Vos essais concrets avec l'IA pour la fanfiction

Je répondrai juste à ça parce que je vois que ce point semble poser problème.

En tant que GROSSE utilisatrice d’IA pour beaucoup de choses (mais pas pour écrire, j’insiste sur ce point-là), je sais ce que c’est que de passer des JOURS à lui demander de faire des trucs. Et je ne nie pas qu’avoir une histoire qui te plaît réalisée par IA soit long et compliquée.
Cependant, là où je rejoins les autres, c’est que réaliser une histoire (y compris une fanfic) avec de l’IA, ce n’est PAS le même degré d’implication du prompteur que de l’auteur.
Plus concrètement :

  • tu fais un prompt, donc tu lui donnes tes indications, MAIS tu ne rédiges pas toi-même le texte ;
  • Par conséquent, le résultat final, même si tu as demandé à l’IA de le faire, tu ne l’as pas écrit toi-même ;
  • Donc, tu as la paternité/maternité du prompt mais est-ce qu’on peut dire que tu l’as sur le texte puisqu’il n’est pas de toi mais de l’IA, qui l’a généré à partir de ta consigne et t’en génèrera un autre si tu le lui redemandes, mais différemment ?
    Pour moi, c’est comme si tu déléguais l’écriture en demandant à quelqu’un d’autre de le faire (genre un secrétaire par exemple) : tu donnes tes consignes, tu dis ce que tu veux voir, tu fais des correctifs dans ta consigne pour que ça aille mieux… mais tu n’écris pas. Tu n’apposes pas TA patte. Tu te contentes du « style » de l’IA. Même si tu lui demandes d’écrire selon TES consignes, c’est SA manière de rédiger à elle et pas à toi.
  • Je suis d’accord que l’IA ne fait rien sans prompt. Mais elle ne fait rien non plus sans les quantités astronomiques de données qu’elle a ingérées… et donc qu’elle recrache en simulant un texte original, remonté avec des milliers de données qui ont potentiellement été volées à d’autres personnes pas nécessairement consentantes. Et comme dit Pomme, la qualité de l’IA s’amoindrit avec le temps, parce qu’elle se nourrit autant de bons contenus que de mauvais, donc à force d’ingérer des textes bourrés de fautes chopés à droite à gauche sur le net, elle recrache ce qu’elle apprend et tu dois la corriger derrière.

Tu passes 5h sur un chapitre, c’est RIEN DU TOUT. Je ne connais pas le nombre de mots que tu fais dans tes chapitres, mais… bah, à la main, c’est nettement plus long si on prend un chapitre d’une taille moyenne de 2000 mots.

C’est là tout le souci qui fait que ça devienne déloyal : avec l’IA, ta productivité reste hallucinante. Or, la fanfic reste, comme tout loisir, soumise à pas mal de contraintes. Tu partages pour créer des liens, avoir des avis, donner envie à d’autres de partager ton univers ou tes idées.
Sauf qu’on vit dans un monde qui va très vite. Si tu n’as pas tout, tout de suite, tu passes à autre chose. Surtout sur Internet. Donc face aux créateurices de contenu par IA, les auteurices « à la main » se font larguer. Ou alors, faut privilégier la quantité à la qualité.
C’est comme ça que fonctionnent la majorité des plateformes. Même ici.

D’ailleurs, un autre truc à prendre en compte, c’est que les auteurices mettent une part de leur âme dans leur texte. Tu n’écris pas « pour le fun », encore moins « pour le fric », et, en fanfiction, pas seulement pour partager tes idées. Je ne connais personne qui soit assez détaché de son texte pour écrire quelque chose d’aussi plat et dénué de passion qu’un texte de loi ou un manuel d’utilisation de mixeur chinois.
Un fanfiqueur, tu l’as souligné, écrit avant tout par passion. Relayer le travail d’écriture à l’IA, c’est le priver de tous ces petits trucs qui font que le texte est le tien. Parce que toi, tu rédiges le prompt, MAIS tu ne rédiges pas toi-même le texte. C’est ton idée, mais pas ton âme.
Et pour moi, c’est là l’intérêt de la passion et de la fanfiction : partager quelque chose qui oui, porte tes idées, ton contenu, mais aussi et avant tout ta passion. Parce qu’une fanfic, c’est de la passion avant tout. Comme tout loisir.
Un musicien ne délègue pas à un robot l’utilisation de son instrument. Un danseur ne demande pas à une machine de danser à sa place. Un cavalier ne va pas laisser quelqu’un d’autre s’occuper de son cheval (ou alors c’est pas un vrai cavalier).
Un auteur ne va pas confier à une IA la rédaction de son texte. Même dans le cadre de la fanfic.

Si tu y trouves ton compte, c’est une bonne chose pour toi. Si l’idée est pour toi plus importante que le reste et que ça te suffit de faire avec l’IA, c’est tout à ton honneur. Mais nous sommes énormément ici à posséder une vision différente de la fanfic, pas comme un loisir qu’on fait « comme on veut parce que c’est qu’un loisir », mais comme un loisir communautaire et donc qui, comme toute activité communautaire, implique des règles plus ou moins implicites, des manières de faire, des conventions… et, forcément, des manières de penser et d’appréhender certains sujets de manière différente.

Je peux comprendre l’utilisation pour quelqu’un qui aurait peur de ne pas trouver ses mots. Quelqu’un qui débute et ne sait pas comment faire, en attendant d’oser essayer l’écriture manuelle. Quelqu’un qui n’ose pas encore. Quelqu’un qui se contente de peu, justement pour partager l’idée plus que le texte. Et je ne parle même pas des troubles dys ou des faiblesses en orthographe qui peuvent largement être compensées par l’IA qui peut corriger certaines choses dans une moindre mesure.

Mais si tu as suffisamment de souci du détail pour passer autant de temps sur un prompt… pourquoi ne pas rédiger toi-même le texte, alors ? Même si tu te bases sur le premier prompt de l’IA ?
C’est un avis purement personnel, mais c’est nettement plus jouissif d’écrire soi-même, ne serait-ce qu’émotionnellement, parce que l’écriture c’est un moyen de s’exprimer, de poser ses mots, parfois d’extérioriser des choses, d’expliciter un sujet qui te tient à coeur, une façon de penser…
Et de t’impliquer encore davantage dans tes idées au point de pouvoir expliquer POURQUOI cette tournure de phrase et pas une autre. Au point de laisser plus qu’un texte et une idée… un fragment de ton âme et de ta passion.

Tu as ta manière de penser, j’ai la mienne, et je ne fais ici qu’un partage de point de vue qui ne vise aucunement à critiquer le tien. Le fait que je veuille publier des romans doit sans doute jouer un peu (beaucoup).

(et pour avoir fait du RP avec l’IA, je peux t’assurer que je sais ce que c’est que de devoir lui pondre un pavé pour réussir à obtenir ce que je veux :eyes: c’est d’ailleurs à ce jour le moyen le plus efficace que j’ai trouvé pour obtenir des textes « vivants », et encore…)

12 « J'aime »

Je doute néanmoins que l’on puisse comparer les deux…
Dans le cas du dessin, de l’animation etc., le côté graphisme on dira, c’est le support qui a changé plus que la façon de créer.
Si on voulait transposer ça à l’écriture, ça serait quelque chose comme « vrai auteur écrit à la plume et à l’encre, pas à la machine à écrire ».

L’écriture, comme le dessin, sous toutes ses formes, a évolué avec les technologies. D’abord on écrivait sur de l’argile, puis on a eu le papier, la machine à écrire, l’ordinateur, le téléphone…

Et, dans l’écriture comme dans toute forme d’expression, je considère que c’est très égoïste de garder ses trucs et astuces pour soi.
Pour traîner dans des sphères de fanartistes en dépit de mon piètre niveau de dessin, je vois surtout une communauté assez soudée qui partage tout. Les références, les trucs et astuces…
Et c’est une chose similaire que nous trouvons dans la fanfiction, en tout cas chez FFR.

« Comment tu arrives à rendre cette description aussi réaliste ? » Hm… Peut-être est-ce parce que je tente de décrire le monde tel que je me le représente ?
« Comment tu arrives à utiliser tel temps/mode/figure de style ? » Parce que j’ai étudié, j’ai lu, j’ai appris, j’ai essayé. Et surtout, je me suis ratée.

Comme le souligne Hellth, notre degré d’action dans de la génération par IA est limité et faible. On ne peut pas parler de création.
Certes, on peut avoir réfléchi en amont au sujet, au thème, au scénario… Mais la machine a machinalement aligné des mots sur une base de prédiction de succession de mots cohérents. Elle n’a pas « insufflé », « recherché » dans son texte.
Je ne sais pas si je m’exprime bien… Mais il y a ce petit truc dans un texte humain qui touche le lecteur (parfois) et lui fait intérieurement comprendre un échange. L’auteur a écrit, le lecteur lit. Un don de soi, en quelque sorte.
Dans une économie gratuite et accessible de la fanfiction, la génération par IA a très peu de sens pour le côté productivité.

Je pense, avec cette levée de boucliers, que tu as dû comprendre que la fanfiction 100% générée par IA est plutôt mal vue ici… :sweat_smile:
Ce qu’ont essayé de faire passer les camarades fanfiqueurs, c’est ce sentiment d’être lésé face à une surproduction artificielle de textes « sans âme ». Lorsque nous passons des heures à écrire, peaufiner etc., il est assez frustrant de voir quelqu’un revendiquer notre statut alors que l’effort est moindre en comparaison.
Si tu as envie, essaie de te mettre dans leurs bottes un instant. J’ignore quelle est ton activité, ou si tu as d’autres hobbies, mais si tu te retrouvais dans une situation similaire, à ton échelle, comment est-ce que tu le percevrais ?

Disons que c’est un peu comme la production industrielle de savons face à la production artisanale. Le produit fini peut être le même en apparence, son cœur est tout autre, et la motivation première derrière la naissance du produit aussi…

12 « J'aime »

J’ai enfin fini mes games (youpiiii )

Revenons dans le vif du sujet :

  C'est un topic sur l'utilisation de l'IA ou le jugement pour ceux qui l'utilise ? 

Quand j’ai dit que j’étais ouverte aux questions c’était pour ce que je faisait avec l’IA , je n’ai pas demandé d’être jugée sur mon utilisation de cet OUTIL pour vous partager ma fanfiction .

Personne n'a commenté comment il l'utilisait ; je trouvais sa suspect mais je comprends pourquoi : 

Je pense par crainte de ce faire tout simplement allumer par vos propos .
Ce n’est pas un débat pour certains : c’est une exécution .

Et je vais vous dire pourquoi :
L’IA effraie .
Certains ont peur que leurs fanfictions soient moins bonnes , moins bien noté qu’une crée EN COLLABORATION AVEC UNE IA ; que celui qui crée avec l’IA va " plus vite" que certains et ca ne plait pas et je vais aller plus loin , peut-être être « meilleure » que celle qu’il écrit ; qu’une œuvre IA puisse être peut être mieux écrite qu’une oeuvre écrite par un humain .

Oui je vais le dire : CREER avec l’IA n’a rien de simple , elle ne fait rien sans rien comme dit précédemment mais tant que vous n’aurez pas essayé par vous même , constatez par vous même les limite de l’IA
( pas juste pianoter un trucs vite fais pour tester ce n’est pas ca écrire avec l’IA )

De ce que je constate , beaucoup ne comprennent pas ( ou ne veulent pas comprendre ) le sens de mes paroles .
Et continue de commenter UNIQUEMENT pour CRITIQUER l’utilisation de l’IA .

La fanfiction n’est pas sensé être faites de jugements , c’est sensé être un lieu de partage , ou chacun partage son univers , son œuvre
( qu’elle est été écrite solo , ou en collaboration avec une IA .)
L’IA ne fait rien seule , mais si vous aviez essayé pour tenter de comprendre la chose , vous ne seriez peut-être pas aussi effrayé sur son utilisation .

Partons du principe que les fanfiction IA ne sont pas interdite ici , sur whattpad non plus , qui sommes-nous pour juger les personnes qui l’utilise pour leurs fanfiction ?
Il est écrit nul part que l’IA est interdite pour écrire une fanfiction , ni sur fanfiction.fr ce n’est pas notifié non plus .

Ce débat c’est exactement comme l’époque ou le dessin numérique est arrivé : les dessinateurs ont fait une guerre aux dessinateurs numérique , et vous faites la même chose .

La fanfiction est un PLAISIR , LOISIR, un PASSE TEMPS durant notre temps libre. .

Quand je lis une fanfiction c’est pour découvrir le monde d’un autre , m’évader de la réalité .
Qu’il se soit aidé de l’ia ou non si l’histoire est assez passionnante à mes yeux je resterais . Si une fanfiction 100% humaine ne me plait pas , je n’y resterais pas simplement parce qu’elle a été faite par un humain. Vous êtes prêt a passer a coté de fanfiction magnifique parce que la personne a utilisé l’IA c’est votre choix , votre opignon , pas le mien . .

Une dernière chose : un exemple concret qui va vous parler, que ce soit en dessin ou dans n’importe quel domaine :
Un Artiste conscient de son talent n’a pas peur de l’IA , ceux qui en ont peur et qui la critique a longueur de journée c’est ceux qui laissent leurs doutes/complexes prendre le dessus.
L’IA n’invente pas , elle embellit .

J’ai pas répondu a ce topic pour me faire bruler sur un bucher , mais pour éclairer les curieux qui se poseraient des questions sur ce que font ceux qui s’aident de l’IA , leurs méthodes , pas pour me prendre une avalanche de puristes en colère .

Sur ce passez une bonne soirée , ce fût un plaisir de discuter avec vous :slight_smile:

P.S : A partir du moment ou la personne mentionne qu’elle c’est aidé de l’IA pour son oeuvre , ou est le problème ? C’est sa fanfiction , pas la vôtre .

1 « J'aime »

Qu’elle soit le bienvenue ou pas , elle est autorisé .
Bel soirée a toi <3

1 « J'aime »

Certes. Mais ça, ce n’est pas la même discipline en fait.

Tu es sur un site de puristes ! Je le prends comme un compliment. Nous sommes des auteurs ici.
Et en colère ? Non. On est tous restés très courtois.
Il n’y a pas de bûcher.

Par contre, oui, On a parfaitement le droit de ne pas partager ton avis. Nous t’avons tous expliqué pourquoi.

Ma foi, tu campes sur tes positions… que dire de plus ?

Mais je comprends ta frustration : tu attendais une certaine validation de notre part et tu ne l’as pas trouvée. Je suis désolée pour toi.

Je n’ai pas peur de l’IA. Mais toi tu nous considères comme des attardés avec nos plumes et nos crayons. Ce n’est pas parce qu’on ne l’utilise pas comme toi qu’on ne sait pas ce que c’est.

Non ? Pas possible ! Je croyais que c’était un job rémunéré !
Blague à part, on t’a déjà expliqué que ce n’est pas uniquement le résultat qui prime, c’est la façon de faire.
Ke comprends le plaisir de créer un monde qui te plaît et correspond à ton imaginaire. Mais pourquoi vouloir absolument le partager au même titre qu’un fic écrite 100% jus de cerveau ? C’est comme si tu arrives au Master Chef et tu sors un paquet de préparation pour gâteau Alsa. Tu dis que c’est une création parce que tu ajoutes des pepites de chocolat et du toping au sucre. C’est peut-être pas mauvais mais non, c’est pas la même chose, désolée.

C’est quoi l’intérêt ? Récolter un : « quelle belle imagination » ? « J’adore ce que tu fais avec l’IA » ? « Tu promptes trop bien » ? OU « Je kiffe ton histoire, tu ECRIS trop bien » ?
Je pense que la question de TES motivations doit aussi se poser. Besoin de reconnaissance ? Manque de confiance ? Qu’attends-tu en retour de ton « partage » ?

J’attends de voir… IA au prix goncourt ! :sweat_smile::rofl::joy:

Mais il y a toujours mieux. Quoique tu écrives. Alors… IA ou pas, ça ne change rien, il a toujours un meilleur que soi quelque part.
Ecris, publie, et on verra.

Non, mais ce n’est pas parce que ce n’est pas interdit qu’on DOIT le faire… ou bien. Et puis, si c’est mal perçu, il faudrait peut-être aussi te demander pourquoi et ECOUTER / LIRE ce que te disent ceux qui écrivent depuis des années SANS IA… M’enfin, je dis ça… Je parle dans le vide, j’ai l’impression.

Et toi, tu n’ecoutes pas notre point de vue … pas mieux. Nous avons peur, nous ne comprenons pas, nous n’avons pas utilisé d’IA… mais tu nous prends pour des vieux qui ne vivent pas dans ce monde, ma parole !

Comment veux-tu t’intégrer dans une communauté de fanfiqueurs si tu nous traites comme ça en disant que TOI, tu fais mieux que nous, pauvres tapoteurs de claviers !!!??? (là je montre ma colère)

Merci pour la politesse, ChatGPT.

11 « J'aime »

Naivana
Ne te fâche pas. :grinning_face_with_smiling_eyes:

C’est moi qui ai lancé le sujet et justement pour essayer d’avoir des réponses sur cette utilisation concrète, plus éloignée de la diabolisation qui existe sur le sujet de l’intelligence artificielle.

Donc même si je suis la seule, je te remercie d’avoir répondu honnêtement sur ta pratique.

Je décèle que tu utilises cela sur le versant textuel exactement de la même manière que je le fais pour l’image, et comme j’aimerais le faire pour la vidéo et la musique.
Donc, je comprends.
Les IA qui produisent dans des arts que je ne maîtrise pas me semblent fascinantes et m’émerveillent. J’aime découvrir, user ma patience au fil d’essais-erreurs, mesurer combien cela progresse de mois en mois depuis la dernière fois que j’ai essayé, découvrir de nouvelles fonctionnalités… Et tout ça pour espérer un jour obtenir une réalisation plus proche de ce que j’ai en tête. C’est loin d’être gagné pourtant, et les résultats sont encore loin (de les attentes) et non, ce n’ est pas si facile.
Mais cela ne me fait absolument pas peur. C’est « juste pour jouer » je n’ai pas de prétention. C’est comme une lotterie. Je mets une petite pièce dans la machine en espérant toucher le gros lot. :grinning_face_with_smiling_eyes:

L’arrivée des IA comble des besoins que j’ai en matière de publication de contenu. Il me faut des images libres de droits et je lorgnerais de plus en plus sur Suno si j’avais le temps d’expérimenter car j’ai aussi besoin de sonscet de musiques libres de droits.

C’est tout.
.
Comme toi, je suis pour que l’on soit transparent sur ce qu’on poste. Je ne sais pas encore si les textes produits de cette façon ont leur place sur le site (je ne suis pas décisionnaire), je me contente de recueillir des exemples en imaginant que ce sera dur de l’éviter et pénible pour la modération de traquer cela en permanence.

En attendant, je propose que ceux qui l’utilisent le disent clairement à leurs lecteurs, que et ceux qui veulent promouvoir des textes ici, le stipulent, sans zapper opportunément l’info, en faisant comme s’ils n’avaient pas intérêt à remplir cette section dans la présentation des histoires. Parce qu’ils savent qu’ils vont être jugés comme quoi ? Des « fainéants » ? Des tricheurs ? Des sportifs dopés qui soutiennent que non pas du tout le dopage ils n’y touchent pas ?

Parce que si toi tu n’as aucun souci à reconnaître ton usage, je vois bien que d’autres ne l’assument pas (ou peut-être ne trouvent pas ça très important de le dire).

.

Je ne suis pas surprise des réactions de ceux qui savent écrire sans assistance. Ce n’est pas de la peur, c’est de la colère, et ce n’est pas la même chose.

Je vais devoir te souligner qu’un artiste projette de lui-même dans ce qu’il fait, et il en projette plus que quelqu’un qui « joue » ou passe-le temps. Beaucoup plus.
L’art, le talent particulier s’enracine dans l’ego pour devenir une partie de soi. Les heures passées à s’acharner, tomber et recommencer et depuis souvent le jeune âge, ont noyauté une partie de l’identité. Et il y a la fierté qui vient recouvrir tout ça… :laughing: ça ne peut plus être juste un jeu. C’est un loisir dans le sens où c’est fait sur le temps libre et qu’on n’est pas payé. Est-ce que c’est un boulot d’amateur ? Ça dépend des cas.

Fais le test.
Commence à dire a quelqu’un qu’il est obsolète, que ce qu’il a sué à apprendre ne vaut plus rien, est un luxe superflu, que s’il s’est donné du mal pour acquérir une vraie compétence, bah dommage pour lui parce que bon, ça ne sert pas finalement. Et que c’est plutôt contreproductif de perdre autant de temps alors qu’on vit dans un monde où on trouve mieux de le perdre à autre chose (quand il nous en reste un peu de libre).

Quand l’art et l’artiste finissent par s’amalgamer, remettre en question l’un revient à remettre en question l’autre. « Mon écriture, c’est moi » et littéralement des heures de mon existence passées à y penser, à attendre un moment disponible, à devoir y renoncer, à peaufiner, relire, recorriger, tout refaire parce que c’est filandreux… C’est un tout autre état d’esprit, il me semble.

Voilà ce qui est « en jeu » ici et pourquoi il y a une levée de boucliers.
La plupart de ceux qui se sont exprimés ici, en luttant pied à pied pour te convaincre, exercent ce loisir avec beaucoup plus de sérieux que l’écrasante moyenne mondiale…

Il ne vivent pas la même chose que toi derrière l’utilisation du même mot « fanfiction ». Leur pratique est toute autre mais les engage à un niveau psychologique et identitaire bien plus profond.

Ce n’est ni mal ni bien, c’est différent, et deux activités qui n’ont en commun, à part le fait de mettre en ligne.

Pour moi, maîtriser les prompts, dominer les IA pour les forcer à faire ce que tu veux, c’est comme utiliser un logiciel. On peut être très bon avec un logiciel. Ce peut aussi être considéré comme un savoir-faire !
Mais on est dans le « faire faire » plutôt que dans le « faire ». En plus une IA est obligeante et ne se vexe pas si on lui dit que "non c’est pas bon, pas ce que je veux, recommence. Elle n’a pas d’égo.
Fais-le avec un graphiste et tu auras ma vie et celle de ma chef. :grinning_face_with_smiling_eyes: 50 nuances de frustrations imposées.

Si tu dis que tu écris avec une IA, et que c’est du travail, de la patience et des efforts, sache que tu engages les mêmes concepts que ceux qui ne les utilisent pas, mais à une échelle qui n’est pas comparable.

Annecdote
Quand j’étais enfant j’ai vu exposé un dessin qui me semblait très simple, deux lignes parallèles et un demi-cercle, à l’encre. Je ne comprenais pas pourquoi on s’esbaudissait. Et je dis « bah, j’en fais autant avec une règle et un compas… » Et on me répond « justement, tout est là, c’est fait à main levée ».
Tu vois ce sentiment qui déboule juste là ? Poah poah poah. D’accord. Respect.

Tout est là.

12 « J'aime »

Je t’arrête tout de suite. Personne ici n’a peur de l’IA. Par contre, toi tu sembles avoir peur de t’en passer. C’est compréhensible parce que pour le moment, c’est ton repère. Mais voilà, si tu veux écrire, il va falloir abandonner la rédaction par l’IA. Sinon, ce n’est que de la programmation (c’est dur aussi, je ne te l’enlève pas, mais pas du tout le même travail que le nôtre… et surtout beaucoup moins authentique). Encore une fois, trop peu de lecteurs s’en apercevront, alors fais ce que tu veux. Après, tout n’est que question de conscience et d’exigences personnelles.

Parce que tu crois qu’on a jamais essayé ? Ne nous prend pas pour débutant s’il te plaît. Tu n’es pas la seule ni la première à avoir testé l’IA. Il se trouve qu’ici, elle ne nous apporte pas satisfaction car on estime obtenir des textes plus proches de nos valeurs et de ce que nous sommes, des récits qui sont notre miroir et pas un assemblage de styles, d’expressions et de mots recyclés par l’informatique. Pour le coup, c’est toi qui ne veut pas comprendre. Quand on participe à un débat, il faut s’attendre à ce que les autres ne partagent pas notre point de vue. Ce n’est en aucun cas une attaque ou un jugement. Par contre, si tu prends la communauté dans laquelle tu arrives tout juste à rebrousse poil en nous accusant d’avoir peur ou d’être des réac puristes, forcément, faut t’attendre à des réactions pas très sympathiques.

En réalité, l’univers que quelqu’un d’autre a créé, à partir de son seul cerveau. Donc un univers qui ne t’appartient pas et duquel tu ne peux pas faire ce que tu veux. Sans compter que les auteurs originaux de ces oeuvres sont contre l’IA à des fins rédactionnelles.

Bien sûr que oui, on est en colère ! Une nouvelle débarque (bienvenue, on est toujours heureux d’accueillir), expose son point de vue (nickel pas de problème, on est là pour ça) et finit par nous dire qu’on est des peureux de l’IA et peut-être moins bon qu’un programme dès qu’elle s’aperçoit qu’on est pas de son côté… Tu t’attendais à quoi en réalité ? Maintenant, si cela ne te plaît pas, c’est peut-être que notre communauté n’est pas celle que tu recherchais. Si tu cherches de l’aide et des conseils d’écriture, tu es au bon endroit. Pas pour de la programmation de prompts (sauf si c’est pour obtenir un image pour une couverture de fic, ou des méthodes d’utilisation de l’IA pour effectuer des recherches ou t’aider à organiser des idées).

Alors, je comprends ton emportement dans le sens où tu ne trouves pas un écho à tes pratiques parmi nous, mais essaye aussi de nous comprendre et d’accepter que tu ne pourras pas nous convaincre que ce que tu pratiques est de l’écriture. Tu programmes sûrement très bien, mais ce n’est pas de la fanfiction. C’est de la fanprogrammation à la rigueur, une fanproduction artificielle (tout comme ces BD qui commencent à foisonner et qui sont entièrement réalisée par les IA génératives… sans saveur et au contenu recyclé malgré l’habileté des prompteurs). Les arguments t’ont été exprimés de très belle façon par de nombreux membres, avec force métaphores et illustrations symboliques parlantes. Tu y opposes toujours les mêmes phrases… dommage (parce qu’on sait lire, pas la peine de répéter). Un peu plus de pédagogie t’aurait peut-être permis d’être mieux comprise.

A bon entendeur.

12 « J'aime »

On est deux, je répondais juste à la partie de son message qui me paraissait poser les soucis de compréhension justement :sweat_smile:

Je crois qu’on est face à deux visions de la fanfiction radicalement opposées et pour moi c’est tout le noeud du problème :

  • la team « puriste » (notez les guillemets s’il vous plaît), qui fait de la fanfiction artistique dans le sens où ils se considèrent écrivains en herbe (ou écrivains tout court), qui n’utilisent pas l’IA pour toutes les raisons qu’ils ont évoquées et que je peux partager : respect de l’auteur original, envie de créer par eux-mêmes (et pour le coup y’a effectivement des études qui montrent qu’utiliser l’IA pour des tâches créatives ou de réflexion ça joue sur nos capacités cognitives, même si s’en servir comme outil pour des tâches plus rébarbatives ou pour optimiser le travail (par exemple rechercher plus rapidement des infos sur internet, avec sources à l’appui bien sûr) ça apporte une aide non négligeable pour certaines choses (comme, dans la fanfic, la pêche aux infos, trouver un nom pour un personnage avec une signification précise derrière, ou alimenter la réflexion au sujet d’une scène, d’une relation entre deux personnages (relation au sens large hein, pas uniquement amoureuse), d’un point de lore…)).
  • La team « new gen » qui voit dans l’IA une autre manière de faire, sans nécessairement avoir besoin de maîtriser l’écriture. L’écriture n’est plus un art en soi (dans le sens création humaine qui porte une part de l’âme du créateur), juste un moyen de partager des choses qu’ils aiment sans forcément se prendre trop la tête. On n’est plus écrivain, on est prompteur. Deux domaines très différents l’un de l’autre, qui posent leurs propres limites et ont leurs propres défis (et compétences, on est d’accord).

Je pense pas que le fond du débat soit pro ou anti IA. Là, on touche à quelque chose de beaucoup plus profond : les raisons qui nous poussent à faire de la fanfic. Ce qu’on cherche (et trouve) dans la fanfic.

@naivanastudio dit elle-même ne pas se considérer comme écrivain en herbe, à la différence de tous les autres qui se voient comme amateurs (voire, pour certains, voudraient franchir la barre du pro).

Personnellement, mon rapport à l’IA pour écrire est conditionnée par mon envie de publier. Forcément, ce que je fais en fanfiction va refléter mes convictions en tant qu’autrice en herbe qui planche en parallèle des fanfics sur des textes originaux qui auront vocation d’être publiés.
@naivanastudio, je reprends ce que tu disais plus haut, et c’est cet avis que j’exprimais plus haut, mais je n’utiliserai donc jamais l’IA pour rédiger mes chapitres parce que j’ai cette vision en tête et, tu l’as dit toi-même plus haut, l’IA n’a aucunement sa place dans les librairies.
Par contre, je t’invite à relire ce que j’ai écrit, parce que je te dis aussi que j’utilise beaucoup l’IA, pas pour rédiger des chapitres, mais pour beaucoup d’autres choses que ce soit au taf ou par loisir. Je ne compte plus les questions que je lui ai posées sur certains points de lore, qui alimentent ma propre créativité. Parfois, ça m’arrive de faire du RP avec l’IA pour développer « autrement » certains trucs et choper des idées qui me serviront plus tard. Ca m’aide à me plonger dans mes univers, à développer des idées, à voir ce qui marche et ce qui marche moins.
Mon dernier gros projet de fic original (pas encore publié ici, j’en suis au stade de premier jet), je l’ai énormément développé avec l’aide de chatGPT. Y’a rien de mes conversations/RP avec lui dans le résultat final, mais il m’a permis de développer tout un pan d’univers que je n’avais pas à l’origine.
Donc même si je ne l’utilise pas tout à fait de la même manière que toi, je sais ce que c’est que de rédiger un prompt et les difficultés ASTRONOMIQUES que ChatGPT peut avoir à faire ce que tu demandes.

J’irai même plus loin : l’IA ne me convient pas, pas seulement pour les raisons que j’ai citées, mais aussi parce qu’elle a des consignes d’OpenAI qui bloquent certains contenus.
Or, mes fics comme mes originaux, basés beaucoup sur des vampires, donc des créatures sanguinaires. Du coup, la violence, le sang, les meurtres, la détresse psychologique… beaucoup de thèmes très sombres (pour ne pas parler carrément de trigger warnings) apparaissent dans mes récits.
Thèmes que l’IA, tu me l’accorderas… traite avec énormément de réticences, ou, dans le meilleur des cas, survole si tu lui donnes les bonnes consignes. Consignes que tu peux mettre des heures à prompter.
Ecrire avec l’IA, c’est accepter ces limites-là : tu peux lui dire autant que tu veux que c’est une fiction, que l’univers est sombre, que tes personnages sont amoraux ou mûs par une violence hors normes parce que ce sont des êtres guidés par des pulsions, une bête intérieure ou ce que tu veux, il reste bridé là-dessus.

Et ne parlons pas du contenu érotique… à partir du moment où il bloque sur un baiser tout à fait chaste, innocent et romantique, je te laisse imaginer la difficulté pour les adeptes de lemon d’écrire un truc avec l’IA.


Bref, tout ça pour dire que le débat pour moi n’est pas « utilisez-vous l’IA ou pas » mais « que recherchez-vous dans la fanfic » :sweat_smile:

14 « J'aime »

Désolée du temps de réponse je viens de me réveiller

Il n’y a aucun monde ou je perdrais mon temps à me « facher » avec des personnes qui se cache derrière un écran ne t’inquiète pas , pourquoi me rendrais-je malade pour ce genre de chose ? :smiley:
Ca serait une perte de temps phénoménale pour moi !

J’ai adoré le sujet de ton topic et y est répondu non pour crée une guerre , mais pour en expliquer dans les moindre détails mon utilisation , pour renseigner la curiosité de ceux qui ne l’utilise pas. Car nous l’utilisons tous différemment et je pensais que partager mon expérience sur la chose ( étant donnée que je 'lutilise pour crée des chapitre ) pourrait assouvir la curiosité de certains . Mais le sujet a complètement déviée et j’en suis désolée . Je ne pensais pas que cela provoquerais cet effet …

Je n’attends aucune validation de qui que ce soit @Hellth contrairement à certaines personnes .
Tu te mûres dans ce que tu penses juste, réel , dans tes convictions et c’est très bien de défendre en quoi l’on croit , mais sans toxicité s’il te plait,
On est pas sur Valorant ou LOL ( j’espère t’as la ref ??? )

Mais le sujet c’est « utilisation de 'lIA » , pas "AU BUCHER CEUX QUI L’utilise .
C’est triste de ne pas savoir lire et comprendre le sujet d’un topic étant écrivain :frowning:

En aucun cas j’ai parlé de livres qui pourraient être nommés pour des prix , si tu avait bien lu ce que j’écrivais au lieu de cracher ta haine sur l’IA on en serait pas la .
Je l’ai dis et le redis : l’IA n’a rien à faire en librairie .

(La fanfiction , je considère que c’est un loisir. Et que chacun devrait être libre de pratiquer ses loisirs comme ils l’entendent .
Ton comportement n’est pas celui d’un puriste , mais de quelqu’un qui veux décider de comment les gens font leurs fanfiction ? le site t’appartient ? tu as des parts dans fanfiction.fr ?)

Mais l’obligation de mettre fait par IA ou une catégorie différente pour eux serait mieux ( et conviendrais a chacun je pense et éviter la chasse aux oeuvres ia par le staff ? )

Mais pour le moment @Hellth les fanfictions IA ne sont pas interdite , que ca soit sur fanfiction.fr ou autres . Si le staff ne l’interdit pas , qui es-tu pour te permettre de sortir la torche ?

concernant ton « mercichatgpt » si tu es incapable de différencier un texte bourré de fautes comme les miens et avec aucune strcuturation a ceux écrit par un IA , la il y a un vrai soucis .
A bon entendeur :smiley: .

Je suis venue sur fanfiction.fr non pas pour avoir une validation comme tu dis , mais parce que justement , normalement la moyenne d’âge y est correcte et que nous sommes sensé être assez mature pour discuter de sujets divers et varié , mais je voie que ce n’est pas le cas de tout le monde , au vu de ton mépris .

Concenrnant @Fahliilyol , tu le dit toi même : l’IA a un limite , ce que j’ai dit , redis , expliqué .
et ce que tu as toi même constater .
j’avais fait une phrase que j’ai surement supprimer et oublier de remettre mais je vais la remettre ici, je la dit sans aucune méchanceté et surtout c’et une réalité :
L’IA EST PARTOUT. Certains crient dessus alors qu’ils utilisent SIRI/ alexa TOUTE LA JOURNEE. L’ia est dans votre pc, vos téléphone , vos appareils récents ( a moins de vivre comme a l’époque de nos grands parents ? )
Rien ne sert a mon sens de JUGER les personnes qui l’utilise pour leurs propres loisirs alors que vous l’utilisez consciemment ou inconsciemment dans votre quotidien .
Mais une transparence doit être la . Une personne qui écrit" avec l’aide de l’ia comme moi je le fais ne devrais pas se cacher de son utilisation .

Je ne suis pas la pour faire une guerre contre des personnes blessées dans leurs égo par l’ia , je suis la pour partager mon expériences personnelle avec , comme le sujet originel du topic .
Répondre à des questions, pas me faire bacher par des personnes qui ne veulent rien comprendre et ne cherche qu’a cracher, crier , incriminer .

Ceux qui le font , je vous vois clairement comme les personnes qui cassent tout pendant les manifestations : vous n’avez rien compris au sujet du topic , et c’est bien dommage étant donnée votre niveau d’écriture .

Je tiens a te remercier toi et @Fahliilyol pour vos réponses précises , efficaces et sans aucune agressivités . :smiley:

@naivanastudio,

Tout comme l’ont souligné les collègues, OldGirlNoraArlani et Fahliilyol, certains considèrent l’écriture (ou l’art en général) comme quelque chose de personnel. Les témoignages des divers.es participant.e.s à cette conversation le montrent.

Je te reprends néanmoins sur le Règlement du forum, que tu n’as pas validé à ce jour, à savoir :
:right_arrow: Article 2 : Soyez civilisés.
a) Montrez-vous respectueux.se envers les autres membres ; Nous vous remercions d’éviter […] les attaques directes et indirectes envers d’autres membres.
b) Les discussions se doivent de rester cordiales et constructives . Dans vos échanges, vous veillerez à respecter les opinions de chacun.e et à les accueillir avec bienveillance. N’oubliez pas que vous n’avez pas la même sensibilité ni les mêmes expériences passées et présentes que les autres membres, et restez compréhensif.ve face aux divergences de point de vue.

Je te remercie donc de bien vouloir prendre connaissance du Règlement, et de bien vouloir t’y soumettre comme nous toutes et tous ici.

Enfin, je te remercie de bien vouloir faire un effort sur ta façon de t’exprimer ; l’abus de majuscules, les nombreuses fautes (de frappe ou non), entre autres. Par ailleurs, le site s’appelle fanfictions[.]fr ; merci de bien vouloir le prendre en compte et ne plus faire l’erreur.

Bien cordialement,
BakApple / La Modération

10 « J'aime »

Pour relancer cette discussion “bouillante”, je me permets de réouvrir ce topic pour partager quelques tests concrets de génération de texte avec Chat GPT :robot:

Ca fait un petit moment que la question des avancées de l’IA en terme de génération créative m’interroge : ces derniers temps, je vois de plus en plus passer des textes – ici comme ailleurs – qui me paraissent clairement porteurs de “marqueurs IA”, néanmoins quand je passe les dits textes dans la moulinette des détecteurs gratuits (Chat GPT lui même – à qui que demande de jauger de l’authenticité des textes – et Zero GPT), je fais choux blanc, le détecteur jugeant les écrits que je perçois problématiques presque “100% humains”. Ce qui m’a amenée à me demander, dans un premier temps, si je devenais parano sur le thème et… dans un second, si les “détecteurs d’IA” avaient une quelconque efficacité.

J’ai donc choisi de faire un “texte miroir” (que j’ai généré moi-même sur base de l’un de mes très vieux OS), puis l’ai soumis à l’oeil vigilant des détecteurs. Je vous propose d’admirer le résultat à la suite :smirking_face:

Principe du test miroir

En vrai, le principe du « test miroir » est tout bête — et j’entends ça dans le bon sens du terme. Pas un truc fumeux ou technico-■■■■■■■■, plutôt une expérience un peu maligne.

L’idée, c’est de commencer par écrire un texte à soi. Vraiment à soi. Un lore qu’on connaît par cœur, un univers qu’on habite sans réfléchir, avec ses personnages, ses obsessions, ses tics d’écriture, ses angles morts aussi. Un texte humain, quoi. Pas poli pour la démo, pas optimisé, juste sincère.

Ensuite, on ne demande surtout pas à ChatGPT de réécrire le texte (sinon ça n’a aucun intérêt). On lui demande juste de faire un pas de côté : analyser le machin et produire le prompt le plus détaillé possible qui décrit ce texte. Le ton, le style, les thèmes, l’ambiance, la dynamique des personnages, tout ce qui fait sa mécanique interne — ce qui est là sans forcément être conscient quand on écrit.

Une fois ce prompt en main, on efface tout. Nouvelle discussion, mémoire vierge, zéro contexte. Et là seulement, on demande à l’IA de générer un texte inédit à partir de cette description, et rien d’autre.

À la fin, on se retrouve avec deux textes en vis-à-vis :
– l’original, écrit par un humain, avec ses aspérités ;
– et son reflet, généré par l’IA à partir de sa radiographie.

Ce qui est intéressant (et parfois un peu dérangeant :thinking:), ce n’est pas de savoir lequel est « meilleur », mais de voir ce qui passe le miroir… et ce qui disparaît.*

(Non, non, je n’ai pas écrit l’encart au-dessus en italique. J’ai demandé au Chat d’imiter mon style d’expression en lui fournissant l’un de mes messages. Je ne sais pas où il a été pêché cette tonalité, mais j’ai à peu près autant de chance d’admettre que les robots sont en train de développer une conscience et de me changer en statue de sel que d’employer volontairement le terme “technicobullshit” :rofl: ).

Pour résumer moi-même le concept (que vous puissiez voir la différence xD), j’ai donné un très vieil et court OS (écrit quand j’avais 15 ans et trouvable – une poignée de fautes en plus – dans les méandres de ffnet), au-dessus de tous soupçons d’usage d’IA (vu sa date de publication d’origine :p), puis ai demandé à Chat GPT de me fournir le prompt le plus précis possible quant au contenu de ce texte… voir la procédure/les requêtes exactes en fin de message en section masquée si ça vous intéresse (sachant que j’ai la version non payante/limitée de l’IA). Et, enfin, dans une autre conversation, je lui ai demandé – sur base du prompt donc – de me rédiger un texte de 2000 mots (je voulais en obtenir dans les 1500 environ pour coller au mieux avec la longueur du texte d’origine… j’ai du insister pour qu’il rallonge la sauce, au départ il n’avait fourni que 1200 mots) intitulé Quelques éclats de verre.

Zero GPT aussi bien que le Chat (auquel j’ai demandé de m’extrapoler le pourcentage d’IA/humain qu’aurait décelé Lucide AI) se font enfumer comme des bleus.

Le texte 100% humain obtient 85 à 92% sur Chat GPT et ce plutôt bon score sur Zero GPT :

Capture d'écran 2026-01-31 185208

Cependant… le texte complètement généré via un prompt précis s’en sort avec 92 à 96% sur le Chat et obtient ça sur Zero GPT :

Capture d'écran 2026-01-31 185437

Capture d’écran 2026-01-31 185437445×109 5.77 KB

:robot:

Pire : en promptant moi-même un truc tout à fait par dessus la jambe (3 phrases/2 min de réflexion top chrono), j’ai obtenu un texte tout à fait foireux et qui sent l’IA à plein museau, mais qui obtient un joli certificat d’authenticité via le Chat (il plafonne entre 85 et 92% humain… pas mal) et Zero… qui juge que c’est le texte le plus humain du lot :wink:

Capture d'écran 2026-01-31 194036

Capture d’écran 2026-01-31 194036965×156 7.33 KB

Les différentes étapes du test du “texte miroir”

Voilà le protocole du test :

Texte transformé en prompt par le chat

Requête au Chat : “Bonjour, pourrais-tu m’écrire le prompt le plus précis possible concernant ce texte (situation, personnage, style d’écriture, etc…) de manière à ce qu’une IA comprenne ce dont il est question ?”

Prompt obtenu : Écris un récit narratif à la troisième personne, focalisé sur Severus Rogue enfant (6–7 ans), dans un univers réaliste sombre aux marges du fantastique, situé dans une banlieue ouvrière pauvre, sale et oppressante, inspirée de l’Angleterre industrielle.

Le texte doit adopter un ton grave, mélancolique et désabusé, avec une lucidité cruelle, parfois teintée d’ironie sèche. L’écriture est lente, descriptive, introspective, presque étouffante, insistant sur la misère sociale, la solitude affective et le rejet.

Le décor est un quartier misérable : maisons délabrées, rues grisâtres, goudron sale, murs ternis par la poussière, ambiance sinistre et étouffante. Les habitants sont décrits sans idéalisme : pauvres, vulgaires ou indifférents, parfois méprisants. Le cadre reflète l’état émotionnel du personnage.

Severus est un enfant maigre, pâle, négligé, mal habillé (vêtements trop grands et dépareillés), physiquement peu avenant. Il est conscient de sa laideur, mais s’en défend par une forme de détachement amer. Son regard est sombre, douloureux, trop mature pour son âge.

Psychologiquement, Severus est solitaire, méfiant, amer, profondément marqué par le rejet parental. Il intériorise la violence émotionnelle, minimise sa souffrance par des formules de déni (“il s’en fichait”), tout en laissant transparaître une douleur sourde. Il oscille entre résignation précoce et espoir enfantin fragile, presque honteux.

La relation familiale est toxique et violente :
– la mère méprise son fils, le rejette explicitement parce qu’il ressemble à son père ;
– le père est alcoolique, froid, haineux, violent physiquement ;
– Severus est haï par l’un parce qu’il est comme l’autre, et inversement.

Le récit tourne autour d’un événement symbolique et tragique : la fête des pères. Sous la pression de l’école, Severus prépare un cadeau dans l’espoir naïf d’être aimé. Ce cadeau devient un symbole d’espoir, de vulnérabilité et d’illusion enfantine.

La scène clé doit montrer :
– la tension croissante avant la confrontation ;
– la violence soudaine, brutale, non dramatisée inutilement ;
– l’effondrement silencieux de l’espoir de l’enfant ;
– l’image finale du cadeau brisé, mêlé à l’alcool et au verre, comme métaphore de l’innocence détruite.

Le style doit privilégier :
– des phrases parfois longues et lourdes, parfois courtes et sèches ;
– des répétitions volontaires (“il s’en fichait”) comme mécanisme de défense psychologique ;
– une absence totale de pathos explicite : la douleur doit être suggérée, jamais pleurnicharde ;
– une narration empathique mais lucide, sans chercher à sauver ou adoucir la situation.

Le texte doit laisser une impression de fatalité, d’enfance brisée trop tôt, et expliquer implicitement la construction future d’un personnage dur, méfiant et profondément marqué par l’abandon.

Texte obtenu (c’est lui qui a atteint 0,10% sur Zero) via le prompt précis, après deux requêtes successives, visibles entre parenthèses (“Bonjour, je voudrais que tu me rédiges un OS intitulé « Quelques éclats de verre ». Il doit faire 2000 mots minimum et être basé sur le prompt suivant” puis “Remanie ta proposition pour qu’elle atteigne les 2000 mots”) : “Quelques éclats de verre

Le quartier n’avait pas été construit pour durer. Il avait été dressé à la hâte, comme une excroissance honteuse à la périphérie de la ville, un endroit où l’on reléguait ce qui dérangeait : les pauvres, les bruyants, les épuisés. On y avait empilé des maisons comme on empile des caisses trop lourdes, sans soin, sans avenir. Personne n’avait pensé à ce que cela deviendrait. On avait seulement pensé à ce que cela coûterait le moins cher.

Les maisons s’y alignaient sans harmonie, briques ternes, façades lépreuses, fenêtres opaques de poussière. Elles semblaient se pencher légèrement vers la rue, non par curiosité, mais par lassitude, comme si elles n’avaient plus la force de se tenir droites. Certaines avaient des fissures profondes, véritables cicatrices, d’autres des éclats de peinture pendante qui donnaient l’impression que les murs perdaient leur peau. La plupart étaient identiques, et pourtant aucune n’inspirait la moindre familiarité. Elles ne protégeaient pas. Elles enfermaient.

Le goudron des rues était d’un gris sale, constellé de taches plus sombres, souvenirs séchés de pluie, d’huile, d’alcool renversé. Il collait aux semelles, aspirait les pas, retenait ceux qui tentaient de partir. Même les flaques avaient l’air fatiguées. Elles ne reflétaient rien de beau, seulement un ciel bas, écrasé, trop proche, qui semblait vouloir s’abattre définitivement sur le quartier pour l’achever. Quand on y regardait de près, on y voyait parfois des éclats de verre, vestiges d’une bouteille brisée, laissés là comme des avertissements muets.

Ici, le ciel ne promettait rien.
Il surveillait.

Il pesait sur les toits, sur les épaules, sur les esprits. Il rendait les gens plus lourds, plus lents, plus amers. Même les enfants semblaient naître avec ce poids-là déjà accroché à la nuque.

Severus Rogue marchait le long du trottoir, les yeux fixés au sol. Le quartier le connaissait. Il l’avait vu passer des centaines de fois, petit corps sombre glissant entre les murs, silhouette maigre déjà trop sérieuse. Il faisait partie du décor, au même titre que les poubelles débordantes ou les panneaux rouillés. Le quartier ne l’aimait pas, mais il le reconnaissait. Ils partageaient la même fatigue, la même résignation ancienne.

À six ans, Severus avait compris que regarder le sol était plus sûr. Le sol ne mentait pas. Il ne levait pas la voix. Il ne frappait pas. Il ne jugeait pas. Il offrait ses fissures comme autant de repères stables. Severus les suivait parfois du regard, traçant leur parcours sinueux, comme on suit une carte secrète, une géographie intime que personne d’autre ne voyait.

Compter les fissures l’aidait à respirer.
Compter, c’était rester là.
Ne pas penser.

Penser faisait mal. Penser menait trop vite à la maison, aux cris, aux silences tendus, aux regards lourds. Alors il comptait. Trois fissures longues. Une courte. Une qui se ramifiait comme une racine morte.

La maison Rogue se trouvait au bout de la rue, légèrement en retrait, comme si elle avait tenté un jour de s’éloigner avant d’abandonner. Elle avait une porte sombre, éraflée, qui grinçait toujours un peu trop fort, dénonçant chaque entrée comme une faute. À l’intérieur, l’air était épais, saturé d’odeurs anciennes : alcool rance, tabac froid, humidité stagnante. L’odeur de la maison s’accrochait à la peau, aux vêtements, aux cheveux. Elle suivait Severus même dehors, comme une marque invisible.

La maison respirait mal.
Elle respirait comme quelqu’un qui dort mal, haletant, prêt à se réveiller en sursaut, toujours à la limite de la colère.

Les murs étaient jaunis, maculés de traces qu’on ne cherchait plus à effacer. Ils avaient cessé d’être des murs depuis longtemps. Ils étaient devenus des témoins muets, des surfaces d’impact. Ils avaient entendu les cris étouffés, les disputes hachées, les silences pleins de reproches. Ils avaient vu les verres se briser, les corps se raidir, les regards se détourner. Ils savaient. Ils n’interviendraient pas.

Severus était un enfant maigre, presque transparent. Ses membres semblaient trop longs pour son corps, comme s’il avait grandi trop vite à l’intérieur, sans que l’extérieur suive. Ses vêtements pendaient sur lui, trop grands, trop usés, récupérés sans soin. Le tissu semblait le tolérer plus que l’accueillir. Rien ne lui allait vraiment, comme si même les objets refusaient de s’ajuster à lui.

On lui avait dit qu’il était laid.

Il l’avait accepté sans drame. La laideur était un fait, pas une injustice. Quelque chose qu’on constatait, comme la pluie ou la rouille. Ses cheveux noirs tombaient toujours mal, plats, indisciplinés, lui donnant un air perpétuellement négligé. Son visage était trop anguleux, trop dur pour un enfant. Son regard, surtout, dérangeait. Trop sombre. Trop attentif. Un regard qui observait le monde avec méfiance, comme si chaque chose pouvait être une menace déguisée.

Il savait.
Et il s’en fichait.

Il s’en fichait parce que s’en ficher était une armure. Une armure fine, fissurée, parfois coupante pour lui-même, mais mieux que rien. Mieux que d’admettre que ça faisait mal. Mieux que d’espérer.

À l’école, Severus n’occupait pas vraiment l’espace. Il se tenait en retrait, toujours. Il parlait peu, répondait quand on l’interrogeait, puis se repliait aussitôt, comme si chaque mot prononcé était un risque inutile. Les autres enfants le contournaient. Certains se moquaient, par cruauté simple. D’autres l’insultaient par ennui. Beaucoup l’ignoraient, ce qui était parfois pire.

Les adultes, eux, avaient ce regard particulier. Un regard chargé de pitié distraite, de malaise. Ils voyaient bien que quelque chose n’allait pas. Ils le sentaient. Mais pas assez pour agir. Pas assez pour déranger leur propre confort. Ils se disaient que ce n’était pas leur rôle. Ou pas leur problème.

Severus ne pleurait pas.
Il ne protestait pas.
Il s’en fichait.

Du moins, il le disait.

Ce fut l’institutrice qui parla de la fête des pères.

Elle en parla avec ce ton trop enjoué qui trahit l’embarras. Comme si elle savait, au fond, que tous les pères ne méritaient pas d’être célébrés, mais qu’il était trop tard pour reculer, trop tard pour reconnaître l’erreur. Les enfants s’animèrent immédiatement. Les voix se superposèrent, excitées, pleines d’images rassurantes : bras forts, rires, cadeaux.

Severus resta immobile.

Un cadeau.
Pour son père.

L’idée lui sembla d’abord absurde. Puis dangereuse. Puis, contre toute logique, tentante. Une petite idée honteuse, presque ridicule, s’insinua en lui : et si.

Son père était un homme lourd, imprévisible. Un homme qui sentait l’alcool même quand il prétendait ne pas avoir bu. Un homme aux gestes brusques, à la voix sèche, qui occupait l’espace comme une menace permanente. Il parlait peu à Severus, sauf pour l’insulter ou le repousser. Parfois, il frappait. Pas toujours. Juste assez pour que la peur reste fraîche, jamais cicatrisée.

Sa mère était différente. Plus silencieuse. Plus cruelle. Elle regardait Severus comme on regarde une erreur irréparable, une chose qu’on ne peut ni réparer ni vraiment jeter. Elle ne criait pas. Elle n’avait pas besoin. Son mépris était constant, froid, précis. Elle lui reprochait de ressembler à son père. Elle le disait parfois à voix haute, sans détour, comme une sentence.

Il était haï par l’un parce qu’il était comme l’autre.
Et haï par l’autre pour la même raison.

Quand l’institutrice distribua le matériel, Severus hésita. Il aurait pu bâcler. Il aurait dû. Mais ses mains se mirent à travailler avec un soin presque excessif. Chaque geste comptait. Chaque détail devenait crucial, comme si la solidité du cadeau pouvait influencer ce qu’il adviendrait ensuite.

Le cadeau prit forme lentement. Un petit cadre en bois bon marché. À l’intérieur, un dessin maladroit : une maison, un homme, un enfant. Il n’ajouta pas de sourire. Il n’en voyait pas l’intérêt. Il écrivit Bonne fête papa avec des lettres concentrées, tremblantes, comme si chaque trait devait prouver quelque chose.

Le cadeau devint un objet vivant.

Il le cachait. Le sortait. Le vérifiait. Il le regardait comme on regarde une promesse fragile, presque honteuse. Il s’en fichait, se répétait-il. Il s’en fichait. Pourtant, quelque chose se logeait en lui, une attente douloureuse, un espoir minuscule qu’il essayait d’étouffer.

L’espoir ressemblait à un animal blessé.
Il fallait le cacher pour qu’on ne l’achève pas.

Le jour arriva.

Le quartier était plus gris encore, si c’était possible. La maison semblait déjà de mauvaise humeur. Severus entra avec le cadeau serré contre lui. L’odeur d’alcool était plus forte que d’habitude. Son père était là, assis à la table. Sa mère se tenait près de l’évier.

La scène était prête.
Elle attendait.

Papa…

Le mot eut du mal à sortir. Il s’accrocha pourtant, fragile.

Le regard de son père se leva lentement, chargé d’agacement.

— Quoi ?

Severus s’approcha. Chaque pas lui coûtait. Il déplia le papier journal avec soin, comme si ce geste pouvait encore sauver quelque chose.

C’est pour toi. Pour la fête des pères.

Le silence tomba.

Un silence lourd, épais, un silence qui savait déjà comment ça finirait.

Puis le rire. Sec. Méprisant.

— C’est quoi cette *** ?

Le cadre vola. Le bois se fendit. Le verre éclata dans un bruit net, définitif. L’alcool se répandit sur la table, sur le sol, se mêlant aux éclats, comme si la bouteille elle-même participait à la destruction.

Le coup partit. Rapide. Brutal. Sans emphase.

Severus tomba. Il ne cria pas. Il ne pleura pas. Il regarda simplement le sol, là où son espoir venait de se briser.

Sa mère observa la scène sans émotion.

— Arrête de faire semblant.

Quelque chose se referma alors. Pas violemment.
Doucement. Définitivement.

Il s’en fichait.
Il s’en fichait vraiment, cette fois.

Plus tard, dans sa chambre, Severus resta immobile. Le quartier continuait de vivre dehors, indifférent. Les murs respiraient encore l’alcool et la colère.

Dans la cuisine, le cadeau n’était plus qu’un amas de bois, de verre et d’alcool.
Quelques éclats seulement.

C’était tout ce qu’il restait de l’enfance.”

J’ai juste dû censurer ce bon vieux Tobias pour le bien du site… mais ça vous donne une bonne idée : on notera que le Chat fait des choix de mise en forme tout à fait curieux (il met par exemple en gras des trucs de manière apparemment aléatoire :thinking: ). Et on retrouve sa tendance à faire des personnifications bizarres et des énumérations par triades.

Moi, je perçois bien que c’est de l’IA (bon, là, en même temps xD) ce style de productions ; le problème, c’est que les détecteurs, pas du tout :sweat_smile:

Pour info le prompt rédigé en deux minutes top chrono qui a obtenu 0,06% de taux IA sur Zero, c’était ça :

“Bonjour. Ecris-moi un OS de 2000 mots sur une séquence tragique de l’enfance de Severus Rogue. Le texte doit s’intituler « Quelques éclats de verre ». Le scénario : Severus à 7 ans et est déjà bien désabusé, il traverse l’Impasse du tisseur pour offrir un cadeau de fête des pères à son père, celui-ci le frappe quand il casse sa bouteille d’alcool. Fait preuve de lyrisme pour les descriptions, pour le reste n’hésite pas à être brutal.”

Je ne peux pas mettre le résultat ici (je crains que ce soit un poil trop violent pour le rating “tout public” du forum… et c’est justement cette violence qui – je suppose – est estimée humaine par Zero), mais si ça intéresse certains, je peux toujours envoyer le résultat via mp.

Et vous, que pensez-vous des résultats de ce test ? Et du fait que les détecteurs soient visiblement des buses ? :wink:

Avez-vous déjà essayé de générer des textes entièrement via une IA ? Et pour quels résultats ? ^^

10 « J'aime »

Oh ! Merci pour le test, c’est super intéressant !

Je trouve que ce serait bien que tout le monde le sache, parce qu’il y a parfois des accusations contre certaines personnes d’utiliser de l’I.A avec ces sites comme “preuve”. Bref, je pense que ce test pourrait sauver beaucoup de fanficeurs si on les accuse de générer 100% par IA (et moi-même si ça m’arrive un jour - et que ce n’est pas un bot - si tu le permets, je ressortirai ton test ^^).

Je suis en train de me poser la question de si j’avais bêtement cru au tout début ces détecteurs, mais je crois que j’avais dû faire un test moins poussé mais similaire au tien et j’en étais arrivée à la même conclusion et ça doit être pour ça qu’aujourd’hui je ne les utilise pas (j’espère, parce que sinon ça voudrait dire que j’aurais pu croire aveuglément un truc faux :smiling_face_with_tear: )

Pour l’instant, non, jamais fait de génération complète par I.A et je ne planifie pas de le faire (des images j’ai essayé au tout début avant d’apprendre que les dessinateurs en souffraient beaucoup…). Mais bon, on verra combien de temps ma morale va tenir :joy:

9 « J'aime »

Voilà une question qui me concerne directement.

Vu le nombre de réponses, je n’ai pas tout lu. Mais j’en ai lu suffisamment pour dire que je ne suis pas ici pour débattre de ce qu’une IA peut faire ou ne pas faire. Je ne m’en sers pas pour créer du contenu à ma place, mais pour m’aider à mettre mes idées en mots.

Je ne peux pas parler d’IA sans parler de mon rapport au français. Ma bête noire : je suis dyslexique. Être dyslexique ne veut pas dire manquer de créativité ou d’opinion. Par contre, derrière un écran, c’est un vrai handicap. Même avec une idée brillante, une opinion juste ou un message intelligent, sans un bon français, tu passes souvent pour quelqu’un qu’on ne prend pas au sérieux.

Combien de fois je me suis fait ramasser sur des sites de fans de X-Files… Et encore aujourd’hui, combien de commentaires méprisants je lis sur un français mal écrit, même quand la personne explique très bien le fonctionnement d’un moteur sur un site d’auto. Pour moi, c’est comme dire à un athlète olympique que ses cheveux sont mal coiffés.

Alors, « Vous aider à corriger vos fautes » ? Oui, catégoriquement. Autant pour mes fictions que pour les forums. Sans l’IA, je ne serais probablement pas ici aujourd’hui.

« Vous aider à structurer vos idées dans un plan » ? Non, là je passe.

« Vous aider à trouver des idées quand vous n’en avez pas » ? J’écris pour me libérer la tête et réussir à dormir. Pas besoin d’en rajouter.

« Vous aider à faire des recherches pour votre histoire » ? Oui, à 100 %, même si ça demande ensuite de vérifier. C’est fou le temps que ChatGPT me fait gagner.

J’écris sur le tournage d’une série télévisée fictive, Lueur Occulte, à travers une autre série fictive, Silence. Bref, sur le métier de la production télé. Chaque épisode aborde une problématique de tournage, sa résolution, puis son impact sur les personnages. J’ai besoin de voir comment ça se passe concrètement, de lire, de me documenter. Mon nouveau réflexe, c’est de demander à ChatGPT des liens vidéo (YouTube) pour visualiser ce que je veux décrire.

Les prompts que j’utilise le plus souvent :

Sur les forums :
– « Corriger sans réécrire »
– Parfois : « Reformuler et corriger », quand mon idée n’est pas claire

Pour ma série originale :

– « Analyse professionnelle d’une production télévisuelle au Québec »
Ça me permet de vérifier si je suis crédible sur le plan du milieu, des pratiques, des enjeux réels.

– « Analyse professionnelle d’un scénario »
Là, ça m’aide à voir si je tombe trop dans la narration, si je manque de clarté, de précision, pour être plus visuel.

Pour mes fanfics, en revanche, je me laisse beaucoup plus de liberté.

Alors, est-ce que je suis dans la team « puriste » ou la team « new gen » ?

Honnêtement, pour moi, ce n’est pas une question de camp. Je me vois plutôt comme un enfant qui aimerait nager avec des nageurs expérimentés. Mais pour mettre les pieds dans la piscine, j’ai besoin d’une bouée, et je n’ai pas envie de la cacher.

Une fois dans l’eau, j’espère trouver mon propre style. Un style à moi, sans prétention, et peut-être réussir à toucher deux ou trois lecteurs au passage.

Finalement, j’utilise beaucoup ChatGPT, parce qu’avec le temps, il « reconnaît » mon style. Je le trouve même plus efficace qu’Antidote, par exemple.

Mais je ne cherche pas à avoir une écriture littéraire parfaite. Quand j’écris, ce ne sont pas des mots que je vois, ce sont des images que je traduis en texte. Je fonctionne comme ça.

Sur un site de littérature, je n’aurais probablement pas ma place. Mais sur un site de fanfics, je crois que oui, même avec ChatGPT.

13 « J'aime »

Ce serait purement bête (à mon sens) de te rejeter pour ton utilisation très intelligente de l’outil qu’est l’IA dans ce contexte.
Tu t’en sers comme outil qui corrige tes fautes dues à ton handicap, mais aussi comme outil qui approfondit tes connaissances. C’est bien au contraire très intelligent et raisonnable : tu le dis toi-même, tu n’as pas d’intérêt à faire « rédiger » tes textes par l’IA générative.
Avant que n’arrivent ces outils, les auteurs (de fanfictions ou de romans) avaient besoin aussi de corriger leurs fautes (avec des bêta-lecteurs, qui peuvent aussi aider à la reformulation) et/ou de fouiller de la documentation pour approfondir leurs univers. Chat GPT et consorts n’ont fait que rendre ce travail accessible à tous. D’autant plus que tu fais l’effort de vérifier par-dessus ! C’est une bonne chose !
Je pense qu’au contraire tu aurais ta place partout ! Parce que tu es très réfléchie dans ton utilisation des outils à ta disposition ! :blush:

15 « J'aime »

Je me suis fait une remarque super idéaliste et rêveuse x)

Tous ces exemples (j’ai bien lu que tu utilisais l’I.A de manière limitée, mais tu as quand même cité les exemples principaux de pourquoi les gens l’utilisent) sont des choses qu’un bêta lecteur pourrait faire (sauf les recherches et encore, les gens ont tous leurs passions et sauront te faire remarquer quand quelque chose est incorrect x))…

MAIS

Je pense qu’on est tous pareil (et la raison pour laquelle moi-même je n’ai jamais demandé un bêta lecteur) :

  • Eux aussi c’est du temps bénévole qu’ils prennent pour corriger tes textes (et tu n’as pas forcément envie de les payer parce que te ruiner pour un loisir, bon…)
  • Ils ne sont pas forcément sur les fandoms que tu apprécies
  • On est tous un peu timide et on a un peu peur du jugement des bêta-lecteurs.
  • Si tu as déjà des difficultés en orthographe (et même pour ceux qui s’en sortent), tu dois penser “je n’ai pas envie de lui infliger ça”
  • Il faut tomber sur un “bon” bêta lecteur qui t’aiguille mais qui ne cherche pas à ce que ta fic devienne la sienne
  • Il y aura forcément une limite humaine si tout le monde demande des bêta lecteurs
  • Les Grammar Nazi font peur

Bref, peut-être qu’un jour on en aura tous marre de l’I.A et que du coup on dépassera notre timidité et notre peur d’ennuyer les autres pour de nouveau avoir des avis “humains” dès le début, mais en attendant, on est quand même face à un outil facile d’accès et “illimité” et qui n’a pas de préférence, donc… au final on va continuer à l’utiliser jusqu’à ce qu’il s’effondre/ ou qu’il continue d’exister parce qu’au final ça se passera très bien :laughing:

Et oui, quelque part c’est un outil, mais ce qui est effrayant c’est qu’on sait que ça peut-être plus, et qu’à un moment on va tous craquer pour lui demander d’être plus qu’un moteur de recherche ou un correcteur automatique word amélioré :laughing:

10 « J'aime »

Je suis entièrement d’accord. Je suis très heureuse que l’IA existe : elle me permet d’avoir un semblant de vie plus stable. J’utilise d’ailleurs une IA spécifique pour m’aider avec mon TDAH. Elle m’aide notamment à organiser mon quotidien en créant des to-do lists.

7 « J'aime »

Oh peuchère :grinning_face_with_smiling_eyes:

Ouh là, sujet intéressant comme un débat au café du coin !
Alors oui, il m’arrive d’utiliser l’IA, surtout pour les disserts de philo… et crois-moi, sans elle, je l’ai regretté au bac :sweat_smile:

Après, soyons honnêtes deux minutes : parfois on l’utilise aussi par pure fainéantise. Moi la première. Des jours où j’ai juste pas envie de réfléchir, voilà, ça arrive, peuchère.
Et c’est aussi pour ça que j’écris pas tant que ça : j’aime bien garder ce petit côté 100 % Made in Elanah, avec mes idées, mes mots et mes tournures à moi :smiling_face:

Par contre, pour les personnes qui ont des difficultés, je trouve l’IA essentielle. Ça aide à se sentir plus à l’aise, plus en confiance, et ça permet de créer, d’échanger, de faire de super rencontres. Et ça, pour les liens sociaux, c’est hyper important.

Donc voilà, moi je suis clairement pour l’IA quand elle est utile et bien utilisée.
Mais bon… évitez quand même de faire comme moi pour les disserts, hein :laughing: je suis pas exactement l’exemple marseillais à suivre !

6 « J'aime »

Ça m’étonne pas trop qu’ils soient à côté de la plaque. Ce qui est assez horrible, parce que je vois de plus en plus d’auteurs (sur AO3) se faire accuser d’utiliser l’IA et vu que tu ne peux rien prouver… (cette chasse aux sorcières a tendance à devenir pesante)

Sinon, le test est intéressant et ça rassure de voir qu’on fait encore la différence en lisant (quand ce ne sera plus le cas, je ne sais pas comment ça va tourner…)

Je n’ai jamais fait de test (rédaction/organisation) de mon côté, je trouve que l’IA n’a rien à faire dans mon processus créatif. Je ne suis pas non plus curieuse de voir ce qu’elle peut faire (il va en falloir plus pour m’impressionner qu’une machine capable de faire ce pour quoi elle a été programmée).

Pour les recherches, où est le fun sinon de s’égarer ? C’est un hobby en soi et sans ça, une bonne partie de mes fics n’existerait même pas.

Cela étant dit,

J’ai essayé ChatGPT, Gemini, DeepL et Quillbot, mais je n’ai pas trouvé les résultats très convaincants.

Comme je disais dans l’autre topic, quoi que je fasse, je trouve que ça “sonne faux”.
Par exemple (je m’excuse d’avance pour l’autocitation), si je prends cette phrase :

« … Non, vraiment, je n’y suis pour rien », se plaignait Crowley, tandis qu’il regardait consommateurs et autres visiteurs à bout de nerfs se masser vers la sortie.

Avec Gemini, (en ayant juste demandé de traduire de français à anglais), j’obtiens :

« … No, really, I had nothing to do with it, » Crowley complained, as he watched frazzled shoppers and visitors huddle toward the exit.
Alors, non.

En précisant “texte littéraire” :
« … No, truly, I had no hand in it, » Crowley lamented, watching as frayed customers and visitors alike began to surge toward the exit.
Mieux, mais non.

« … No, really, it had nothing to do with me, » Crowley whined, his eyes tracking the throng of frazzled patrons as they scrambled for the doors.
Absolument pas, même si on a enfin le “it had nothing to do with me” (c’est ce que j’aurais écrit pour ce dialogue).

Voilà. Mais je sais pas trop comment expliquer le problème, parce que techniquement, l’anglais n’est pas mauvais.

Maintenant, concernant la crainte d’être bashé, vu le climat anti-IA du côté anglophone (en ce qui concerne le fanwork) à mon avis, je me ferais bien moins basher pour un anglais bancal (surtout si annoncé comme tel) que pour avoir utilisé une IA…

Comme toi, je suis dyslexique (même si léger), et oui, les correcteurs, ça ôte une sacrée épine du pied. (j’en utilise aussi sur le forum).

Je reste uniquement sur l’orthographe/grammaire, par contre, je n’aime pas du tout qu’on touche à mes phrases (ou alors faut vraiment que ce soit très grammaticalement incorrect).

Par contre, pour mon dernier OS, j’ai utilisé ChatGPT, Claude, Copilot, Gemini, QuillBot, SpellBoy et sur les deux fautes suivantes :

“…due au fait que…” n’a été détecté que par Claude, QuillBot et Gemini.
(avec le paragraphe entier)
Vu d’en haut, la ville semblait tout à fait normale…” n’a été détecté que par Claude et Genimi.
(avec le paragraphe entier)

Fun fact, visiblement Genimi connaît le fandom :
Faire porter le chapeau à une force mystérieuse (ou à l’incompétence humaine) plutôt qu’à Crowley est une conclusion très juste pour son personnage.

Euh oui, mais personne t’a demandé ton avis, en fait.

Et comme il n’est pas question de rendre un truc pas corrigé, c’est tout autant de travail de mon côté, donc in fine ça ne fait que rajouter une étape pénible en plus.

Mais surtout, l’IA a été entraînée sans aucune considération pour le droit d’auteur (ou même l’aspect pas très moral). Ça montre le peu de respect pour l’art et de la part d’une civilisation qui a créé des musées entièrement dédiés à son exposition, c’est vraiment décevant.

Et l’argument que je vois partout (surtout quand on est fanartiste)(et c’est pareil avec la fanfic) type “toi aussi tu te bases sur les œuvres d’artistes”, c’est du sophisme. L’IA “”choisit”” ses références pour obtenir un résultat optimal, moi, parce qu’elles me plaisent.
(du coup, je vais continuer à faire mes trucs dans mon coin, avec des crayons sur des feuilles, comme dans l’ancien monde)

P.S. Je note à toutes fins utiles que je n’ai rien contre ceux qui l’utilisent, ils ne sont pas responsables et chacun a sa propre morale.

8 « J'aime »

C’est LA raison principale pour utiliser l’IA. Elle résume toutes les autres, en plus du français… le fandom, le script format, la fiction originale complexe.

J’ai tenté de faire lire ma série à mes proches et à mes ami·es.
Sur une douzaine d’envois, je n’ai reçu que deux retours, intelligents et stimulants.
Il n’est donc pas évident de trouver des lecteurs réellement intéressés, avec un véritable sens critique.
Je vais organiser un souper pour une lecture de table prochainement, afin de dépasser ma timidité et d’obtenir des avis humains.

Je ne vais plus aux études, mais peut-être que j’aurais été tentée?
Par contre, personnellement, je me trouverais vraiment pathétique de faire écrire une fanfic par une IA en espérant avoir des likes. Ce n’est même pas payant… Franchement, rendu là, c’est tellement triste. On dirait du Black Mirror.

9 « J'aime »