensations, des impressions, qu’on finit par écrire des paragraphes bien remplis de descriptions qui font voyager.
Une amie m’a dit un jour qu’elle avait été épatée par sa lecture d’un de mes one-shots car mes descriptions rendaient le paysage. « On s’y croirait presque ! » (ou quelque chose du genre) Oui, mais à quel prix ? Si elle avait lu mes premières ébauches d’il y a – pfiou – plus de dix ans, aurait-elle eu ce même air étonné dans ses mots ? J’en doute. C’est parce que j’ai continué d’écrire que j’ai progressé. Je n’ai pas sombré dans la facilité, ce qui est malheureusement bien trop facile, je le reconnais, et bien plus aujourd’hui.
(petite pensée pour cet ami à qui j’avais dit qu’un chapitre qui serait accepté par la modération du site où on traînait à l’époque devait faire quatre pages Word de long minimum, et qui avait rempli lesdites quatre pages… en grossissant la taille de police. J’en ris en y repensant !!)

« Tu es bien gentille, BakApple, on voit que ça marche pour toi et tu es bien dans tes baskets ! Mais moi je sais pas faire, c’est difficile, je sais pas mettre des mots sur mes idées ! L’IA me permet de donner vie à ces idées ! » – Oh, vous êtes flatteurs :smiling_face: Si vous saviez…!
Blague à part, on commence tous quelque part. Vous croyez que Flaubert nous a sorti ses belles proses du premier coup, sans retravailler, sans peaufiner ? Alors qu’il passait des heures dans son « gueuloir » pour vérifier la sonorité de ses phrases ! Même sans être perfectionniste à ce point, essayez de vous interroger. Repensez à la dernière fiction que vous avez aimée, à ce qui vous a plu (peu importe le medium, que ça soit un roman, une BD, un film, une musique…). Essayez de comprendre, de mettre le doigt, un sentiment, une sensation, pourquoi pas un mot (ou plusieurs !) sur cette chose qui vous a fait vous dire « là, ça, j’aime ». Certains media sont plus faciles à identifier que d’autres – sans connaissance approfondie de la théorie musicale, il va être difficile de comprendre quel aspect de la musique va vous émouvoir – mais essayez d’analyser ne serait-ce qu’une courte scène, un court extrait, un paragraphe.
Repensez (si vous l’avez vu), à Bambi, de Disney. Comment ressent-on la peur de Bambi lorsque le chasseur les poursuit, lui et sa mère ? Les aboiements des chiens, la musique qui inspire la tension, le découpage visuel (Bambi, dans la moitié de l’écran qui le mène vers la « sortie » ; sa mère, en retard, le corps ne rentrant pas entièrement dans le champ, dans la moitié de l’écran qui la rapproche de la menace)… Essayez de mener cet exercice sur vos lectures, quelles qu’elles soient, officielles ou fan-made. Et apprenez de cela, tentez de reproduire. Laissez-vous embarquer par les mots, tentez l’écriture automatique, fouillez les dictionnaires, les synonymes, les mots rares.

C’est parce qu’il y aura toujours des écrivains qui feront cet « effort intellectuel » que l’IA ne les remplacera jamais. En tout cas, même si l’IA mène à une forme d’oppression et de saturation, invisibilisant les vrais auteurs humains, nous serons là, à résister, avec nos neurones connectés et nos imaginaires qui n’attendent que quelques mots pour prendre vie.

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Je tiens à dire que je suis pas trop pour l’I.A, donc il y a pas mal de points où je suis d’accord :

  • Pas cool de voler ce que d’autres ont créé
  • Que la pollution par l’I.A va devenir un enfer (les bots/scams sont là pour nous le rappeler tous les jours)
  • Je me prononcerai pas sur l’I.A et nos capacités de raisonnement, mais j’ai des idées de vieille là-dessus x)

Mais je tiens quand même à dire un mot sur mes souvenir de quand j’ai commencé à lire des fanfictions et pourquoi je comprends quelque part qu’on utilise l’I.A pour générer des histoires.

Sur tes derniers paragraphes, j’ai l’impression que tu pars du principe qu’on écrit avant tout dans le but de progresser, d’écrire mieux et… Si c’était pas le cas ? Si le contexte c’est : tu viens de voir une série, tu voudrais que personnage A soit en couple avec personnage B sauf que les showrunners prennent pas cette direction donc tu te retrouves en MANQUE. Tu t’en fiches que ce soit bien écrit ! Tu veux juste lire des évènements, ce que tu voudrais qu’il arrive - et je me souviens que quand je faisais défiler les pages sur fanfic-fr (quand il existait encore T T), je regardais pas le résumé, je regardais juste le tag “Romance” et si c’était le bon pairing. J’avais quand même un minimum de standard, mais je pouvais vraiment tout lire tant que ça rentrait dans la case que je voulais :joy:.

Donc… Je comprends l’utilisation de ChatGPT pour créer quand il n’y a pas d’optique de vouloir progresser, mais juste d’avoir le contenu qu’on veut. (Hors question morale de à quel point on vole le travail des gens pour nourrir les IA, surtout quand tu cherches à te faire rémunérer pour ça)

Bon, ensuite, si la personne se vante d’être un grand écrivain quand ChatGPT écrit tout…Voilà quoi :sweat_smile:

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Oui, c’est un aspect que j’ai entièrement oublié de mentionner, sur lequel je ne me suis pas du tout attardée.
En fait, j’écris en suivant l’adage « écris l’histoire que tu souhaiterais lire », donc j’ai la fâcheuse tendance à trop me projeter sur les autres auteurs. Tout comme j’ai tendance à oublier que tout le monde n’a pas d’aspiration à un style/format pro…

En soi, ça pose une autre question ! Générer pour soi, pourquoi pas ? Si, une fois encore, c’est un jeu entre notre morale et éthique et notre « besoin » de lire cette fanfiction qui n’existe pas et qu’on aimerait lire.
C’est, en partie, l’origine de cette génération de texte (pomper sur des textes ingérés sans forcément avoir eu le consentement de l’auteur), qui pose problème pour quiconque va réfléchir jusque là.
L’autre penchant, c’est la publication après la génération de la fanfiction, l’appropriation d’un texte dont on est pas l’auteur, et le revendiquer comme fruit de notre propre production.

Dans la même veine, cas qui est évoqué dans l’article du Monde, c’est ces lecteurs qui ne tolèrent pas le délai d’écriture/publication de l’auteur de fanfic (on fait ça sur notre temps libre, je rappelle…), et qui génèrent la suite et fin via IA générative, et viennent presque s’en vanter, une fois encore sans l’accord de l’auteur. Et qui, parfois, peuvent aller jusqu’à reprocher à l’auteur d’origine de ne pas avoir suivi la même voie que cette version générée artificiellement…

Je suis moins disponible psychologiquement et physiquement pour partir dans un monologue moral et éthique là tout de suite maintenant, surtout parce que je n’arrive tout simplement pas à me projeter dans la tête de quelqu’un qui ferait ça, mais clairement, c’est un angle de réflexion intéressant !! :blush:

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Je trouve ça hyper bizarre et inadapté :sweat_smile:

Mais en même temps, quand on écrit c’est plus simple de se rendre compte que c’est des choses qui peuvent blesser. C’est comme l’époque où je comprenais pas pourquoi les auteurs demandaient tout le temps des commentaires (des fois j’allais même jusqu’à me dire : “c’est un peu narcissique”), mais quand on passe de l’autre côté on comprend :sweat_smile:

Bon, je cherche des excuses à l’utilisation de l’I.A, mais en mon for intérieur je suis juste en mode “mais vous n’avez aucun honneur !”:joy:

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J’ai une réponse à cela : la même que je disais il y a 20 ans à ceux qui regardent de la télé-réalité.

La différence la plus fondamentale c’est que dans la télé-réalité, ou un texte écrit aléatoirement, l’histoire se laisse porter. Elle est écrite par hasard, par des évènements randoms (vrais humains en live qui n’ont (en théorie) pas de script, ou écriture automatique).

Alors le soucis n’est pas de savoir si c’est bien écrit, le soucis c’est que ce n’est pas** écrit**. C’est là. C’est tombé, par hasard. À ce niveau, autant regarder des feuilles mortes tomber : il y a tout autant d’intention de l’auteur.
C’est ça qui me chiffone dans un texte qui sera trop écrit par une IA, ou quand je lis un texte de méga débutant : une suite de phrases, mais on voit le manque d’expérience qui aurait rendu ces phrases intéressantes (à ce niveau, j’ai bien peur par contre, que l’IA finira par rattrapper - mais on n’y est pas encore. Pour l’instant je le rappelle, l’IA écrit au mot par mot. Elle ne prévoit pas un twist de fin, une évolution de personnage, ou un thème dans son écrit. Elle choisi son prochain mot.).

Alors moi je veux bien me dire que j’aimerai lire une situation absente d’une œuvre, mais il faut qu’elle soit intéressante :slight_smile: Juste la générer pour qu’elle existe, bof.

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(petite parenthèse pour signaler que, apparemment et selon les programmes, il y a un script, ou du moins des directives données par les organisateurs de l’émission pour effectuer des retournements de situation ou pousser les gens à faire du drama pour alimenter l’antenne. Et encore je ne parle que des émissions françaises où c’est encore réglementé et avec interdiction de faire des choses trop illégales aux participants-acteurs ; ailleurs comme avec l’émission serbe Parovi, les candidats sont maltraités entre autres par privation de sommeil et encouragés à se battre les uns avec les autres pour créer du spectacle.)
(alors oui, la manière de réagir des gens diffère d’une personne à une autre, mais vu les candidats sélectionnés dans certaines émissions il est plutôt clair que c’est un type assez précis de personnalité qui est choisie pour ces programmes… donc le côté « humain » aléatoire reste relativement scripté même sans directives des organisateurs :sweat_droplets:)
(Tel Linksthesun, je referme la parenthèse :blush: :waving_hand: :sparkling_heart:)

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Le sujet prend tellement d’ampleur, c’est assez fou. Je ne sais même plus par où commencer.
Peut-être par ce qui me semble être un point vraiment central dans le sujet IA générative x création culturelle (au sens large).

Y a un point qui me semble crucial, et que tu interroges directement ici, c’est l’hyper-personnalisation. Effectivement, avec l’IA, on peut demander à avoir “ce qu’on veut”. Pour n’importe quel support: textes, musiques, vidéos… Un cas extrême, c’est la plateforme Showrunner qui propose de générer des films et séries sur mesure: de “zéro”, ou alors modifier la fin d’un truc existant, faire du self-insert (:double_exclamation_mark:)… Et ça soulève deux grosses questions selon moi:
– S’il faut générer entièrement un nouveau film à chaque fois qu’un individu a envie de glander devant son écran, ça donne quoi en terme de conso énergétique/hydraulique ? (cette consommation étant un point super important que Pomme a déjà bien abordé, j’y reviendrai sans doute après)
– La culture a, il me semble, un rôle de lien social, de pont entre les gens. Quand on a lu un même livre, vu un même film, écouter un même morceau, on peut en discuter, partager notre ressenti, se recommander d’autres œuvres. Avec l’hyper-personnalisation, cet aspect disparaît. Je suis certain que pour Jean-Michel Canapé, c’est super cool de voir un film où il sauve la princesse (qui ressemble fortement à la nana de la réception de sa boîte) des griffes du terrible sorcier (qui a la tête de son manager), mais pour moi ça n’a aucun intérêt, et si je connais personnellement Jean-Mich’ et son manager, ça risque même de virer au cringe absolu. Donc, même si on peut partager nos “créations”, ça n’a pas grand intérêt en fait. Et même, à partir du moment ou “créer” du contenu prend moins de temps que de le lire ou le visionner, on risque de se retrouver submergé par toute une production totalement inintéressante, avec le risque d’entretenir une bulle d’auto-création (si c’est trop compliqué de trouver quelque chose de pertinent dans ce que font les autres, autant que je fasse moi aussi mes propres trucs pour moi dans mon coin).
Ce qu’on peut espérer, c’est que quand on se sera pris un tsunami de trucs plus inutiles les uns que les autres dans la tronche, les gens cherchent à nouveau à se tourner vers des artistes qui auront su préserver leur créativité, et qui continueront à proposer des œuvres intéressantes qui arrivent à nous surprendre, nous toucher, nous faire réfléchir… bref, ce qu’on risque de perdre en laissant l’IA nous enfermer dans des bulles “artistiques”, dans une vision du monde qui serait la nôtre et dont on n’arriverait plus à sortir.

Voilà, difficile de le dire mieux.

Pour répondre de manière personnelle, je pense que j’écris parce que c’est la meilleure manière que j’ai trouvée pour m’exprimer intimement. Et je suis sûr que c’est partagé par beaucoup de musiciens et de dessinateurs. C’est aussi ce qui fait que je ne peux pas laisser l’IA interférer dans mon écriture, parce que l’écriture est pour moi une activité très intime, très personnelle, et je n’arrive pas à laisser quelqu’un d’autre mettre ses doigts dedans, surtout une foutue machine qui n’est pas capable de ressentir la moindre émotion. J’ai déjà testé ChatGPT en tant que bêta pour voir, j’avais juste envie de le baffer, ses propositions me semblaient scandaleuses, en opposition totale avec ce que je voulais exprimer, et sa manière de terminer par “qu’en penses-tu ?” était juste super irritante :sweat_smile:

Alors par contre, j’avoue que ça m’est arrivé de générer des musiques sur Suno, parce que je trouvais ça sympa de voir des textes de chansons que j’avais écrit être mis en musique. Mais je ne les partage pas, c’est un délire perso, ça n’a pas besoin d’être public et de s’ajouter à la masse de médiocrité déjà accessible. Et je préfère écouter les morceaux de vrais artistes que mes trucs générés ^^

Deezer communique beaucoup dessus dernièrement, et crois-moi, y a énormément de gens comme ton collègue. Selon leurs derniers chiffres, près de 30% des morceaux qui leurs sont envoyés chaque jour sont générés par IA, ce qu’ils déterminent grâce à un algo qui leur permet de détecter ces morceaux (avec 100% de réussite selon eux, j’ai des doutes…), pour les baliser et les retirer des playlists. Une autre particularité de ces morceaux, c’est qu’ils n’ont quasi pas d’écoute humaine, essentiellement des écoutes par des bots → on génère des musiques sans intérêt qu’on fait écouter par des bots pour espérer toucher des royalties.
Plus triste, une autre étude montre que 97% des gens n’arrivent pas à distinguer une musique générée par IA d’une musique humaine.
Notons que Spotify fait le pari inverse, en intégrant volontairement à certaines playlists des musiques artificielles, afin de réduire la part de royalties à reverser aux artistes…

Oui, y a cet aspect qui est central et trop souvent négligé. Ça consomme énormément. Les financiers commencent à s’en rendre compte (il a juste fallut leur faire la conversion GWh → $) et c’est pour ça qu’on commence à parler de bulle de l’IA. En vrai, ces modèles ont de l’intérêt dans pas mal de domaines, mais pour s’imposer face à la concurrence, chacun (enfin, certains plus que d’autres, n’est-ce pas OpenAI) essayent de gratter un max d’utilisateurs grâce à des trucs inutiles et très consommateurs. Ça pose beaucoup de questions éthiques, sur la consommation des ressources, comme sur les méthodes utilisées pour rendre les gens “captifs”. Et on a des trucs très sordides. Sora 2, qui génère des vidéos et qui coûte une blinde à OpenAI actuellement, tant d’électricité et d’eau consommées pour voir les gens générer des vidéos toutes plus sordides les unes que les autres, où on humilie des gens, on fait revenir des morts à des fins plus ou moins louables… On parle aussi de la possibilité d’avoir des discussions érotiques avec ChatGPT. Je ne sais pas si ça a été mis en place, mais si c’est le cas, on voit bien la volonté de jouer sur la misère sexuelle pour rendre des gens captifs…
En tous cas, j’attends toujours que les transhumanistes et singularistes m’expliquent comment fournir l’énergie nécessaire à leurs “Intelligence Artificielles Générales” soi-disant imminentes. Elles seront peut-être tellement géniales qu’elles iront extraire de l’uranium et construire des centrales électriques toutes seules :person_shrugging:

Avant de finir ce pavé, je me permets quand même de revenir là-dessus. C’était vrai en 2023, mais c’est assez caricatural de dire ça aujourd’hui, les modèles évoluant beaucoup plus vite que les conférences de Luc Julia. Les premiers modèles faisaient effectivement de la prédiction token par token (mot ou fragment de mot). On est d’abord passé d’une prédiction de tokens un par un à une prédiction cumulée, pour évaluer, par exemple, le paragraphe le plus pertinent à ajouter. Aujourd’hui, les modèles de raisonnement ont une phase de planification, qui leur permet de mettre en place plusieurs étapes à remplir avant de commencer à générer les tokens, et qui permet même des corrections a posteriori, c’est-à-dire corriger une étape antérieure si la suite fait qu’elle n’était plus assez pertinente (ce qui permet de limiter un gros problème qu’on avait, à savoir qu’une prévision de token foireuse à un moment donné, pouvait rendre le reste du texte basé sur cette prédiction totalement foireux aussi). Et les modèles actuels utilisent un contexte, qui permet de distiller un thème ou une évolution de personnage dans le texte généré (mais bien sûr, il faut guider l’IA, si le prompt est bateau, le résultat le sera particulièrement aussi).

Enfin voilà, pour résumer, je pense qu’il y a beaucoup de choses intéressantes à faire avec l’IA, mais que malheureusement, ce sont des usages inutiles, voir nuisibles, et particulièrement coûteux d’un point environnemental qui sont les plus répandus actuellement. Et je rejoins particulièrement ce dernier point, qu’on perd trop souvent de vue:

L’IA est avant tout intéressante pour améliorer la productivité. Mais arrêtons de lui déléguer la créativité !

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Bonjour à tous,

On m’a cordialement invité à intervenir sur ce post, alors allons-y.

Personnellement, je n’ai rien contre l’utilisation de l’IA, et je vais reformuler pour éviter toute étiquette inutile. En réalité, je ne comprends pas ce débat incessant autour de l’IA. C’est une invention profondément utile, voire géniale.

Avez-vous, dans votre entourage, quelqu’un qui a des difficultés à interagir avec le monde ? Moi oui. Mon petit frère a 10 ans et il est concerné par plusieurs troubles “Dys” : dyslexie, dysphasie, dyspraxie, entre autres. Pour lui, la vie quotidienne est un véritable défi. Depuis l’arrivée de l’IA, je le vois pourtant un peu plus en harmonie avec lui-même. Cela l’aide, le soutient, et parfois, ça change tout. Alors avant de juger l’IA, pensons aussi à toutes ces personnes pour qui elle représente une aide précieuse, voire une bouffée d’air.

Par ailleurs, vous lancez des accusations à propos d’une de mes amies, en affirmant qu’elle utiliserait l’IA pour écrire ses textes. Mais est-ce que l’un d’entre vous a réellement pris le temps de lui parler ? De la connaître ? Vous jugez sans savoir.

Non, elle n’écrit pas avec une IA.
Oui, elle a du temps pour écrire parce qu’elle ne travaille pas.
Oui, elle a un bébé dont elle s’occupe énormément.
Oui, elle souffre d’insomnies, et ce n’est pas un choix.
Oui, je la connais personnellement, j’échange beaucoup avec elle, et je sais comment elle écrit.
Et oui, elle écrit depuis l’enfance, comme beaucoup d’entre vous.

Alors, s’il vous plaît, arrêtez de colporter des choses inexactes à son sujet. Acceptez simplement que là où vous avez une vie à l’extérieur, elle, ne peut pas en avoir. Oui, elle est bruyante, je vous l’accorde, mais cela ne justifie ni les jugements hâtifs ni les accusations infondées.

Merci de faire preuve d’un peu plus d’humanité. Surtout qu’elle n’a manqué de respect à personne.

Si je dois être suspendu ou banni pour avoir exprimé une opinion et pour avoir tenté de corriger le manque de respect dont certains membres font preuve envers une autre, qu’il en soit ainsi.

Je conclurai simplement par ceci : prenez un instant pour vous regarder dans un miroir. Le comportement de certains ici est réellement honteux.

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Je comprends, ça peut apraître étrange… :sweat_smile:
En fait, pour avoir pris par aux débats, pour m’être échauffée, sentie attaquée, vexée (enfin toutes les émotions humaines possibles), je vois un peu mieux de quoi il retourne en réalité.

L’IA a des utilisations différentes :

  • en tant qu’outil qui soutient.
  • en tant que création.

En tant qu’outil, personne n’y trouve quoi que ce soit à redire : pour la relecture, les corrections orthographiques, les recherches (là se met aussi l’exemple de ton neveu où l’IA est pour lui ce que les lunettes sont à un myope, un outil pour mieux vivre et surmonter ses troubles. mon fils est dans le même cas).

C’est quand ça devient créatif que ça dérange les écrivains. Parce que ici, ils sont la majorité. Logique, on écrit, on imagine, on crée.

L’exemple du site de dessinateurs est sans doute le plus parlant pour t’expliquer. Un « dessinateur » qui se pointerait avec une imagine générée apr IA sur un site où se retrouvent des dessinateurs crayons papier (ou tablette stylet) serait aussi « mal accueilli » s’il dit « coucou, c’est moi qui l’ai fait »… alors oui, il l’a imaginé mais il ne l’a pas « dessiné » avec ses petits doigts. Ce n’est pas ce qu’on attend du partage sur un site de dessinateurs.

D’ailleurs, les images générées par IA en portent la mention. « Image génére par IA ». OK, pas de souci, ça ne choque personne.
Pourquoi est-ce que ça serait choquant de le voir pour les écrits ? Après tout, est-ce que cette mention nous empêche de trouver cette image jolie, intéressante et agréable à regarder ? Perso, je ne trouve pas.
Alors pourquoi pas pour les fics ? est-ce que ça ferait perdre des lecteurs ? Je ne pense pas.
Mais pour les auteurs, ça change… bah presque tout en fait.
Peut-être parce que c’est deux choses différentes.
Et que si ça ne gêne pas les auteurs qui utilisent l’IA, mais que ça fait plaisir à ceux qui ne l’utilisent pas, pourquoi se priver ?

En effet, c’est pour celà que les doutes n’ont pas été formulés en public.
Et avec une telle production, ça peut poser question.

Il y a peut-être de la jalousie dans tout ça ? Quand perso, on n’arrive aps à boucler nos journée, avec boulot ou pas, enfants en bas âge ou pas, charges mentales diverses ou pas… et qu’on rêve d’avoir le temps et la dispnibilité d’esprit d’aller poser 7 lignes sur son ordi… Ca arrive. Personne n’est parfait, je crois. Le vrai souci, c’est qu’avec une telle production, on « efface » les autres. On est une communauté sur un site où les fics ont la même visibilité avec une home page (et oui, ça fonctinne à l’ancienne).

(Sur d’autres sites, on peut publier autant qu’on veut, ça ne change rien à l’affichage de base : Wattpad par exemple. AO3, c’est par fandom je crois… (je ne regarde qu’une seule page, celle qui m’intéresse, donc je ne saurais être plus précise))

Cette règle de « pas trop de places prises SVP » a surtout été mise en place pour les « petits nouveaux » qui, découvrant un nouveau site sur lequel ils pouvent publier, balancent leurs chapitres à la suite. On se retrouve avec 5 places occupées par le même auteur, souvent sur le même fandom et les gens qui ont peiné à publier un chapitre par mois se font évacuer en deux deux.
« C’est le jeu ma pauvre Lucette », tu me diras… mais si on peut améliorer les choses pourquoi s’en priver ? Ca bride un peu les impatiences de publications, certes, ça se conçoit bien. Mais est-ce si grave ?
Comme dit, si l’impatience est vraiment insuportable, il xiste d’autres palteformes qui ne limitent pas les publications quaotidiennes, on n’est pas exclusifs (je publie perso sur 5 sites différents).

Donc, ces règles ont été réécrites pour que TOUTES et TOUS puissent béénficier de visibilité de la même façon. Si un seul auteur occupe 4 places des 10 de la home, c’est tout simple ; c’est pô juste. Demander que cette règle soit respectée ne relève pas de la méchanceté mais de la justice pour les autres.

Je ne vois pas où est l’inhumanité de demander le respect des conventions sociales sur un forum. Quant au manque de respect… Non, mais il faut laisser la place à tout le monde. Ca aussi, c’est du respect.

Si tu vois un manque de respect envers un membre de ce forum, il faut le signaler à la modération, c’est l’équipe qui se chargera du rappel à l’ordre.

Ca par contre, ça peut être perçu comme agressif. Surtout quand on lance des accusations pour le tout venant. Et comme dit, si tu trouves qu’un membre a tenu des propos honteux contre ton amie, c’est à la modération qu’il faut le signaler.

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