Jeu "BioShock" - Présentation

Hey !

Je crée ce sujet plusieurs mois après avoir sorti ma première fanfiction sur BioShock, afin d’expliquer plus précisément l’univers de la saga, comme je l’ai fait sur Cuphead plus récemment. J’avais déjà un peu présenté Bioshock dans le sujet consacré à mes fanfictions, mais je trouvais cette présentation assez laconique (d’autant plus que je n’avais présenté que le premier jeu). C’est pour cela que j’ai voulu scinder en deux le sujet de base.

BioShock, premier du nom, c’est donc un jeu vidéo sorti en 2007 qui prend place dans la ville de Rapture, une ville sous-marine à l’architecture art déco époustouflante, imaginée par un milliardaire objectiviste nommé Andrew Ryan. Cette ville, pensée comme une utopie libéraliste et capitaliste, est finalement devenue une dystopie à cause des découvertes scientifiques qui ont un peu… dégénérées.

Vous commencez ce jeu à la première personne en incarnant un personnage qui n’est pas directement nommé, mais qui s’appelle en réalité Jack.

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Dès le départ, notre bon vieux Jack semble d’ailleurs très mal embarqué puisqu’il se trouve en 1960, dans un avion survolant l’Océan Atlantique… qui s’écrase mystérieusement au beau milieu de l’eau.

Mais de façon encore plus mystérieuse, Jack, qui a survécu, tombe sur un immense phare au beau milieu de l’océan et nage jusqu’à lui. En s’engageant dans le bâtiment, il découvre une bathysphère, qu’il emprunte sans hésiter. Commence alors la descente vers les fonds marins. Durant le trajet, une vidéo se joue. Il s’agit d’Andrew Ryan, qui lui explique de but en blanc, à travers un discours mémorable, son idéologie et les raisons qui l’ont poussé à créer sa propre ville au fond de l’océan. Le projecteur s’arrête alors pour laisser place à un panorama époustouflant de Rapture, dans laquelle le joueur va passer la totalité du jeu.

Jack débarque alors dans la cité pour découvrir que l’utopie n’est devenue que ruine et désolation : une drogue appelée ADAM a fait une arrivée fracassante parmi les habitants dès années plus tôt et a rendu les gens totalement accros, leur laissant des séquelles physiques et psychologiques irrémédiables. Ils sont devenus… des chrosômes.

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Heureusement pour nous, un dénommé Atlas souhaite nous aider à avancer dans la ville.

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Il nous explique la situation et nous demande de l’aider en retour. Armé d’une simple clef anglaise, Jack va devoir récupérer des armes et des plasmides, c’est-à-dire différents pouvoirs génétiques obtenus par l’accumulation de l’ADAM (ce qui est assez ironique, étant donné les effets de cette drogue… qui n’aura pourtant aucun effet visible sur Jack). De fil en aiguille, Jack et le joueur vont découvrir de nouvelles zones et de nouveaux personnages qui vont lui en apprendre bien plus sur lui qu’il ne pouvait l’imaginer.

Petit anecdote: C’est BioShock qui a démocratisé le terme de « dissonance ludonarrative », une expression qui désigne " le conflit entre le récit d’un jeu vidéo raconté à travers l’histoire et le récit raconté à travers le gameplay". En effet, au cours de l’aventure, le joueur est amené à faire un choix : tuer ou sauver les Petites Sœurs, ces petites filles aux yeux jaunes qui se baladent dans la ville à la recherche d’ADAM sur les cadavres, accompagnées de leurs Protecteurs (Big Daddies).

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Ce qui est intéressant, avec ce choix, ce que cela caractérise les différents courants de pensées brandis par les nombreux personnages au cœur du jeu : d’un côté l’objectivisme d’Andrew Ryan, de l’autre le « subjectivisme ». Pourtant, l’un des choix pose un problème d’un point de vue de l’histoire : récolter et tuer les Petites Sœurs prouve donc que le joueur est en adéquation avec les idées de Ryan, mais il ne peut s’opposer à ce que Jack cherche à s’attaquer à Andrew Ryan, sinon en n’éteignant la console.

Toute cette dissonance est d’ailleurs résumée dans cet article anglophone.

Bref, il y a tout ce que j’aime dans ce jeu: une ambiance rétro, des personnages charismatiques, de la science-fiction dystopique, des environnements à la fois magnifiques et effrayants, mais surtout des retournements de situation inattendus.

D’ailleurs, je ne suis pas le seul à avoir fait des fanfictions sur ce fandom et je vous invite fortement à aller les voir. Je pense notamment à celle de Code 44 qui s’intitule « L’homme choisit, l’esclave obéit ». Donc si le jeu ou même si les trois jeux de la saga vous intéressent, vous pouvez écrire vos propres histoires ou venir voir celles qui existent déjà.

Voilà pour cette présentation du premier jeu ! J’espère voir de nouvelles fanfics sur le fandom que j’aurai hâte de lire. Sinon, n’hésitez pas à laisser un commentaire sur ma première ou ma deuxième fanfiction sur la saga, si bien-sûr vous avez envie de les lire et de commenter.

Merci !
Hawthorne.

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Hey folks !

Je reviens assez vite pour continuer ma présentation de la saga BioShock en attendant la sortie du quatrième opus dont les premières images ne devraient plus tarder à arriver (en tout cas, je croise les doigts pour qu’on ait une présentation à l’E3 :blush:).

Cette fois, je vais vous parler de Bioshock 2, sorti en 2010. C’est un jeu assez clivant (pas autant que le troisième épisode, cependant) dès que l’on commence à le comparer avec le premier épisode, mais qui a pourtant de nombreuses qualités si on y regarde de plus près. :face_with_monocle:

Car si l’histoire est plutôt bonne, on se rend compte que l’effet de surprise du premier jeu est terminé et que l’intrigue est tout de même bien plus faiblarde que celle du premier.

On commence ce deuxième épisode dans les yeux d’un Protecteur de la série Alpha nommé Sujet Delta.

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En tant que Protecteur, notre mission en cette fin d’année 1958 est de protéger Eleanor Lamb, une Petite Sœur parmi tant d’autres. Cependant, notre mission va subir un sérieux coup d’arrêt avec une embuscade tendue par plusieurs chrosômes qui réussissent à nous immobiliser. Une femme sort alors de l’ombre : c’est Sofia Lamb, la mère d’Eleanor, venue récupérer sa fille après son évasion de prison.

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Sans remords, elle nous demande, alors qu’on est sous l’emprise d’un plasmide, de prendre un pistolet et de nous tirer une balle dans le crâne, devant les yeux effarés d’Eleanor.

On se réveille alors 10 ans plus tard, tandis que la ville a définitivement sombré dans la folie. En progressant, on va découvrir ce qu’il est advenu de la cité sous-marine, plus de 9 ans après les évènements du premier jeu. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la situation a empiré. Pourtant, il n’a pas le choix : Delta doit retrouver Eleanor Lamb, sa « fille », avant que le lien qui les unit ne se rompe.

Heureusement, Delta va pouvoir compter sur des alliés bien connus comme Brigid Tennebaum, mais aussi sur de nouvelles têtes comme Augustus Sinclair, un businessman sans scrupule mais furieusement amusant (l’un de mes personnages préférés). Outre ces alliés, Delta rencontrera également d’autres personnages, dont il pourra décider le sort et s’il formera une alliance avec ou non.

Pour tout dire, mes sentiments envers ce jeu sont assez partagés : d’un côté, je trouve que les développeurs n’ont pas totalement réussi à lui donner sa propre identité (même moteur graphique, même but, etc.), et d’un autre côté, on sent qu’ils ont voulu apporter du sang neuf à la saga, en y apposant leur pâte, comme le montre notamment l’introduction de la Grande Sœur.

Déjà, si le gameplay reprend les bases du premier jeu, il a grandement été amélioré. Il faut le dire, le gamaplay du premier jeu a un peu vieilli et est assez rigide. Entre les mini-jeux de piratage beaucoup trop longs, ce changement insupportable à effectuer entre la main des armes et la main des plasmides… Tout cela a disparu dans le deuxième épisode, pour le meilleur.

Du côté de l’histoire, ce n’est pas une révolution, mais BioShock 2 prend le parti d’écrire une histoire bien plus focalisée sur les sentiments et les émotions et bien moins cérébrale que celle du premier jeu. Les nouveaux environnements et les éléments complémentaires à l’histoire comme les journaux audio sont intéressants, mais on se demande comment Jack n’a pas pu entendre parler de tous ces personnages et de tous ces lieux avant.

C’est d’ailleurs un peu le problème que j’ai avec cette saga, un écueil dû au changements de développeurs et d’équipes artistiques : le canon a du mal à être établi avec certitude et change parfois d’un jeu à l’autre. Il arrive même que le canon soit contredit par le créateur du jeu original, Ken Levine lui-même.

Je ne parlerais pas de ce jeu plus longtemps, je vous laisse le découvrir par vous même. Je voudrais simplement dire deux mots sur le DLC « L’Antre de Minerve », qui est vraiment génial. Ici, on joue en fait une histoire parallèle au deuxième jeu, en incarnant un autre Protecteur nommé Sujet Sigma, qui va pénétrer dans l’Antre de Minerve, le cœur technologique de Rapture dans lequel se situe le Penseur, une intelligence artificielle assez impressionnante. Guidé par la voix de Charles Milton Porter, l’un des maîtres des lieux, Sigma va devoir se frayer un chemin dans l’Antre afin d’arriver jusqu’au Penseur et de pouvoir quitter Rapture.

Ce DLC est assez reconnu au sein de la communauté (certains le trouvent même mieux que le deuxième épisode). Il contient d’ailleurs un retournement de situation des plus surprenants. Explorer l’Antre dans tous ses recoins et découvrir de quoi les grands esprits de Rapture étaient capables en termes technologique et informatique est d’ailleurs extrêmement plaisant et original.

Bref, voilà pour la présentation de ce deuxième jeu ! La présentation de BioShock Infinite ne devrait pas tarder.

Merci à vous !
Hawthorne.

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Hey !

J’écris un dernier message sur ce sujet pour vous présenter le dernier jeu en date : BioShock Infinite, sorti en 2013.

Contrairement aux deux opus précédents, ce dernier épisode (avant le quatrième :blush:) prend une direction totalement différente dans à peu près tous les domaines.

D’abord, exit Rapture et bonjour Columbia, la cité flottant dans les cieux. Ce changement semble alors bienvenu : après avoir exploré Rapture de fond en comble, il était temps de passer à autre chose. D’autant plus qu’il ne s’agit pas là d’une simple transposition de l’ambiance de Rapture dans les cieux, mais bien une véritable nouvelle ville que l’on nous laisse découvrir, avec ses panoramas et ses paysages à couper le souffle.

Mais malgré son aspect idyllique, tout n’est pas rose dans cette ville. Et ça, le joueur va rapidement s’en rendre compte.

Tout commence par un phare. Booker DeWitt, un détective privé, est amené en barque par deux étranges personnages sur une petite île qui abrite un phare.

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Les deux étrangers ne l’ont pas amené ici par hasard : pour régler ses dettes de jeu, il doit retrouver une certaine Elizabeth et la ramener à New York saine et sauve afin de satisfaire ses créanciers. Après avoir gravi les nombreuses marches et découvert quelques sombres secrets, Booker arrive au sommet et réussi à déverrouiller la porte menant au feu du phare. Il y découvre un petit siège, se révélant être le fauteuil d’une fusée, qui finit par l’amener vers Columbia.

Booker va ainsi découvrir la ville sous son meilleur jour, au moment même où les habitants célèbrent une tombola annuelle. Mais lorsque le rideau tombe et que la ville se dévoile sous son vrai jour, avec son prophète, son racisme et sa ségrégation, DeWitt, ancien soldat ayant combattu à la bataille de Wounded Knee, va devoir s’armer pour combattre ses opposants, pour enfin ramener la fille et effacer sa dette.

Néanmoins, la jeune fille va se révéler pleine de ressources : grâce à son intelligence et à un pouvoir aux origines inconnues, elle va aider Booker face à ses ennemis.

Et ils sont nombreux : entre les Handymen, des hommes malades engoncés dans des armures métalliques pourvue de mains énormes et d’un cœur préservé derrière une vitre au niveau du torse, les Patriotes motorisés ou encore les Sirènes, il y a de quoi faire.

Mais la plus grande menace qui plane littéralement sur Booker et Elizabeth reste le Songbird, cet immense oiseau fait de métal et de cuir, qui n’aura de cesse de les poursuivre.

Ce jeu a été une grande claque pour moi, une vraie bouffée d’air frais par rapport aux autres jeux de la saga. Si les thèmes abordés sont totalement différents de ceux de ses prédécesseurs, ils m’ont immédiatement tapés dans l’œil.

Pourtant le jeu n’est pas parfait : il tombe très souvent dans l’écueil qui consiste à dire au lieu de montrer, contrairement aux deux autres jeux, qui se reposaient bien plus sur la narration environnementale. En outre, le jeu se perd parfois à vouloir aborder trop de thèmes sans les approfondir comme le faisait le premier jeu, ou à vouloir en mettre plein la vue au détriment de la cohérence. Concrètement, on sent parfois que le jeu avait vocation à être plus ambitieux mais qu’il est limité, et cela se remarque dans les vidéos de gameplay publiées bien avant la sortie, et qui dépeignent un jeu complètement différent (selon Ken Levine, avec ce qu’ils ont retiré du jeu, il y avait de quoi faire plusieurs autres jeux). Au niveau du gameplay, également, les quelques améliorations sont contrebalancées par le choix étrange de ne laisser au joueur que deux armes maximum, limitant ainsi les possibilités qui nous étaient offertes dans les deux premiers jeux.

Cependant, on ne peut lui enlever de nombreuses autres vertus, comme la qualité de ses personnages, qui comptent parmi les plus réussis de la saga. Cela est dû en grande partie à la narration, qui prend une place largement plus importante dans ce dernier opus. Je pense notamment aux Lutece, ces « jumeaux » un peu particuliers.

Avant de terminer, je voudrais glisser un petit mot sur le DLC en deux parties, nommé « Tombeau sous-marin ». Comme je ne souhaite pas divulgâcher le jeu principal, ça va être compliqué d’en parler ici, même si je l’ai déjà évoqué dans la préface de ma fanfiction BioShock : Retour vers les abysses.

En effet, le DLC reprend dès le départ les mêmes personnages mais sous des perspectives nouvelles qui pourront en décontenancer certains. Mais ce qui me dérange le plus dans ce DLC, c’est le manque de cohérence avec le canon établi dans les jeux précédents : si je peux comprendre (difficilement tout de même) que Levine renie le deuxième épisode sur lequel il n’a pas du tout travaillé, il m’est difficile d’accepter qu’il puisse se contredire lui-même sur ce qu’il avait dit dans le premier jeu.

Mais d’après ce que j’ai vu, cela peut s’expliquer par la présence de différentes timelines, dont j’évoquais déjà l’existence au travers d’une vidéo incluse sur le sujet présentant mes fanfictions.

Toujours est-il que BioShock Infinite reste selon moi un très bon jeu, qui complète élégamment la saga.

Pour finir, je remets ici les liens vers les bandes-annonces réalisées dans le cadre de la sortie de la Collection BioShock.

Je vous renvoie aussi vers cette série de podcasts, agrémentés d’images de jeu, réalisées par un youtubeur que j’apprécie énormément, Monsieur Plouf. Lui et son invité donnent leurs avis sur les trois jeux respectifs et je partage beaucoup de leurs idées, sauf peut-être pour le troisième épisode. ATTENTION: Divulgâchage en perspective.

Merci à vous de m’avoir lu ! J’espère que vous avez apprécié cette présentation. N’hésitez pas à partager votre impression sur le jeu.

A bientôt,
Hawthorne.

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J’ai connu l’univers de Bioshock via la fanfiction de Code44 et c’est ça qui m’a donné envie d’y jouer.

J’y ai joué sur PC il y a longtemps, et j’ai trouvé ce jeu assez … particulier, sans vraiment y accrocher (mais bon, comme le PC était à plus de 700 km de là où je me trouvais à l’époque, jouer par intermittence ça n’aide pas …). Les personnages sont surprenants, il y a des endroits qui font un peu peur … :sweat_smile: Je ne l’ai jamais fini, et c’est un jeu que je devrais peut-être recommencer un jour.

J’ai aussi testé Bioshock Infinite sur PS3 mais je n’ai pas du tout accroché et je me suis « perdue » dès le début du jeu parce que je ne savais pas où aller … :sweat_smile:

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Alors, je n’ai pas eu le temps de la finir, malheureusement, mais de ce que j’ai lu, elle était vraiment bien, plutôt fidèle au jeu en plus de ça. La vie d’Andrew Ryan comme on pouvait l’imaginer était franchement bien retranscrite.

Oui, j’imagine que ça ne devait pas être évident ! :joy: :wink:

Je ne peux que te conseiller de retenter l’aventure. Si tu as l’occasion de faire les trois d’un coup, c’est encore mieux, d’autant plus que la Collection BioShock a vachement diminué au niveau du prix, sur console en tout cas ; je pense que c’est le bon moment. Je trouve les personnages vraiment réussis et charismatiques, avec une large palette de personnalités. On apprend à les détester, à les adorer, à les admirer, tout au long de la saga.

Pour ce qui est d’avoir peur, tu n’as vraiment rien à craindre : pour tout dire, je suis ce qu’on pourrait appeler assez familièrement une grosse flipette. :rofl: :rofl: :rofl:. J’aime bien les univers de jeu d’horreur, mais j’ai absolument horreur des jumpscares et autres screamers. Je ne vais pas te dire qu’il n’y a pas ce genre de chose dans BioShock, mais c’est très rare comparé à d’autres jeux. Après, c’est vrai que je commence à connaître le jeu par cœur donc je sais à quel moment les évènements de ce genre vont arriver. Il m’arrive tout de même de me faire surprendre par quelques chrosômes au détour d’un couloir (comme ils ne sont pas scriptés, ils peuvent apparaître un peu à n’importe quel moment).

Pourtant, c’est celui qui est le plus dirigiste. Il y a quelques zones assez ouvertes, notamment au début du jeu, mais c’est beaucoup de ligne droite. D’ailleurs, je crois qu’il y a une petite flèche, qui nous indique la direction à prendre, lorsqu’on appuie sur un bouton (la croix directionnelle, il me semble). Si ça peut t’aider… :laughing:

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Bonjour à tous !
Je repasse voir ce sujet car j’ai pas mal de choses à vous dire (en espérant que cela vous captive, bien-sûr ! :rofl:)


Pour commencer, comme je l’ai fait dans mon autre topic sur mes fanfictions dans l’univers de BioShock, je voudrais vous conseiller une série de vidéos, si jamais vous n’avez toujours pas tout compris à l’histoire des jeux de la saga BioShock. Il s’agit là d’une sorte de récapitulatif dans l’ordre chronologique des trois jeux de la saga, en prenant en compte l’intrigue du livre BioShock Rapture. Cette série de trois vidéos est complète et prend le parti de ne pas utiliser des images du jeu mais de reconstituer des scènes vues ou décrites dans le jeu avec les modèles des personnages. Cependant, ces vidéos sont en anglais, donc il faut réussir à suivre.
ATTENTION : Gros spoils en perspective.


Ensuite, je voudrais rapporter ici quelques informations croustillantes à propos du futur jeu de la franchise, qui n’a pas de nom, mais que je prends le parti d’appeler BioShock 4. Je sais que d’autres personnes sur le site aiment discuter et débattre à propos de news liées à leurs fandoms préférés comme Lucifer ou encore Good Omens. Je trouve l’idée fantastique, et je m’en suis d’ailleurs un peu inspiré pour mon dernier message sur le topic de présentation sur Cuphead.

Alors, en substance, que sait-on de BioShock 4 ? Eh bien, malheureusement pas grand chose (quelle déception ! :wink:).

Ce nouvel opus sera développé par Cloud Chamber, un studio fondé très récemment et qui n’a pour l’instant comme seul projet que ce futur opus. Un détail à noter cependant, et un détail de taille, c’est l’absence de Ken Levine et de son implication dans le projet. Le papa de la saga est parti explorer d’autres univers, et j’ai hâte de voir ce qu’il va produire.
Grâce aux différente propositions d’emplois publiées sur le site du studio, on a en revanche pu obtenir quelques infos par-ci par-là. On sait ainsi que le jeu tournera avec le moteur Unreal Engine 5, un moteur graphique très prometteur qui annonce donc l’entrée de la saga dans la next-gen. Ensuite, il est possible que le jeu soit un monde ouvert. Il pourrait également proposer des choix de dialogues à la manière de Fallout, mais aussi d’autres composantes de RPG.
Même si ces trois dernières infos me fichent un peu la frousse, j’attends donc de voir ce que le studio va nous proposer : soit une suite directe à BioShock 2, soit une suite qui lorgnerait du côté de BioShock Infinite, en explorant les univers parallèles et en prenant comme ligne directrice la fameuse phrase prononcée par Elizabeth « Il y a toujours un phare, toujours un homme et toujours une ville », soit quelque chose qui mélangerait les deux ou encore quelque chose de totalement différent.

J’essaierais de tenir au courant les quelques fans de la saga ici présent en continuant à publier des messages dès que plus d’infos seront dévoilées.


Enfin, pour achever ma présentation de la saga, je souhaiterais évoquer des œuvres à part entière qui complètent avec brio le lore de la saga. Je veux parler d’une part du livre écrit par John Shirley en 2011, intitulé BioShock Rapture et d’autre part du jeu ARG sorti en 2009 appelé There’s something in the sea.

BioShock Rapture est un roman assez fascinant pour celui qui s’intéresse à l’univers du jeu, même s’il n’est pas parfait et qu’il est considéré comme du « semi-canon ». Il s’agit en fait d’une préquelle à la saga, situé chronologiquement entre BioShock Infinite et BioShock. Il prend en compte les deux premiers BioShock et explore, un peu comme l’a fait Code44 dans sa fanfiction L’homme choisit, l’esclave obéit, les prémices de Rapture, de sa conception par Ryan et les frères Wales, en passant par sa construction au fond de l’océan et son fonctionnement en tant qu’utopie, à sa chute inexorable.

Ce qui est impressionnant, c’est que John Shirley réussit à faire cohabiter les personnages importants des deux premiers jeux et à montrer les jeux de pouvoirs et les relations entre eux avant la chute de Rapture. Shirley donne également la part belle à des personnages assez anecdotiques du premier et du deuxième jeu comme Bill Mcdonagh, un ancien ouvrier de Ryan qui a participé à la conception et à la sauvegarde de Rapture. On en apprend plus sur sa famille et sur leurs destinées.

D’un autre côté, il y a pour moi l’un des éléments du lore les plus sous-estimé, mais aussi celui que je n’ai pas eu la chance d’expérimenter en personne. Il s’agit de There’s something in the sea.
C’était un ARG, comprenez « Alternate Reality Game » ou « jeu en réalité alternée » qui prenait place dans l’univers de BioShock, et auquel on pouvait accéder par le site du même nom (je parle au passé car le site est désormais clos).
Le jeu introduisait plusieurs personnages et développait l’univers de la saga entre le premier et le deuxième jeu, en explorant en plus ce qui se passait à la surface à ce moment-là. On y suivait donc Mark Meltzer, un homme qui enquêtait sur les étranges disparitions de petites filles survenues dès 1967 à travers le monde. Grâce à la résolution de plusieurs énigmes, Meltzer tenta de comprendre les liens entre les différentes disparitions, bien qu’il fut freiné dans sa course à plusieurs reprises par des personnes incrédules ou par des gens malintentionnés, qui le menèrent délibérément sur de fausses pistes. C’est ainsi qu’au cours de son enquête, il découvrit l’existence d’un ordre appelé The International Order of the Pawns (que l’on pourrait traduire par l’Ordre international des Pions), une organisation secrète menée par un certain Orrin Oscar Lutwidge, et qui s’était donnée pour mission d’enquêter sur The Vanishing (La Disparition), l’évènement au cours duquel des centaines de personnes disparurent purement et simplement de la surface de la carte après la Seconde Guerre Mondiale.
Si le jeu de piste auquel jouait Meltzer avait de l’importance, ce n’est que lorsque sa propre fille fut enlevé que l’enquête prit une tournure horriblement personnelle pour lui. Sachez donc que vous pouvez retrouver Mark Meltzer dans le deuxième épisode de la saga afin de comprendre la fin de cette enquête.
Pour mieux analyser tout ça, je vous laisse le lien vers une vidéo qui résume assez bien l’ARG:


Voilà ! J’en ai terminé ! Désolé pour ce long pavé. J’espère cependant que ce message a pu provoquer en vous une soudaine envie de jouer à la saga. Si c’est le cas, je vous assure que vous ne perdrez pas votre temps, cette fois. :smile:

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Hello
j’ai juste regardé la toute première vidéo de la liste.
On ne peut pas dire qu’ils ont fait « light » sur le plan du scénario. Faut se concentrer pour suivre ! :smiley: C’est intéressant et dense. Toutefois heureusement qu’il n’y a pas d’interro écrite derrière (ni de mots croisés) :stuck_out_tongue_winking_eye:

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Hello !

Effectivement, le scénar de BioShock Infinite est le plus compliqué des trois à comprendre. C’est peut-être ce que je préfère chez lui. Mais si tu regardes les deux autres parties, je pense que tu saisiras plus facilement.

Je peux arranger ça ! :joy: Non, honnêtement, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée. Je n’ai pas envie que les gens fassent une overdose avec ce fandom. Et puis, je ne suis pas sûr qu’il y ait beaucoup de participants de toute manière. :stuck_out_tongue_winking_eye:

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Voilà !
J’ai tout visionné. :grinning_face_with_smiling_eyes:
C’est un univers en soi, très approfondi, dont j’apprécie le style art déco qui perdure sur les années.

Ce sera sans doute dommage (pour les joueurs) mais ce que j’ai le plus aimé après les trois premières vidéos très denses, c’est la toute dernière qui se poserait – si elle avait été écrite dans nos murs – comme une fantastique histoire parallèle se déroulant sur le plancher des vaches. A la fois canon et inédite.
C’est brillant après avoir emmené tous les fans dans un univers (très) à part entre les cimes d’abord puis les abysses, de rééquilibrer avec une sorte de « voie du milieu ». Bon, alors, sur la terre ferme, qu’est-ce qui se passe ?

La forme d’une enquête, la couleur « théorie du complot » donnée à tout ça, l’intervention de la presse trash à sensation, des ufologues, des utopistes en quête de l’Atlantide… :grin: Là j’ai adoré.

Dommage qu’ils soient trop jeunes par rapport aux dates, mais il y aurait eu un crossover de dingue à faire avec deux certains enquêteurs du FBI relégués dans un certain département des « Affaires non classées » pour reprendre le mystère de la disparition de Meltzer. :star_struck:

La vie des fandoms n’est pas toujours bien faite !

Bien, maintenant je pense que je vais pouvoir lire la note de blog longue comme un jour sans pain que mon frère a écrite il a des années, et en cas de grand désœuvrement, des fics sur le site !:shushing_face:

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Hello @OldGirlNoraArlani!

Je suis heureux que tu aies apprécié l’univers. :laughing: :+1: Je suis d’accord sur le fait que ce qui se passe sur la terre ferme est très peu exploité. Les infos les plus croustillantes proviennent en effet du jeu ARG There’s something in the sea. C’est un peu ce que je vais essayer d’explorer dans ma prochaine fanfiction, d’ailleurs. Peut être que le prochain jeu explorera aussi cet aspect de l’univers. En outre, le livre se passe aussi sur la terre ferme mais bien avant la construction de Rapture. Du coup je t’invite à regarder la vidéo que j’ai posté sur L’ARG.

Je peux aussi te renvoyer vers quelques vidéos promotionnelles qui font penser à des documentaires.

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Cool merci !
C’est la vidéo sur ce que tu appelles l’ARG que j’ai adorée !
Sans doute parce qu’on y est plus proche d’univers qui me sont déjà familiers.

J’ai aussi découvert avec une relative surprise (suis-je bête !) qu’une telle histoire n’était pas suffisante en elle-même, non, il fallait lui accoler un FPS…

je suis le genre à avoir joué aux Myst et aux Syberia, c’est dire si le tir-au-pigeon me semble inutile. :joy:

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J’ai bien l’impression que tu préfères les point-and-click à la première personne aux FPS… Chacun ses goûts, après tout ! :stuck_out_tongue_winking_eye:

Mais la vraie force de BioShock, c’est justement de réussir à raconter une vraie histoire fouillée et cohérente dans un FPS. Faut bien se rappeler qu’en 2007, très peu de jeux de tir à la première personne arrivaient à raconter une histoire comme l’a fait BioShock, ce qui a ouvert la voie à bien d’autres jeux comme les jeux d’Arkhane Studios (même si ces derniers étaient déjà très compétents).
Je trouve que BioShock a réussi à prouver qu’un jeu de tir pouvait être aussi recherché dans sa forme comme dans son fond qu’un point-and-click ou que tout autre type de jeu.
Pour autant, je suis un peu d’accord avec toi tout de même, parce qu’en faisant mes recherches sur l’ARG, je me suis rendu compte du lore incroyable qui s’y trouvait, comparé à celui de BioShock 2, un jeu que j’aime beaucoup, mais qui est objectivement le plus faible en terme d’histoire.

Edit: Je viens de me souvenir que d’autres jeux de tir avec un bon univers existaient déjà, et je pense surtout à Half-life. Mais je pense que BioShock a réussi à innover en termes de narration environnementale, de scénario et de direction artistique notamment.

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Ah oui complètement. Je trouve cette façon de promouvoir très créative et efficace pour susciter de l’appétence.

Toutefois, ern tant que lectrice amateure d’uchronies, je trouve que la découverte d’un univers parallèle construit et passablement riche est une fin en soi. :grin:
Jamais je ne vais me dire : ouais Tatata (où Tatata est le nom d’une grande franchise littéraire, ciné ou dessinée) c’est pas mal mais c’est dommage que ça ne serve pas d’arrière-plan décoratif à un jeu à tuer. :stuck_out_tongue_closed_eyes:

Mais c’est, à n’en pas douter, parce que mon taux de testostérone / besoin d’adrénaline / envie pressante de me défouler sont en état de mort clinique. :joy::joy::joy:

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Pour le coup, si tu veux un équivalent de Bioshock qui ne soit pas « un jeu à tuer », je peux t’orienter vers un jeu beaucoup plus modeste sorti plus récemment qui s’appelle Close to the sun.

Ce dernier s’inspire beaucoup de la saga Bioshock dans son esthétique art déco et dans son côté horreur. Mais pour ce qui est du gameplay, pas de pan-pan à l’horizon, ce qui devrait te faire plaisir :grin: :+1:. Le jeu s’inspire ainsi plutôt de Outlast dans ce domaine, c’est-à-dire qu’il faut courir la plupart du temps pour échapper à des ennemis terrifiants (des séquences ratés le plus souvent à cause d’une précision nécessaire absolument ridicule, qui nous oblige bien souvent à recommencer ces phases plusieurs fois pour s’en sortir). En outre, le jeu est aussi ponctué de plusieurs énigmes.

Au niveau de l’univers, il s’agit là encore d’une uchronie dans laquelle Nikola Tesla a eu beaucoup plus de succès que dans la vie réelle avec ses inventions et a construit un navire gigantesque nommé l’Hélios pour réunir les plus grands cerveaux de la terre. Mais comme sinon c’est pas drôle, l’une des expériences a mal tourné, et Rose Archer, une journaliste à la recherche de sa sœur, arrive sur le navire au beau milieu de tout ce bazar.

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